Ringo Starr, artiste au-delà des Beatles : photographie, peinture, cinéma et design

YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / ŒUVRES GRAPHIQUES 2010–2017

Ringo Starr, art graphique 2010–2017 : trente-quatre œuvres et un catalogue critique des éditions

Du cercle de Starr Art aux images d’Octopus’ Garden et Caveman : techniques, supports, sources et méthodes d’attribution.

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Après les premiers dessins exposés sous le nom My Faces en 2005 et les sérigraphies de 2007–2008, les années 2010–2017 représentent une transformation majeure du catalogue visuel de Ringo Starr. Les motifs de paix côtoient des personnages nouveaux, des souvenirs de chansons et de films, des collaborations avec la mode et des éditions sur papier ou sur toile. Cette étude transversale relie 34 notices individuelles et distingue rigoureusement les œuvres, les éditions et les exemplaires authentifiables.

Sommaire de la synthèse (8 sections)
  1. Pourquoi le catalogue 2010–2017 exige une autre chronologie
  2. 2010 : l’étoile, l’identité de l’artiste et la rotation
  3. 2012 : la paix, le canon noué et les enjeux de version
  4. 2013 : l’objet imprimé passe de la galerie à la mode
  5. 2014–2015 : Ringo se représente, se multiplie et se déguise
  6. 2016–2017 : format carré, personnages allongés et mémoire biographique
  7. Les supports, les tirages et la Lotus Foundation : trois histoires à ne pas confondre
  8. Trente-quatre études et leurs critères de concordance

Pourquoi le catalogue 2010–2017 exige une autre chronologie

Entre 2010 et 2017, les œuvres de Ringo Starr répertoriées dans les galeries constituent une histoire visuelle parallèle à celle de ses disques et de ses tournées. Cette période ne se laisse pas ramener à une succession de « peintures » au sens traditionnel. On y rencontre des compositions informatiques, des giclées sur papier, des giclées sur toile, des lithographies sur papier japonais et des images susceptibles de circuler sur d’autres objets. Les boutiques et les galeries classent leurs références par année ; pourtant, l’année affichée peut correspondre à une première mise en vente, à une réédition ou à une réorganisation du site, et pas nécessairement à la création initiale du fichier.

Pour rendre ce corpus accessible sans l’appauvrir, il faut séparer trois niveaux. Une composition est l’image conçue par Ringo ; une édition définit un procédé d’impression, une dimension et une quantité annoncée ; un exemplaire est un support individuel portant un numéro, une signature, un état et parfois une chaîne de provenance. Le même titre peut correspondre à plusieurs éditions, et deux titres voisins peuvent désigner des œuvres différentes. Ce principe permet de dépasser la logique des listes commerciales et constitue le fil directeur des trente-quatre notices réunies ici.

La source primaire la plus commode demeure le catalogue annuel de Ringo Starr Art. Son intérêt est considérable : il atteste les titres, leurs graphies exactes et les familles d’œuvres. Ses limites le sont aussi : les dimensions, les procédés et les quantités de tirage ne sont pas systématiquement indiqués. Le répertoire Animazing Gallery et les fiches de produit donnent des informations complémentaires, mais nécessitent un contrôle des divergences. La recherche ne doit pas confondre la présence d’une photographie de boutique avec celle d’un exemplaire physiquement examiné.

2010 : l’étoile, l’identité de l’artiste et la rotation

En 2010, trois titres sont distinctement recensés : Starr Art, Starr Art (Black & White) et Starr Spin Art. Leur proximité verbale est suffisamment forte pour provoquer une confusion dans un moteur de recherche. Pourtant, le classement officiel distingue les trois références. La différence du noir et blanc, la référence à la rotation et l’emploi du patronyme comme motif doivent rester dans les champs propres à chaque image.

