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Yellow-Sub.net · Memphis 1987 · Sessions non publiées

Ringo Starr et Bob Dylan à Memphis (1987) : l’album inédit de Chips Moman

Une session datée du 14 avril, un invité prestigieux, des bandes non commercialisées et un procès : enquête sur la collaboration qui n’a jamais connu de sortie officielle.

1987 : un disque entrepris à Memphis, puis abandonné

En février 1987, Ringo Starr se rend à Memphis pour travailler sur de nouvelles chansons avec le producteur Chips Moman. L’objectif est de préparer un album, dans une période où Ringo peine à retrouver une activité discographique internationale régulière après Old Wave. Moman dispose alors de Three Alarm Studio, installé dans une ancienne caserne de pompiers de Memphis, et d’un réseau de musiciens associés à la country, au rock et au rhythm and blues.

Le projet est réel, mais sa publication ne l’est pas : l’album est enregistré sans être autorisé à sortir. Les journaux américains de 1989 et 1990 relatent le conflit judiciaire opposant Ringo et son producteur sur la qualité et les droits d’exploitation des prises. Il faut donc parler d’un projet d’album inédit, non d’un disque solo de Ringo sorti en 1987.

14 avril 1987 : Bob Dylan passe au studio

La sessionographie de Bob Dylan établie par Olof Björner situe au 14 avril 1987, à Three Alarm Studio, Memphis, une séance liée à l’album de Ringo. Elle donne pour titre provisoire « Wish I Know Now What I Knew Then » et indique Bob Dylan au chant et à l’harmonica, avec Ringo Starr au chant et à la batterie. Les autres musiciens y restent non identifiés. Ce relevé est précis sur la date et les deux célébrités, mais ne reproduit pas de contrat ou de pochette officielle puisque le disque n’a pas été commercialisé.

Certains récits ultérieurs retiennent une autre date, le 29 avril, ou une graphie légèrement différente du titre, « I Wish I Knew Now (What I Knew Then) ». Cette incertitude doit être conservée dans les métadonnées de travail. Le présent dossier adopte le 14 avril comme date de référence de Björner tout en signalant les variantes plutôt que de fabriquer une précision absolue.

Une chanson dont l’intitulé varie selon les archives

La notice de Björner transcrit « Wish I Know Now What I Knew Then ». Le Bob Dylan Project propose « Wish I Knew Now (What I Knew Then) » et associe l’œuvre à Charlie Craig et Vince Gill, avec un point d’interrogation dans sa base. Les bases de répertoire consultables ne suffisent pas ici à arrêter définitivement le titre commercial ou à établir la déclaration d’édition, faute de disque officiel et de photographie d’un copyright d’époque.

Le lecteur ne doit pas confondre cette session avec une chanson publiée au catalogue régulier de Bob Dylan. Le projet est celui de Ringo ; Dylan est l’invité. Les notes de collectionneurs évoquent un harmonica et une contribution vocale de Dylan, informations compatibles avec le relevé Björner, sans fournir le détail des prises individuelles.

Un véritable témoignage contemporain : Chips Moman confirme Dylan

Au cours du procès sur les enregistrements de Memphis, en novembre 1989, Chips Moman indique que Bob Dylan a participé à l’une des chansons. Ce témoignage est rapporté par l’Associated Press dans la presse américaine de janvier 1990. Il s’agit d’une confirmation indépendante et contemporaine de l’existence d’une collaboration Dylan–Ringo dans ce projet. La presse ne donne toutefois pas le titre du morceau ou sa date exacte : pour ces éléments, le chercheur doit encore recourir à une sessionographie spécialisée.

La combinaison de ces documents est solide pour affirmer la présence de Dylan et l’existence du projet. Elle est moins forte pour arrêter une répartition exhaustive de chaque instrument sur le master. Le statut encyclopédique approprié est donc celui d’une session attestée, mais enregistrée sur un support non publié officiellement.

