Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

← Ringo The 4th : album de 1977

Yellow-Sub.net · Séances et crédits · Atlantic/Polydor 1977

Gypsies in Flight : Ringo aux balais, David Bromberg et Dick Fegy aux guitares

Une formation différente des titres disco : 28 janvier 1977, Hugh McDonald à la basse, Jeff Gutcheon au piano électrique.

Une chanson Starkey–Poncia qui change de personnel

« Gypsies in Flight », neuvième piste du LP Ringo the 4th, est cosignée Ringo Starr et Vini Poncia. Sa singularité apparaît dès la lecture des crédits : la formation ne repose pas sur le tandem de batterie Ringo–Steve Gadd et la basse de Tony Levin, présent sur une grande partie des pistes précédentes. Elle mobilise des musiciens issus de domaines plus acoustiques, avec deux guitares de caractères différents et un traitement de batterie allégé. Cette différence fait de la chanson un excellent cas d’étude : l’album de 1977 n’est pas un bloc disco uniforme du premier au dernier titre.

Le 28 janvier à Atlantic Studios et le mixage de février

La notice MusicBrainz situe la prise à Atlantic Studios, New York, le 28 janvier 1977. Elle indique aussi un mixage à Cherokee Studios, Hollywood, le 3 février. Ces dates apparaissent en conflit avec certaines présentations générales de l’album, qui placent le commencement des sessions en février à Los Angeles. Le dossier conserve cette discordance et sépare clairement la prise supposée de la journée de mixage cataloguée. Les bandes ont pu circuler entre studios, mais le relevé numérique ne suffit pas à prouver les déplacements personnels de chaque interprète.

Ringo Starr aux balais et à la caisse claire

La fiche du master attribue à Ringo Starr le chant, les balais et la caisse claire. Il est important de préserver ce libellé précis : écrire simplement « batterie » ferait disparaître le caractère particulier de sa contribution. Les balais appartiennent au vocabulaire instrumental du jazz, des ballades et des accompagnements mesurés. Leur présence ne prouve pas qu’un second batteur soit absent de toutes les bandes préparatoires, mais le master publié ne crédite pas Steve Gadd ici. La fiche souligne ainsi le travail spécifique de Ringo au lieu d’importer le groupe rythmique habituel de l’album.

David Bromberg à la guitare électrique

David Bromberg, musicien américain associé au folk, au blues et à de nombreux projets de studio, joue de la guitare électrique. Sa participation donne à la chanson un horizon très différent de celui des guitares de David Spinozza ou de Cornell Dupree sur les autres pistes. Une sessionographie qui n’aurait qu’un crédit global « guitares : Spinozza, Bromberg, Kortchmar » perdrait ce contraste. Ici, Bromberg est lié à la piste neuf et à la séance documentée de 1977, et non à la totalité du disque.

Dick Fegy à la guitare acoustique

Dick Fegy est crédité à la guitare acoustique. Le duo Fegy–Bromberg offre un dispositif où les timbres acoustique et électrique peuvent être décrits séparément. Cette précision est plus informative qu’une formule générale telle que « plusieurs guitaristes invités ». La place de la guitare acoustique dans la chanson mérite également d’être rapprochée du fait que Ringo joue aux balais, produisant une texture éloignée du grand groupe de cuivres présent sur « Drowning in the Sea of Love ». Le dossier conserve ce changement comme un choix de personnel attesté, sans inventer de description technique des guitares.

Hugh McDonald et Jeff Gutcheon, deux noms à individualiser

La basse est jouée par Hugh McDonald ; Jeff Gutcheon intervient au piano électrique. Ces deux noms permettent de corriger une erreur systématique : attribuer Tony Levin à toutes les basses et Don Grolnick à tous les claviers de l’album. Les crédits musicaux changent bel et bien sur cette piste. Jeff Gutcheon est parfois noté dans des listes secondaires comme jouant des « electric drums » ; MusicBrainz donne un piano électrique, ce qui doit être conservé comme attribution principale en attendant un contrôle du livret et d’éventuels éléments de bande.

Une grande équipe de chœurs ou un crédit général ?

Sessiondays rattache à cette chanson la longue liste des choristes de l’album, incluant Luther Vandross, Melissa Manchester, Vini Poncia et de nombreuses voix professionnelles. Le caractère répétitif de cette liste invite à la prudence : la fiche MusicBrainz du master ne cite pas tous ces chanteurs individuellement. Il n’est pas nécessaire de nier l’existence des chœurs ; il faut distinguer le personnel clairement attribué à la prise et les crédits d’ensemble proposés par un index secondaire. Le projet encyclopédique gagnera en fiabilité en vérifiant les livrets avant d’affecter à cette chanson chaque membre du groupe vocal.

Une opposition à la lecture uniforme disco de l’album

« Ringo the 4th » est souvent résumé comme la tentative disco de Starr. « Gypsies in Flight » nuance ce diagnostic en présentant un accompagnement de guitares, un piano électrique et des balais. Le producteur Arif Mardin conserve donc une variété de traitements instrumentaux, même si le projet appartient bien au contexte commercial du rhythm and blues et de la danse des années 1970. Le présent titre est une pièce de cette variété. Elle justifie une fiche individualisée, car les collaborations avec Bromberg, Fegy et Gutcheon disparaîtraient dans une simple liste de vedettes du disque.

Édition et documentation

La chanson occupe la neuvième place de l’album, avec une durée d’environ 3 min 02 à 3 min 04. Sa première publication intervient sur les LP de septembre 1977. Le CD américain de 1992 la reprend, sans preuve d’une nouvelle séance. Sources : MusicBrainz, piste neuf, dates 28 janvier et 3 février ; Sessiondays, personnel et chœurs ; The Beatles Bible, album de 1977 ; livret Atlantic/Polydor, références à confirmer sur les pressages. Les renseignements relatifs au personnel restent strictement rattachés au master.