Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Yellow-Sub.net · Les collaborations artistiques de Ringo Starr

Index critique Ringo Starr, 1981–1992 : 30 concordances et quatre réseaux de studio

Un appareil de concordance, complémentaire aux monographies de chansons et aux notices discographiques déjà publiées.

Ensemble : 156 masters distincts, 14 albums, 32 sections de référence. Cette page contient 30 notices. Aucun nouvel enregistrement n’est déduit d’une édition ou d’un remix.

Les albums de 1981, 1983 et 1992 déconstruisent l’idée d’un groupe de studio permanent. Stop and Smell the Roses réunit plusieurs productions autonomes, Old Wave témoigne de prises puis de substitutions instrumentales, et Time Takes Time est réalisé par différentes équipes dirigées notamment par Don Was et Jeff Lynne. Ces conditions expliquent les erreurs fréquentes des répertoires rapides : un producteur peut figurer dans la présentation générale sans avoir travaillé sur toutes les chansons ; un batteur présent sur une séance peut avoir été remplacé sur le master ; un titre de bonus ne fait pas partie du premier microsillon. Les liens de cette série renvoient aux sources plus complètes déjà publiées dans le dossier.

Méthode générale et preuves · Sessionographie chronologique

Sources et méthode : il s’agit d’un index de contrôle relié aux études publiées, et non de monographies concurrentes. Les affirmations reprises des fiches internes demeurent soumises à la confrontation de leurs sources primaires. Les dates de disque ne valent pas automatiquement dates de session.

Stop and Smell the Roses (1981) : les identités de masters

Les cinq pôles de production du disque imposent une lecture par équipe et par master.

Source documentaire : Stop and Smell the Roses — notice de référence, personnel et éditions. Les indications qui suivent sont des concordances analytiques et renvoient à cette étude pour le détail des crédits, divergences et références externes.

Stop and Smell the Roses — six producteurs, plusieurs équipes

Le disque réunit plusieurs pôles de séances et ne doit pas être présenté comme le travail d’un groupe unique. Paul et Linda McCartney participent aux journées de Super Bear en juillet 1980 ; Stephen Stills intervient à Los Angeles ; Ronnie Wood aux Cherokee Studios ; Harry Nilsson conduit d’autres enregistrements, et George Harrison travaille avec Ringo à Friar Park en novembre 1980. Le disque paraît aux États-Unis le 27 octobre 1981, soit après ces ensembles de sessions nettement séparés.

Deux déplacements de répertoire sont déterminants : « All Those Years Ago », initialement proposé par Harrison à Ringo, est retravaillé ensuite par Harrison et ne relève pas du programme original ; « Nobody Told Me » et « Life Begins at 40 » ont été proposés par Lennon avant sa mort, mais la séance envisagée avec lui en janvier 1981 n’a pas eu lieu. La simple existence d’une démo ne prouve aucune participation de Lennon à l’album finalement publié.

Documentation : The Beatles Bible, dossier discographique « stop and smell the roses » (dates, programme, personnel et contexte), à croiser avec les livrets d’origine et la monographie Yellow-Sub reliée ci-dessus. Retour à la concordance de l’album.

Section 1/6 : notices 1 à 5

Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.

001 · Private Property — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : « Private Property » est écrite par Paul McCartney et ouvre l’album. La distribution officielle donne Ringo Starr au chant et à la batterie, Paul au piano, à la basse et aux chœurs, Laurence Juber à la guitare, Howie Casey au saxophone et Linda McCartney parmi les choristes. Il s’agit donc d’une collaboration où Paul possède plusieurs responsabilités, mais où la voix principale appartient sans ambiguïté à Ringo. La production de Paul apporte une couleur pop très différente de la suite avec Harrison ou Nilsson. Les guitares, les interventions de saxophone et l’accompagnement vocal composent un environnement relativement brillant, dans lequel Starr reste le centre du morceau.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

Paul McCartney écrit et produit « Private Property » durant les journées passées aux studios Super Bear, dans les Alpes-Maritimes, entre les 11 et 21 juillet 1980. Linda McCartney figure dans cet ensemble de sessions. La localisation française distingue ces prises des réalisations ultérieures de George Harrison à Friar Park ou de Ronnie Wood aux studios Cherokee. Un même album de Ringo peut ainsi contenir plusieurs unités de production autonomes. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