Des sessions commencées avant l’arrivée de Dylan

Selon les déclarations faites lors du litige, Ringo commence à travailler avec Moman en février 1987. L’album rassemble des compositions nouvelles et des reprises, parmi lesquelles les titres « I Can Help » et « Ain’t That a Shame » sont cités dans les dépêches de presse. Le Washington Post publie dès août 1987 un reportage sur les studios de Memphis qui indique que Ringo vient de terminer un album avec Moman ; certaines prises auraient même été réalisées dans les anciens studios Sun.

Ce reportage constitue une preuve que le projet n’est pas une reconstruction tardive élaborée autour de bandes pirates. Il ne permet cependant pas de déterminer combien de chansons ont reçu une batterie jouée par Ringo lui-même, ni le détail des musiciens de chaque morceau. L’inventaire doit conserver ces questions ouvertes.

1989 : les désaccords et la tentative de publication

En juillet 1989, United Press International rapporte que Ringo a engagé une action judiciaire pour empêcher la commercialisation du disque par CRS Records et Chips Moman, en contestant la qualité des prises et les conditions de leur enregistrement. Des articles du Los Angeles Times d’août 1989 relatent les audiences à Atlanta. La presse évoque une série d’environ quatorze chansons et des discussions financières sur les dépenses de production.

La procédure n’est pas un simple récit d’artistes mécontents après une session. Elle détermine le statut commercial réel des bandes : malgré des enregistrements matériellement réalisés et un projet de disque, aucun album approuvé ne sort sur les marchés habituels. Les dates de 1989 concernent des démarches de publication et de justice, pas de nouvelles prestations de Dylan ou de Ringo.

Novembre 1989–janvier 1990 : une décision qui bloque le disque

Le 15 novembre 1989, la presse rapporte qu’une décision judiciaire empêche définitivement le producteur de commercialiser les enregistrements contestés. En janvier 1990, le tribunal impose à Ringo le remboursement d’environ 74 354 dollars de dépenses, avec intérêts, en contrepartie de la non-commercialisation et de la restitution des bandes selon les comptes rendus. Les articles de l’Associated Press, du Washington Post et du Los Angeles Times concordent sur l’essentiel des faits.

Des montants différents circulent dans les articles parce qu’ils concernent parfois les sommes initialement demandées, les coûts allégués ou la décision finale. Les 74 354 dollars représentent la somme ordonnée, et non le prix d’achat d’un disque ou le cachet personnel de Dylan. Ce détail de lecture juridique évite de transformer une dépêche de presse en légende discographique.

Les copies non officielles : preuve de circulation, non discographie commerciale

Des inventaires de collectionneurs répertorient par la suite des disques pirates sous les titres Go Cat Go! ou Lost and Found. Olof Björner mentionne ces références dans sa sessionographie, avec une prise stéréo d’environ trois minutes pour le morceau auquel Dylan participe. Ces objets peuvent intéresser la recherche sur les bandes, mais ils ne possèdent pas le statut d’une édition autorisée par Ringo ou son producteur.

Il ne convient donc ni d’attribuer à ces publications une date de première sortie officielle, ni d’inclure leurs pochettes dans la discographie originale de Ringo au même niveau que les albums régulièrement commercialisés. Le chercheur peut les décrire comme des circulations non autorisées et rechercher la provenance des bandes sans les présenter comme une invitation à les acquérir.

La batterie de Ringo : un crédit également à examiner

La sessionographie de Dylan crédite Ringo à la batterie sur la chanson de Memphis. Cependant, un entretien rétrospectif paru dans le Washington Post en 1992 rapporte que Ringo avait contesté avoir réellement joué toutes les parties de batterie de l’album. Cette affirmation concerne le projet global et ne tranche pas automatiquement la prise particulière du 14 avril. Elle oblige toutefois à ne pas reprendre l’intégralité du personnel supposé du disque comme une certitude.

