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Ringo Starr, collaborations musicales de 2000 à 2026 : de Jeff Lynne à Dolly Parton

Vingt-six ans de rencontres avec Jeff Lynne, Klaus Voormann, Ben Harper, Joe Walsh, Ian Hunter, Dolly Parton et Graham Gouldman.

Au XXIe siècle, Ringo demeure un musicien invité

À partir de 2000, il serait tentant de ne suivre que les albums personnels de Ringo Starr et les tournées de son All-Starr Band. Pourtant, les enregistrements extérieurs continuent. Jeff Lynne l’invite sur Zoom, Klaus Voormann retrace l’histoire des musiciens de studio en faisant appel à ses anciens partenaires, Ben Harper partage avec lui deux compositions, Joe Walsh sollicite son jeu, puis Ian Hunter et Dolly Parton lui confient des parties de batterie plus de soixante ans après l’arrivée de Ringo chez les Beatles. Cette carrière tardive est remarquable parce qu’elle ne consiste pas simplement à rejouer le passé : chaque artiste lui propose un contexte différent.

La difficulté documentaire persiste cependant. Les albums paraissent en CD, vinyle et numérique, les projets sont parfois enregistrés à distance et les artistes se retrouvent sur des vidéos promotionnelles dont la distribution peut différer du master. Pour cette période, nous privilégierons les communiqués des musiciens, les crédits de leurs maisons de disques et les livrets publiés, en distinguant les collaborations sur les albums d’autres artistes des invitations reçues par Ringo sur ses propres disques.

2001 : Electric Light Orchestra et Zoom, les retrouvailles avec Jeff Lynne

En 2001, Jeff Lynne publie Zoom sous le nom d’Electric Light Orchestra. Après plusieurs années marquées par son travail de producteur et ses collaborations avec les Traveling Wilburys, George Harrison et Paul McCartney, Lynne reprend un projet davantage centré sur sa propre écriture. Il joue lui-même de nombreux instruments, mais choisit également d’inviter quelques amis. George Harrison contribue à la guitare sur certaines chansons ; Ringo Starr apporte la batterie à « Moment in Paradise » et « Easy Money ».

Cette double participation est confirmée par un entretien contemporain publié dans Billboard en juin 2001. Lynne y raconte qu’au cours d’un dîner, Ringo lui aurait proposé de jouer sur son nouvel album, puis serait effectivement venu enregistrer deux titres. Le producteur décrit son admiration pour la façon de jouer de Ringo. Il s’agit ici d’un témoignage de première main, bien plus précis qu’un livret donnant uniquement le nom d’un invité dans une liste générale.

« Moment in Paradise » : la batterie dans une production signée Lynne

Sur cette chanson, la présence de Ringo s’inscrit dans un univers où la production de Jeff Lynne accorde une grande importance à la netteté des accents, à l’équilibre des guitares et à la superposition des voix. Le batteur n’y cherche pas à recréer le son des Beatles, même si les auditeurs peuvent reconnaître certaines affinités mélodiques. Le projet est celui de Lynne, qui tient les autres instruments et dirige les arrangements. La fiche de session distinguera donc l’interprétation de Ringo du travail de production de Lynne.

Le titre appartient au programme de Zoom tel qu’il paraît en 2001. Les versions live éventuellement interprétées lors de concerts d’ELO ne doivent pas recevoir automatiquement le crédit du batteur de studio, puisque la formation de tournée possède sa propre section rythmique. C’est une autre illustration de la différence entre œuvre, enregistrement et performance publique.

« Easy Money » : deuxième prise, même invité, autre chanson

La seconde participation est « Easy Money ». Le fait que Ringo ait joué sur deux titres d’un même album ne permet pas de supposer qu’il a participé aux autres morceaux, dont Lynne a lui-même enregistré une grande partie de l’instrumentation. Notre fiche distinguera l’édition originale de ses rééditions éventuelles et consignera les musiciens crédités uniquement lorsque les sources individualisées le permettront.

