Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970

YELLOW-SUB / RINGO STARR AU-DELÀ DES BEATLES / NOTICE 515

Ooh Man Too et OOO Man Too : deux graphies pour une création de Ringo Starr

Concordance bibliographique · premières estampes de 2005

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L’orthographe des titres peut compliquer l’identification des premières créations numériques de Ringo Starr. C. Parker Gallery référence Ooh Man Too pour 2005, tandis que d’autres catalogues emploient OOO Man Too ou des formes voisines. Pour une œuvre distribuée en tirages signés, le titre imprimé, la fiche de galerie et l’inscription sur le certificat peuvent diverger sans que les documents désignent nécessairement des créations différentes.

La graphie comme donnée de source

C. Parker Gallery présente Ooh Man Too parmi quatre œuvres datées de 2005. Les répertoires des premières années de My Faces contiennent des variations d’écriture, notamment OOO Man Too. Ces formes ne doivent pas être normalisées silencieusement : la différence entre trois lettres capitales et un mot anglais transcrit phonétiquement peut refléter une erreur de saisie, un choix de graphiste ou une modification voulue. Aucune de ces explications n’est démontrée par le seul catalogue général. Il faut retenir l’intitulé exact de chaque document et rechercher une concordance visuelle.

Une première exposition à New York, mais pas un catalogue critique définitif

La première exposition My Faces est située par plusieurs sources en juin 2005 à Pop International Galleries, dans le quartier de SoHo. Les annonces d’époque évoquent un ensemble d’œuvres numériques signées ; elles ne reproduisent pas systématiquement toutes les légendes et certificats. Les titres diffusés vingt ans plus tard peuvent avoir été repris dans des catalogues de revendeurs ou corrigés au cours de leur circulation. Pour établir le titre primaire, une invitation, le catalogue de 2005 ou la feuille originale signée et numérotée seraient des documents plus probants qu’un résultat de moteur de recherche.

Ne pas multiplier artificiellement les créations

Si deux galeries proposent un dessin identique sous Ooh Man Too et OOO Man Too, le catalogue raisonné pourrait conserver une seule entrée principale avec les deux variantes de titre, à condition de vérifier l’identité des images. Mais s’il existe un changement de composition, un recadrage ou une autre version sur un support différent, deux notices pourraient être justifiées. Les différences d’orthographe ne suffisent donc ni à fusionner ni à séparer automatiquement les œuvres. L’enquête doit partir de la matière et des reproductions disponibles.

La signature et l’édition comptent davantage que le moteur de recherche

Les premières estampes de Ringo ont souvent été distribuées en petites séries numérotées. Une copie portant une signature, un numéro et un certificat permet de préciser la version physique d’un dessin. Un vendeur d’occasion peut cependant reprendre un titre d’une fiche ancienne sans vérifier la formulation imprimée sur le document d’origine. La provenance doit alors comporter le titre tel qu’il apparaît sur l’objet, le titre utilisé par la galerie et la date de chaque publication. Cette méthode évite que des corrections de langage modifient rétroactivement l’identité des exemplaires.

Une esthétique de l’onomatopée et du jeu

Les titres de la période My Faces jouent souvent avec les sons, l’orthographe anglaise et des personnages caricaturaux. Cette liberté correspond au ton humoristique dont Ringo accompagne régulièrement son art visuel. Elle ne constitue pas une autorisation donnée aux éditeurs de reconstruire les mots à volonté. La langue devient un élément du graphisme : une légende inhabituelle peut appartenir à la personnalité de l’œuvre. Elle mérite donc une transcription fidèle et, si nécessaire, une note explicative plutôt qu’une correction automatique.

Une méthode applicable à l’ensemble des estampes

Les cas d’Ooh Man Too et d’OOO Man Too invitent à utiliser des concordances comprenant la graphie originale, la date de la fiche, la technique, les dimensions et les limitations. Ce travail est particulièrement utile lorsque des œuvres sont proposées par plusieurs galeries, sur des supports différents ou dans des ventes secondaires. Il permet de relier les archives commerciales au fonds de Ringo sans inventer une chronologie trop précise. Le lecteur peut ainsi reconnaître une œuvre malgré les variations de présentation, sans perdre la trace de leurs sources.

Sources

C. Parker Gallery, entrée « Ooh Man Too » (2005) ; Modern Drummer, archives des premières expositions.

Retrouver l’ensemble des articles consacrés aux arts visuels de Ringo Starr.

YELLOW-SUB / ENCYCLOPÉDIE

Ringo Starr, artiste visuel

  1. 01Sommaire
  2. 02Art graphique
  3. 03Catalogue des estampes
  4. 04Conservation
  5. 05Tirages et authenticité
  6. 06Bibliographie

NOTICE 515

Œuvre et provenance

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