Une fiche Animazing de Starr Art signale une giclée sur papier de seize pouces de côté, annoncée en vingt-cinq exemplaires, avec une mention distincte d’épreuve d’artiste. Cette dernière ne permet pas d’additionner automatiquement une quantité d’épreuves à la série régulière. Les limites d’édition de ses deux voisins ne sont pas établies avec la même sûreté dans la documentation confrontée ici ; les attribuer par analogie serait fabriquer de fausses données.

La série ouvre également une réflexion sur le mouvement. Starr Spin Art évoque une composition tournoyante ; il serait séduisant d’en déduire un geste de peinture centrifugée ou une transposition du rythme de batterie. Ni l’un ni l’autre ne découle nécessairement du titre : les fiches d’édition ne permettent pas de conclure que la composition de 2010 a été produite au moyen d’une machine de peinture centrifuge.

Le témoignage officiel de Ringo, publié à l’occasion de l’exposition Starr Art du 5 septembre au 15 octobre 2025 à Las Vegas, replace cette question dans une évolution plus longue. L’artiste raconte avoir découvert le principe du Spin Art dans une vidéo montrant des enfants en train de peindre sur une surface tournante. Après avoir essayé sur une petite toile, il dit avoir travaillé sur des formats de plus en plus grands et installé des supports autour de sa surface de travail afin de recueillir les projections qui s’en échappaient. Ce récit documente une démarche picturale physique, distincte de la simple présence du mot « spin » dans une estampe commercialisée quinze ans auparavant.

Les deux épisodes ne doivent donc pas être fondus en une technique unique et datée de 2010. La série graphique de cette année-là témoigne d’un intérêt pour le mouvement et les motifs circulaires ; l’exposition de 2025 permet de documenter un geste de peinture tournante par les propres souvenirs de Ringo. La date précise à laquelle il est passé de l’une à l’autre de ces pratiques n’est pas établie par ces sources. Ringo Starr, annonce officielle de Starr Art, 26 août 2025.

2012 : la paix, le canon noué et les enjeux de version

La galerie 2012 réunit huit titres : Peace Piece, Ringo 2012, Peace Three, Knot For Violence (Left Gun), Knot For Violence (Double Guns), Black & White Peace, Peace Spin et Peace App. Le vocabulaire pacifiste domine cette période, mais il ne faut pas y voir huit représentations identiques d’un même signe. Certaines images déclinent un canon noué, d’autres renvoient à la rotation, au noir et blanc ou à la possibilité d’un dispositif associé à la notion d’application.

Les fiches d’édition sont suffisamment précises pour établir plusieurs différences concrètes. Black & White Peace et Peace Three apparaissent en giclées sur toile au format de seize pouces et demi par dix-sept pouces trois quarts, mais leurs éditions annoncées sont respectivement de trente et vingt. Peace Spin est décrit sur papier dans un format proche, en édition de douze, avec une mention particulière d’épreuve d’artiste. Le même format ne crée donc ni une identité de matrice ni une édition commune.

La famille Knot For Violence demande une enquête iconographique plus ample. L’image du revolver noué possède un précédent historique essentiel dans la sculpture Non-Violence de Carl Fredrik Reuterswärd, créée après l’assassinat de John Lennon. Les versions Left Gun et Double Guns, auxquelles s’ajoutera Right Gun l’année suivante, doivent être analysées comme adaptations possibles d’un motif culturel connu, en conservant les crédits et la chronologie de la sculpture originelle. Ringo n’est pas l’inventeur de ce symbole ; son travail réside dans la manière dont il se l’approprie.

Enfin, Peace App mérite une prudence terminologique : un titre contenant « App » n’établit pas la publication d’une application mobile fonctionnelle. Un catalogue d’art numérique devra rechercher versions, captures d’écran et plateformes s’il souhaite qualifier cette référence de logiciel ; à défaut, il s’agit d’une entrée visuelle du catalogue 2012.

