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Old Wave (1983) : les dix chansons, les sessions et les collaborations musicales de Ringo Starr

Un inventaire piste par piste : Joe Walsh à la production, la jam avec Eric Clapton et John Entwistle, la première batterie de Zak Starkey et les deux versions d’« As Far As We Can Go ».

Pourquoi Old Wave est une pièce essentielle de l’histoire des collaborations de Ringo

Publié en 1983, Old Wave n’est pas simplement le disque qui précède la longue interruption de la discographie studio de Ringo Starr. C’est un laboratoire dans lequel se croisent Joe Walsh, Eric Clapton, John Entwistle, Chris Stainton, Gary Brooker, Mo Foster, Joe Vitale et des instrumentistes américains de soul et de rock. Sa fabrication est particulièrement singulière : plusieurs enregistrements ont été réutilisés ou repris, certains invités ne figurent que sur une chanson, et une partie des bandes a circulé entre l’Angleterre et la Californie. Le titre de l’album fait évidemment écho à la new wave, mais la musique puise surtout dans les traditions du rock américain, du blues et du rhythm and blues.

Un catalogue encyclopédique doit résoudre une difficulté de méthode : le générique global laisse croire que tous les invités ont joué ensemble sur les dix plages. Il n’en est rien. Clapton et Entwistle ne sont identifiés que sur l’improvisation « Everybody’s In A Hurry But Me » ; Russell Kunkel se retrouve sur « I Keep Forgettin’ », tandis que Joe Vitale occupe la batterie de « As Far As We Can Go ». La batterie initiale de Zak Starkey sur « I Keep Forgettin’ » a été remplacée avant le mixage publié. Il faut donc dresser dix distributions instrumentales et distinguer les prises rejetées des masters effectivement édités.

Une chronologie qui commence en 1978 et traverse deux continents

La piste « As Far As We Can Go », écrite par Russ Ballard, naît lors des séances de 1978 précédant l’album, à une époque où Ringo tente de préparer un nouveau projet. Le 23 juillet 1978, une version est enregistrée dans le cadre de ce chantier abandonné. Des sources discographiques mentionnent les studios Sweet Silence de Copenhague et un traitement orchestral, tandis que des notices chronologiques récentes attribuent une bande de base au studio Startling de Tittenhurst Park. La localisation de toutes les étapes ne peut donc pas être condensée en une unique adresse sans confrontation des archives. La version de 1978 devient cependant une source essentielle pour le disque de 1983.

Pour les autres morceaux, la chronologie distingue janvier 1982 à Santa Barbara, où un groupe de Joe Walsh enregistre « She’s About A Mover », puis mars et avril 1982 en Angleterre, au studio Startling du domaine de Tittenhurst Park, enfin les reprises et finitions californiennes entre juillet et août. Jim Nipar est l’ingénieur central de l’entreprise et Walsh le producteur principal crédité sur le LP. Russ Ballard figure dans l’histoire de certaines sessions et reçoit un crédit de production sur des notices historiques. Cette distinction entre l’album commercial et les étapes successives est indispensable.

Les productions et les bandes : Walsh, Ballard et Jim Nipar

Joe Walsh, musicien des Eagles et du James Gang, prend ici une responsabilité plus grande que celle d’un guitariste invité. Il dirige le travail musical, propose des arrangements, participe à l’écriture, multiplie les guitares, les chœurs et les interventions de synthétiseur et décide de remplacer ou de remonter certaines bandes. Les témoignages contenus dans le livret du CD de 1994, repris par des discographes, font apparaître l’importance de l’ingénieur Jim Nipar dans les expériences de réverbération et les décisions de mixage. Walsh doit donc figurer comme producteur sur les éditions originales, tandis que Ballard relève également de l’histoire des bandes antérieures.

Le personnel comprend selon les titres Chris Stainton et Gary Brooker aux claviers, Mo Foster à la basse, Waddy Wachtel aux guitares, Ray Cooper aux percussions, Joe Vitale aux claviers et aux batteries, et divers instrumentistes des séances californiennes. Un instrumentiste peut apparaître sur plusieurs prises sans devenir membre d’un groupe stable. Le principe du dossier est de publier ces informations au niveau de chaque master, non de créer une formation fictive qui aurait enregistré tout l’album en une séance.

A1 — In My Car : Ringo et Joe Walsh entourés de musiciens anglais

« In My Car » ouvre le disque et porte les signatures Joe Walsh, Richard Starkey, Mo Foster et Kim Goody. Ringo Starr assure la voix, la batterie et les percussions. Joe Walsh joue de la guitare et participe aux chœurs ; Mo Foster joue de la basse ; Gary Brooker et Chris Stainton apportent les claviers ; Mark Easterling, Patrick Maroshek et Steve Hess sont crédités aux voix selon les relations de l’édition MusicBrainz. Cette distribution met en évidence une équipe à la fois britannique et américaine, différente de celle de « She’s About A Mover ».