002 · Wrack My Brain — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : Le deuxième titre transporte l’auditeur vers Friar Park , où George Harrison produit « Wrack My Brain » pendant la période du 19 au 25 novembre 1980 . Cette fois, Harrison signe également la composition, tandis que Ringo en assure le chant principal et la batterie. Les guitares de George et d’Al Kooper, la basse et le tuba d’Herbie Flowers, les claviers et percussions de Ray Cooper donnent au morceau sa sonorité mordante. La chanson connaît une vie commerciale propre : elle devient le premier 45-tours tiré de l’album et reste le dernier titre de Ringo à entrer dans le Top 40 américain pendant une longue période.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

George Harrison fournit « Wrack My Brain » et dirige les enregistrements de Ringo à Friar Park en novembre 1980. Le travail de Harrison comprend également l’offre de « All Those Years Ago », finalement repris pour son propre album après l’assassinat de Lennon. La chanson publiée par Ringo doit rester séparée des maquettes et projets abandonnés : l’existence d’une autre proposition de Harrison ne fait pas d’elle une plage cachée de l’album. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

003 · Drumming Is My Madness — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : Le troisième morceau est composé et produit par Harry Nilsson . La prise initiale est liée à la séance du 4 novembre 1980 aux studios Evergreen de Los Angeles, avec des compléments au début de décembre. Elle présente une formation énergique, comprenant Ringo Starr et Jim Keltner à la batterie , Dennis Belfield à la basse, Dennis Budimir, Ritchie Zito et Fred Tackett aux guitares, Jane Getz au piano, ainsi qu’un groupe important de cuivres et de bois. Un piège de crédit mérite d’être signalé : Jim Gordon apparaît ici au saxophone baryton dans les relevés de personnel, tandis que Jim Keltner est le second batteur.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

Harry Nilsson écrit et produit « Drumming Is My Madness », illustration de l’amitié entre le chanteur et le batteur. Son rôle ici est nettement différent de celui de Stephen Stills, auteur et producteur d’autres prises, ou de Paul McCartney au début du projet. Une recherche de collaborations doit rapporter chaque fonction à son titre et au studio concerné, plutôt que de ramener l’ensemble de l’album à un unique superviseur musical. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

004 · Attention — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : « Attention » est la deuxième composition originale apportée par Paul McCartney aux séances françaises. Sa distribution est proche de celle de « Private Property » : Ringo au chant et à la batterie, Paul au piano, à la basse, aux percussions et aux chœurs, Laurence Juber aux guitares, Howie Casey au saxophone, Linda McCartney et d’autres choristes aux voix. Le morceau appartient donc à la même famille de studio, tout en possédant une écriture et une progression musicale propres. La préparation est documentée par une bande de démonstration de McCartney, qui contenait non seulement « Attention », mais aussi des versions de « Sure To Fall » et de « Route 66 ».

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Attention » est une autre composition donnée par Paul McCartney à Ringo lors du séjour de 1980 à Super Bear. Le cas permet de rapprocher deux chansons d’un même bloc de sessions, « Attention » et « Private Property », sans supposer que toutes leurs prises sont interchangeables. Les reprises de travail, les éventuels ajouts de musiciens et la sélection finale des mixes doivent être enregistrés indépendamment de la seule signature McCartney. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

005 · Stop And Take The Time To Smell The Roses — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : La chanson-titre est cosignée par Ringo Starr et Harry Nilsson et produite par ce dernier. Elle est abordée pendant les séances de novembre 1980, avec des interventions complémentaires aux Bahamas en décembre. Comme « Drumming Is My Madness », elle réunit une formation élargie avec Ringo et Jim Keltner à la batterie, des guitaristes américains, Jane Getz au piano et une section de cuivres. Le crédit de composition est important : contrairement à « Drumming Is My Madness », œuvre écrite par Nilsson, la chanson-titre résulte d’un travail commun avec Ringo. Les deux musiciens entretiennent depuis les années 1970 une relation mêlant musique, projets cinématographiques et amitié.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Stop and Take the Time to Smell the Roses » est cosignée par Ringo Starr et Harry Nilsson. La présence d’un coauteur qui est aussi producteur d’une partie des séances ne permet pas de le créditer automatiquement de l’ensemble des instruments. Ce morceau rappelle que l’album porte un titre abrégé, Stop and Smell the Roses, qui ne doit pas effacer l’intitulé complet de la chanson dans l’index des œuvres. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

Section 2/6 : notices 6 à 10

Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.