Pour cette séance précise, la formulation la plus prudente reste : « Bob Dylan au chant et à l’harmonica ; Ringo Starr au chant, batterie indiquée par la sessionographie Björner, à vérifier sur la bande et les documents primaires ». La distinction entre un relevé de chercheur, des allégations de procédure et des crédits de pochette est cruciale lorsqu’aucun support officiellement publié ne peut servir de référence finale.

L’importance historique d’un disque absent

Un album empêché de publication peut éclairer une période charnière de la carrière d’un musicien. En 1987, Ringo continue à chercher des partenaires, entre l’univers des studios du Tennessee et ses relations de longue date avec les artistes majeurs de sa génération. Le passage de Dylan en studio montre que ce réseau demeure actif, même lorsqu’il ne débouche pas sur un succès discographique ou sur une commercialisation tout court.

Deux ans plus tard, Ringo retrouve la scène à grande échelle avec le premier All-Starr Band. Le litige autour des bandes de Memphis et les tournées de la fin de la décennie appartiennent à une même séquence biographique, sans constituer un lien de causalité démontré. La chronologie peut les rapprocher, mais ne doit pas raconter que la visite de Dylan aurait directement provoqué la naissance du All-Starr Band.

1987–1990 : ce que la procédure judiciaire permet réellement d’établir

Un disque enregistré n’est pas automatiquement un disque publiable

L’affaire Chips Moman présente une situation plus complexe qu’un projet simplement abandonné faute de maison de disques. Ringo Starr participe à des séances à Memphis en 1987, puis conteste la possibilité pour la société CRS Records de commercialiser les bandes. Une production musicale existe donc bel et bien, mais son statut est contesté avant toute édition autorisée. La différence entre bandes enregistrées, album préparé, master validé et disque officiellement publié doit devenir le centre de l’étude. Il serait fautif de placer cet album parmi les sorties discographiques commerciales de 1987, ou de donner aux copies diffusées sans autorisation le même statut qu’à Old Wave ou Time Takes Time.

Les informations de presse de l’époque fournissent plusieurs jalons fiables. En juillet 1989, une dépêche d’UPI signale que Starr poursuit Moman et CRS pour empêcher la sortie de l’album, et mentionne l’affirmation des représentants du musicien selon laquelle il souhaiterait refaire ses parties de batterie. La même dépêche décrit une contestation portant sur les conditions des séances et sur les sommes réclamées. La valeur de ce document est précisément sa date : il donne l’état du conflit tel qu’il était présenté avant l’issue du procès, et non une interprétation rétrospective reconstruite plusieurs décennies plus tard.

Novembre 1989 : l’injonction, et non une annulation des enregistrements

Le 14 novembre 1989, la presse américaine annonce qu’un juge d’Atlanta a prononcé une injonction permanente empêchant la société du producteur de commercialiser l’album. Un compte rendu du Los Angeles Times daté du 15 novembre précise qu’une audience devait également examiner les sommes à verser. La décision de justice n’efface pas les bandes de 1987 et ne prouve pas que les prestations instrumentales n’ont jamais existé ; elle empêche une exploitation commerciale dans le cadre du litige. L’historien doit donc écrire « publication bloquée » plutôt que « album détruit », « album annulé en studio » ou « album sorti clandestinement » sans autre qualification.

Le compte rendu explique par ailleurs que les parties divergeaient sur le nombre de disques que les bandes auraient pu alimenter. Moman estimait disposer de matériel pour plusieurs programmes ; Starr contestait cette appréciation. Il est essentiel de présenter ces affirmations comme des positions défendues pendant la procédure, non comme la preuve qu’il existe réellement deux ou trois albums complètement montés, masterisés et prêts à publier. Une cassette de travail contenant plusieurs titres n’équivaut pas à plusieurs disques finis.