Le morceau est choisi comme premier single, notamment en Allemagne chez Bellaphon, avec « As Far As We Can Go » au verso. Il serait excessif de présumer qu’un 45-tours édité en Allemagne prouve l’existence d’une publication identique au Royaume-Uni ou aux États-Unis, où l’album ne paraît pas initialement. L’identification du catalogue et des matrices devra être poursuivie exemplaire par exemplaire.

A2 — Hopeless : la guitare slide de Walsh et un jouet sonore

La deuxième chanson, initialement intitulée « It’s Hopeless », fait partie des trois coécritures strictement Starkey–Walsh avec « Alibi » et « Going Down ». Ringo y chante, joue de la batterie et des percussions ; Walsh tient la guitare et chante, Mo Foster la basse fretless, Gary Brooker le piano. Les chœurs comprennent Steve Hess, Mark Easterling et Patrick Maroshek. L’arrangement recourt notamment à la guitare slide, instrument associé à Joe Walsh.

Le livret réédité en 1994 décrit un détail digne d’une fouille d’archives : un petit clavier-jouet Suzuki, apporté par Ringo parce qu’il appartenait à l’un de ses enfants, a été utilisé dans la chanson. Une telle anecdote ne doit pas être transformée en participation instrumentale de l’enfant ; le crédit et le témoignage portent seulement sur l’origine de l’objet. C’est cependant une illustration très concrète des expérimentations de la séance.

A3 — Alibi : la première base enregistrée en mars 1982

« Alibi », cosignée Starkey–Walsh, est l’une des pierres angulaires du disque. Le relevé de The Beatles Bible donne le 7 mars 1982 pour la première séance au studio Startling. Ringo assure chant, batterie et percussions ; Mo Foster utilise une basse fretless ; Gary Brooker joue du piano ; Walsh multiplie les guitares acoustiques Ovation, guitares électriques et guitare slide. La documentation indique également un doublage de la voix principale de Ringo et plusieurs pistes de chœurs de Walsh.

Ce cas rappelle qu’une liste de musiciens n’est pas un inventaire des pistes multipistes. Un seul guitariste peut enregistrer plusieurs guitares ; de même, une voix doublée ne suppose pas deux chanteurs. Pour reconstituer les prises, les archivistes devront relever séparément la date de la base du 7 mars et les compléments d’avril ou de juillet, documentés de manière plus large par les notices du disque.

A4 — Be My Baby : la talk box et une chanson écrite pour Ringo

Cette quatrième plage est la seule composition du programme original entièrement signée Joe Walsh. L’auteur l’a écrite pour Ringo, et non avec Ringo. Starr est au chant, à la batterie et aux percussions ; Walsh joue de la guitare, assure des chœurs et partage le refrain ; Mo Foster est à la basse. Joe Vitale intervient au synthétiseur Prophet. La pièce se distingue par la présence de deux parties de guitare à talk box, effet qui module le son de l’instrument à travers la bouche du musicien.

Un overdub de guitare de Waddy Wachtel est évoqué dans les notes de séance, mais n’a pas été retenu dans le mixage final. Il ne doit pas entrer dans la distribution du master commercial comme si sa partie était audible. On y entend aussi, vers la fin, Ringo s’adresser à l’ingénieur Jim Nipar ; cet échange informel est une partie conservée du document sonore, pas une citation inventée pour illustrer l’ambiance.

A5 — She’s About A Mover : Doug Sahm et un autre groupe de studio

Écrite par Doug Sahm et enregistrée en 1965 par le Sir Douglas Quintet, « She’s About A Mover » rejoint le projet de Ringo d’une manière inhabituelle. Une équipe emmenée par Joe Walsh l’enregistre au début de 1982 après un concert de soutien à Santa Barbara. La voix de Starr est ajoutée en avril ; la base n’est pas le résultat d’un groupe britannique réuni à Startling avec Ringo derrière sa batterie. C’est Peter Bunetta qui est crédité à la batterie de la version commercialisée.

La formation comprend Sherwood Ball et Kal David aux guitares, Bruce MacPherson à l’orgue, Freebo à la basse et au tuba, Sam Clayton, Joe Lala et Jocko Marcellino aux percussions, ainsi que Garrett Adkins, Lee Thornburg et David Wooford aux cuivres. Walsh ajoute de la guitare et des chœurs. L’enregistrement présente notamment une intervention de cuivres additionnelle décrite dans les notices comme une section « Dixieland ». Ringo est l’interprète vocal principal, mais ne doit pas recevoir automatiquement une batterie qu’il n’a pas enregistrée sur ce master.

B1 — I Keep Forgettin’ : Zak Starkey d’abord, Russell Kunkel au mix définitif

La chanson est une reprise d’une œuvre associée aux auteurs Jerry Leiber et Mike Stoller et au succès de Chuck Jackson en 1962 ; certaines notices d’auteur mentionnent également Gilbert Garfield, ce qui justifie une confrontation des crédits d’édition plutôt qu’une correction silencieuse. Le morceau est un terrain exemplaire pour distinguer une contribution de séance d’une présence sur le master. Ringo chante et joue des percussions, mais laisse la batterie initiale à son fils Zak Starkey, alors âgé de seize ans.

