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Monographie historique · 1982–1983

Freebo et Peter Bunetta avec Ringo Starr : la section rythmique de She’s About a Mover (1982)

Étude des fonctions, des séances et des masters originaux.

Une reprise enregistrée autrement

« She’s About a Mover », cinquième plage d’Old Wave, est une chanson de Doug Sahm que le Sir Douglas Quintet avait popularisée pendant les années 1960. Pour la version de Ringo Starr, un ensemble de musiciens se rassemble à Santa Barbara en janvier 1982 sous la direction de Joe Walsh. Freebo est crédité à la basse et au tuba, Peter Bunetta à la batterie. Cette équipe se distingue des formations de plusieurs autres titres de l’album, où Ringo tient lui-même les baguettes et Mo Foster joue de la basse.

La bande instrumentale précède le chant

La prestation initiale est liée à une formation ayant participé à un concert de bienfaisance à Santa Barbara à la fin de janvier 1982. Walsh fait ensuite enregistrer ce groupe sur une reprise de Doug Sahm. La base instrumentale est captée avant que Ringo ne pose sa voix, en avril. Ce procédé montre qu’un master publié sous le nom d’un chanteur peut comprendre un accompagnement préparé sans lui. Les dates de la bande, des overdubs et de la commercialisation ne doivent pas être confondues.

Freebo : basse et tuba

Le crédit instrumental de Freebo associe la basse et le tuba. Les deux instruments remplissent des fonctions distinctes, l’un au cœur de la section rythmique, l’autre dans l’environnement des cuivres et des graves. La mention de ces deux parties ne signifie pas qu’elles ont été jouées simultanément. Elle ne permet pas non plus d’étendre la présence de Freebo aux chansons jouées par John Entwistle, Kenny Edwards ou Mo Foster. Chaque participant doit rester lié au master réellement documenté.

Peter Bunetta à la batterie

Peter Bunetta tient la batterie de « She’s About a Mover ». Le fait que Ringo Starr soit célèbre pour son rôle de batteur ne signifie pas qu’il joue nécessairement cet instrument sur chaque chanson de sa discographie solo. Ce choix rappelle les sessions country de Beaucoups of Blues en 1970, où il confie souvent la batterie à des instrumentistes invités. Ici, la voix de Ringo est ajoutée à une prestation de groupe antérieure. Les crédits ne suffisent pas à déterminer le matériel de batterie ni les détails de la prise.

Les guitares et les percussions de la séance

Joe Walsh, Kal David et Sherwood Ball contribuent aux guitares ; Bruce MacPherson est à l’orgue. Sam Clayton, Joe Lala et Jocko Marcellino interviennent aux percussions. Un groupe de cuivres rassemble David Wooford au saxophone, Garrett Adkins au trombone et Lee Thornburg à la trompette. Cette équipe ne constitue pas la distribution de tout Old Wave, mais celle de la reprise. Elle permet d’identifier une coloration rhythm and blues distincte des autres chansons de l’album.

Le passage de cuivres

Les récits de séance évoquent une intervention supplémentaire des cuivres pour la partie centrale de la chanson, parfois décrite comme une parenthèse Dixieland. Cette opération relève de l’arrangement du même master, et non d’un titre séparé. Le rôle de Freebo au tuba doit être distingué des saxophone, trombone et trompette de ses partenaires. Pour une attribution instrumentale plus détaillée, les feuilles de piste ou des enregistrements isolés seraient nécessaires.

De 1982 au single mexicain

Ringo enregistre le chant en avril 1982 et l’album est publié en juin 1983. Le morceau sert également de face B à un single de « I Keep Forgettin’ » sur certains marchés, notamment au Mexique. La diffusion sur un autre format n’implique pas une nouvelle prestation de Freebo ou de Bunetta. Il faut conserver les dates de prise et de parution, et vérifier les éventuels montages ou mixes avant de déclarer l’existence de versions distinctes.

Bilan et navigation

Freebo et Peter Bunetta constituent une section rythmique spécifique, enregistrée avant l’arrivée de la voix de Ringo. Ils illustrent la méthode souple de Joe Walsh et le recours à des instrumentistes de rhythm and blues. Lire la fiche « She’s About a Mover » et l’atlas d’Old Wave. La monographie décrit les musiciens ; la fiche chanson traite la composition de Doug Sahm et l’histoire de la reprise.

Une formation rythmique atypique dans la discographie de Ringo

La version de « She’s About a Mover » doit d’abord être replacée dans son processus de fabrication : une prise d’ensemble instrumentale à Santa Barbara, en janvier 1982, puis l’arrivée de la voix de Ringo au printemps. Cette chronologie interdit de décrire la bande comme la captation d’un groupe constitué autour de sa batterie. Le poste de batteur est occupé ici par Peter Bunetta. Freebo tient la basse et le tuba, deux fonctions qui éclairent le choix d’un arrangement plus proche du rhythm and blues et du rock texan que du son homogène des autres chansons d’Old Wave. La participation de Ringo réside dans son interprétation vocale sur un accompagnement déjà construit : une collaboration véritable, mais différente des séances où il chante et joue lui-même de la batterie.

La constellation réunie autour de Joe Walsh mérite d’être lue instrument par instrument. Sherwood Ball et Kal David interviennent aux guitares, Bruce MacPherson à l’orgue ; Sam Clayton, Joe Lala et Jocko Marcellino forment un groupe de percussionnistes. Les vents sont également identifiables : Garrett Adkins au trombone, Lee Thornburg à la trompette et David Woodford au saxophone. Dans cette architecture, la basse et le tuba de Freebo ne doivent pas être confondus avec les cuivres. L’écriture d’une notice précise suppose de séparer les pupitres, même lorsqu’ils se répondent à l’écoute. On peut ainsi suivre l’évolution de la texture musicale sans inventer une séance commune supplémentaire.

Ce que permet la comparaison avec le disque original

« She’s About a Mover » n’est pas une composition écrite pour Ringo. Doug Sahm en avait fait un succès avec le Sir Douglas Quintet en 1965. L’enregistrement de 1982 transforme donc une œuvre déjà connue : il est pertinent de parler de reprise, de nouvel arrangement et de changement d’interprète, non de coécriture avec les instrumentistes présents. La forte personnalité des cuivres et la présence d’un véritable batteur de séance donnent au morceau un statut à part sur l’album. Cette singularité explique aussi pourquoi le disque peut être étudié dans une histoire des collaborations de Ringo sans attribuer à celui-ci toutes les performances instrumentales entendues.

Pour comparer les fonctions sans répéter deux fois l’histoire de la chanson, lire l’étude des guitaristes Sherwood Ball et Kal David, puis l’atlas des dix chansons d’Old Wave. Ces renvois relient une même bande sonore à plusieurs métiers sans multiplier les pages consacrées au même master.