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Yellow-Sub.net · Ringo Starr · Chapitre 5 · Paul McCartney
Ringo Starr et Paul McCartney : les retrouvailles musicales après les Beatles
Une relation musicale qui se prolonge après les Beatles, avec une étape particulièrement bien documentée sur Flaming Pie et le single Beautiful Night.
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McCartney et Ringo : de la section rythmique à l’improvisation collective
Les réunions entre Paul McCartney et Ringo Starr ne constituent pas une suite de reconstitutions des Beatles. Sur les productions des années 1980, la présence de Ringo doit être comprise dans les sessions de McCartney et sous la responsabilité des producteurs des albums. Plus tard, Flaming Pie offre deux exemples différents : « Beautiful Night » est une composition de Paul à l’arrangement très élaboré, tandis que « Really Love You » naît d’une improvisation et associe les deux musiciens à l’écriture. Les présenter sous le seul intitulé « retrouvailles » ferait disparaître cette différence essentielle.
Les bandes enregistrées pour Anthology autour de démos de John Lennon relèvent encore d’une autre temporalité. La voix ancienne sert de point de départ à une nouvelle production, sans réunion de l’auteur défunt avec les instrumentistes. Dans le récit encyclopédique, il importe donc de préciser la date de la composition, celle de la batterie enregistrée et celle de la version finalement diffusée. Ce travail montre que les rencontres McCartney–Starr prolongent une histoire commune tout en créant de nouvelles œuvres et de nouveaux objets discographiques.
Étude de concordance : Paul McCartney : des prises distinctes de 1973 à l’Anthology
Les chansons données à Ringo dans les années 1970 et les séances de Flaming Pie des années 1990 ne constituent pas une unique collaboration : Pure Gold, Six O’Clock, Beautiful Night et Really Love You possèdent des auteurs, des lieux et des objectifs divergents. Really Love You, coécrite avec Starr, doit être distinguée des chansons simplement interprétées par lui ; le fait que Ringo se soit retrouvé avec Paul en public n’authentifie pas une nouvelle séance d’enregistrement.
Les retrouvailles de Ringo Starr et Paul McCartney se comprennent à trois niveaux distincts : l’écriture des chansons, les contributions effectivement enregistrées et les versions commercialisées. Les séances de Tug of War, leurs collaborations entre 1980 et 1999 et les publications ultérieures sont documentées séparément : la réédition d’un enregistrement ancien ne constitue pas une nouvelle séance.
Relations documentaires complémentaires :
- Harry Nilsson : voix, batterie, film et prises d’archives
- Howlin’ Wolf et B.B. King : dater et identifier les batteries du blues
- Registre des séances de 1968 à 2026
Écart à surveiller : les archives sonores, les captations filmées et les fiches de disques peuvent porter sur un même événement sans attribuer les mêmes métiers à Ringo.
Ringo Starr sur Tug of War : de la séance de 1980 aux archives
Trois chansons et toutes leurs éditions : les sessions de « Take It Away », « Ballroom Dancing » et « Wanderlust » chez Paul McCartney, avec renvoi aux fiches individuelles et aux nouvelles versions de 1984.
1980–1999 : Paul McCartney et Ringo
Le registre distingue Take It Away, Pipes of Peace, les bandes de Broad Street, Beautiful Night, Really Love You et Looking for You. Ouvrir le registre des crédits → · Vérifier les attributions délicates →.
Explorer les collaborations extérieures : Retrouvez les collaborations avec McCartney, puis leurs équivalents chez d’autres artistes, dans l’atlas transversal. Ouvrir les 162 enquêtes documentaires →
Paul et Linda McCartney auprès de Ringo en 1973 : « Six O’Clock », son arrangement et sa version de 5 min 26 →, puis « You’re Sixteen », la voix de Paul qui imite un saxophone sous le crédit « kazoo » →. Ces séances complètent les collaborations ultérieures déjà recensées avec McCartney.
Une complicité rythmique née avec les Beatles
La relation entre la basse de Paul McCartney et la batterie de Ringo Starr appartient à l’identité sonore des Beatles. Après la séparation du groupe, leurs carrières suivent des chemins autonomes. Les rencontres ultérieures sont donc d’autant plus intéressantes qu’elles ne sont plus dictées par les obligations d’une formation commune : elles deviennent des collaborations choisies dans un autre contexte de création.
1994–1995 : Paul retrouve Ringo et George pour l’Anthology
Les enregistrements des Beatles survivants pour « Free As A Bird » et « Real Love » précèdent les séances de Flaming Pie. Ringo travaille avec Paul et George en 1994–1995 sur des maquettes de John Lennon, avant les nouvelles chansons de McCartney enregistrées en 1996. L’étude des sessions Anthology précise la chronologie et les fonctions de chaque membre.
1997 : Flaming Pie et le retour au travail commun
L’album Flaming Pie paraît en 1997. Dans sa présentation officielle, Paul McCartney explique le contexte d’un disque nourri par l’expérience récente du projet The Beatles Anthology. Les participants comprennent notamment Jeff Lynne et Steve Miller, et Ringo Starr y figure parmi les musiciens invités. Il s’agit d’un jalon idéal pour une analyse des retrouvailles musicales des deux anciens Beatles.