2013 : l’objet imprimé passe de la galerie à la mode

La galerie 2013 liste Right Gun (Knot for Violence), Peace (War is Over), Pink Peace, Peace Forest, Timberland et Starr On. Six titres, six histoires possibles : la famille des canons noués, le souvenir du pacifisme de John Lennon, la couleur, le paysage, la collaboration vestimentaire et l’identité artistique. La lecture encyclopédique ne doit pas les présenter comme une simple production sérielle de slogans.

Pink Peace est documentée comme giclée sur papier de quatorze par seize pouces, tirée à soixante exemplaires. Timberland est présentée sur papier de quinze par dix-neuf pouces, en édition de trente. Cette seconde référence est particulièrement intéressante : Ringo avait participé à une collaboration avec le fabricant de chaussures Timberland, notamment autour du programme caritatif « Canvas That Cares ». Une giclée signée portant le même titre ne se confond toutefois pas avec une botte décorée ; matériaux, dimensions, chaîne d’édition et bénéficiaires éventuels doivent être décrits séparément.

Starr On possède une fiche de produit officielle, RS2013-1005, qui la décrit comme giclée sur papier de quatorze par dix-sept pouces, limitée à trente. Un numéro commercial peut faciliter le repérage d’une édition, mais n’authentifie pas à lui seul un exemplaire trouvé sur le marché secondaire. Pour Peace Forest ou Peace (War is Over), la galerie confirme les titres et le millésime, mais les fiches de technique et de tirage restent à consolider par des objets et des certificats.

Le rapprochement entre Peace (War is Over) et les campagnes pacifistes de Lennon et Yoko Ono est historiquement suggestif, sans constituer une preuve d’intention iconographique. De même, une référence au paysage naturel ne suffit pas à faire de Peace Forest une commande environnementale documentée. L’analyse culturelle s’enrichit lorsqu’elle laisse visibles ses degrés de certitude.

2014–2015 : Ringo se représente, se multiplie et se déguise

La galerie 2014 réunit Peace & Love, 4 Ringos, Red Bandana Man, Ringo 65, Peace Flag, Front Pocket Peace et Bandana Man with Spray Can. L’ancien Beatle devient dans ces images un possible sujet de représentation, mais les titres ne doivent pas transformer chaque figure stylisée en autoportrait authentifié. Une peinture de bandana n’identifie pas nécessairement son porteur, et un chiffre quatre dans 4 Ringos ne signifie pas qu’on y voie les quatre Beatles.

Le cas de Ringo 65 impose une lecture technique particulièrement attentive. Animazing emploie la formule « Giclée on canvas » tout en qualifiant la pièce d’« unique work », dans un format encadré annoncé de quarante-cinq par trente-sept pouces et demi. On ne peut en conclure qu’il s’agit d’une peinture à l’huile originale : la mention d’impression et l’affirmation d’unicité pourraient décrire un état exceptionnel d’une image reproductible. La nature précise de l’unicité demanderait un certificat et l’examen de la toile.

Peace Flag apparaît dans la galerie 2014 mais est daté de 2015 par Animazing, qui annonce une giclée sur toile de vingt-deux par vingt-sept pouces, en édition de dix. Le catalogue conserve donc les deux millésimes comme des informations attachées à des documents différents. De même, la variante Bandana Man with Spray Can de la galerie doit être comparée à Bandana Man with Paint Can, forme employée par un autre marchand. La différence peut relever d’un changement de légende ou d’une modification du motif : les reproductions et certificats permettront d’en décider.

En 2015, Blue Bandana, Wooden Man, Dont Pass Me By et Peace and Love figurent au répertoire officiel. Blue Bandana Man est décrit ailleurs comme une lithographie sur papier japonais de vingt par seize pouces, en cinquante exemplaires. Wooden Man relève aussi de la lithographie sur papier japonais, mais dans un format beaucoup plus allongé de huit pouces et demi par vingt-sept pouces et demi, en édition de cent. Ces supports et procédés ont leur place dans un catalogue des estampes et ne doivent pas être ramenés à une simple catégorie « art informatique ».