Ce cas marque une différence sensible avec les sessions collectives des années 1970. Un artiste-producteur peut désormais construire une grande partie du disque seul puis faire intervenir Ringo pour un nombre limité de plages. Le sens d’une collaboration se trouve moins dans la permanence d’un groupe que dans la contribution choisie à un enregistrement déterminé.

2002–2003 : du Concert for George aux projets de studio

Le Concert for George de novembre 2002 occupe une place importante dans l’histoire publique de Ringo, mais il a déjà son propre chapitre dans ce dossier. Nous éviterons de recopier son programme ici. En revanche, les activités de 2003 montrent que le batteur participe toujours à des projets neufs. Les discographies recensent notamment sa batterie sur deux titres de l’album Fake Songs de Liam Lynch, « Cuz You Do » et « Try Me », ainsi qu’une participation au travail de Jools Holland.

Ces attributions appellent une recherche distincte sur les livrets et les versions. Elles illustrent la diversité de la période, mais il serait prématuré d’inventer des anecdotes de rencontre ou de présenter les deux chansons comme des sessions confirmées dans leurs détails techniques. Les fiches de ces artistes seront ouvertes lorsque nous disposerons d’un relevé complet des musiciens par titre.

2006–2010 : les grandes figures du rock et les retrouvailles de studio

Au milieu des années 2000, Ringo contribue à plusieurs disques d’amis et de vétérans du rock. Les listes discographiques citent Jerry Lee Lewis, un projet du duo Platinum Weird, Mark Hudson, Klaus Voormann et Gary Wright. Cet inventaire général n’est pas encore suffisant pour attribuer une partie de batterie à chaque piste ; il révèle néanmoins la persistance du même réseau de musiciens et de producteurs, auquel s’ajoutent de nouvelles générations.

Le lien avec Jerry Lee Lewis mérite un suivi particulièrement soigneux. Lewis publie Last Man Standing en 2006, disque de rencontres comprenant notamment « Sweet Little Sixteen » associé à Ringo. En 2010, Mean Old Man présente également des collaborations avec lui. Le véritable sujet de ces disques est la rencontre de générations du rock’n’roll : Ringo, qui a grandi en écoutant ces musiques, peut désormais jouer aux côtés d’un des artistes qui en ont marqué les origines.

2009 : Klaus Voormann et A Sideman’s Journey

En 2009, le bassiste Klaus Voormann publie A Sideman’s Journey, disque dont le titre résume presque une méthode d’histoire musicale. Voormann a accompagné les Beatles à Hambourg, dessiné la pochette de Revolver et joué sur de très nombreux enregistrements après leur séparation. Son album rassemble des amis, des artistes de différentes générations et des musiciens dont les trajectoires se sont croisées depuis les années 1960.

La collaboration de Ringo y est documentée notamment sur « I’m in Love Again », reprise de Fats Domino. Le relevé de The Paul McCartney Project situe une séance le 19 juin 2008 à Hog Hill Studio, près de Rye, et mentionne Paul McCartney à plusieurs instruments ainsi que Ringo Starr à la batterie et Klaus Voormann à la basse. La présence de deux anciens Beatles n’en fait pas un disque des Beatles, mais une performance réunie à l’initiative de Voormann.

« I’m in Love Again » : retrouver l’esprit du rock’n’roll en studio

Le morceau emprunte au répertoire de Fats Domino, l’une des grandes influences des musiciens britanniques des années 1950 et 1960. Sa présence sur A Sideman’s Journey permet de suivre une boucle historique : des artistes qui écoutaient le rhythm and blues américain avant la célébrité reprennent cette musique des décennies plus tard, avec le même bassiste qui a accompagné plusieurs de leurs aventures solo.

Mais la portée sentimentale du projet ne doit pas effacer ses crédits. La fiche de session distinguera les fonctions de Paul McCartney, de Ringo et de Klaus Voormann, les éventuelles prises supplémentaires et le disque de 2009 sur lequel la chanson est publiée. Elle renverra également à la partie « premières collaborations » pour rappeler la place de Voormann dans le réseau musical de Lennon et de Harrison.

