YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / MY FACES 2005 · NOTICE 231
OOO Man Too (2005) : Ringo Starr, l’orthographe comme geste graphique
Catalogue raisonné : création graphique, histoire de l’édition, identification matérielle et lecture critique.
← Sommaire de l’encyclopédie visuelle
OOO Man Too est une œuvre graphique datée de 2005 dans la galerie de Ringo Starr et rattachée à sa première période publique de création visuelle, My Faces. Plus de trente ans après la séparation des Beatles, le musicien travaille un langage indépendant des pochettes de disques : figures, humour, mots et possibilités de l’impression numérique. Cette étude examine l’œuvre comme objet d’histoire de l’art, en distinguant les faits attestés des rapprochements interprétatifs et des divergences entre catalogues.
Sommaire de cette notice (5 sections)
Repères historiques et identification
En 2005, l’exposition My Faces fait apparaître publiquement une facette du travail visuel de Ringo Starr. Sa pratique de l’image sur ordinateur remonte à la fin des années 1990, alors qu’il parcourt les routes et séjourne souvent à l’hôtel. Il ne s’agit pas d’un album de photographies des Beatles : ce sont des créations graphiques à part entière. OOO Man Too figure dans la galerie annuelle de l’artiste sous la datation de 2005. Ce premier repère permet de l’inscrire dans une série sans extrapoler le jour, le logiciel ou les conditions exactes de sa création.
Le titre apparaît sous la forme « OOO Man Too » dans la galerie annuelle de Ringo Starr Art ; C. Parker Gallery utilise une graphie proche, « Ooh Man Too ». Cette différence n’autorise pas à fusionner ou à séparer définitivement deux éditions avant l’examen des images, formats et certificats correspondants.
Lecture critique du titre et de l’image
Les titres de la série de 2005 font souvent entendre une langue parlée, presque phonétique. « OOO Man Too » se comprend moins comme un énoncé académique que comme un fragment sonore dessiné. Chez un musicien réputé pour l’humour, ce phénomène est séduisant, mais la prudence reste nécessaire : l’intention de représenter tel personnage ou telle situation n’est pas documentée dans les seules notices de galerie. L’analyse critique peut décrire le titre comme un signe verbal instable, non en déduire un scénario.
Une création personnelle à l’âge de l’estampe numérique
Ce cas permet de comprendre un problème fréquent dans les catalogues numériques. Un revendeur transcrit un nom depuis une photographie, un autre suit une fiche ancienne, et de petites variations s’accumulent. Le risque est alors de créer plusieurs références fictives. Pour déterminer si « OOO », « Ooh » ou « Ooo » renvoient au même motif, il faut comparer les reproductions et les inscriptions. Une différence d’orthographe n’équivaut pas à un nouveau tirage et encore moins à une nouvelle composition.
Le vocabulaire mérite d’être précis. Une giclée est un mode d’impression numérique ; elle ne prouve pas qu’une image a d’abord existé comme peinture sur toile. Lorsqu’un catalogue emploie le mot « original », il peut désigner la composition et non chaque feuille de l’édition. L’exemplaire signé, l’image-source et la reproduction publiée sur Internet constituent trois états matériels différents qu’il serait erroné de confondre.
Édition, signature et conservation
Les données retenues dans cet inventaire sont les suivantes : titre : OOO Man Too ; datation de catalogue : 2005 ; format : format à relever sur l’exemplaire ; état éditorial : plusieurs états de catalogue à réconcilier. Chaque renseignement renvoie à des sources nommées. Un chiffre de tirage ne représente ni un recensement physique complet ni un historique des ventes.
La présence de l’œuvre parmi les créations de 2005 est attestée par le catalogue de l’artiste. En revanche, aucune dimension ou limitation d’édition ne doit être recopiée d’une œuvre voisine par simple analogie. Un registre raisonné doit conserver le champ « non vérifié » lorsqu’une fiche individualisée et un exemplaire physique n’ont pas encore été confrontés. C’est une précision qui améliore la valeur de l’inventaire, même lorsqu’elle empêche de publier un nombre spectaculaire.
La place de l’œuvre dans l’histoire visuelle de Ringo
Les premiers travaux publics de Ringo en tant que plasticien déplacent le regard au-delà de ses fonctions de batteur, chanteur ou personnage des films des Beatles. Le public découvre une pratique fondée sur l’expérimentation de la composition et sur l’usage d’outils accessibles au-delà de l’atelier traditionnel. La comparaison avec le pop art peut être éclairante sur le plan culturel, mais elle ne dispense jamais de décrire les pièces elles-mêmes : composition, support, édition et archives d’exposition.
Ringo indique que les recettes de ses œuvres soutiennent la Lotus Foundation, dont les activités concernent différentes causes sociales et sanitaires. Cette destination philanthropique appartient à la politique générale de diffusion de l’artiste ; elle ne transforme pas automatiquement tout exemplaire passé en vente publique en don documenté. Pour OOO Man Too, la qualité de la notice dépend ainsi autant de la séparation des faits et des interprétations que de la capacité à replacer un dessin dans la carrière du musicien.
Sources documentaires et contrôles
- Catalogue de l’artiste, œuvres 2005
- Ringo Starr Art, histoire de la démarche graphique
- Catalogue critique Yellow-Sub : My Faces (2005)
- C. Parker Gallery, liste des œuvres de Ringo Starr
Note méthodologique : la datation de catalogue, le support, la numérotation, les épreuves d’artiste et la provenance sont des champs distincts. Les interprétations non confirmées sont explicitement présentées comme telles.
RINGO AU-DELÀ DES BEATLES
Notice 231 / 335
Œuvres graphiques de la période My Faces, 2005.