« Beautiful Night » : le crédit indiscutable
Le site officiel de McCartney indique expressément la participation de Ringo Starr à la batterie sur « Beautiful Night ». La chanson, publiée sur Flaming Pie, fait l’objet d’un single sorti le 15 décembre 1997. L’historique présenté par McCartney rappelle que le morceau existait sous une forme antérieure et qu’un arrangement orchestral de George Martin a été ajouté aux studios Abbey Road. La version publiée superpose donc plusieurs étapes de création qu’il sera utile de distinguer.
« Really Love You » : une piste à documenter en détail
« Really Love You » figure également sur Flaming Pie. Ce titre mérite une étude dédiée de la collaboration Paul–Ringo : répartition de l’écriture, conditions de la séance, instruments, versions et commentaires des musiciens devront être examinés à partir des livrets et des éditions d’archives. La fiche définitive évitera de confondre la présence de Ringo sur l’album avec la description de ses gestes instrumentaux sur une prise précise avant vérification des crédits.
Le piège des retrouvailles médiatiques
Une photographie de Paul et Ringo, une apparition à la télévision ou une présence dans un événement consacré aux Beatles ne correspond pas nécessairement à une nouvelle séance d’enregistrement. Notre dossier séparera clairement les performances jouées ensemble, les contributions en studio, les réalisations montées à partir d’archives et les simples rencontres publiques.
Une comparaison musicale à construire
Le dialogue basse–batterie sera analysé dans « L’art du batteur », où il possède déjà sa propre étude. Ici, l’enjeu sera différent : expliquer dans quelles circonstances McCartney invite Ringo, quels morceaux sont effectivement enregistrés, comment les crédits évoluent d’une édition à l’autre et ce que les documents de studio nous apprennent sur la façon dont les deux hommes ont travaillé à nouveau ensemble.
Des livrets originaux aux rééditions : établir les retrouvailles
Les livrets originaux de Flaming Pie et les documents de l’Archive Collection doivent être lus selon leur objet : la session du master publié, une démo préparatoire ou une version retravaillée ne prouvent pas nécessairement une prestation identique. Cette distinction vaut pour les retrouvailles ultérieures de Paul et Ringo. Leurs relations personnelles, leurs apparitions communes et les enregistrements sur lesquels leurs fonctions sont créditées appartiennent à trois catégories historiques différentes.
Pour chaque chanson, la notice précise autant que possible l’œuvre, la date ou la période de prise, les instruments ou voix attribués et la version effectivement éditée. Les documents incomplets sont signalés comme tels, sans transformer une amitié durable en participation discographique supposée.
Deux trajectoires solo qui se croisent sans se confondre
La relation entre Paul McCartney et Ringo Starr a donné l’une des combinaisons rythmiques les plus familières de la musique populaire du XXe siècle. Mais lorsque les Beatles cessent de travailler ensemble, la présence de Ringo sur un disque de Paul n’a plus rien d’automatique. Elle devient l’objet d’une invitation ponctuelle, d’une séance précise ou d’une participation à un titre. C’est cette différence de statut qui donne tout son intérêt historique aux retrouvailles.
Après 1970, McCartney développe ses propres méthodes, parfois en enregistrant lui-même plusieurs instruments, parfois avec Wings, puis avec de nombreux collaborateurs. Ringo, de son côté, mène une carrière solo, retrouve les autres Beatles sur certains de ses albums et travaille avec des musiciens extérieurs au groupe. Dès lors, le terme « réunion » devient délicat : deux anciens Beatles jouant ensemble ne forment pas une nouvelle version des Beatles. Notre dossier distinguera les séances de Paul des chansons de Ringo auxquelles Paul contribue.
Le début des années 1980 : George Martin au centre des séances
L’album Tug Of War paraît le 26 avril 1982, après la séparation de Wings et dans le contexte de la disparition de John Lennon en décembre 1980. Paul retrouve George Martin à la production, et réunit des instrumentistes venus de plusieurs horizons. Parmi eux figurent Steve Gadd, Stanley Clarke, Carl Perkins et Ringo Starr. Le retour de Martin ne doit pas conduire à imaginer une reconstitution des méthodes Beatles : les conditions de travail et les formations utilisées sont différentes, et les crédits officiels détaillent les interventions chanson par chanson.
Le disque est aussi un témoignage de la façon dont McCartney fait coexister plusieurs univers musicaux : un duo avec Stevie Wonder, des instruments classiques sur « Here Today », des accents country avec Carl Perkins et un morceau pop énergique auquel Ringo apporte sa batterie. L’importance du batteur ne tient pas ici au nombre de chansons jouées, mais à la possibilité de documenter une participation très précise.