Le son de cette première batterie ne convient finalement pas à l’équipe ; une nouvelle piste est enregistrée en juillet 1982 par Russell Kunkel, après mise en place d’une référence rythmique. Les crédits du master publié donnent donc Kunkel à la batterie. Ray Cooper rejoint Ringo aux percussions, Walsh assure les guitares, Sherwood Ball et Kal David ajoutent les leurs, Bruce MacPherson l’orgue, Freebo la basse et le tuba. La présence historique de Zak sur une bande initiale doit être conservée dans la sessionographie, mais elle ne suffit pas à lui attribuer la batterie effectivement éditée.

B2 — Picture Show Life : Waddy Wachtel remplace les guitares de Walsh

L’œuvre est signée John Reid et John Slate. Le Reid en question est connu comme ancien manager d’Elton John ; ce n’est pas une chanson écrite par l’ex-Beatle John Lennon, malgré le réseau très britannique qui entoure le disque. Le master de Ringo comprend Mo Foster à la basse, Gary Brooker et Chris Stainton au piano, Waddy Wachtel à la guitare et des voix de Joe Walsh, Mark Easterling, Steve Hess et Patrick Maroshek.

Walsh avait initialement joué des guitares qu’il décide finalement de remplacer par des prises de Wachtel. La notice recueille un témoignage de ce dernier, publié en 2021, à propos de la visite au studio avec le groupe Hardchoir pour enregistrer des chœurs. Ici encore, il faut garder une fiche de « participation tentée mais écartée » pour les guitares remplacées, et créditer le master commercial aux musiciens qui restent audibles.

B3 — As Far As We Can Go : 1978 contre 1982, une œuvre et deux états sonores

La huitième plage, écrite par Russ Ballard, est une survivante d’un projet plus ancien. En juillet 1978, Ringo enregistre une version longue, avec arrangements orchestraux, au cours des sessions Ballard. Une première bande atteint environ 5 min 32–33 s selon les éditions. Lorsque Walsh prépare Old Wave, il souhaite récupérer la chanson, puis abandonne progressivement l’accompagnement initial au profit d’une nouvelle réalisation autour de la voix de Ringo. Joe Vitale enregistre un piano et des percussions en août 1982 ; Walsh ajoute Mellotron et synthétiseurs.

Le nouveau master publié en 1983 est ramené autour de 3 min 52 s, avec un couplet supprimé. Il ne s’agit pas simplement d’une réédition du mix de 1978 ni d’une nouvelle voix de Ringo chantée en 1982 : la version commercialisée est une reconstruction d’une bande antérieure. La version originale de 1978 est proposée comme bonus sur le CD The Right Stuff de 1994, ce qui crée deux objets sonores à comparer et à documenter avec leurs durées et leurs personnels distincts.

B4 — Everybody’s In A Hurry But Me : Clapton et Entwistle jouent vraiment avec Ringo

Le 14 mars 1982, une improvisation est enregistrée dans le studio Startling de Tittenhurst Park. L’effectif identifié comprend Ringo Starr à la batterie, Joe Walsh et Eric Clapton aux guitares, John Entwistle à la basse, Chris Stainton au piano et Ray Cooper aux percussions. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence de pochette : la documentation précise la date, les fonctions et les musiciens effectivement réunis sur la base. Les crédits d’écriture publiés associent Richard Starkey, Joe Walsh, John Entwistle, Eric Clapton et Chris Stainton.

Des prises de répétition et des retouches précèdent la version finale. Walsh ajoute ensuite des guitares, et la voix de Starr est enregistrée le 6 août 1982 à Santa Barbara. Une fiche de master qui indique uniquement « 14 mars 1982 » manquerait donc une étape majeure. À l’inverse, il serait tout aussi trompeur d’attribuer la présence physique de Clapton et d’Entwistle à Santa Barbara le 6 août : cette date concerne les derniers ajouts signalés.

B5 — Going Down : deux basses, un sifflement et Barbara Bach aux chœurs

Dernière chanson de l’album, « Going Down » est signée Starr–Walsh. Le master compte Joe Walsh aux guitares, à l’harmonica et aux chœurs ; Waddy Wachtel, Sherwood Ball et Kal David apportent également des guitares ; Gary Brooker joue du piano. Les crédits mentionnent Mo Foster et Kenny Edwards à la basse : ce ne sont pas deux graphies du même musicien, mais deux couches instrumentales enregistrées à des étapes différentes, toutes deux conservées au mixage final.

Ringo chante et siffle, et Barbara Bach participe aux chœurs avec Walsh, Gary Brooker et Mo Foster. L’ingénieur Jim Nipar raconte avoir enregistré un sifflement apporté spontanément par Starr en pleine nuit. Le détail est amusant, mais il s’agit d’une intervention sonore réellement documentée, contrairement à certains récits d’anecdotes qui transforment les visiteurs d’une séance en musiciens du disque. Les percussions et guitares complémentaires sont à relier aux notes individuelles, car la distribution cumulative est particulièrement fournie.