006 · Dead Giveaway — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : « Dead Giveaway » est écrite et produite conjointement par Ringo Starr et Ronnie Wood . La séance de référence se déroule les 23 et 24 septembre 1980 aux studios Cherokee de Los Angeles, avec Dee Robb à la technique. Le morceau est intéressant pour la polyvalence de Wood : il est crédité non seulement à la guitare, mais aussi à la basse acoustique, aux claviers, au saxophone et aux chœurs. Joe Sample et Greg Mathieson apportent des parties de piano, Wilton Felder joue de la basse et Ringo chante et tient la batterie. Le fait qu’un futur Rolling Stone intervienne sur plusieurs instruments ne doit pas effacer l’identité du batteur. Ringo assure lui-même la batterie sur cette prise.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Dead Giveaway » naît du travail avec Ronnie Wood aux studios Cherokee, où des sessions communes sont attestées autour du 23 septembre 1980. Wood cosigne et coproduit le morceau. Il faut différencier cette coopération réelle de ses interventions éventuelles sur d’autres plages et ne pas transférer au projet entier la fonction de producteur qui appartient à plusieurs équipes distinctes. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

007 · You Belong to Me — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : La septième piste revient à George Harrison, mais sa composition n’est pas de lui : Chilton Price, Pee Wee King et Redd Stewart sont les auteurs officiels du standard de 1952. Starr enregistre cette reprise à Friar Park pendant la même fenêtre de novembre 1980 que « Wrack My Brain ». Il est à la voix et à la batterie ; George joue des guitares et chante les chœurs ; Herbie Flowers tient la basse et le tuba ; Ray Cooper apporte piano, percussions, vocoder et chœurs. Cette distribution illustre la nécessité du crédit individualisé. Al Kooper, qui joue dans les séances voisines, ne figure pas dans les relevés instrumentaux de ce titre. George est producteur et guitariste mais non compositeur.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« You Belong to Me » est une reprise d’une ballade des années 1950 produite par George Harrison à Friar Park en novembre 1980. La fonction de Harrison ici est différente de celle d’auteur de « Wrack My Brain » : il réalise une nouvelle interprétation d’une œuvre préexistante. Ce rapprochement, documenté dans la même période, rend visible la diversité de la collaboration Harrison–Starr. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

008 · Sure To Fall — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : « Sure To Fall (In Love With You) » renoue avec une chanson de Carl Perkins , cosignée avec Quinton Claunch et Bill Cantrell. Les Beatles la connaissaient depuis leur jeunesse et l’ont interprétée pour la BBC au début des années 1960, avec Paul McCartney au chant. En 1980, Paul produit la version de Ringo aux studios Super Bear, avec lui-même à la basse et au piano, Laurence Juber aux guitares, Howie Casey au saxophone et divers choristes. Cette continuité est fascinante, mais elle doit être formulée avec précision. La version Beatles de 1963 et la version de Ringo de 1980 sont deux enregistrements différents.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

009 · You’ve Got A Nice Way — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : Le neuvième morceau est écrit par Stephen Stills et Michael Stergis , avec une production de Stills. Il appartient aux séances américaines d’août 1980 et mobilise une formation différente des autres pôles du disque. Ringo Starr assure le chant et la batterie ; Stephen Stills et Michael Stergis jouent des guitares et chantent des chœurs ; Mike Finnigan est aux claviers et aux chœurs ; le bassiste figure dans les crédits sous le nom Harley Trey Thompson . Ce morceau montre pourquoi un album de collaborations ne doit pas être interprété comme une simple réunion des anciens Beatles. Stephen Stills représente un autre cercle du rock américain, associé notamment à Buffalo Springfield et Crosby, Stills & Nash.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

010 · Back Off Boogaloo — Stop and Smell the Roses (1981)

Interprétation et participants : L’album se termine par une réinterprétation de « Back Off Boogaloo » , chanson connue depuis le single de 1972 produit par George Harrison. Cette nouvelle version est réalisée sous la direction de Harry Nilsson , avec une formation comprenant Ringo, Jim Keltner et plusieurs musiciens des séances américaines. Il ne s’agit pas d’un remix du master enregistré en février 1972 par George et Ringo. La version de 1980 est abordée le 4 novembre aux studios Evergreen puis complétée en décembre aux Bahamas. Elle contient des citations musicales évoquant différentes chansons des Beatles et de Ringo, ce qui ajoute un jeu de références au caractère déjà humoristique du titre.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

Old Wave (1983) : les identités de masters

Les remplacements de parties instrumentales rendent nécessaire de distinguer prise initiale et master définitif.

Source documentaire : Old Wave — notice de référence, personnel et éditions. Les indications qui suivent sont des concordances analytiques et renvoient à cette étude pour le détail des crédits, divergences et références externes.