« Take It Away » : deux batteurs, un single et une réunion vérifiée
La source officielle de McCartney identifie Ringo Starr à la batterie sur « Take It Away », deuxième titre de Tug Of War. La notice générale de l’album crédite également Steve Gadd à la batterie et aux percussions sur les pistes 2 et 3. Pour le morceau « Take It Away », les deux noms apparaissent donc au générique des séances : il ne faut ni effacer Gadd au profit de Ringo, ni réduire ce dernier à une apparition photographique. La présence de George Martin au piano électrique ajoute un troisième personnage lié à l’histoire des Beatles.
Publié en single le 21 juin 1982, « Take It Away » est un exemple précieux pour l’archéologie musicale parce que le titre existe dans plusieurs contextes : une piste d’album, un 45-tours et des éléments visuels de promotion. La fiche détaillée devra examiner séparément le personnel de studio et les participants du clip. Une personne visible à l’écran n’est pas, pour cette seule raison, l’instrumentiste ayant enregistré le master ; dans ce cas précis, nous disposons heureusement des crédits d’enregistrement pour confirmer Ringo.
Tug of War : les trois chansons recensées et les divergences de crédits
Le 26 avril 1982, Tug of War publie une série de sessions réalisées sous la direction de George Martin. « Take It Away » présente un crédit sûr de Ringo Starr et Steve Gadd à la batterie, confirmé par les dossiers des sessions de Montserrat. Pour « Ballroom Dancing » et « Wanderlust », les notices détaillées du Paul McCartney Project incluent également Ringo, avec Paul McCartney crédité à une batterie sur « Ballroom Dancing » et Adrian Sheppard sur « Wanderlust ». Ces deux titres ont suscité des divergences entre sources secondaires et reproductions de crédits d’époque : les détails exacts des prises restent à confronter aux archives instrumentales.
Il ne serait pas correct de nier automatiquement la présence de Ringo sur les deux derniers titres sous prétexte qu’Adrian Sheppard ou Paul sont eux aussi crédités. Inversement, une base de personnel ne permet pas d’affirmer une participation exclusive de Ringo ni de répartir les mesures entre les batteurs. Le catalogue raisonné de Tug of War présente ces trois dossiers et les versions ultérieures. La réinterprétation de « Wanderlust » sur la bande originale de Give My Regards to Broad Street (1984) est un nouveau master où la batterie de Ringo est à nouveau documentée. La participation à la version 1984 de « Ballroom Dancing » ne doit pas être extrapolée depuis les crédits de 1982 ou d’autres morceaux du film.
Quel sens donner à une double batterie ?
Lorsqu’un titre indique deux batteurs, l’enquête doit résister à deux tentations : supposer que tous deux ont nécessairement joué simultanément sur l’intégralité de la bande, ou chercher à identifier l’un des deux uniquement à la couleur sonore de la caisse claire. Il faut plutôt examiner la documentation des prises, les indications de sessions, les souvenirs des producteurs et, lorsqu’elles sont disponibles, les pistes isolées. À ce stade, les crédits officiels certifient deux noms sur « Take It Away » ; ils ne documentent pas à eux seuls toutes les étapes de l’assemblage.
Cette réserve est importante pour un dossier spécialisé. La formule « deux batteurs sur le titre » est une information discographique ; la phrase « Ringo joue tel motif tandis que Gadd exécute tel remplissage » serait une affirmation beaucoup plus exigeante à prouver. La différence entre les deux doit rester perceptible jusque dans nos légendes et nos encadrés.
1983 : Pipes Of Peace prolonge les rencontres de studio
Le disque Pipes Of Peace paraît le 31 octobre 1983 et réutilise une partie des travaux entrepris dans l’entourage de Tug Of War. La présentation officielle de McCartney inclut Ringo parmi les interprètes, mais sa liste globale ne répartit pas les musiciens sur chaque chanson. Il faut donc lui adjoindre les informations des rééditions et les recherches de sessionographie, sans déduire que le batteur figure automatiquement sur « Say Say Say », « The Man » ou les autres morceaux dont la distribution est distincte.
Cette prudence permet de rendre un meilleur service aux lecteurs : l’album associe de nombreuses personnalités — dont Michael Jackson et Steve Gadd — et les fiches généralistes ont tendance à mêler leurs noms. Une ligne de crédits collective n’est pas une feuille de présence pour chaque piste. Elle sert d’index de départ, pas d’inventaire final.
« So Bad » et « Average Person » : deux batteries documentées sur Pipes of Peace
Étude encyclopédique publiée : les deux collaborations de Ringo sur Pipes of Peace sont analysées par prise et par date. « Average Person » associe Ringo aux séances de Montserrat en février 1981, après une première tentative avec Dave Mattacks ; « So Bad » le retrouve le 16 septembre 1982 à AIR Londres. Le disque paraît le 31 octobre 1983. Ces deux contributions ne doivent pas être étendues aux chansons de Michael Jackson ou à l’ensemble du LP.
Le musicologue et auteur Luca Perasi, dont les travaux sont repris par The Paul McCartney Project, attribue explicitement à Ringo la batterie sur « So Bad ». L’entrée discographique donne le 16 septembre 1982 comme date de séance aux studios AIR de Londres et cite, aux côtés de Paul et Ringo, Linda McCartney, Eric Stewart et George Martin. Il s’agit d’un relevé secondaire spécialisé, à rapprocher du livret de l’édition correspondante pour établir la notice définitive.