2011 : Ben Harper, une collaboration d’écriture autant que de batterie

L’album Give Till It’s Gone de Ben Harper, publié en mai 2011, marque une collaboration importante avec un artiste d’une génération différente. Il est réalisé dans une esthétique de rock alternatif, de blues et de musique acoustique. Ringo contribue à deux titres : « Spilling Faith » et « Get There From Here ». Les crédits de l’album et la documentation éditoriale associent sa batterie à ces pièces, mais leur particularité ne s’arrête pas là : les deux œuvres comportent également une participation de Ringo à leur écriture.

Le site officiel de Ben Harper identifie les deux chansons comme relevant conjointement des catalogues EMI/Three Chord Symphony Music et Startling Music Ltd., ce qui renvoie au rôle de coauteur de Richard Starkey. Cette preuve éditoriale complète les crédits d’interprète. Un article trop rapide écrirait seulement que « Ringo joue sur un disque de Ben Harper » ; une étude sérieuse doit enregistrer deux contributions, instrumentale et créative.

« Spilling Faith » : la rencontre prend une forme nouvelle

La chanson apparaît au milieu du programme de Give Till It’s Gone. Ringo y contribue comme batteur et coauteur dans un cadre où Harper mène la production et développe ses propres choix de texture. On peut étudier son jeu sans prétendre qu’il a dirigé l’arrangement entier. Les notes officielles indiquent Danny Kalb à l’enregistrement et au mixage, notamment à Groove Masters à Santa Monica. Cette information replace la collaboration dans une production américaine du début des années 2010, et non dans la nostalgie d’un studio Beatles.

« Get There From Here » : ne pas confondre deux titres cosignés

Le morceau suivant dans le programme possède une identité propre. La proximité de parution avec « Spilling Faith » et le crédit d’écriture partagé n’impliquent pas que les deux chansons aient été exécutées au cours de la même prise. Notre sessionographie conservera donc deux fiches, chacune avec sa durée, sa première édition et ses éventuelles versions alternatives. Une chronologie commune ne sera ajoutée qu’après vérification des dates de session.

Ce projet illustre l’extension du rôle de Ringo au-delà de la batterie. Il ne se contente pas nécessairement d’arriver en studio pour accompagner un auteur : une collaboration peut aussi produire des éléments de composition reconnus juridiquement. C’est une dimension centrale pour l’encyclopédie, qui doit rapprocher l’histoire des interprétations de celle de la création musicale.

2012 : Joe Walsh et Analog Man

La proximité personnelle de Ringo et de Joe Walsh pourrait conduire à considérer leurs collaborations comme allant de soi. Pourtant, le disque Analog Man, publié en 2012 et coproduit avec Jeff Lynne, apporte des crédits individualisés. La maison de disques Concord confirme expressément Ringo Starr à la batterie sur « Lucky That Way », une chanson où Walsh revient sur son parcours. Les listes détaillées des instrumentistes attribuent également Ringo à la batterie sur « Band Played On ».

La répartition des batteries au sein de l’album est importante : Lynne joue lui-même de l’instrument sur plusieurs autres morceaux, et Walsh conserve un rôle de multi-instrumentiste. Ringo n’est donc pas le batteur permanent de Analog Man. Les deux chansons constituent des participations ponctuelles à un album d’ami, et leur analyse doit porter sur les prises précises plutôt que sur le lien familial ou personnel des protagonistes.

« Lucky That Way » : la batterie d’un ancien compagnon de route

Dans sa présentation officielle, Concord indique que la chanson revient avec recul sur les expériences de Joe Walsh et qu’elle donne une place à Ringo à la batterie. Le crédit permet d’établir une contribution claire, même si la répartition des parties supplémentaires de percussion devra être vérifiée sur le livret. La proximité avec Jeff Lynne rappelle également les séances d’ELO du début de la décennie précédente : des musiciens qui ont collaboré à des productions différentes se retrouvent selon les besoins des auteurs.