Old Wave — provenance des bandes et substitutions

Joe Walsh assure la direction de la majeure partie des prises de 1982, avec une section instrumentale associant notamment Mo Foster, Gary Brooker et Chris Stainton. La parution de 1983 est géographiquement fragmentée : l’album sort en Allemagne et au Canada, sans publication initiale aux États-Unis ni au Royaume-Uni. Une chronologie de l’album doit donc enregistrer le territoire de chaque sortie, plutôt que lui assigner une date universelle.

« As Far as We Can Go » représente une exception matérielle majeure : sa voix provient d’un enregistrement réalisé à Copenhague le 23 juillet 1978, alors que l’accompagnement est refait pour le projet de 1982. « Everybody’s in a Hurry But Me » provient d’une improvisation réunissant notamment Ringo, Eric Clapton, John Entwistle et Ray Cooper. Ces deux cas montrent pourquoi la date du master, la date d’une prise vocale et la composition d’un ensemble instrumental ne peuvent être fusionnées dans une seule ligne sans explication.

Documentation : The Beatles Bible, dossier discographique « old wave » (dates, programme, personnel et contexte), à croiser avec les livrets d’origine et la monographie Yellow-Sub reliée ci-dessus. Retour à la concordance de l’album.

Section 3/6 : notices 11 à 15

Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.

011 · In My Car — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : « In My Car » ouvre le disque et porte les signatures Joe Walsh, Richard Starkey, Mo Foster et Kim Goody. Ringo Starr assure la voix, la batterie et les percussions. Joe Walsh joue de la guitare et participe aux chœurs ; Mo Foster joue de la basse ; Gary Brooker et Chris Stainton apportent les claviers ; Mark Easterling, Patrick Maroshek et Steve Hess sont crédités aux voix selon les relations de l’édition MusicBrainz. Cette distribution met en évidence une équipe à la fois britannique et américaine, différente de celle de « She’s About A Mover ». Le morceau est choisi comme premier single, notamment en Allemagne chez Bellaphon, avec « As Far As We Can Go » au verso.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« In My Car » paraît en 45-tours allemand le 16 juin 1983 avec « As Far as We Can Go » au verso, simultanément à l’album Old Wave sur Bellaphon. Ce calendrier est lié à la distribution fragmentée du disque après la rupture avec RCA. Joe Walsh dirige l’essentiel des sessions 1982 ; son rôle n’autorise pas à confondre le master de 1983 avec une bande live du All-Starr Band. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

012 · Hopeless — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : La deuxième chanson, initialement intitulée « It’s Hopeless », fait partie des trois coécritures strictement Starkey–Walsh avec « Alibi » et « Going Down ». Ringo y chante, joue de la batterie et des percussions ; Walsh tient la guitare et chante, Mo Foster la basse fretless, Gary Brooker le piano. Les chœurs comprennent Steve Hess, Mark Easterling et Patrick Maroshek. L’arrangement recourt notamment à la guitare slide, instrument associé à Joe Walsh. Le livret réédité en 1994 décrit un détail digne d’une fouille d’archives : un petit clavier-jouet Suzuki, apporté par Ringo parce qu’il appartenait à l’un de ses enfants, a été utilisé dans la chanson.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Hopeless » appartient à la période de production de Joe Walsh, construite autour de Ringo, Mo Foster, Gary Brooker et Chris Stainton. La liste générale du personnel d’Old Wave présente plusieurs guitaristes et claviéristes, mais elle ne constitue pas une preuve que tous ont enregistré simultanément cette chanson. La sessionographie doit privilégier les prises attestées à Tittenhurst Park et les compléments réalisés ensuite en Californie. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

013 · Alibi — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : « Alibi », cosignée Starkey–Walsh, est l’une des pierres angulaires du disque. Le relevé de The Beatles Bible donne le 7 mars 1982 pour la première séance au studio Startling. Ringo assure chant, batterie et percussions ; Mo Foster utilise une basse fretless ; Gary Brooker joue du piano ; Walsh multiplie les guitares acoustiques Ovation, guitares électriques et guitare slide. La documentation indique également un doublage de la voix principale de Ringo et plusieurs pistes de chœurs de Walsh. Ce cas rappelle qu’une liste de musiciens n’est pas un inventaire des pistes multipistes. Un seul guitariste peut enregistrer plusieurs guitares ; de même, une voix doublée ne suppose pas deux chanteurs.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