Le parcours discographique du titre demande lui-même de la précision : « So Bad » figure sur Pipes Of Peace et se retrouve également lié à des éditions de singles. Les dates de travail, de sortie d’album et de publication en 45-tours ne sont pas interchangeables. La notice consacrée à ces enregistrements est reliée au chapitre McCartney et à la chronologie des sessions de Ringo, qui permet de distinguer les contributions instrumentales de l’histoire commerciale de Pipes Of Peace.
1983–1984 : les véritables enregistrements de Give My Regards to Broad Street
Le film et sa bande originale de 1984 contiennent plusieurs contributions documentées de Ringo à la batterie, notamment sur la nouvelle version de « Wanderlust », « Not Such a Bad Boy » et « No Values » ; « So Bad » fait l’objet d’une autre version, présente sur le CD. En revanche, les listes de personnel par plage consultées n’attribuent pas Ringo aux nouvelles versions de « Yesterday » et de « Here, There and Everywhere ». Pour « Ballroom Dancing », la distribution de la version filmique reste à contrôler séparément, sans reprendre les crédits de 1982. L’étude de Broad Street présente les sessions et les versions corrigées.
1995–1997 : pourquoi Flaming Pie intervient à un moment particulier
Au milieu des années 1990, Paul et Ringo participent au projet The Beatles Anthology, qui remet au premier plan leur histoire commune et l’écoute des bandes anciennes. Peu après, Paul prépare Flaming Pie, publié le 5 mai 1997. Les notes officielles soulignent une méthode d’enregistrement spontanée, avec des séances organisées à différentes occasions. Le disque réunit notamment Jeff Lynne, Steve Miller, James McCartney et Ringo Starr.
La proximité avec Anthology est importante, mais ne doit pas produire une causalité simpliste. Le projet a certainement replacé la musique des Beatles au centre de la réflexion de Paul, comme le souligne son site officiel ; il ne prouve pas, à lui seul, qu’une chanson donnée a été composée pour célébrer une réunion. Nous distinguerons donc les commentaires documentés de Paul, la chronologie de fabrication du disque et la lecture que le public peut en faire.
« Really Love You » : Paul et Richard Starkey signent ensemble
Le morceau « Really Love You », douzième piste de Flaming Pie, présente une singularité essentielle : le catalogue officiel le crédite à Paul McCartney et Richard Starkey pour la composition. Il mentionne aussi le nom de Startling Music parmi les éditeurs de l’œuvre. Ce n’est pas seulement une intervention d’instrumentiste invité, mais une collaboration d’écriture attribuée aux deux musiciens. Il faut le dire clairement, car l’importance d’un crédit d’auteur ne se confond pas avec celle d’un crédit de batterie.
En regardant le catalogue officiel, on voit également que Ringo figure à l’échelle de l’album à la batterie, aux chœurs et aux percussions additionnelles. Pour la répartition précise de ces fonctions sur « Really Love You » et les différentes étapes de la prise, les livrets détaillés de l’Archive Collection seront notre base de contrôle. Le fait central est d’ores et déjà établi : les deux anciens Beatles se retrouvent aussi dans une œuvre cosignée, et pas seulement autour d’un instrumentarium.
« Beautiful Night » : ne pas confondre la version de 1986 et celle de 1997
Selon la notice officielle du single, « Beautiful Night » existait depuis environ une décennie avant sa parution sur Flaming Pie ; un enregistrement effectué à New York en 1986 était resté inédit. La version exploitée dans les années 1990 a ensuite été enrichie d’un arrangement orchestral de George Martin enregistré à Abbey Road. Ringo Starr est crédité à la batterie sur la version publiée. Cela ne signifie pas qu’il a nécessairement joué sur la bande de New York de 1986 : les étapes de la production doivent rester distinctes jusqu’à ce que les dossiers de studio permettent de préciser son intervention.
Le single paraît le 15 décembre 1997. Il s’agit du dernier extrait de Flaming Pie selon le catalogue de McCartney. La fiche consacrée à « Beautiful Night » devra donc présenter une chronologie en plusieurs strates : composition et première version, reprise et production de la version retenue, ajout orchestral, album de mai 1997 puis single de décembre. Cette décomposition mettra en lumière le travail réel plutôt qu’une anecdote sur une « réunion des Beatles » trop vaguement racontée.
Les crédits de Flaming Pie : un enseignement pour tout le dossier
La liste officielle de Flaming Pie détaille les instruments joués par Paul lui-même, les prestations de Jeff Lynne, Steve Miller, Linda et James McCartney, ainsi que les différentes contributions de Ringo. Elle indique aussi les arrangements de George Martin sur « Somedays » et « Beautiful Night » et distingue les chansons coécrites. Un catalogue de ce niveau permet d’établir des lignes de données fiables ; il révèle simultanément que l’attribution fine des instruments aux différentes prises nécessitera parfois de consulter les livrets enrichis des rééditions.