2014 et 2017 : les contributions discrètes se poursuivent

Le premier album personnel du claviériste Benmont Tench, You Should Be So Lucky, publié en 2014, recense Ringo parmi les musiciens invités, avec un crédit de tambourin. Il s’agit d’un instrument différent de la batterie et d’un projet lié à l’entourage de Tom Petty. Une fiche de session devra confirmer la piste concernée avant de lui attribuer une présence sur un morceau particulier. Cette prudence n’enlève rien à l’intérêt de l’enregistrement : elle évite de gonfler l’inventaire des performances de batterie avec des contributions d’une autre nature.

En 2017, la percussionniste et chanteuse Sheila E. publie Iconic: Message 4 America, où Ringo participe à une réinterprétation de « Come Together » associée à « Revolution ». Dans un entretien accordé à Modern Drummer, Sheila E. raconte avoir demandé à Ringo de jouer, et décrit le dispositif de studio dans lequel elle avait enregistré une première version avec son groupe avant son intervention. La précision du témoignage offre un accès rare à une collaboration tardive autour du propre répertoire des Beatles.

« Come Together / Revolution » : le retour à une chanson qu’il connaît intimement

La reprise dirigée par Sheila E. a un intérêt double. « Come Together » fait partie des enregistrements de batterie les plus célèbres de Ringo au sein des Beatles, mais le nouveau projet possède son arrangement, sa formation et son traitement de studio. Selon le témoignage publié, Ringo aurait travaillé sur la piste en se concentrant sur son tempo plutôt qu’en reproduisant exactement la partie de 1969. On ne peut donc assimiler la reprise à un copier-coller de son jeu sur Abbey Road.

Une fiche future devra distinguer les différents passages du medley, la version publiée, les parties instrumentales enregistrées par Sheila E. et celles de Ringo. Le titre sera relié au dossier sur l’art du batteur pour l’analyse comparative, tandis que notre encyclopédie conservera la distribution de studio et le contexte de collaboration.

2023 : Ian Hunter et « Bed of Roses »

Le chanteur Ian Hunter, connu pour son travail avec Mott the Hoople, publie Defiance Part 1 en avril 2023. L’album réunit de nombreux musiciens, mais chaque chanson possède une distribution distincte. Le communiqué officiel consacré au single « Bed of Roses » confirme Ringo Starr à la batterie et Mike Campbell aux guitares acoustique et électrique, slide guitar et mandoline. Tony Shanahan tient la basse, Andy Burton l’orgue et Ian Hunter le piano, tandis que Rich Pagano joue du tambourin.

Il s’agit d’un exemple idéal de documentation moderne. La liste de personnel est assez précise pour attribuer un instrument à chaque participant sans inventer une présence générale sur tout le disque. Les autres chansons de Defiance Part 1 accueillent notamment des musiciens de groupes tels que Guns N’ Roses et Stone Temple Pilots. Ringo n’a pas à être crédité sur ces titres lorsqu’il n’y apparaît pas dans le personnel.

Une rencontre tardive qui ne dépend pas du mythe Beatles

L’intervention de Ringo sur « Bed of Roses » témoigne de la persistance de son activité de batteur invité après ses quatre-vingts ans. Hunter n’en fait pas un événement nostalgique destiné uniquement aux admirateurs des Beatles : la chanson possède sa propre écriture et la voix du chanteur en demeure le centre. Mike Campbell apporte une autre histoire du rock, celle du groupe de Tom Petty, où Ringo avait déjà enregistré dans les années 1990. Les réseaux professionnels se croisent ainsi à nouveau, sans que le résultat appartienne à une formation permanente.