014 · Be My Baby — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : Cette quatrième plage est la seule composition du programme original entièrement signée Joe Walsh. L’auteur l’a écrite pour Ringo, et non avec Ringo. Starr est au chant, à la batterie et aux percussions ; Walsh joue de la guitare, assure des chœurs et partage le refrain ; Mo Foster est à la basse. Joe Vitale intervient au synthétiseur Prophet. La pièce se distingue par la présence de deux parties de guitare à talk box, effet qui module le son de l’instrument à travers la bouche du musicien. Un overdub de guitare de Waddy Wachtel est évoqué dans les notes de séance, mais n’a pas été retenu dans le mixage final. Il ne doit pas entrer dans la distribution du master commercial comme si sa partie était audible.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

015 · She’s About A Mover — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : Écrite par Doug Sahm et enregistrée en 1965 par le Sir Douglas Quintet, « She’s About A Mover » rejoint le projet de Ringo d’une manière inhabituelle. Une équipe emmenée par Joe Walsh l’enregistre au début de 1982 après un concert de soutien à Santa Barbara. La voix de Starr est ajoutée en avril ; la base n’est pas le résultat d’un groupe britannique réuni à Startling avec Ringo derrière sa batterie. C’est Peter Bunetta qui est crédité à la batterie de la version commercialisée.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« She’s About a Mover », œuvre de Doug Sahm, possède une histoire singulière : Joe Walsh enregistre une base instrumentale à Santa Barbara en janvier 1982, avant que Ringo n’ajoute sa voix en avril. Le master ne résulte donc pas d’une prestation de groupe captée entièrement avec le chanteur. L’arrangement comporte en outre des cuivres de coloration Dixieland, intervention qui demande sa propre ligne documentaire. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

Section 4/6 : notices 16 à 20

Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.

016 · I Keep Forgettin’ — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : La chanson est une reprise d’une œuvre associée aux auteurs Jerry Leiber et Mike Stoller et au succès de Chuck Jackson en 1962 ; certaines notices d’auteur mentionnent également Gilbert Garfield, ce qui justifie une confrontation des crédits d’édition plutôt qu’une correction silencieuse. Le morceau est un terrain exemplaire pour distinguer une contribution de séance d’une présence sur le master. Ringo chante et joue des percussions, mais laisse la batterie initiale à son fils Zak Starkey, alors âgé de seize ans. Le son de cette première batterie ne convient finalement pas à l’équipe ; une nouvelle piste est enregistrée en juillet 1982 par Russell Kunkel, après mise en place d’une référence rythmique.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

017 · Picture Show Life — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : La composition est créditée à John Reid et Johnny Slate (également nommé John Slate dans certains catalogues), comme le confirment les métadonnées de Qobuz et les relevés discographiques. L’identité précise de ce John Reid reste à documenter : The Beatles Bible l’identifie au manager d’Elton John, alors que MusicBrainz rattache la composition à un homonyme musicien du groupe Strife. Le seul nom imprimé ne permet pas de fusionner ces deux personnes. Les crédits du master sont eux aussi discutés : MusicBrainz et The Beatles Bible désignent Mo Foster à la basse, JPGR Freebo . Le guitariste Waddy Wachtel et les choristes liés à Hardchoir — Steve Hess, Mark Easterling et Patrick Maroshek — sont mieux documentés.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

018 · As Far As We Can Go — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : La huitième plage, écrite par Russ Ballard, est une survivante d’un projet plus ancien. En juillet 1978, Ringo enregistre une version longue, avec arrangements orchestraux, au cours des sessions Ballard. Une première bande atteint environ 5 min 32–33 s selon les éditions. Lorsque Walsh prépare Old Wave , il souhaite récupérer la chanson, puis abandonne progressivement l’accompagnement initial au profit d’une nouvelle réalisation autour de la voix de Ringo. Joe Vitale enregistre un piano et des percussions en août 1982 ; Walsh ajoute Mellotron et synthétiseurs. Le nouveau master publié en 1983 est ramené autour de 3 min 52 s, avec un couplet supprimé.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« As Far as We Can Go » combine la voix de Ringo issue d’une prise du 23 juillet 1978 aux studios Sweet Silence de Copenhague avec un nouvel accompagnement enregistré pour le projet de Joe Walsh en 1982. La date de la voix et celle de la bande finale ne sont donc pas identiques. La réédition de 1994 présentant aussi la version de 1978 nécessite deux fiches de version, pas deux nouvelles compositions. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