Étude musicologique transversale : comment Joe Walsh transforme la section rythmique d’Old Wave

Une production qui repose sur des groupes différents, non sur un orchestre unique

On présente souvent Old Wave comme « l’album produit par Joe Walsh ». La formule est correcte pour identifier l’architecte principal du disque, mais insuffisante pour comprendre l’enregistrement. Les dix titres ne rassemblent pas systématiquement les mêmes musiciens, et certaines bandes antérieures ont été retravaillées. La conséquence musicale est importante : les qualités que l’on attribue globalement à la « batterie de Ringo sur Old Wave », au « son des guitares de Walsh » ou aux « claviers de Gary Brooker » ne peuvent être transposées sans contrôle d’un master à l’autre. Les crédits doivent être reliés à un ensemble sonore précisément identifié, et non à l’album considéré comme une séance géante.

La marque de Walsh se lit d’abord dans la possibilité d’organiser plusieurs instruments autour d’une chanson. Un producteur-guitariste peut enregistrer une partie rythmique, lui adjoindre une guitare mélodique, introduire une slide ou une texture électronique, puis doser les différents plans au mixage. Il ne faut pas présumer que toutes ces parties ont été jouées dans la même pièce et le même jour. La fonction de Walsh est aussi de décider quelles prises conserver et comment rendre compatibles leurs timbres. C’est particulièrement important pour les bandes issues de plusieurs périodes de travail.

« In My Car » et « Alibi » : la chanson commence avec la basse, la batterie et les accords

« In My Car », issu d’une composition dont l’histoire passe par Mo Foster et Kim Goody, montre qu’une chanson ne possède pas une seule naissance artistique. La première écriture, les adaptations proposées pour Ringo, les prises de groupe et les décisions de publication doivent être distinguées. Dans l’enregistrement final, la section rythmique doit ménager un espace entre la voix du chanteur, la basse et la guitare du producteur. La basse fretless peut apporter une continuité entre les notes pendant que la batterie délimite les temps ; les guitares peuvent souligner un refrain ou répondre aux paroles. Cette description représente des fonctions d’arrangement possibles ; leur attribution exacte à telle prise dépend de l’écoute et des archives.

« Alibi », dont la prise de base du 7 mars 1982 associe Ringo, Walsh, Foster et Gary Brooker, constitue une situation complémentaire. Le piano peut contribuer à définir les changements d’accords tandis que les guitares enrichissent la texture. Mais il serait abusif de reconstruire l’ordre des overdubs en comparant seulement la place des instruments dans le mix stéréo. Des éléments très audibles peuvent avoir été ajoutés tardivement, et une partie de la prise initiale peut rester enfouie. La chronologie documente une base commune ; la musique publiée résulte de l’ensemble du travail qui lui a succédé.

« Hopeless » et « Be My Baby » : les effets ne sont pas des signatures personnelles

La guitare slide de Walsh apporte à « Hopeless » une capacité particulière de liaison entre les notes : le glissé peut prolonger une phrase chantée, annoncer une transition ou colorer l’harmonie sans la jouer strictement en accords. La basse fretless de Foster propose également des passages continus entre certaines hauteurs, mais ce rapprochement technique ne veut pas dire que les deux instruments doublent la même mélodie. Il faut rechercher leur éventuel dialogue dans les espaces laissés par les voix et le piano de Brooker. La présence d’un petit instrument Suzuki signalé dans les souvenirs de Jim Nipar complique encore l’identification des timbres atypiques : toute sonorité surprenante ne doit pas être attribuée à la guitare de Walsh.

Dans « Be My Baby », le titre renvoie à une composition distincte de la chanson célèbre des Ronettes. L’usage d’effets de guitare et de clavier fait partie de son identité de production. La talk box, notamment, ne se confond pas avec un simple synthétiseur et ne démontre pas que le guitariste chante dans un microphone traditionnel. Le dispositif modifie le timbre d’une source instrumentale à l’aide du conduit vocal ; son effet doit être distingué du chant effectivement enregistré par Ringo et des interventions de clavier associées à Joe Vitale. L’analyse doit examiner comment ces couleurs produisent des contrastes sans se substituer aux renseignements documentaires sur les interprètes.

« She’s About a Mover » et « I Keep Forgettin’ » : changer de style, changer de section

La reprise de « She’s About a Mover », chanson associée à Doug Sahm, mobilise une référence stylistique différente de celle des compositions conçues pour Ringo et Walsh. Il faut rechercher la manière dont le rythme, les guitares et la voix de Ringo se situent par rapport à cette tradition texane, sans présenter un écart de style comme une erreur d’interprétation. Reprendre une chanson ne consiste pas obligatoirement à reproduire le groupe originel : l’instrumentation et la production peuvent faire entendre un autre caractère, à condition que les éléments caractéristiques du morceau restent reconnaissables.