2023 : Dolly Parton réenregistre « Let It Be » avec Paul et Ringo

Le 18 août 2023, Dolly Parton publie sa reprise de « Let It Be », destinée à l’album Rockstar. La chanteuse américaine y accueille Paul McCartney au chant et au piano, Ringo Starr à la batterie et aux chœurs, Peter Frampton à la guitare et Mick Fleetwood aux percussions additionnelles. Le communiqué officiel de Dolly Parton confirme les participants et leurs fonctions. Cette réunion mérite d’être racontée sous son nom d’artiste principal : il ne s’agit ni d’une nouvelle version publiée par les Beatles, ni d’une chanson de Ringo.

Une chanson des Beatles transformée par une autre interprète

Le choix de « Let It Be » ne peut laisser indifférent un public familier de l’original de 1970. Cependant, l’enregistrement de Dolly appartient à son projet de revisiter de grands titres du rock, avec un ensemble d’invités de plusieurs générations. McCartney retrouve une composition qu’il a écrite, Ringo une œuvre enregistrée à l’origine par son groupe, et Frampton et Fleetwood apportent leurs propres compétences instrumentales.

Les crédits individuels rendent cette histoire vérifiable. Le relevé détaillé de la discographie de Dolly Parton mentionne aussi Dane Bryant aux cordes et au piano électrique Wurlitzer, ainsi que d’autres instrumentistes, chanteurs et équipes techniques. Une fiche de session complète devra restituer cette distribution sans ramener l’enregistrement à la seule présence des deux anciens Beatles.

2024 : Graham Gouldman et « Couldn’t Love You More »

En juillet 2024, Graham Gouldman, auteur et membre de 10cc, publie I Have Notes. Son site officiel annonce la participation de plusieurs guitaristes célèbres et de Ringo Starr, dont la présence est précisée sur « Couldn’t Love You More », chanson présentée comme ouvertement inspirée par l’univers musical des Beatles. Le disque réunit également des invités comme Brian May, Hank Marvin et Albert Lee, mais pas nécessairement sur les mêmes morceaux.

Pour Ringo, il s’agit d’une contribution particulièrement intéressante parce que l’auteur fait explicitement référence à une tradition mélodique qui lui est familière. Il faudra cependant vérifier sur le livret complet la nature exacte de son instrument et de sa prise, plutôt que de se contenter du terme général « featuring ». Cette distinction garantira que la fiche de session ne confond pas une apparition promotionnelle avec une batterie effectivement enregistrée.

2025–2026 : les collaborations changent de direction

Les années 2025 et 2026 apportent une autre forme de collaboration, centrée cette fois sur les albums personnels de Ringo. En janvier 2025, il publie Look Up, réalisé et largement coécrit par T Bone Burnett, avec notamment Alison Krauss, Billy Strings et Molly Tuttle. En avril 2026, Long Long Road poursuit cette aventure musicale avec Sheryl Crow, St. Vincent, Sarah Jarosz et d’autres invités. Les communiqués officiels donnent les artistes et la chronologie de ces publications.

Ces deux disques doivent être traités dans la discographie solo de Ringo : il en est l’artiste principal. Le chapitre présent ne les intégrera donc pas artificiellement à une liste d’albums où il joue pour les autres. Il présentera plutôt leurs connexions : T Bone Burnett comme producteur et coauteur, les musiciens invités et l’histoire des nouvelles rencontres de studio. Un réseau de liens permettra au lecteur de parcourir les deux directions de la collaboration sans dédoubler intégralement l’analyse.

Une frontière indispensable pour une encyclopédie

Il existe une différence fondamentale entre Ringo qui joue sur un album de Ian Hunter et Ian Hunter qui serait éventuellement invité sur un album de Ringo. Les deux événements relèvent de l’histoire des collaborations, mais le classement de la sessionographie doit préserver le nom de l’artiste principal. C’est pourquoi le présent chapitre s’intéresse avant tout aux disques de Lynne, Voormann, Harper, Walsh, Sheila E., Hunter, Parton et Gouldman, tandis que les pages personnelles de Ringo regroupent ses propres projets de 2025 et 2026.