019 · Everybody’s In A Hurry But Me — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : Le 14 mars 1982, une improvisation est enregistrée dans le studio Startling de Tittenhurst Park. L’effectif identifié comprend Ringo Starr à la batterie, Joe Walsh et Eric Clapton aux guitares, John Entwistle à la basse, Chris Stainton au piano et Ray Cooper aux percussions. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence de pochette : la documentation précise la date, les fonctions et les musiciens effectivement réunis sur la base. Les crédits d’écriture publiés associent Richard Starkey, Joe Walsh, John Entwistle, Eric Clapton et Chris Stainton. Des prises de répétition et des retouches précèdent la version finale.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Everybody’s in a Hurry But Me » prend naissance dans une improvisation réunissant Ringo, Eric Clapton, John Entwistle et Ray Cooper. Cette origine collective doit être décrite précisément : une séance de jam, même publiée sous un titre, ne prouve pas que tous les musiciens de la liste générale de l’album y participent. La batterie de Ringo et les autres contributions doivent être rattachées à la fixation retenue sur Old Wave. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

020 · Going Down — Old Wave (1983)

Interprétation et participants : Dernière chanson de l’album, « Going Down » est signée Starr–Walsh. Le master compte Joe Walsh aux guitares, à l’harmonica et aux chœurs ; Waddy Wachtel, Sherwood Ball et Kal David apportent également des guitares ; Gary Brooker joue du piano. Les crédits mentionnent Mo Foster et Kenny Edwards à la basse : ce ne sont pas deux graphies du même musicien, mais deux couches instrumentales enregistrées à des étapes différentes, toutes deux conservées au mixage final. Ringo chante et siffle, et Barbara Bach participe aux chœurs avec Walsh, Gary Brooker et Mo Foster. L’ingénieur Jim Nipar raconte avoir enregistré un sifflement apporté spontanément par Starr en pleine nuit.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

Time Takes Time (1992) : les identités de masters

Don Was, Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone interviennent sur des sous-ensembles distincts de la production.

Source documentaire : Time Takes Time — notice de référence, personnel et éditions. Les indications qui suivent sont des concordances analytiques et renvoient à cette étude pour le détail des crédits, divergences et références externes.

Time Takes Time — les quatre productions et les bandes écartées

Après l’interruption discographique depuis 1983, les sessions publiées de Time Takes Time se déroulent surtout de mars à septembre 1991, avec des compléments en février 1992. Quatre producteurs sont identifiés : Don Was, Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone. L’arrivée de Mark Hudson dans l’entourage musical de Ringo intervient dans ce contexte, mais ne fait pas de lui le producteur général des dix titres. Les formations de chaque piste doivent être comparées aux documents de crédits plutôt que déduites de la réputation d’une équipe.

Les enregistrements antérieurs liés à Chips Moman, entrepris en 1987 à Memphis puis au cœur d’un conflit judiciaire, ne sont pas le même album que celui publié chez Private Music en mai 1992. Les inédits et faces B comme « Everybody Wins » ou la reprise de « Don’t Be Cruel » doivent demeurer identifiables selon leur support, leur mixage et leur présence ou absence dans l’édition initiale.

Documentation : The Beatles Bible, dossier discographique « time takes time » (dates, programme, personnel et contexte), à croiser avec les livrets d’origine et la monographie Yellow-Sub reliée ci-dessus. Retour à la concordance de l’album.

Section 5/6 : notices 21 à 25

Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.

021 · Weight Of The World — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : Le premier titre est une chanson écrite par Brian O’Doherty et Fred Velez, et non par Lennon–McCartney. Produit par Don Was, il appartient aux enregistrements achevés au début de 1992. Ringo chante, joue de la batterie et des percussions. Le noyau instrumental comprend Mark Goldenberg à la guitare, James Hutchinson à la basse et Benmont Tench aux claviers, avec Andy Sturmer et Roger Manning parmi les choristes. Les sources donnent aux membres de Jellyfish une participation vocale, qu’il ne faut pas confondre avec une cosignature de cette œuvre. « Weight Of The World » devient le premier single international de la campagne, annoncé avant la sortie de l’album.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Weight of the World » est le premier single du retour discographique de 1992, publié aux États-Unis avant l’album. Ses travaux de finition appartiennent notamment à février 1992, après la majorité des sessions de 1991. La présence du titre en ouverture de Time Takes Time ne doit pas faire passer les enregistrements conflictuels réalisés avec Chips Moman en 1987 pour les mêmes masters. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