« I Keep Forgettin’ » est un cas documentaire essentiel puisque les crédits distinguent une première intervention de Zak Starkey et le recours à Russell Kunkel dans le master final. L’affirmation « Zak joue de la batterie sur Old Wave » ne peut donc être étendue à l’ensemble de la version commercialisée. Musicalement, une nouvelle partie de batterie peut modifier le placement des temps, la densité des cymbales et les transitions même lorsque les harmonies et la voix demeurent semblables. Pour établir ces changements, il faudrait comparer les prises concernées, et non se contenter de lire un générique d’album.

« Picture Show Life » et « As Far As We Can Go » : remplacement instrumental et reconstruction de bande

La participation de Waddy Wachtel sur « Picture Show Life » rappelle que la production de Walsh ne signifie pas qu’il joue toutes les guitares du disque. Une nouvelle partie instrumentale peut modifier le caractère d’un morceau : une guitare placée en réponse au chant n’a pas la même fonction qu’un accompagnement continu d’accords, même si les deux sont désignés comme « electric guitar » dans un livret. L’examen des versions et des prises est indispensable avant d’associer un motif spécifique à un interprète.

Le cas d’« As Far As We Can Go » est encore plus instructif. Le disque de 1983 conserve une voix principale de Ringo enregistrée en 1978 tout en incorporant des travaux de 1982. La réédition de 1994 donne accès à un état antérieur qui peut servir de point de comparaison. L’enquête devrait examiner la durée des introductions, le tempo réellement mesuré, les textures d’accompagnement, les nouvelles percussions et les chœurs, ainsi que la place de la voix dans chacun des mixages. Il ne faut pas appeler « nouvelle prise de chant » une bande ancienne accompagnée de nouveaux instruments. Une œuvre peut conserver son interprétation vocale tout en changeant considérablement de cadre musical.

« Everybody’s in a Hurry But Me » et « Going Down » : la densité des invités

Sur « Everybody’s in a Hurry But Me », la présence de Ringo, Eric Clapton et John Entwistle attire l’attention, mais l’intérêt musicologique d’un ensemble ne réside pas dans le prestige cumulé des noms. La batterie, la basse et la guitare doivent conserver une relation claire même lorsqu’une performance prend la forme d’une jam. Le groove s’évalue en regardant les répétitions, les relances, les silences et les échanges de phrases. Un solo de guitare ne prouve pas que les autres musiciens aient suivi en improvisant librement sans direction préalable.

« Going Down » ajoute une autre difficulté : plusieurs basses, un piano et des voix d’accompagnement sont conservés dans le même master. La présence de Mo Foster et Kenny Edwards ne dit pas comment leurs parties se répartissent les notes ni si elles jouent à l’unisson. La coexistence de lignes graves peut enrichir le contrepoint ou renforcer les fondamentales ; elle peut aussi rendre le mixage délicat. Le fait que Barbara Bach figure dans les voix et que Brooker participe aux chœurs invite à traiter la conclusion du disque comme une réalisation collective construite, plutôt que comme une simple réunion informelle.

Une méthode pour analyser les dix titres sans inventer leurs bandes multipistes

Pour chaque morceau, l’enquête doit noter séparément les instruments crédités sur le master, l’existence éventuelle d’une version antérieure, les modifications d’arrangement documentées et les impressions musicales que l’écoute permet de reproduire. Une citation d’ingénieur décrit une décision ou un souvenir ; un livret authentifie un crédit ; une écoute révèle un résultat qui peut être modifié par le mixage. Aucun de ces éléments ne remplace complètement les autres. Cette distinction permet de faire d’Old Wave une histoire de production musicale, et non simplement un album dont la liste d’invités serait particulièrement spectaculaire.

Un album absent des magasins britanniques et américains en 1983

Le disque sort en Allemagne le 16 juin 1983 chez Bellaphon, numéro 260 16 029, puis au Canada le 24 juin chez RCA, numéro DXL 1-3233. Des éditions sont également recensées au Japon, en Australie, au Brésil, au Mexique et en Nouvelle-Zélande, mais il n’existe pas de publication initiale domestique ordinaire au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Il ne faut donc pas renseigner un classement britannique nul comme si un album largement distribué y avait échoué à la vente : le pays ne possédait pas de sortie initiale équivalente.

Le 45-tours allemand « In My Car / As Far As We Can Go » est lié à cette sortie Bellaphon. Un autre single « I Keep Forgettin’ / She’s About A Mover » est signalé au Mexique. Les marchés nationaux réclament leurs propres fiches avec numéro de catalogue, label, couleur d’étiquette, matrices et inscriptions de fabrication. Un programme de dix titres peut être identique entre deux disques tout en ayant des particularités matérielles importantes pour la collection.

1994 : The Right Stuff dévoile la bande Ballard

Le 22 août 1994, le label américain The Right Stuff remet l’album sur le marché en CD sous la référence T2-29675. Cette édition comprend les dix titres de 1983 plus « As Far As We Can Go (Original Version) », onzeième plage provenant des sessions Ballard de 1978. Le livret de seize pages évoqué dans les notices discographiques apporte des informations indispensables sur l’enregistrement, les instrumentistes et la circulation des bandes.