Pour éviter l’ambiguïté, chaque notice comportera un tableau documentaire distinguant les « crédits officiels de l’album » des « crédits de la chanson et de la version ». Lorsqu’un instrument est crédité à Ringo globalement sans correspondance piste par piste, il sera signalé comme tel. Le dossier ne prétendra pas disposer de feuilles de studio qui ne sont pas publiques.
Ringo Starr — photographie d’ambiance provenant de la photothèque Yellow-Sub.
Paul invité chez Ringo, Ringo invité chez Paul : deux sens différents
Une autre difficulté tient à la réciprocité des collaborations. Paul joue et chante sur plusieurs projets de Ringo, mais ces titres sont d’abord publiés sous le nom de ce dernier. Le lecteur les rencontrera déjà dans la discographie solo ; notre encyclopédie les mentionnera comme collaborations réciproques, avec un lien vers leurs fiches principales, au lieu de recopier l’intégralité de leur histoire. À l’inverse, « Take It Away », « So Bad », « Really Love You » et « Beautiful Night » relèvent directement du catalogue McCartney et justifient des fiches de collaborations externes.
La même distinction sera appliquée aux apparitions publiques des deux musiciens. Une performance conjointe à un événement Beatles relève de la chronologie des concerts ; un enregistrement de studio relève de la sessionographie ; une vidéo réalisée pour promouvoir une chanson appartient à l’histoire audiovisuelle de l’œuvre. Ces trois bases pourront se relier, mais leurs critères d’inclusion ne seront pas les mêmes.
La feuille de route discographique McCartney
La priorité est maintenant de construire les fiches « Take It Away » (1982), « So Bad » (1983), « Really Love You » (1997) et « Beautiful Night » (1997), puis de comparer les livrets originaux avec les volumes disponibles de l’Archive Collection. Pour chaque piste, nous conserverons la date de sortie, les éventuelles dates de prise documentées, la présence de Ringo et des autres instrumentistes, la nature de sa contribution, les différences de versions et une bibliographie concise.
Cette méthode permettra aussi de repérer les absences : être crédité sur un album ne revient pas à accompagner tous ses morceaux. Elle rendra justice à la dimension musicale de la relation Paul–Ringo, en laissant à « L’art du batteur » les analyses techniques de leur dialogue rythmique et aux pages de discographie les détails des différents pressages.
Une chronologie de collaborations moins linéaire qu’il n’y paraît
On pourrait croire que Paul McCartney et Ringo Starr se retrouvent régulièrement en studio après 1970. Leur histoire est en réalité moins continue. Paul dispose de ses propres musiciens, joue parfois lui-même de la batterie et privilégie des formations différentes selon les disques. Ringo mène simultanément ses propres projets. Les participations partagées deviennent des rendez-vous particuliers, et c’est précisément cette discontinuité qui mérite d’être racontée. L’existence d’une vieille amitié ne doit jamais combler les années pour lesquelles nous ne possédons pas de crédit d’enregistrement.
À l’inverse, certains albums ne présentent qu’une seule participation de Ringo, mais très bien documentée. Tug Of War est un bon exemple : le catalogue officiel identifie clairement « Take It Away » comme un titre auquel il contribue. Le dossier doit donc mesurer l’importance d’une collaboration par son intérêt historique et la qualité de ses sources, non par la quantité d’albums qui la mentionnent.
« Take It Away » : l’enregistrement et son contexte artistique
Le single paraît le 21 juin 1982, près de deux mois après l’album. Il associe l’aisance mélodique de McCartney à une production élaborée avec George Martin. Les crédits officiels nomment Steve Gadd et Ringo Starr à la batterie sur la piste 2, tandis que George Martin joue du piano électrique. Sur le plan discographique, cela constitue une réunion de deux anciens Beatles et de leur producteur historique. Sur le plan musical, c’est un nouveau projet, avec ses propres instrumentistes et son propre équilibre d’arrangement.
La présence de Steve Gadd mérite d’être soulignée. Avec ses expériences de studio et ses collaborations dans le jazz, la soul et la pop, Gadd représente un univers instrumental différent de celui de Ringo. Le crédit commun invite à rechercher comment les parties ont été conçues : étaient-elles enregistrées dans la même prise, doublées ou organisées en couches ? Ce sont des questions légitimes, auxquelles le simple livret du disque ne répond pas totalement. Nous les laisserons ouvertes tant qu’une documentation technique ne permettra pas de trancher.
La fiche définitive comportera un repère pour la première parution sur Tug Of War, un autre pour le 45-tours, puis les informations sur les éventuelles versions alternatives publiées dans les archives McCartney. Elle évitera de traiter les photographies du clip comme des preuves des enregistrements. La chronologie de la chanson devra rester clairement séparée de celle de sa promotion.
Pipes Of Peace : la difficulté des séances prolongées
Pipes Of Peace n’est pas né d’un bloc de sessions absolument autonome. La présentation officielle rappelle que plusieurs morceaux sont issus de la période de travail de Tug Of War. Une lecture strictement fondée sur les dates de publication de 1982 et 1983 risquerait donc de produire une chronologie erronée. Ce qui importe est de distinguer les débuts d’une prise, les ajouts ultérieurs et le moment où le mixage destiné au commerce est finalisé.