Don’t Pass Me By évoque la chanson de Ringo parue en 1968 sur le double album blanc des Beatles. La giclée de 2015, sur papier de quatorze par vingt pouces et annoncée à soixante exemplaires, présente selon Animazing une numérotation effectuée au tampon. L’identité de titre est un fait historique, mais elle ne prouve pas que l’image représente la séance d’enregistrement ou qu’elle ait servi d’illustration discographique.

2016–2017 : format carré, personnages allongés et mémoire biographique

Le code produit RS2016-1001 identifie Bull’s i, giclée sur toile de dix-huit pouces de côté, annoncée en vingt exemplaires. Cette pièce illustre l’usage d’un format carré et d’un titre à double sens. Une année plus tard, la galerie officielle 2017 énumère Space Men, Peace Sign in Sky, Tittenhurst Man, Octopus’ Garden et Caveman. L’ensemble fait passer le catalogue du motif pacifiste aux personnages imaginaires et à la mémoire de lieux, de chansons ou de films.

Peace Sign in Sky dispose d’une référence officielle précise, RS2017-1004 : giclée sur papier de quatorze par douze pouces, signée au marqueur, en édition de trente. Tittenhurst Man et Caveman sont décrites par Animazing comme deux giclées sur papier au format étroit de vingt-quatre par sept pouces, chacune limitée à trente exemplaires. La proximité matérielle des deux dernières ne constitue pas une preuve d’un diptyque ni d’une impression simultanée.

Le nom Tittenhurst évoque la demeure de John Lennon puis de Ringo Starr, et Caveman rappelle la comédie cinématographique de 1981 où le musicien tenait la vedette. Octopus’ Garden reprend également le titre de sa célèbre composition des Beatles, publiée sur Abbey Road en 1969. Ces rapprochements sont suffisamment forts pour orienter la recherche, mais chacun reste à confronter à la reproduction de l’œuvre et à des propos contemporains de l’artiste. Le titre ne certifie pas une scène de film, une maison représentée ni l’illustration officielle d’une chanson.

Les œuvres dont les fiches techniques détaillées restent absentes, notamment Space Men et Octopus’ Garden, ne doivent pas recevoir par contagion les dimensions des autres giclées de 2017. La date de galerie confirme la référence ; elle ne remplit pas les champs d’édition. Cette discipline rend le catalogue amendable lorsque de nouveaux exemplaires apparaîtront.

Les supports, les tirages et la Lotus Foundation : trois histoires à ne pas confondre

Les notices étudiées révèlent des éditions de dix, vingt, vingt-cinq, trente, quarante, cinquante, soixante ou cent exemplaires. Ces chiffres appartiennent aux descriptions d’éditeurs et de galeries. Ils ne sont ni des relevés de pièces actuellement localisées ni des indicateurs directs de rareté marchande actuelle. Une série de trente feuilles peut n’avoir qu’un petit nombre d’exemplaires retrouvés ; un tirage annoncé de cent ne démontre pas que cent objets ont été effectivement imprimés et dispersés.

Le mot « signé » exige également de la précision : signature au marqueur ou au crayon, position sur le papier, date, symbole éventuel, numérotation manuscrite ou tamponnée et état du certificat. Des œuvres dites « A.P. » ne doivent pas être additionnées automatiquement à une limite d’édition régulière. Les caractéristiques du papier japonais, de la toile imprimée et des peaux de batterie décorées réclament leurs propres méthodes de conservation. Une œuvre sur peau de batterie ne prouve jamais, par son seul support, qu’elle a servi lors d’un concert.

Ringo Starr Art indique que les produits de la vente de ses œuvres bénéficient à la Lotus Foundation. Cette donnée éclaire le modèle philanthropique de la diffusion primaire. Mais une annonce de revente privée ou de vente publique ne saurait être assimilée sans preuve à un versement fait par l’artiste à la fondation. L’histoire de la création, celle de l’édition et celle de la philanthropie entretiennent des relations étroites mais ne se remplacent pas.