Cette réédition est une ressource de recherche, mais il faut éviter de considérer tous les titres du CD comme des sessions de 1994. L’année correspond à la fabrication et à la publication du support, non à la date des performances. Pour chaque version, une fiche doit séparer l’œuvre, le master, l’année d’enregistrement, la durée et le support précis sur lequel elle apparaît.

Le dossier des éditions récentes et la question du remaster

Des éditions LP et CD de Culture Factory / L.M.L.R. sont recensées entre 2022 et 2026 dans les catalogues contemporains. Leur existence ajoute des variantes physiques et numériques potentielles au dossier, mais ne prouve pas qu’elles soient issues de nouveaux mixages. Il faut comparer les listes de pistes, les mentions de restauration, les matrices de vinyles, le code-barres et les caractéristiques sonores avant d’attribuer un master inédit.

Le chantier de référence comporte donc un double objectif : restaurer la continuité historique d’un disque longtemps peu distribué, et empêcher qu’un remaster, un changement de label ou un pressage coloré soit présenté comme une nouvelle session. L’enquête est particulièrement importante pour les exemplaires allemands et japonais, et pour le CD de 1994 qui contient une version véritablement différente du morceau de Russ Ballard.

Inventaire des pressages et rééditions, Allemagne, Japon et 2026

Un guide destiné aux collectionneurs réunit le Bellaphon allemand 260 16 029, le RCA canadien DXL 1-3233, le japonais RPL-8215, le single allemand « In My Car » sous Bellaphon 100 16 012, le CD The Right Stuff T2-29675 de 1994 et l’édition liquid-filled bleue annoncée à 400 exemplaires en 2026. Les chiffres de catalogue attestés sont séparés des matrices restant à examiner sur les objets physiques.

Old Wave : trois cas où la prise, l’overdub et le mix final ne coïncident pas

As Far as We Can Go : une voix de 1978 dans un album de 1983

« As Far as We Can Go » révèle combien l’étiquette chronologique d’un disque peut masquer des enregistrements réalisés plusieurs années auparavant. Le titre de Russ Ballard provient d’un projet ancien, avec une intervention vocale de Ringo en 1978, puis reçoit de nouveaux éléments instrumentaux dans la phase de travail avec Joe Walsh et Joe Vitale en 1982. L’album paraît en 1983, mais cette date commerciale ne remplace ni les dates de création de l’œuvre ni celles des bandes utilisées. Le catalogue doit conserver la prise ancienne et la version remaniée comme deux états documentaires reliés, et non comme deux chansons indépendantes.

La publication ultérieure de la version originale permet de mieux comprendre cette superposition, mais elle ne rend pas les sessions de 1978 contemporaines de la réédition. Une fiche exacte devrait distinguer la bande de départ, les arrangements ajoutés et le mix effectivement publié sur chaque support. Les crédits de Joe Vitale sur la version de 1982 doivent ainsi rester liés aux parties qu’il a enregistrées, sans être projetés sur une séance à laquelle il n’a pas nécessairement participé.

Everybody’s in a Hurry but Me : de la rencontre collective à la chanson terminée

Le 14 mars 1982, une improvisation à Startling Studios réunit Eric Clapton et Joe Walsh aux guitares, John Entwistle à la basse, Ray Cooper aux percussions et Ringo à la batterie. Le master final reçoit ensuite des ajouts, parmi lesquels la voix principale enregistrée le 6 août 1982 à Santa Barbara. Cette chronologie montre que le groupe associé à la prise de base ne correspond pas nécessairement à l’ensemble des personnes présentes lors du dernier jour de travail.

La liste des auteurs inclut notamment Chris Stainton, ce qui ne prouve pas à lui seul son jeu sur chaque piste instrumentale conservée. Le crédit de composition est un fait distinct de l’interprétation. L’encyclopédie doit donc conserver séparément le collectif à l’origine de la musique, les instrumentistes réellement enregistrés et les intervenants de la finition. L’existence d’une collaboration artistique ne dispense pas d’identifier sa fonction.

Going Down : deux basses conservées dans le même mix

Le troisième cas est « Going Down », où la documentation indique des parties de Mo Foster et Kenny Edwards. Il ne s’agit pas nécessairement d’un remplacement complet : les deux bassistes sont présents dans la description du résultat final. Un mix peut conserver une basse fretless donnant du mouvement à l’harmonie et une autre partie renforçant l’assise, même lorsque les musiciens ont travaillé à des moments distincts. Décrire le procédé avec précision demande une écoute attentive des bandes et des déclarations de ceux qui les ont enregistrées.

L’ingénieur Jim Nipar a également raconté un ajout de sifflement par Ringo au cours d’une séance tardive. Ce souvenir est une pièce de première main sur une intervention qui ne se déduit pas de la seule liste d’instruments. Il montre comment une idée spontanée peut rejoindre un arrangement déjà avancé, mais ne donne pas nécessairement la date exacte de toutes les prises antérieures.

