Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970

YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / ŒUVRES GRAPHIQUES 2007 · NOTICE 247

Hold Me, Love Me (2007) : Ringo Starr et la sérigraphie de l’affection

Un titre impératif, une édition de cent cinquante et une nouvelle technique

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Hold Me, Love Me figure dans les catalogues d’œuvres visuelles de Ringo Starr autour de 2007. Cette notice étudie séparément l’identification du motif, le titre, la technique de reproduction et les exemplaires numérotés. L’objectif n’est pas seulement de présenter une image créée par un ancien Beatle : il est d’établir une description critique utilisable pour la recherche, la collection et l’histoire de l’art populaire.

Sommaire de cette étude (6 sections)
  1. Chronologie, titre et nature de la pièce
  2. Une signature de Ringo, entre langage parlé et image
  3. Support et technique : l’édition n’est pas le fichier source
  4. Données d’édition, dimensions et comparaison des catalogues
  5. Provenance et éléments à contrôler sur les exemplaires
  6. Ce que la notice apporte à l’histoire de Ringo artiste

Chronologie, titre et nature de la pièce

Hold Me, Love Me appartient à la galerie annuelle 2007 et bénéficie d’une fiche spécifique dans la boutique de Ringo Starr Art, identifiée comme RS2007-1034. L’édition est annoncée en sérigraphie sur papier, signée et numérotée au marqueur, au format 27 × 31 pouces, pour cent cinquante exemplaires. Ces indications situent la feuille dans un environnement de fabrication précis ; elles ne disent pas dans quel ordre les couleurs ont été imprimées ni quel imprimeur en a préparé les écrans.

Ringo Starr avait commencé ses expériences informatiques à la fin des années 1990, lors de ses déplacements, avant de rendre cette pratique visible dans les galeries à partir de My Faces en 2005. L’existence d’une rubrique annuelle sur le site de l’artiste est un point d’entrée solide pour situer Hold Me, Love Me ; elle ne donne pas automatiquement le jour de conception de son fichier, ni la date de fabrication de chaque feuille. Cette différence est fondamentale pour les créations numériques devenues éditions signées.

Une signature de Ringo, entre langage parlé et image

Le double impératif du titre, « serre-moi, aime-moi », invite spontanément à une lecture affective. Le vocabulaire rejoint les messages publics de paix et d’amour que Ringo affectionne, sans que l’on puisse attribuer à cette image une campagne caritative autonome ou une dédicace particulière. L’historien de l’art doit distinguer une résonance cohérente avec la personnalité publique de l’artiste d’une intention précisément déclarée pour une composition.

L’entretien avec Andrew Brooks publié par la Harvard Gazette le 7 juin 2007 explique que Ringo invente souvent les noms de ses images pour pouvoir les retrouver dans son ordinateur. Les titres peuvent ainsi relever d’une logique très pratique et non d’une intention autobiographique systématique. Le nom de Hold Me, Love Me doit être décrit et étudié, mais aucune identité de modèle, citation de chanson ou référence artistique précise ne peut lui être assignée sans déclaration documentaire.

Support et technique : l’édition n’est pas le fichier source

Le passage de la giclée à la sérigraphie, visible dans cette édition de 2007, permet d’observer la façon dont un dessin né sur ordinateur peut être transféré vers un autre régime matériel. Une sérigraphie se définit par le dépôt d’encre à travers des écrans ; elle ne devient pas une image numérique sur papier simplement parce que sa composition initiale aurait été élaborée sur ordinateur. Les termes de conception et d’impression doivent rester séparés.

À l’échelle de l’histoire de l’estampe, les techniques d’impression ne sont pas des synonymes : la sérigraphie suppose une préparation d’écrans pour transférer les encres, tandis que la giclée relève de l’impression numérique. Dans les deux cas, la création du motif peut être distincte de sa traduction sur un support. Il convient donc de séparer l’artiste auteur de la composition, les étapes de production matérielle et la commercialisation par la galerie. Une signature ne remplace jamais un descriptif du procédé.

Données d’édition, dimensions et comparaison des catalogues

L’édition de cent cinquante n’équivaut pas à une garantie que cent cinquante feuilles ont été achevées, vendues ou conservées. Le catalogue donne un plafond ou une déclaration d’édition ; le recensement des exemplaires demanderait de relever les numéros visibles en ventes et les éventuelles épreuves hors commerce. C’est pourquoi la notice ne donne pas de « nombre survivant » artificiel.

Les catalogues décrivent Hold Me, Love Me comme une sérigraphie sur papier de 27 × 31 pouces, éditée à 150 exemplaires. Ce dernier chiffre correspond à la limite commerciale annoncée, pas au nombre d’épreuves encore localisées dans les collections. La date de vente et la numérotation d’une feuille particulière constituent des informations distinctes de la date d’édition de la composition. Le format n’indique pas toujours si l’on mesure la feuille ou la surface imprimée, et les épreuves d’artiste doivent être dénombrées séparément lorsqu’elles sont effectivement attestées. Une fiche de marché secondaire n’est pas un document de fabrication.

Les exemplaires connus et leur provenance

La proximité des références RS2007-1034 et RS2007-1035, cette dernière identifiant Whot $50, renforce l’idée de deux œuvres cataloguées dans une même période éditoriale. Il ne serait cependant pas rigoureux d’utiliser deux numéros voisins pour reconstruire une chronologie exacte de création. Un numéro commercial peut refléter l’ordre des fiches, pas l’ordre des fichiers de l’artiste.

Une authentification sérieuse appelle des photographies de l’avers et du revers, le numéro manuscrit, la signature, les éventuelles marques de l’éditeur et la chaîne documentaire de possession. Une notice ancienne de marchand peut aider à retracer un exemplaire, mais elle ne reconstitue pas toute sa provenance. L’absence de certificat visible ne démontre pas la fausseté d’une pièce ; sa présence annoncée ne doit pas être prise pour un examen contradictoire de l’objet.

Ce que la notice apporte à l’histoire de Ringo artiste

La période 2005–2008 correspond à une phase décisive de la reconnaissance de Ringo comme créateur visuel autonome. Sa célébrité Beatles attire des regards, mais elle ne dispense pas de considérer chaque composition comme une œuvre susceptible d’être décrite selon les méthodes de l’histoire de l’art. L’art numérique, les estampes signées, l’exposition et la destination philanthropique des recettes via la Lotus Foundation constituent des niveaux de documentation complémentaires, jamais interchangeables.

Sources historiques et catalogues des éditions

Les dates commerciales, les dates d’exposition et les dates de création ne sont pas confondues ; les informations manquantes sont indiquées plutôt que reconstruites.