Le recours au titre d’une chanson ou d’un album, à un nom de lieu ou à un symbole de paix constitue un matériau critique riche. Pour les spécialistes des Beatles, le risque est de réduire toute l’œuvre graphique à des anecdotes musicales. Or le parcours de Ringo révèle aussi des questions d’impression, de proportion et d’identité artistique qui seraient pertinentes pour n’importe quel plasticien contemporain. C’est en abordant ces deux dimensions ensemble que l’encyclopédie peut dépasser le domaine des souvenirs de célébrité.

Trente-quatre études pour comprendre les œuvres de 2010 à 2017

Le lot 265–298 comprend trente-quatre études individuelles, chacune liée ci-dessous et accompagnée de références documentaires. Elles prolongent la série 229–264, consacrée à My Faces et aux œuvres de 2007–2008. La numérotation constitue un parcours éditorial Yellow-Sub, non un numéro d’inventaire d’atelier établi par Ringo Starr. Plusieurs notices demeurent volontairement ouvertes sur les tirages, les dates de première impression et les variantes de catalogue.

2010 : premiers motifs, trois entrées

  1. 265. Starr Art (2010) : Ringo Starr, une étoile graphique et les épreuves d’artiste
  2. 266. Starr Art (Black & White) (2010) : le contraste monochrome dans l’œuvre de Ringo Starr
  3. 267. Starr Spin Art (2010) : Ringo Starr, mouvement circulaire et nouvelle culture du motif

2012 : huit œuvres et variations de la paix

  1. 268. Peace Piece (2012) : comment Ringo Starr transforme la paix en objet graphique
  2. 269. Ringo 2012 (2012) : quand un titre d’album devient aussi celui d’une création visuelle
  3. 270. Peace Three (2012) : Ringo Starr, une giclée sur toile et vingt exemplaires
  4. 271. Black & White Peace (2012) : la paix en noir et blanc sur toile
  5. 272. Peace Spin (2012) : Ringo Starr, le signe pacifiste et une édition de douze
  6. 273. Knot For Violence (Left Gun) (2012) : l’arme nouée dans l’art de Ringo Starr
  7. 274. Knot For Violence (Double Guns) (2012) : Ringo Starr et la multiplication d’un emblème pacifiste
  8. 275. Peace App (2012) : Ringo Starr, du signe de paix à l’imaginaire des applications

2013 : six notices et collaborations

  1. 276. Right Gun (Knot for Violence) (2013) : une version à droite du canon noué
  2. 277. Peace (War is Over) (2013) : Ringo Starr et l’écho graphique du pacifisme de John Lennon
  3. 278. Pink Peace (2013) : le rose et la paix dans une giclée de Ringo Starr
  4. 279. Peace Forest (2013) : Ringo Starr, un paysage de paix entre motif et écologie
  5. 280. Timberland (2013) : Ringo Starr, de la collaboration vestimentaire à l’estampe signée
  6. 281. Starr On (2013) : Ringo Starr, son nom devient une création graphique numérotée

2014 : sept entrées et personnages multiples

  1. 282. Peace & Love (2014) : Ringo Starr édite son mot d’ordre sur toile
  2. 283. 4 Ringos (2014) : quatre images du musicien et une édition sur papier
  3. 284. Red Bandana Man (2014) : Ringo Starr et la naissance d’un personnage récurrent
  4. 285. Ringo 65 (2014) : une image imprimée sur toile et qualifiée de pièce unique
  5. 286. Peace Flag (2014–2015) : le drapeau de Ringo Starr et le conflit des millésimes
  6. 287. Front Pocket Peace (2014) : le signe de paix dans la poche de Ringo Starr
  7. 288. Bandana Man with Spray Can (2014) : Ringo Starr, le graffiti et les variantes de titre

2015 : quatre références et conflits éditoriaux

  1. 289. Blue Bandana et Blue Bandana Man (2015) : deux titres pour un même personnage ?
  2. 290. Wooden Man (2015) : Ringo Starr et la lithographie sur papier japonais
  3. 291. Don’t Pass Me By (2015) : Ringo Starr transforme sa première chanson des Beatles en titre d’estampe
  4. 292. Peace and Love (2015) : une nouvelle entrée de galerie ou la même image qu’en 2014 ?