Ces trois titres constituent un laboratoire de méthode : les crédits attestent des rôles, les entretiens expliquent certains gestes, et les éditions successives témoignent des versions conservées. Les notices spécialisées de Joe Vitale, Mo Foster et Jim Nipar permettent de poursuivre ces questions par métier sans recopier la chronologie complète de l’album.

Joe Walsh dans Old Wave : un producteur, un musicien et le début d’un partenariat durable

La réalisation d’Old Wave en 1982 place Joe Walsh dans une position différente de celle d’un guitariste invité à enregistrer un solo. Il participe à la production et à l’écriture de plusieurs chansons, tout en jouant des instruments spécifiques selon les masters. Sa collaboration avec Ringo devient un véritable système de travail, dans lequel Jim Nipar assure des fonctions techniques essentielles et où des musiciens venus de plusieurs univers se retrouvent entre Startling et Santa Barbara. Il faut cependant conserver la distribution exacte par titre, car Walsh n’est pas l’interprète de toutes les guitares du disque.

« In My Car » montre que la production peut transformer une composition proposée par un instrumentiste. Mo Foster et Kim Goody disposent d’une chanson antérieure, puis Walsh et Ringo participent à la refonte qui aboutit au master publié. « Be My Baby » relève d’une autre situation : Walsh apparaît à la composition d’une œuvre nouvelle qui ne doit pas être confondue avec le succès des Ronettes. Les reprises, comme « I Keep Forgettin’ », ne changent pas d’auteurs lorsqu’elles sont arrangées pour Ringo. Ces trois situations sont autant de modèles de collaboration différents au sein d’un même album.

Après les séances, le lien artistique se prolonge sur scène avec le All-Starr Band, puis se retrouve dans les enregistrements de 2012. La chronologie importe : Walsh devient le beau-frère de Ringo en 2008, mais leur travail sur Old Wave précède cette parenté de plus de vingt-cinq ans. Une relation familiale ultérieure ne peut pas servir à expliquer le recrutement de 1982.

La nouvelle monographie Joe Walsh–Ringo Starr (1982–2012) aborde l’ensemble de cette évolution, tandis que la présente page conserve la sessionographie et les éditions d’Old Wave. Les participations de Ringo sur Analog Man appartiennent à un disque de Walsh, et non à une réédition du projet de 1983. L’encyclopédie gagne à relier ces faits sans les fusionner.

Les métiers d’Old Wave : six monographies complémentaires

L’examen des sessions d’Old Wave appelle une distinction stricte entre chanson, master et participant. Joe Walsh coordonne une réalisation qui associe des prises faites en Angleterre à Startling Studios et des opérations californiennes à Santa Barbara Sound Recording. Les dix chansons ne réunissent pas les mêmes instrumentistes. Ringo joue lui-même de la batterie sur une partie du disque, mais pas sur tous les titres ; Mo Foster joue plusieurs basses, sans exclure les participations de Freebo, John Entwistle ou Kenny Edwards. De même, le répertoire passe d’œuvres écrites par Ringo et Walsh à des reprises de Doug Sahm, de Leiber et Stoller ou de Russ Ballard. Le personnel d’une chanson ne doit pas être recopié sur les autres au seul motif qu’il figure sur une même pochette.

Waddy Wachtel : deux chansons et l’arrivée de trois choristes

Waddy Wachtel joue de la guitare sur « Picture Show Life » et « Going Down ». Dans le premier cas, il intervient pour remplacer ou enrichir des guitares déjà enregistrées, sur invitation de Walsh. Son témoignage rétrospectif signale aussi l’arrivée d’une formation vocale qu’il avait produite, Hardchoir. Les crédits des chansons désignent Steve Hess, Mark Easterling et Patrick Maroshek comme chanteurs d’accompagnement sur « Picture Show Life » et « In My Car », et la notice détaillée de « Hopeless » mentionne également leurs voix. Certaines synthèses générales ne donnent pas une ventilation parfaitement identique. Il faut conserver la distinction entre l’indication au niveau du master, le tableau condensé de l’album et le souvenir oral des musiciens. Une contribution aux chœurs ne vaut ni crédit d’écriture ni preuve d’une participation sur l’ensemble du programme.

« Picture Show Life », œuvre de John Reid et Johnny Slate, conserve des parties de basse fretless attribuées à Mo Foster. Le remplacement des guitares ne signifie pas nécessairement que toute la bande ait été réenregistrée. « Going Down », cosignée Ringo et Walsh, rassemble de son côté plusieurs guitaristes et bassistes sur des pistes successives ; la présence de Wachtel dans les deux chansons ne prouve pas qu’il ait joué les mêmes instruments ou travaillé avec la même formation à chaque étape. Les deux fiches de morceaux conservent leurs auteurs et l’analyse de leurs masters ; le portrait du guitariste suit son rôle transversal, tandis que la monographie collective des choristes documente l’arrivée de professionnels qui apparaissent rarement dans les biographies de Ringo.