Janvier 1990 : un montant précis et un désaccord sur les coûts

Le 5 janvier 1990, l’Associated Press annonce une décision imposant à Starr de verser à Moman 74 354 dollars, auxquels s’ajoutent des intérêts de 7 %, au titre des frais engagés lors des sessions. Le producteur avait réclamé 146 239 dollars. Ces sommes documentent les dimensions contractuelles de l’affaire et apportent un repère chiffré utilisable dans la chronologie. Il serait en revanche abusif de présenter ce montant comme le prix de vente des bandes, comme une indemnité de dommages-intérêts couvrant des disques déjà sortis ou comme la valeur artistique des enregistrements. Il répond à un contentieux précis sur les coûts et les obligations des parties.

Le même reportage indique que Starr avait été mécontent des résultats après avoir réécouté les bandes en Angleterre. Les déclarations sur sa consommation d’alcool au moment des séances appartiennent au dossier judiciaire et aux explications avancées par le musicien ; elles ne doivent pas être utilisées pour discréditer arbitrairement chaque interprétation enregistrée. Un contexte personnel peut aider à comprendre une décision de publication, mais il ne démontre pas à lui seul la qualité réelle de chaque piste, l’identité de son batteur ou la contribution de ses invités.

Bob Dylan : une présence alléguée à préciser par titre

Au cours de la procédure, Moman a déclaré que Bob Dylan avait participé à une chanson. Cette déclaration constitue une source contemporaine importante, mais elle ne livre pas dans le compte rendu judiciaire un inventaire de tous les instruments, prises et mixages attribués à Dylan. Elle ne permet pas non plus d’étendre sa présence à toute la session de Memphis. L’attribution doit rester rattachée au titre précis étudié dans la notice, en distinguant ce que Moman a déclaré, ce que les bandes éventuellement accessibles laissent entendre et ce qu’un document de séance permettrait de confirmer.

La question de la batterie est tout aussi délicate. Les reportages indiquent que Starr contestait notamment la qualité de ses propres interventions et l’état d’achèvement du disque. Cette réserve ne doit pas être transformée en généralisation inverse selon laquelle il n’aurait joué sur aucune bande. L’identification du batteur doit être effectuée piste par piste. Si une bande primitive et une version retravaillée existent, leurs crédits pourraient différer ; en l’absence de telles pièces, la conclusion doit conserver son niveau d’incertitude.

Conclusions historiques et pièces manquantes

Trois conclusions sont suffisamment étayées par la presse contemporaine : des enregistrements ont été réalisés à Memphis en 1987 ; leur exploitation a donné lieu à un différend judiciaire ; une injonction de novembre 1989 a empêché la publication, avant une décision financière en janvier 1990. D’autres affirmations exigent encore des pièces : liste complète des chansons, dates et horaires de chaque session, producteurs et arrangeurs réellement présents sur chaque piste, voix et instruments de Bob Dylan, nombre de masters validés et identité des bandes qui auraient circulé ensuite.

Le cas Chips Moman devient ainsi une étude sur les limites de la liberté artistique. Ringo accepte d’enregistrer avec un producteur, puis refuse que le résultat soit distribué dans les conditions envisagées. Le désaccord montre que la décision de participer à une séance n’équivaut pas toujours au consentement à publier n’importe quel assemblage de prises. Une histoire rigoureuse des collaborations ne peut ignorer cette distinction entre création, contrôle des masters, contrat et droit de diffusion.

Chips Moman : la collaboration enregistrée et la collaboration refusée

Les enregistrements de Memphis de 1987 apportent une perspective essentielle à l’histoire humaine des studios. Ringo Starr accepte de travailler avec Chips Moman, mais la réalisation ne conduit pas à une publication autorisée. Le conflit de 1989 puis la décision financière de janvier 1990 ne permettent pas de déterminer rétrospectivement quelle prise aurait été jugée acceptable dans un autre contexte. Ils établissent en revanche que l’accord initial pour enregistrer n’équivaut pas à un accord définitif sur les conditions de commercialisation.