2016–2017 : six études des dernières œuvres du cycle

  1. 293. Bull’s i (2016) : Ringo Starr, une giclée carrée et vingt exemplaires
  2. 294. Space Men (2017) : Ringo Starr, les figures spatiales et l’imaginaire de la science-fiction
  3. 295. Peace Sign in Sky (2017) : Ringo Starr place le signe de paix dans le ciel
  4. 296. Tittenhurst Man (2017) : Ringo Starr, le souvenir d’un lieu et un portrait en longueur
  5. 297. Octopus’ Garden (2017) : Ringo Starr revisite le titre de sa chanson des Beatles
  6. 298. Caveman (2017) : Ringo Starr, un motif préhistorique et l’écho de son film de 1981

Les priorités de recherche se détachent clairement : comparer les images de Starr Art et de ses déclinaisons, identifier les versions Left Gun, Double Guns et Right Gun, résoudre les différences de millésime de Peace Flag, distinguer Blue Bandana et Blue Bandana Man, et vérifier la nature exacte de la pièce réputée unique Ringo 65. Ces sujets demandent des archives d’éditeur et, lorsque cela sera possible, l’examen physique de feuilles et de toiles.

Les éditions graphiques coexistent avec des objets d’autres natures : bottes Timberland, peaux de batterie, vêtements et supports édités pour la diffusion caritative ou commerciale. Une même composition peut réapparaître dans ces familles sans qu’il s’agisse d’un exemplaire supplémentaire du tirage sur papier. Les dates de première présentation publique, de fabrication et de revente correspondent elles aussi à des événements distincts. Les caractéristiques matérielles et les archives de fabrication déterminent les rapprochements possibles entre ces objets.

2012 : les tableaux numériques accompagnent la tournée du All-Starr Band

La circulation des œuvres numériques de Ringo Starr n’est pas indépendante de sa carrière de musicien. Le 11 juin 2012, le magazine Modern Drummer annonce que des présentations de son art doivent accompagner plusieurs étapes de la treizième tournée de son All-Starr Band. Le lancement est annoncé à la Liss Gallery de Toronto, parallèlement à des spectacles au Fallsview Casino, puis une nouvelle étape est prévue chez Pop International Galleries à New York. Le même article rappelle que cette galerie avait accueilli la première exposition publique de son travail le 19 juin 2005. Ces données établissent une chronologie de programmation : elles ne prouvent pas que chaque œuvre du catalogue de 2012 ait été accrochée dans chacune de ces villes.

Cette diffusion parallèle révèle néanmoins un dispositif singulier. Ringo retrouve le public sur scène comme batteur et chanteur, tandis que ses compositions électroniques sont présentées à des collectionneurs dans des galeries proches des étapes de tournée. Le reportage explique qu’il s’est mis à créer sur ordinateur à la fin des années 1990, au cours de déplacements professionnels. La pratique visuelle naît ainsi dans les intervalles de la vie musicale, avant d’acquérir ses propres lieux de diffusion. En 2012, les initiatives caritatives liées au Non-Violence Project et à WaterAid apparaissent dans cette même communication ; il convient toutefois de distinguer les objets produits pour ces organismes des éditions vendues en galerie.

Le partenariat avec Timberland avait été annoncé le 10 novembre 2011 : le motif du signe de paix créé par Ringo devait apparaître sur 75 paires de bottes Earthkeepers signées, dont la vente était prévue au profit de WaterAid. L’objet fabriqué et l’œuvre sur papier ultérieurement intitulée Timberland ne peuvent être présumés identiques à partir de leur nom seulement. Références : Modern Drummer, 11 juin 2012 et Timberland, communiqué du 10 novembre 2011.

RINGO AU-DELÀ DES BEATLES

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Starr Art · 2010

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