La géographie contemporaine d’un batteur invité

La plupart des grandes séances des Beatles étaient concentrées à Londres. Les collaborations du XXIe siècle se déploient désormais dans des studios de Los Angeles, de Santa Monica, du Royaume-Uni ou d’autres lieux, parfois avec des parties enregistrées séparément. Il serait dangereux d’imaginer tous les musiciens réunis devant une même console à partir d’une simple liste de noms. Les sources de Ben Harper citent explicitement Groove Masters et les ingénieurs responsables des bandes ; d’autres productions demandent encore une reconstitution plus détaillée.

L’évolution des outils d’enregistrement change également la signification d’une collaboration. Une partie de batterie peut être captée après la construction de la chanson, puis intégrée à distance à une production complexe. Pour l’historien, le personnel reste essentiel mais la chronologie des étapes devient tout aussi importante. Une seule œuvre peut contenir des contributions enregistrées à des dates différentes, comme c’était déjà le cas dans « All Those Years Ago » en 1980–1981.

Vers les fiches de sessions des années 2000–2026

La première série sera consacrée aux enregistrements précisément identifiés : « Moment in Paradise », « Easy Money », « I’m in Love Again », « Spilling Faith », « Get There From Here », « Lucky That Way », « Band Played On », « Come Together / Revolution », « Bed of Roses », « Let It Be » et « Couldn’t Love You More ». Chacun demandera une fiche de titre séparant les crédits d’instrumentistes, les auteurs, le producteur, la date de première parution et les éditions ultérieures.

La deuxième série rassemblera les pistes signalées par les discographies générales, notamment les projets de Jerry Lee Lewis, de Jools Holland, de Liam Lynch et de Gary Wright. Ces titres seront vérifiés avant publication des fiches définitives. Le catalogue n’intégrera pas une contribution simplement parce que le nom de Ringo apparaît au générique général d’un album sans attribution claire.

Une carrière qui continue, sans légende de retraite ni de retour

L’image d’un Ringo Starr qui se serait retiré de l’activité de studio après les Beatles est manifestement trompeuse. Ses prestations sur les disques de Ben Harper, Ian Hunter ou Dolly Parton attestent une présence musicale réelle à des époques très différentes. Mais il serait tout aussi artificiel de le présenter comme un musicien omniprésent sur tous les albums de ses amis. Son activité fonctionne par invitations, projets personnels et collaborations dont la portée varie énormément.

La meilleure manière de rendre justice à cette longévité est de conserver les détails. Une batterie sur deux titres d’ELO, une participation à l’écriture chez Ben Harper, quelques frappes soigneusement créditées chez Joe Walsh, une prestation sur « Bed of Roses » puis une reprise de « Let It Be » : autant de rencontres différentes qui racontent l’histoire du rock sans qu’il soit nécessaire de les grossir. Notre encyclopédie avancera donc chanson par chanson, jusqu’aux sessions de 2026 réellement attestées.

Ringo Starr — photographie d'ambiance pour le dossier sur ses collaborations musicales

Sources et vérification

Les informations sont classées par rôle musical : batterie, chant, composition et production. Les collaborations sur les albums personnels de Ringo sont distinguées des contributions à des disques d’autres artistes.

  1. Billboard, entretien Jeff Lynne sur Zoom et les deux titres de Ringo (2001).
  2. Electric Light Orchestra, Zoom : personnel et chansons.
  3. The Paul McCartney Project, A Sideman’s Journey de Klaus Voormann.
  4. Ben Harper, Give Till It’s Gone : catalogue officiel et crédits de publication.
  5. Concord Records, Analog Man de Joe Walsh : crédit sur Lucky That Way.
  6. Sheila E., entretien Modern Drummer sur Come Together.
  7. Ian Hunter, Defiance Part 1 : personnel officiel de Bed of Roses.
  8. Dolly Parton, Let It Be : communiqué officiel d’août 2023.
  9. Graham Gouldman, I Have Notes : présentation officielle de 2024.
  10. Ringo Starr, Look Up : communiqué officiel de 2025.
  11. Ringo Starr, Long Long Road : communiqué officiel du 24 avril 2026.