« So Bad » illustre cette difficulté. La notice de Luca Perasi, reprise par The Paul McCartney Project, place sa séance à AIR Studios le 16 septembre 1982 et crédite Ringo à la batterie. La présence de cette date dans un relevé spécialisé doit inciter à aller consulter les archives et les livrets ; elle ne suffit pas à inventer d’autres événements qui auraient eu lieu le même jour. Les notes de ce genre seront indiquées avec leur provenance afin que le visiteur puisse distinguer le témoignage officiel du travail d’un historien discographe.
Le risque de confusion entre disque et image dans les années 1980
Les années 1980 voient se multiplier les clips, les films musicaux et les représentations télévisées. Ringo peut apparaître dans l’histoire visuelle d’un projet de Paul sans que chaque apparition corresponde à la piste audio diffusée. De même, une réinterprétation d’une chanson pour un film peut comporter une distribution différente de celle du premier master. Il faut donc considérer les documents filmés comme des objets autonomes, dotés de leurs crédits, et non comme de simples illustrations que l’on peut utiliser pour prouver une séance.
Notre méthode permettra de distinguer le disque de studio, la chanson telle qu’elle est interprétée à l’écran et la bande sonore effectivement publiée. Une même œuvre peut avoir plusieurs identités discographiques sans qu’aucune d’elles soit une erreur. L’erreur viendrait de les fondre dans une seule attribution globale.
Flaming Pie : une autre génération de participants
Le personnel de Flaming Pie témoigne d’un nouvel environnement. Jeff Lynne, dont le travail est associé au renouveau des sonorités sixties, collabore à plusieurs pistes ; Steve Miller participe également au disque ; James McCartney y fait une apparition instrumentale. Ringo n’arrive donc pas dans un cercle exclusivement constitué d’anciens Beatles. Il intervient dans un album qui assume des filiations anciennes tout en réunissant des personnes de générations et de parcours différents.
La présentation officielle souligne que Paul a enregistré de façon relativement spontanée, au fil des occasions et des vacances. Cette souplesse ne signifie pas que toutes les chansons aient été improvisées ou enregistrées rapidement. Les différents crédits d’instrumentistes et de producteurs montrent plutôt un projet composite, dont l’unité vient de la direction musicale de McCartney. Il faudra identifier les sessions propres à chaque morceau avant de proposer une chronologie définitive des retrouvailles.
« Really Love You » : que signifie une cosignature ?
Le crédit de composition « McCartney / Starkey » apparaît dans le catalogue officiel de l’album. Il mérite d’être conservé exactement sous cette forme, avec une note précisant que Richard Starkey est le nom civil de Ringo. Le crédit juridique distingue donc cette piste des autres chansons écrites par Paul seul. Ce point constitue une information historique certaine, quelle que soit ensuite l’interprétation que l’on fait du processus créatif entre les deux musiciens.
Il faudra cependant éviter de déduire de la cosignature un scénario d’enregistrement que les sources ne confirment pas. Une œuvre peut être cosignée après une improvisation, à la suite d’une contribution musicale plus structurée ou selon d’autres décisions entre auteurs. Les documents de session permettront de préciser ce cas particulier. Dans l’intervalle, l’encyclopédie peut présenter la cosignature, les instrumentistes crédités et la place de « Really Love You » dans le programme de Flaming Pie, sans romancer l’origine du morceau.
« Beautiful Night » : suivre les traces d’un morceau ancien
La trajectoire de « Beautiful Night » illustre presque toutes les difficultés d’une sessionographie de collaborations. Le site de McCartney évoque un enregistrement de 1986 à New York, conservé sans publication, puis la réalisation d’une version destinée à Flaming Pie. L’arrangement orchestral de George Martin est ajouté à Abbey Road, et Ringo Starr est crédité à la batterie de la version commercialisée. Il est donc indispensable de distinguer les étapes du processus au lieu de dater mécaniquement toutes les contributions de 1986 ou de 1997.
Un bon article devra aussi suivre la différence entre l’album sorti en mai 1997 et le single paru en décembre. Le premier présente le morceau dans la construction d’un LP, le second lui donne une existence commerciale autonome et des supports supplémentaires. Les éditions de l’Archive Collection seront consultées pour identifier les alternatives et les documents de travail. Cette approche intéressera autant l’historien de la musique que le collectionneur soucieux des variantes de pressages.
Comparaison : trois types de participation en quinze ans
En confrontant « Take It Away », « So Bad » et « Really Love You », on voit apparaître trois niveaux de documentation. Le premier possède un crédit officiel de titre et une liste de musiciens précise. Le second bénéficie d’une attribution instrumentale reprise dans la littérature discographique spécialisée, à confronter au livret original. Le troisième présente une cosignature d’auteur incontestable et des crédits globaux de l’album, mais appelle encore la reconstitution des prises. « Beautiful Night » apporte un quatrième enjeu : un long parcours depuis une première version jusqu’à l’édition définitive.