022 · Don’t Know A Thing About Love — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : La deuxième plage est signée Richard Feldman et Stan Lynch. L’ancien batteur des Heartbreakers apporte ici son nom au crédit d’auteur, ce qui ne doit pas être converti en prestation à la batterie : c’est Ringo qui est crédité à cet instrument sur le disque. Mark Goldenberg joue de la guitare, Benmont Tench des claviers et James Hutchinson de la basse. La documentation vocale cite notamment Doug Fieger, Berton Averre, Andy Sturmer et Roger Manning parmi les chœurs. La chanson illustre les liens entre Ringo et le milieu californien de la power pop et du rock radiophonique. Stan Lynch est connu pour son association avec Tom Petty, tandis que Tench est également membre des Heartbreakers.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

023 · Don’t Go Where The Road Don’t Go — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : « Don’t Go Where The Road Don’t Go » est cosignée Richard Starkey, Johnny Warman et Gary Grainger. La séance est confiée à Jeff Lynne, qui fournit guitares, basse, piano, claviers et voix de complément. Les crédits citent également Jim Horn au saxophone et Suzie Katayama au violoncelle. Ces instruments ne sont pas un embellissement anonyme : ils montrent la manière dont Lynne construit un arrangement de pop dense autour de la voix de Ringo. Le morceau est enregistré au cours du travail de Lynne de mai 1991 et devient le second single international envisagé.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Don’t Go Where the Road Don’t Go » est cosignée par Ringo, Johnny Warman et Gary Grainger. Le projet de single a connu une diffusion plus restreinte que la chanson principale ; une édition allemande de septembre 1992 couple la plage à « Don’t Know a Thing About Love » et à l’inédit « Everybody Wins ». Ce dernier doit être indexé comme œuvre hors du programme original à dix titres, non comme onzième chanson systématique du CD. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

024 · Golden Blunders — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : Le morceau « Golden Blunders » est écrit par Jon Auer et Ken Stringfellow des Posies. Il figure déjà sur Dear 23 , album du groupe paru en 1990. Ringo enregistre une reprise à Conway Studios à Los Angeles les 9, 11, 12 et 13 septembre 1991, selon The Beatles Bible. Peter Asher en assure la production et joue du tambourin en ajoutant des chœurs. Waddy Wachtel et Andrew Gold tiennent les guitares, Bob Glaub la basse et Robbie Buchanan des claviers. Une anecdote de Waddy Wachtel, rapportée dans un entretien publié en 2021, concerne la reconnaissance du son du charleston de Ringo. Elle montre combien la continuité du style de l’ancien Beatle frappait des musiciens qui l’avaient écouté adolescents.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Golden Blunders » illustre la participation de l’univers Jellyfish au retour de Ringo, tandis que les équipes de production du disque sont séparées entre Don Was, Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone. Le fait qu’un groupe ait fourni une chanson ou des musiciens ne signifie pas qu’il ait produit les dix titres. Il faut distinguer la chanson antérieure, la reprise enregistrée par Starr et la sélection des instruments sur sa propre bande. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

025 · All In The Name Of Love — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : « All In The Name Of Love » est écrite par Jerry Lynn Williams et produite par Phil Ramone. Le personnel comprend notamment Michael Thompson et Jeff « Skunk » Baxter aux guitares, Neil Stubenhaus à la basse, Mark Hart aux claviers et à la guitare synthétiseur selon les éditions, ainsi que des chœurs nombreux. Mark Hudson figure au chant de soutien et aux percussions ou aux arrangements vocaux de cette partie de l’album. Il deviendra par la suite un partenaire important de Ringo pendant de nombreuses années. Il faut cependant éviter une lecture rétrospective : Mark Hudson ne produit pas Time Takes Time .

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Section 6/6 : notices 26 à 30

Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.

026 · After All These Years — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : La sixième plage réunit Richard Starkey et Johnny Warman au crédit de composition. Jeff Lynne revient à la production et à la plupart des instruments d’accompagnement, comme sur « Don’t Go Where The Road Don’t Go ». La présence de Ringo au chant et à la batterie s’inscrit dans une approche sonore qui rapproche l’univers solo de Starr des productions de Lynne pour les Wilburys et George Harrison, sans faire de cette chanson un titre des Traveling Wilburys. Pour les collectionneurs, il est utile de comparer la distribution par morceau plutôt que de dupliquer exactement le personnel du titre 3. Les notices précises peuvent distinguer des overdubs ou une place différente de chaque clavier.

