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Yellow-Sub.net · Encyclopédie des sessions · 1977–1978

Old Time Relovin’ : Ringo, Poncia et une version raccourcie en 45 tours

La coécriture Starkey–Poncia, Dr John, Morris Lane, les guitares acoustiques et le fondu différent de la face B.

Composition : Richard Starkey et Vini Poncia · Place : quatrième titre de la face B (neuvième plage)

La deuxième coécriture de l’album, une collaboration d’auteur

« Old Time Relovin’ » est signée Richard Starkey et Vini Poncia, comme le morceau d’ouverture « Who Needs a Heart ». Ce double crédit de composition fait de l’œuvre l’une des deux créations conjointes du programme, au milieu des reprises de la soul et de la pop. La présence de Poncia comme producteur de l’album lui donne une responsabilité supplémentaire, mais cette fonction ne remplace ni les parties instrumentales ni la signature des auteurs. Ringo est simultanément coauteur, chanteur principal et batteur sur le master.

Une texture acoustique distincte du reste de Bad Boy

Les guitares sont créditées à Lon Van Eaton et Jimmy Webb dans un rôle acoustique, tandis que Dr John tient le piano et Morris Lane l’orgue. Dee Murray assure la basse. Cette distribution se distingue de plusieurs pistes de la première face, où les guitares électriques et synthétiseurs dominent davantage le relevé. Elle mérite d’être conservée exactement dans la sessionographie : un même musicien peut jouer plusieurs types de guitares sur un album, mais l’instrument mentionné au niveau de la chanson apporte une précision musicologique réelle.

Dr John et Morris Lane : deux fonctions de clavier

Le piano de Dr John et l’orgue de Morris Lane occupent des rôles différents. Une fiche qui les regrouperait sous « claviers, Dr John » effacerait la contribution du second. Un témoignage signé Stanley Schwartz en mai 2026 affirme qu’il a utilisé « Morris Lane » comme pseudonyme sur le disque ; ce renseignement fait l’objet d’une étude spécifique déjà publiée sur Yellow-Sub.net. Une encyclopédie doit conserver la déclaration avec son contexte, sans faire croire que l’identité était inscrite sur l’étiquette originale de 1978.

Chaîne des prises et techniques d’enregistrement

Les premières étapes de studio de « Old Time Relovin’ » appartiennent aux sessions novembre 1977, janvier, février et mars 1978. L’ensemble de « Bad Boy » est produit par Vini Poncia, avec Bob Schaper comme ingénieur principal. Les enregistrements associent le Canada et les Bahamas, puis des finitions supplémentaires à Los Angeles pour certains titres. Aucune table complète des prises ne permet de donner avec certitude le numéro de bande ou l’heure de présence individuelle de chaque instrumentiste ; ces informations ne sont pas inventées dans la présente étude.

Crédits de musiciens : faits et incertitudes

Pour cette chanson, les sources décrivent : Ringo Starr au chant et à la batterie ; Lon Van Eaton et Jimmy Webb aux guitares acoustiques ; Dr John au piano ; Morris Lane à l’orgue ; Dee Murray à la basse ; Vini Poncia aux chœurs. Le LP imprimait par ailleurs les surnoms Push-a-lone, Git-tar, Diesel et Morris Lane et le collectif Peaking Duck Orchestra and Chorus. Le travail d’attribution historique suppose de différencier un libellé de pochette de 1978, un crédit rétrospectif nominatif et un témoignage ultérieur. La présence de Ringo au chant ne permet pas à elle seule d’affirmer une batterie de sa part sur chaque piste, particulièrement lorsque l’enregistrement appartient à une séance orchestrale.

La face B américaine de Lipstick Traces

Le 18 avril 1978, « Old Time Relovin’ » est publiée au verso du single américain « Lipstick Traces (On a Cigarette) » chez Portrait. La différence d’auteurs entre les faces est remarquable : Allen Toussaint sous le nom Naomi Neville d’un côté, Starkey et Poncia de l’autre. Les territoires européens disposent aussi de 45 tours comparables, avec leurs références Polydor. Le disque constitue une publication de deux masters de l’album, pas un nouvel enregistrement de studio réalisé au printemps 1978 à l’occasion du lancement commercial.

Une variante de fondu sonore au format single

Les discographies signalent que la version du 45 tours de « Old Time Relovin’ » s’achève par un fondu légèrement plus court que celle du LP. Ce renseignement justifie de distinguer deux états de mixage ou de montage à vérifier à l’écoute, sans inventer deux performances musicales différentes. Le critère de classement devrait être la durée réelle, la structure du fondu et la matrice du support, plutôt qu’un simple temps imprimé sur l’étiquette. Une fiche « version single » peut être liée au master original, à condition de préciser la différence réellement audible.

Morris Lane et l’archéologie des crédits de 1978

La pochette masque une partie du personnel derrière « Ringo’s Roadside Attraction ». Cette chanson constitue l’un des cas où l’on peut rapprocher le nom Morris Lane d’un instrument précis, l’orgue. Une recherche ultérieure pourrait confronter l’original du vinyle, la déclaration de Schwartz et des documents contractuels de Can-Base. Ce type d’enquête ne consiste pas à remplacer arbitrairement toutes les attributions par des noms modernes ; il doit produire un tableau de preuves avec leur date et leur degré de certitude.

Rééditions et statut de l’œuvre

Le master long reste lié au programme du LP « Bad Boy », commercialisé en avril au Royaume-Uni et en juin aux États-Unis. Le single de 1978 diffuse une variante de durée, et les CD ultérieurs reprennent l’enregistrement sans nécessairement conserver tous les états commerciaux. L’œuvre continue d’appartenir au tandem Starr–Poncia. Pour une base encyclopédique, il faut donc au moins une œuvre, un master principal et une version courte documentée, plutôt que deux compositions ou une session supplémentaire fictive.

Éditions, faces du LP et rééditions

La chanson occupe la quatrième titre de la face B (neuvième plage) du programme original. Le premier microsillon britannique porte Polydor 2310 599 et paraît le 21 avril 1978 ; l’album américain est distribué chez Portrait en juin. Le disque existe ensuite en format CD, notamment chez Epic en 1991. Les numéros de pressage et les variations de pochettes sont des propriétés des exemplaires commercialisés, non des indices suffisants d’une nouvelle performance des musiciens présents dans les studios de 1977–1978.

Coécriture, musiciens et variantes de Old Time Relovin’

« Old Time Relovin’ » est l’une des deux chansons écrites par Richard Starkey et Vini Poncia pour Bad Boy. Ringo tient le chant et la batterie, Poncia produit et participe aux voix, et Bob Schaper est l’ingénieur des masters. Les nomenclatures modernes mentionnent Lon Van Eaton et Jimmy Webb aux guitares et Dee Murray à la basse, tandis que l’édition d’origine présente les instruments avec plusieurs pseudonymes. Ces données ne doivent pas être fondues en une liste d’identités certaines.

Une version plus courte de la chanson apparaît en face B du single américain « Lipstick Traces ». Lorsque la différence tient à un fondu anticipé, elle n’implique pas une nouvelle séance de guitare ou de basse. Il faut distinguer le master, le mix, le montage et son édition. Le témoignage public attribué en 2026 à Stanley Schwartz concernant « Morris Lane » est une piste à authentifier, non la preuve définitive d’un personnel reconstitué. Les notices spécialisées exposent les limites de ces identifications ; cette page conserve pour objet l’œuvre Starkey–Poncia et sa circulation discographique.