Cette comparaison doit servir d’exemple aux futurs chapitres consacrés à Harry Nilsson ou aux autres collaborateurs. L’objectif n’est pas de placer chaque artiste dans une liste de noms prestigieux, mais d’expliquer la nature du travail musical, sa chronologie et les preuves dont nous disposons. Une fiche peut être remarquable avec une seule chanson, si ses sources et son contexte sont présentés avec suffisamment de précision.
Ce que les amateurs avertis pourront retrouver
Le dossier final donnera accès à quatre types de lecture. Le premier suivra les collaborations de Paul et Ringo dans l’ordre des sessions attestées. Le deuxième réunira les chansons coécrites. Le troisième décrira les crédits d’instrumentistes sur les albums de McCartney. Le quatrième s’intéressera aux versions alternatives et aux documents d’archives. Ces quatre parcours renverront vers les mêmes fiches de base, ce qui évitera les doublons et les divergences au fil des enrichissements du site.
Les biographies et souvenirs des deux musiciens apporteront la dimension humaine de ces rencontres, mais les archives garderont le dernier mot pour les attributions techniques. Une histoire sérieuse n’a pas besoin de prétendre que chaque collaboration constitue une « réunion des Beatles » : sa richesse vient précisément du fait que Paul et Ringo retrouvent leurs habitudes musicales tout en évoluant dans des contextes nouveaux.
Take It Away (1981) : les séances de Ringo Starr
Retrouvez l’étude détaillée de « Take It Away » de Paul McCartney, avec Ringo Starr et Steve Gadd : les séances des 16–18 février 1981 à Montserrat, les ajouts londoniens et les éditions de 1982.
Beautiful Night : fiche de session
Lire l’étude « Beautiful Night » : Ringo, Paul et Jeff Lynne au studio en 1996, puis l’orchestre de George Martin en 1997.
14 mai 1996 : Looking for You, la face B avec Ringo et Jeff Lynne
Lors d’une improvisation à Hog Hill Mill, Paul McCartney, Ringo Starr et Jeff Lynne enregistrent « Looking for You ». Mark Lewisohn décrit cette séance dans Club Sandwich n° 82 : Paul à la basse, Ringo à la batterie et Jeff Lynne à la guitare. Les crédits détaillés attribuent à Ringo aussi les congas. La chanson paraît sur les singles « Young Boy » et « The World Tonight » en 1997, puis dans les rééditions de Flaming Pie. Lire l’étude des crédits et des éditions. Attention : l’œuvre est attribuée à McCartney seul, à la différence de « Really Love You », cosignée avec Ringo.
Really Love You : une chanson cosignée McCartney–Starkey
Lire la fiche complète « Really Love You », improvisée le 14 mai 1996 avec Jeff Lynne puis publiée sur Flaming Pie.
1976 : « Pure Gold », Paul et Linda McCartney dans les chœurs de Ringo
Une étude individuelle est consacrée à « Pure Gold », composition de Paul McCartney interprétée par Ringo sur Ringo’s Rotogravure. Le relevé détaillé d’Apple Music identifie les chœurs de Paul et Linda McCartney, les batteries de Ringo et Jim Keltner, la basse de Klaus Voormann, la guitare de Lon Van Eaton, les claviers de Jane Getz et John Jarvis et les congas de George Devens. La bande de base est datée du 3 juin par The Beatles Bible et les chœurs du 17 juin ; d’autres chronologies citent le 19 juin, différence signalée dans la fiche.
Le chapitre transversal de 1976
Le dossier Ringo’s Rotogravure : les onze titres et les véritables musiciens replace « Pure Gold » parmi les autres collaborations du disque et confronte la participation des McCartney aux crédits de Lennon, Harrison et Clapton.
1980 : Paul McCartney produit Ringo Starr aux studios Super Bear
Une étude indépendante revient sur les cinq titres travaillés à Berre-les-Alpes du 11 au 21 juillet 1980 : « Private Property », « Attention », « Sure To Fall », « You Can’t Fight Lightning » et « Love’s Full Glory » de Linda McCartney, destinée à un autre projet. Les crédits de Ringo, Paul, Linda, Laurence Juber, Howie Casey et des choristes sont ventilés par chanson, avec une enquête sur la cassette de démonstration préparatoire et la version longue de « Private Property ».
Angel In Disguise : l’inédit McCartney–Ringo des années 1990
Une enquête documente la coécriture « Angel In Disguise », travaillée pour Time Takes Time avec Peter Asher en 1991. Une cassette réunissant une maquette chantée par Paul McCartney et une version chantée par Ringo a été vendue aux enchères en 2020. L’existence de deux interprétations ne constitue pas la preuve d’un duo vocal publié. Le contexte est détaillé dans le chapitre général des dix chansons.
29 septembre 1997 : Paul et Ringo travaillent à Hog Hill Mill
Le dossier des trois contributions de Paul McCartney à Vertical Man rétablit la chronologie du 29 septembre 1997. Paul joue de la basse et chante sur « La De Da » et « What In The… World », tandis que « I Was Walkin’ » porte un crédit de chœurs. Le dossier confronte les notes de The Paul McCartney Project aux crédits du master, et distingue la séance filmée des éditions radio et CD singles de 1998.
