YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / ŒUVRES GRAPHIQUES 2007 · NOTICE 248
Snail’s Eye (2007) : Ringo Starr, un œil d’escargot et cent sérigraphies
Une édition plus petite que les deux grands formats de 2007
Snail’s Eye figure dans les catalogues d’œuvres visuelles de Ringo Starr autour de 2007. Cette notice étudie séparément l’identification du motif, le titre, la technique de reproduction et les exemplaires numérotés. L’objectif n’est pas seulement de présenter une image créée par un ancien Beatle : il est d’établir une description critique utilisable pour la recherche, la collection et l’histoire de l’art populaire.
Sommaire de cette étude (6 sections)
- Chronologie, titre et nature de la pièce
- Une signature de Ringo, entre langage parlé et image
- Support et technique : l’édition n’est pas le fichier source
- Données d’édition, dimensions et comparaison des catalogues
- Provenance et éléments à contrôler sur les exemplaires
- Ce que la notice apporte à l’histoire de Ringo artiste
Chronologie, titre et nature de la pièce
Le catalogue officiel identifie Snail’s Eye sous le numéro RS2007-1031. La fiche donne une sérigraphie sur papier datée de 2007, signée et numérotée au marqueur, au format de 14 × 18 pouces et limitée à cent exemplaires annoncés. Cette combinaison de dimensions et de tirage se distingue nettement des éditions de Whot $50 et Hold Me, Love Me, deux sérigraphies de 27 × 31 pouces pour cent cinquante exemplaires. L’année commune ne signifie donc pas un format unique de série.
Ringo Starr avait commencé ses expériences informatiques à la fin des années 1990, lors de ses déplacements, avant de rendre cette pratique visible dans les galeries à partir de My Faces en 2005. L’existence d’une rubrique annuelle sur le site de l’artiste est un point d’entrée solide pour situer Snail’s Eye ; elle ne donne pas automatiquement le jour de conception de son fichier, ni la date de fabrication de chaque feuille. Cette différence est fondamentale pour les créations numériques devenues éditions signées.
Une signature de Ringo, entre langage parlé et image
Le nom renvoie à l’œil d’un escargot, une image singulière dans un répertoire où dominent les figures humaines. Le titre suffit à établir la présence d’une référence animale dans le classement, non la manière exacte dont le mollusque a été représenté. Une analyse visuelle sérieuse doit contrôler la reproduction de la feuille entière. Il ne faudrait pas conclure que le motif est naturaliste ou, inversement, purement abstrait sur la seule base de son intitulé.
L’entretien avec Andrew Brooks publié par la Harvard Gazette le 7 juin 2007 explique que Ringo invente souvent les noms de ses images pour pouvoir les retrouver dans son ordinateur. Les titres peuvent ainsi relever d’une logique très pratique et non d’une intention autobiographique systématique. Le nom de Snail’s Eye doit être décrit et étudié, mais aucune identité de modèle, citation de chanson ou référence artistique précise ne peut lui être assignée sans déclaration documentaire.
Support et technique : l’édition n’est pas le fichier source
L’intérêt technique de la sérigraphie réside dans la traduction d’une forme en surfaces colorées imprimables. Le corpus Ringo Starr est précisément traversé par cette tension entre liberté du dessin sur ordinateur et régularité du support édité. Le résultat peut avoir une apparence spontanée ; le passage au tirage implique néanmoins des opérations techniques et un contrôle de la cohérence entre les feuilles.
À l’échelle de l’histoire de l’estampe, les techniques d’impression ne sont pas des synonymes : la sérigraphie suppose une préparation d’écrans pour transférer les encres, tandis que la giclée relève de l’impression numérique. Dans les deux cas, la création du motif peut être distincte de sa traduction sur un support. Il convient donc de séparer l’artiste auteur de la composition, les étapes de production matérielle et la commercialisation par la galerie. Une signature ne remplace jamais un descriptif du procédé.
Données d’édition, dimensions et comparaison des catalogues
Le numéro RS2007-1031 sert d’identifiant de catalogue, mais il n’authentifie pas à lui seul chaque œuvre portant ce nom sur un site d’enchères. L’authenticité matérielle suppose la confrontation du papier, de la signature, du numéro et de tout document émis par la galerie ou l’éditeur. La valeur d’une notice scientifique tient à la capacité de rassembler ces éléments vérifiables sans les confondre avec une appréciation de marché.
Les sources commerciales présentent Snail’s Eye comme une sérigraphie sur papier de 14 × 18 pouces, publiée à 100 exemplaires. Le tirage de cent pièces est une caractéristique déclarée de l’édition ; aucune liste complète des propriétaires actuels ne permet d’en déduire le nombre de feuilles survivantes. Une vente individuelle renseigne le parcours d’un exemplaire, non celui de la totalité du tirage. Le format n’indique pas toujours si l’on mesure la feuille ou la surface imprimée, et les épreuves d’artiste doivent être dénombrées séparément lorsqu’elles sont effectivement attestées. Une fiche de marché secondaire n’est pas un document de fabrication.
Les exemplaires connus et leur provenance
À côté de Snail’s Eye, les autres titres de la galerie 2007 marquent une diversité de dimensions et de thèmes. Il serait tentant d’y lire l’ordre d’un parcours d’exposition ; la simple liste d’un site actuel ne permet pas de reconstituer l’accrochage de juin 2007 à Harvard Square. Un inventaire d’exposition d’époque pourrait éclairer cette question et préciser quelles éditions étaient effectivement présentées.
Une authentification sérieuse appelle des photographies de l’avers et du revers, le numéro manuscrit, la signature, les éventuelles marques de l’éditeur et la chaîne documentaire de possession. Une notice ancienne de marchand peut aider à retracer un exemplaire, mais elle ne reconstitue pas toute sa provenance. L’absence de certificat visible ne démontre pas la fausseté d’une pièce ; sa présence annoncée ne doit pas être prise pour un examen contradictoire de l’objet.
Ce que la notice apporte à l’histoire de Ringo artiste
La période 2005–2008 correspond à une phase décisive de la reconnaissance de Ringo comme créateur visuel autonome. Sa célébrité Beatles attire des regards, mais elle ne dispense pas de considérer chaque composition comme une œuvre susceptible d’être décrite selon les méthodes de l’histoire de l’art. L’art numérique, les estampes signées, l’exposition et la destination philanthropique des recettes via la Lotus Foundation constituent des niveaux de documentation complémentaires, jamais interchangeables.
Sources historiques et catalogues des éditions
- Ringo Starr Art, galerie 2005
- Ringo Starr Art, galerie 2007
- Harvard Gazette, Andrew Brooks, 7 juin 2007
- Yellow-Sub, catalogue critique 2007–2024
- Notice ou galerie de référence
Les dates commerciales, les dates d’exposition et les dates de création ne sont pas confondues ; les informations manquantes sont indiquées plutôt que reconstruites.