Freebo et Kenny Edwards : deux basses de nature différente

La contribution de Kenny Edwards à « Going Down » est située à Santa Barbara en juillet 1982 : il ajoute une basse au master, sans faire disparaître la basse fretless de Mo Foster. Le fait que les deux parties subsistent dans le mix final est plus significatif qu’une simple liste de deux noms. Il explique comment une chanson peut être terminée grâce à un musicien invité des mois après sa première prise. Dans la même œuvre, les guitares de Walsh et Wachtel, les interventions de Gary Brooker et la voix de Barbara Bach appartiennent à d’autres dimensions de la réalisation. Une étude musicale doit reconnaître cette distribution, sans prétendre savoir de manière certaine quel bassiste exécute chacune des notes lorsqu’il n’existe pas de piste isolée accessible.

Freebo et Peter Bunetta représentent une configuration tout autre sur « She’s About a Mover ». Le premier tient la basse et le tuba, le second la batterie. L’accompagnement de la chanson de Doug Sahm est enregistré à Santa Barbara au début de 1982 avec une formation de rhythm and blues, avant que Ringo y pose sa voix au mois d’avril. Il serait incorrect de créditer Ringo comme batteur sur ce master en s’appuyant sur ses participations aux autres chansons. Sherwood Ball et Kal David interviennent à la guitare avec Joe Walsh, tandis que Bruce MacPherson joue de l’orgue, que Sam Clayton, Jocko Marcellino et Joe Lala apportent des percussions, et que David Wooford, Garrett Adkins et Lee Thornburg forment la section de cuivres. Certains relevés de « Going Down » mentionnent également Ball et David ; cette ventilation n’est pas reprise avec la même précision dans toutes les listes générales et demande de conserver l’attribution avec réserve.

Zak Starkey et Russell Kunkel : l’archive d’une batterie remplacée

Zak Starkey et Russell Kunkel occupent deux positions historiques différentes dans « I Keep Forgettin’ ». Le premier, fils de Ringo, enregistre une première batterie pour la chanson au cours des sessions de 1982. Le second intervient ensuite à Santa Barbara en juillet, lorsque l’équipe décide de remplacer cette partie par une sonorité différente. Le master standard de 1983 conserve la batterie de Kunkel, tandis que la prestation de Zak relève d’une bande antérieure. Il s’agit d’un cas pédagogique de crédit rejeté : une participation authentique à une séance ne devient pas automatiquement une prestation audible dans la version publiée. Ringo et Ray Cooper apportent pour leur part des percussions, autre rôle qu’il ne faut pas confondre avec la batterie finale.

Ces différences éclairent la méthode de Joe Walsh et de l’ingénieur Jim Nipar : l’album résulte d’enregistrements révisés, de décisions d’équilibre instrumental, de remplacements et d’overdubs, sans qu’une liste imprimée permette à elle seule de retrouver toutes les étapes. Le cas « As Far as We Can Go » prolonge la réflexion, puisqu’une voix de 1978 est conservée tandis qu’un accompagnement est profondément retravaillé en 1982. L’art de collaborer ne se résume donc pas à la réunion de vedettes : il repose sur les décisions concrètes de musiciens, de techniciens et de producteurs à des moments distincts de fabrication.

Questions ouvertes et méthode d’attribution

La documentation d’Old Wave ne répartit pas toujours les instruments de manière homogène entre les inventaires généraux et les fiches de morceaux. Certaines dates de prises sont données sous forme de périodes, les souvenirs de studio peuvent avoir été racontés plusieurs décennies plus tard, et les premières versions ne sont pas toutes accessibles commercialement. Pour un travail encyclopédique, les informations les plus solides sont les œuvres, les noms des interprètes attachés aux masters, les rôles d’instruments et les étapes attestées. Les questions encore ouvertes ne doivent pas être résolues par une précision inventée. Les éditions de 1983, de 1994 et les rééditions postérieures constituent des états de publication à distinguer des performances de 1978 et de 1982.

Parcourir les six nouveaux portraits : Waddy Wachtel et Ringo Starr : les guitares de Picture Show Life et Going Down ; Kenny Edwards et Ringo Starr : une basse ajoutée à Going Down en juillet 1982 ; Freebo et Peter Bunetta avec Ringo Starr : la section rythmique de She’s About a Mover ; Steve Hess, Mark Easterling et Patrick Maroshek : les chœurs de Ringo Starr sur Old Wave ; Sherwood Ball et Kal David avec Ringo Starr : les guitares de She’s About a Mover ; Zak Starkey, Russell Kunkel et Ringo Starr : les deux batteries de I Keep Forgettin’. Ces notices complètent les dix fiches de chansons, la sessionographie, les profils de Joe Walsh, Mo Foster et Jim Nipar, sans les dédoubler. L’indexation doit relier chacun des musiciens aux titres auxquels il participe effectivement, et non distribuer le personnel global sur tous les masters.