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Yellow-Sub.net · Encyclopédie des sessions · 1977–1978
Who Needs a Heart : Ringo et Vini Poncia ouvrent Bad Boy en 1978
Une coécriture Starkey–Poncia, la batterie de Ringo, Dr John, Dee Murray et les musiciens dissimulés derrière des noms de pochette.
Auteurs : Richard Starkey et Vini Poncia · Programme : première plage de la face A
Une chanson nouvelle dans un album largement constitué de reprises
« Who Needs a Heart » est une œuvre écrite pour ce disque par Richard Starkey et Vini Poncia. Leur signature commune apparaît également sur « Old Time Relovin’ », tandis que les huit autres compositions proviennent d’auteurs extérieurs. L’opposition est essentielle : la participation de Ringo comme coauteur représente un engagement de création, et son chant ainsi que sa batterie forment une prestation distincte. Vini Poncia dirige aussi la production, mais le fait d’être producteur ne transforme pas les autres chansons du LP en coécritures avec lui.
Le morceau d’ouverture et sa fonction dans l’album
Située en tête de la première face, la chanson sert de carte de visite pour un projet revenant à une instrumentation de pop-rock après les expérimentations de « Ringo the 4th ». Le nom de Ringo attire l’auditeur, mais la liste des participants fait entendre l’entourage international de Poncia : les guitaristes Van Eaton et Webb, le bassiste Dee Murray et les claviers de Dr John. Cette combinaison transforme le disque en un travail d’équipe plutôt qu’en une nouvelle réunion des Beatles. La formation de cette chanson ne doit pas être extrapolée à « A Man Like Me », orchestration séparée.
Deux chansons Starkey–Poncia, pas dix
Le cas constitue une excellente entrée pour l’index des compositions de Starr. La pochette de « Bad Boy » mentionne de nombreux auteurs, y compris Lil Hardin Armstrong, Allen Toussaint sous pseudonyme, Peter Skellern ou Michael Franks. Seules « Who Needs a Heart » et « Old Time Relovin’ » sont attribuées au tandem Starkey–Poncia. Il faut donc distinguer deux formes de participation de Vini : la création de deux œuvres et la production de l’ensemble du programme. Une banque de données ne peut affecter un crédit d’auteur à tous les titres parce qu’un producteur possède aussi une signature de compositeur.
Les lieux d’enregistrement et l’ordre des opérations
Les bandes de « Who Needs a Heart » sont situées par les chronologies dans la période novembre 1977, janvier et février 1978. L’album a été constitué notamment à Can-Base, à Vancouver, et à Elite Recording Studios aux Bahamas, avec des interventions ultérieures dans l’environnement de Los Angeles. Vini Poncia produit le disque et Bob Schaper en est l’ingénieur. Les documents de synthèse ne permettent pas de répartir avec certitude chaque instrument sur chaque journée ; le dossier n’invente donc ni feuille de prises ni ordre précis d’overdubs.
La distribution instrumentale et sa valeur documentaire
Le personnel décrit pour cette plage est le suivant : Ringo Starr au chant principal, à la batterie et au tambourin ; Lon Van Eaton et Jimmy Webb aux guitares électriques ; Dr John aux claviers ; Dee Murray à la basse ; Vini Poncia aux chœurs ; cuivres dont les instrumentistes ne sont pas tous identifiés avec certitude. La première édition du LP imprimait aussi des pseudonymes collectifs tels que « Push-a-lone », « Git-tar », « Diesel » et « Morris Lane ». Une identification nominative proposée par des sources ultérieures n’a pas automatiquement le statut d’un crédit original. Le travail critique consiste à conserver séparément les libellés de 1978, les rapprochements rétrospectifs et les témoignages de première main.
Une batterie et un tambourin documentés
Ringo Starr tient la batterie et le tambourin selon les crédits de la chanson. Cette précision évite de ranger la prise parmi les bandes pour lesquelles le batteur ne ferait que chanter. La présence de petites percussions mérite d’être conservée séparément des fûts, même si les documents disponibles ne permettent pas de dater chaque overdub. Une analyse instrumentale complète nécessiterait les pistes isolées ; rien ne justifie d’inventer une répartition entre plusieurs batteurs lorsque le personnel directement publié nomme Starr.
Une face B américaine en juillet 1978
Le 6 juillet 1978, le single américain « Heart on My Sleeve » est édité avec « Who Needs a Heart » sur la face B. Le couplage relie une chanson de Gallagher et Lyle à la coécriture Starkey–Poncia, mais ne signifie pas que leurs auteurs ont participé ensemble à une nouvelle session. La face B reproduit un master déjà présent sur l’album commercialisé aux États-Unis en juin. Le 45 tours possède sa propre référence et ses éventuelles variantes promotionnelles ; la fiche de performance demeure celle des séances préparées entre la fin de 1977 et le début de 1978.
Le disque, la place sur la face et les supports
Cette œuvre occupe la première plage de la face A de Bad Boy. Le LP britannique Polydor 2310 599 est daté du 21 avril 1978, tandis que le LP américain Portrait JR 35378 est diffusé à partir du 16 juin. La piste réapparaît sur les éditions ultérieures du disque, dont le compact disc américain de 1991. Les différences de numérotation nationale, de mastering et d’image d’étiquette doivent être vérifiées au niveau des exemplaires, mais ne sont pas des preuves d’une nouvelle performance de Ringo et de ses invités.
Atelier instrumental de Who Needs a Heart
« Who Needs a Heart » est une des deux chansons écrites pour Bad Boy par Richard Starkey et Vini Poncia. Son statut de composition originale doit rester séparé des reprises présentes sur le même album. Ringo chante et joue de la batterie, Poncia produit, et Bob Schaper intervient comme ingénieur de la prise publiée. Les notices de personnel citent Lon Van Eaton et Jimmy Webb aux guitares, Dee Murray à la basse et Dr. John aux claviers. Ces noms apparaissent dans les reconstitutions discographiques, tandis que la pochette originale emploie des alias comme « Push-a-lone », « Git-tar » et « Diesel ».
Il faut donc éviter deux confusions : attribuer à chaque alias une identité réelle sans document indépendant, et transférer à la coécriture de Ringo et Poncia les responsabilités instrumentales de l’équipe. Les cuivres figurent aussi dans les crédits, sans ventilation individuelle unanimement établie ; l’enquête sur Tom Saviano, Tom Scott et « Tom of the North » expose cette difficulté. Le single de « Heart on My Sleeve » reprend « Who Needs a Heart » en face B : cette nouvelle publication ne constitue pas automatiquement une seconde séance des mêmes musiciens.