Cette distinction concerne aussi le statut des autres participants. Moman a évoqué la contribution de Bob Dylan à une chanson, mais cette affirmation doit être rattachée au titre exact et à la version enregistrée. Il ne faut pas déduire d’une présence annoncée qu’un artiste a joué sur tout le programme ni qu’il avait validé sa publication. Une copie non officielle diffusée plus tard ne représente pas nécessairement l’assemblage que le chanteur aurait choisi si le projet avait abouti.

Les documents judiciaires et la presse contemporaine fournissent des points d’appui, mais ne remplacent pas la sessionographie instrumentale. Un procès porte sur des obligations, des coûts et l’exploitation de bandes ; il n’est pas conçu pour répondre à toutes les questions de musicologues sur l’ordre des prises, les microphones ou les instruments. L’historien doit accepter que les pièces disponibles permettent une conclusion juridique solide sans donner une attribution musicale définitive à chaque plage.

Pour enrichir ce dossier sans invention, il faudra établir un registre par bande : titre, date de prise lorsque connue, producteur, ingénieur, instrumentation attestée, état du mix, forme de circulation et autorisation de publication. À défaut, la formule « album inédit de 1987 » doit toujours être expliquée : elle désigne un projet enregistré mais non publié officiellement, pas un pressage commercial dont la simple recherche du numéro de catalogue serait incomplète.

La grande étude des métiers du studio entre 1980 et 1999 place le conflit dans l’évolution de la carrière de Ringo, tandis que la présente fiche reste le dossier de l’affaire Moman et des bandes de Memphis. Cette séparation empêche de répéter toute la procédure judiciaire dans les pages consacrées à la renaissance de 1992.

Fiche de session et sources à confronter

Projet : album inédit de Ringo Starr produit par Chips Moman, séances 1987 à Memphis. Séance étudiée : Three Alarm Studio, 14 avril 1987 selon Olof Björner. Titre répertorié : « Wish I Know Now What I Knew Then », variantes orthographiques en circulation. Bob Dylan : chant et harmonica selon la sessionographie. Ringo Starr : chant et batterie attribuée par la même source ; attribution instrumentale à examiner au regard des déclarations ultérieures sur l’ensemble du projet. Publication : aucune édition officielle de l’album.

Sources indépendantes : relevé « Still on the Road » pour la séance et sa date ; Associated Press et Washington Post pour la présence de Dylan et le litige ; décisions judiciaires rapportées en novembre 1989 et janvier 1990 ; reportage de Memphis paru en août 1987. À compléter : pièces de procédure intégrales, contrats de séance, noms des autres musiciens, copyright du titre et bande source authentifiée.

Sources d’archives et presse contemporaine

Olof Björner, Still on the Road : séance du 14 avril 1987 à Three Alarm Studio ; Bob Dylan Project, titre et variante de composition ; Associated Press / Washington Post, 5 janvier 1990 : litige et présence de Dylan ; Los Angeles Times, 15 novembre 1989 : décision de justice ; Los Angeles Times, 8 janvier 1990 : décision financière ; Washington Post, 14 août 1987 : contexte des studios de Memphis.

Sessionographie générale · Les prises de Dylan avec Ringo en 1981

Memphis 1987 : le disque inédit ne doit pas devenir une discographie inventée

Le projet avorté de Bob Dylan enregistré à Memphis avec Chips Moman, auquel le nom de Ringo Starr est associé, appartient à une catégorie difficile : celle des séances attestées mais non abouties en album commercial. Il faut donc distinguer la réalité d’un séjour en studio de l’existence d’un master officiellement publié. Ni les souvenirs de participants ni les listes circulant entre collectionneurs ne suffisent à établir le personnel de chaque prise.

L’intérêt historique de cet épisode tient justement aux conditions de sa non-publication. Un album abandonné dit quelque chose des choix artistiques et des relations entre les musiciens, même s’il ne laisse pas un répertoire directement accessible au public. La bonne méthode consiste à présenter les faits établis, les titres documentés et les limites de l’archive, sans attribuer à Ringo des prestations simplement supposées.