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027 · I Don’t Believe You — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : Archives : les cinq démos proposées par Jellyfish, conservées dans Fan Club (2002) → Les auteurs sont Andy Sturmer et Roger Manning, deux membres de Jellyfish. Ils interviennent également sur la version de Ringo, notamment à la guitare acoustique et aux voix. Don Was assure la production. Michael Landau tient une guitare électrique, David Grissom une guitare acoustique, James Hutchinson la basse et Benmont Tench le piano et l’orgue Hammond selon les relevés de personnel. Une part importante de l’intérêt historique vient donc de la double fonction auteur-interprète du duo Sturmer–Manning.

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« I Don’t Believe You » est lié au tandem Andy Sturmer–Roger Manning, associé à Jellyfish, dont les participations mêlent création et instruments. Le morceau donne à entendre une pop travaillée autrement que les prises dirigées par Jeff Lynne. Une monographie de collaboration ne doit pas assimiler le nom du duo auteur à un nouveau groupe permanent de Ringo ; le producteur et les instrumentistes réels sont des champs séparés. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

028 · Runaways — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : « Runaways » est cosignée Richard Starkey et Johnny Warman. La notice spécialisée de The Beatles Bible date l’enregistrement du 7 juin 1991 et nomme Phil Ramone comme producteur. Harry Nilsson et Mark Hudson sont crédités aux chœurs ; Jeffrey Vanston joue des claviers, Michael Thompson et Jeff Baxter des guitares, Neil Stubenhaus la basse. Ringo chante, joue de la batterie et des percussions. C’est une vraie collaboration vocale avec Nilsson, et non une simple proximité entre deux artistes qui se fréquentaient depuis les années 1970. Ringo a expliqué dans un entretien de 1992 avoir tiré son idée d’un documentaire consacré à des adolescents en fugue et aux familles qui tentent de les retrouver.

Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.

« Runaways » fait partie des trois chansons cosignées par Starr et Johnny Warman pour Time Takes Time. Sa présence au programme original doit être distinguée des titres enregistrés au cours des séances mais non retenus, comme « Everybody Wins ». Les crédits des guitaristes et bassistes ne peuvent pas être importés des autres pistes de l’album, notamment lorsque les quatre producteurs ont travaillé avec des formations distinctes. Source : chronologie de l’album et liste des séances.

029 · In A Heartbeat — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : La neuvième chanson est écrite par Diane Warren et produite par Don Was. La formation comprend Michael Landau et Mark Goldenberg aux guitares, James Hutchinson à la basse, Benmont Tench à l’orgue Hammond et à l’harmonium, Jamie Muhoberac et Robbie Buchanan aux claviers. Les chœurs réunissent Brian Wilson, Brian O’Doherty, Andrew Gold, Roger Manning et Andy Sturmer. Ces attributions sont importantes car elles situent une collaboration authentique entre le chanteur-batteur des Beatles et le cofondateur des Beach Boys. Brian Wilson n’est pas pour autant coproducteur du disque ni auteur de la chanson de Diane Warren. Son intervention relève des voix additionnelles.

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030 · What Goes Around — Time Takes Time (1992)

Interprétation et participants : « What Goes Around », composition de Rick Suchow, ferme l’album dans une version produite par Don Was. Ringo tient le chant, la batterie et les percussions ; Michael Landau est à la guitare électrique, David Grissom à l’acoustique, James Hutchinson à la basse, Benmont Tench au piano et à l’orgue. Andrew Gold, Roger Manning et Andy Sturmer ajoutent des chœurs. Le titre est enregistré en janvier et février 1992 aux studios Conway de Los Angeles selon la notice spécialisée. Don Was a expliqué que le groupe n’avait pas joué sur une piste de clic imposant un tempo mécanique ; il appréciait précisément les mouvements naturels de la batterie de Ringo.

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1981–1992 : le changement de réseau de production

Stop and Smell the Roses, Old Wave et Time Takes Time se succèdent sans relever d’un même collectif de studio. Dans les années 1980, Ringo s’appuie notamment sur des partenaires de longue date et sur le travail de Joe Walsh ; au tournant des années 1990, les séances sont confiées à plusieurs producteurs, dont Don Was, Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone. Les différences de son et d’arrangement doivent donc être reliées à leurs équipes respectives plutôt qu’à un récit uniforme de « retour ».

Cette période pose aussi une difficulté de chronologie : un disque peut être enregistré, remanié ou diffusé à des dates très éloignées. La sortie officielle d’Old Wave selon les territoires et celle de Time Takes Time ne suffisent pas à dater le travail des musiciens. Les notices détaillent le rôle des instrumentistes et des techniciens au niveau des chansons pour éviter d’additionner des crédits qui ne correspondent pas à la même bande.