2009 : Paul McCartney enregistre de nouveau avec Ringo
Sur Y Not (2010), Paul McCartney joue la basse de « Peace Dream » et ajoute des voix sur « Walk With You ». L’étude des deux bandes distingue la coécriture Starkey–Gary Wright–Gary Nicholson de la seconde œuvre, signée Starkey–Van Dyke Parks. Il ne faut pas attribuer automatiquement la basse de Paul à la chanson sur laquelle il chante.
2009–2010 : Paul McCartney participe deux fois à Y Not
Une étude des deux enregistrements avec Ringo établit la présence de Paul à la basse sur « Peace Dream » et aux voix sur « Walk With You », deux collaborations différentes tirées du disque Y Not (2010). Ces crédits complètent les prestations de Paul sur Vertical Man sans les confondre avec les enregistrements d’autres années.
2026 : « Home to Us », Paul McCartney et Ringo Starr réunis en studio
La collaboration ne s’arrête pas aux séances de Y Not. En mai 2026, Paul McCartney publie « Home to Us » sur The Boys of Dungeon Lane. Le duo se nourrit de leurs souvenirs de Liverpool et met en regard leurs voix : il s’agit d’une nouvelle collaboration entre deux anciens Beatles, et non d’une reformation du groupe. D’après le récit de McCartney, une prise de batterie de Ringo avait servi de point de départ à la chanson avant l’enregistrement des voix. La monographie « Home to Us » détaille cette genèse et les deux versions commercialisées.
Le 7 octobre 2026, la Special Edition numérique de l’album ajoute trois chansons — « City Fox », « One Night Stand » et « Chelsea Boots » — ainsi qu’un « Home to Us (Flip Mix) » placé en piste 18. Selon la communication officielle, ce mixage échange les parties vocales originales de Paul et Ringo. Il ne constitue donc pas, par lui-même, la preuve d’une nouvelle séance de batterie ou de chant. Le double vinyle est annoncé pour le 9 décembre 2026. Sources : PaulMcCartney.com, 1er octobre 2026 ; Universal Music, 7 octobre 2026.
Sources et vérification
Les indications de personnel sont fondées sur les crédits éditoriaux disponibles. Une participation créditée à l’échelle d’un album ne prouve pas une présence sur chacune de ses pistes. Les dates de publication ne doivent pas être confondues avec les dates de séance.
- Paul McCartney, Flaming Pie : page officielle.
- Paul McCartney, Beautiful Night : histoire et crédit de Ringo.
- Paul McCartney, réédition Flaming Pie Archive Collection.
- Paul McCartney, Tug Of War : crédits piste par piste.
- Paul McCartney, Take It Away : crédits et date du single.
- Paul McCartney, Pipes Of Peace : musiciens de l’album.
- The Paul McCartney Project / Luca Perasi, So Bad : personnel et session.
McCartney et Starr : des retrouvailles dont chaque chanson raconte autre chose
La présence de Paul McCartney dans la discographie de Ringo ne se réduit pas à une succession de « réunions » d’anciens Beatles. Sur Ringo (1973), « Six O’Clock » est une composition de Paul McCartney, tandis que d’autres titres du disque font intervenir John Lennon ou George Harrison selon des fonctions différentes. Le fait qu’un album accueille plusieurs ex-Beatles ne transforme pas son ensemble en œuvre enregistrée à quatre : les séances doivent être distinguées piste par piste.
À l’autre extrémité de cette histoire, les collaborations des années 1990 et 2000 montrent que la relation entre Paul et Ringo n’est pas figée dans la nostalgie. Les retrouvailles prennent tantôt la forme d’une partie instrumentale, tantôt celle d’un échange de voix ou d’un travail autour d’archives. Pour chacune, la bonne question n’est pas seulement « qui apparaît ? », mais « qui a composé, qui a joué, sur quelle version et à quelle date ? ». Cette grille de lecture évite de confondre la sortie d’une réédition et la naissance d’une nouvelle séance.
Paul McCartney et Ringo Starr : une complicité documentée par chanson
Quelle place occupent « Beautiful Night » et « Really Love You » dans leurs retrouvailles ?
En 1997, Flaming Pie associe de nouveau les deux anciens Beatles dans deux démarches différentes. « Beautiful Night » met en jeu la chanson arrangée, tandis que « Really Love You » naît d’une approche plus spontanée et porte un crédit de composition commun à McCartney et Starkey. Le contraste permet de distinguer simple participation instrumentale et véritable collaboration d’écriture.
Les séances de l’Anthology constituent-elles de nouveaux disques des Beatles ?
Les travaux de 1994–1995 avec George Harrison et Jeff Lynne partent de bandes laissées par John Lennon, auxquelles les survivants du groupe ajoutent de nouvelles interventions. Il s’agit donc d’une construction éditoriale singulière, à la fois archive vocale et enregistrement ultérieur. Les crédits des nouveaux overdubs ne peuvent pas être attribués rétroactivement aux prises initiales de Lennon.












