Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970

YELLOW-SUB / RINGO STARR AU-DELÀ DES BEATLES / NOTICE 537

A Hard Day’s Night (1964) : Lorraine, Eddy Dillon et l’album d’autographes provenant du plateau

Cinéma Beatles · tournage 1964 · archive manuscrite

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Le 18 juin 2026, RR Auction a vendu pour 5 875 dollars un carnet d’autographes rapporté au tournage du premier long métrage des Beatles, A Hard Day’s Night. La destinataire, Lorraine, explique que son voisin Eddy Dillon, doublure de Ringo Starr sur le plateau, avait emporté son carnet afin d’y recueillir les signatures du groupe. Ce récit de provenance rattache un modeste objet de papier au fonctionnement concret d’une équipe de cinéma.

Un carnet d’autographes raconte aussi les métiers du tournage

Le carnet d’autographes vendu par RR Auction le 18 juin 2026 porte un témoignage de provenance lié au tournage de A Hard Day’s Night. Lorraine explique que son voisin Eddy Dillon, doublure de Ringo Starr, avait emporté l’album afin d’y recueillir les signatures des Beatles. L’intérêt de cet objet dépasse les autographes : il donne une place, dans le récit du tournage, à un membre de l’équipe travaillant habituellement loin des projecteurs.

Le témoignage doit être rapporté à son statut de récit attaché au lot. La forme du carnet, les traces d’adhésif et les variations orthographiques du prénom de sa propriétaire sont des indices à conserver, non des détails à harmoniser de force. La somme publiée de 5 875 dollars documente cette vente particulière. Elle ne prouve ni le moment exact où chaque signature fut obtenue, ni la valeur de tous les autographes recueillis sur le plateau du film.

Un carnet de 6,25 × 4,25 pouces

L’objet mesure environ 15,9 × 10,8 centimètres. Les quatre Beatles signent des pages distinctes au stylo-bille, tandis que de petites photographies des musiciens sont collées près des autographes. L’acteur Wilfrid Brambell, qui interprète le grand-père de Paul dans le film, figure également parmi les signataires. Les images collées ne sont pas des photographies prises par Ringo : ce sont des éléments matériels ajoutés au carnet pour associer nom et visage.

Lorraine et Loraine : une variation à conserver

Le catalogue reproduit des dédicaces qui ne présentent pas toutes la même graphie du prénom : plusieurs indiquent « Loraine », et celle de Paul « Lorraine ». Le récit de la destinataire utilise Lorraine. Cette variation orthographique ne doit pas être corrigée silencieusement lorsqu’on transcrit un manuscrit historique. Elle n’implique pas davantage deux bénéficiaires : elle est une caractéristique matérielle des inscriptions de l’album.

Mars ou avril 1964, sans journée inventée

La lettre de provenance indique que le carnet a été apporté au plateau à Londres en mars ou avril 1964. RR Auction ne donne pas de jour précis. L’historien peut replacer l’objet pendant la production du film, mais ne doit pas le rattacher arbitrairement à l’une des séances du tournage ou à un décor particulier. La présence de la doublure atteste un contexte professionnel ; elle ne suffit pas à dater la minute où chacun a pris le stylo.

Un carnet illustré, différent d’une carte promotionnelle

Une photo du Fan Club signée représente un objet édité par milliers puis personnalisé ; un carnet d’autographes réunit au contraire des feuillets privés, des images collées et des interventions successives. Cette différence change le type de provenance recherché. Pour le carnet de Lorraine, la pièce décisive est le témoignage sur Eddy Dillon, complété par un certificat de Tracks, et non un numéro d’édition.

Les traces de ruban adhésif

La fiche mentionne des taches anciennes aux angles des petites photos fixées sur les pages. Ce détail de conservation indique que les images ont été intégrées au support par une méthode susceptible d’altérer le papier. Il représente une donnée matérielle, pas un défaut à effacer d’une description patrimoniale. Le montage du carnet possède sa propre histoire en plus de celle des signatures.

Le film entre architecture visuelle et coulisses

L’album de Lorraine évoque un aspect rarement visible dans les photographies promotionnelles de 1964 : la présence de doublures et de membres de l’équipe qui mettent en relation acteurs, visiteurs et objets privés. Ringo ne signe pas un tableau ni une de ses photographies, mais un document recueilli pendant la création d’une œuvre de cinéma où il joue son propre personnage stylisé. L’archive est donc pertinente pour les collaborations visuelles de Ringo et pour l’histoire matérielle du film.

Sources

RR Auction, lot 7012, vente 744, 18 juin 2026.

YELLOW-SUB / ENCYCLOPÉDIE

Ringo Starr, artiste visuel

  1. 01Sommaire
  2. 02Art graphique
  3. 03Catalogue des estampes
  4. 04Conservation
  5. 05Tirages et authenticité
  6. 06Bibliographie