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The Best of Ringo Starr & His All-Starr Band So Far (2001) : Paul McCartney introduit une mémoire filmée
Des images de 1989 à 1997 réunies en un DVD : la compilation fabrique une histoire à partir de concerts différents.
Publié à l’automne 2001 par Image Entertainment, le DVD The Best of Ringo Starr & His All-Starr Band So Far… propose une sélection de concerts des premières formations All-Starr. L’édition américaine est répertoriée au 23 octobre 2001, avec une durée proche de 93 minutes et une introduction de Paul McCartney. Le titre pourrait faire croire à un concert supplémentaire. Il s’agit pourtant d’un assemblage de prestations provenant notamment du Greek Theatre de 1989, de Montreux et Liverpool en 1992, du Japon en 1995 et de Pine Knob en 1997. Le vrai sujet du film est la transformation d’archives de scène en un récit continu de la carrière solo de Ringo.
Sommaire de cette étude (5 sections)
« Best of » : une œuvre de montage, non une soirée
Le DVD fait passer le spectateur entre des salles, des années et des groupes aux distributions très différentes. Il ne présente ni une date unique ni une formation stable. Le Greek Theatre permet de retrouver Dr. John et Levon Helm ; Montreux met en avant Todd Rundgren et Joe Walsh ; Tokyo donne une place à Randy Bachman et Felix Cavaliere ; Pine Knob expose Peter Frampton, Jack Bruce et Gary Brooker. Une même étiquette « All-Starr Band » réunit ces images, mais le montage suppose de ne pas effacer leurs provenances.
Cet objet possède une fonction historique particulière. En choisissant certains titres et en les rapprochant, l’éditeur propose une manière de lire les premières années du projet. Il construit une continuité qui n’existait pas matériellement sur scène. La compilation mérite donc une fiche propre, distincte des films de concerts dont elle emprunte les fragments.
Le commentaire de Paul McCartney
La présence de Paul McCartney à l’introduction ajoute une dimension familiale à l’ensemble. Les deux anciens Beatles n’ont pas reformé un groupe à l’occasion de ces images ; Paul intervient comme présentateur d’une anthologie consacrée au parcours de son ami. Cette distinction évite la transformation d’une voix off en « participation au concert ». Le DVD rapproche malgré tout la mémoire des Beatles du projet indépendant de Ringo, en donnant un témoin immédiatement reconnaissable pour ouvrir le programme.
Une critique contemporaine du disque vidéo signale cette introduction de McCartney et cite plusieurs extraits de concerts. Pour les historiens, une brève intervention nouvelle en 2001 et une prestation filmée en 1989 appartiennent à des niveaux de datation différents, même lorsqu’elles se suivent dans le même programme.
Les morceaux disent aussi ce que l’éditeur a choisi
Parmi les titres répertoriés figurent Iko Iko avec Dr. John, The Weight avec Levon Helm, Bang the Drum All Day avec Todd Rundgren, You Ain’t Seen Nothing Yet avec Randy Bachman ou Sunshine of Your Love avec Jack Bruce. Les succès chantés par Ringo — Photograph, It Don’t Come Easy, Boys et With a Little Help from My Friends — apparaissent à côté, sans monopoliser la durée.
Le montage laisse ainsi entrevoir le principe d’une revue collective. Mais il modifie aussi la perception du rythme des soirées : les longues présentations, les balances entre chansons et certains titres moins connus peuvent disparaître. Le « meilleur de » est une proposition éditoriale, non l’équivalent de la setlist complète des concerts originaux.
Un DVD de 2001 et des archives de plusieurs années
Les inventaires de supports donnent une édition Image Entertainment de 2001, au format 4:3, avec des pistes sonores multicanales selon la version. Un bonus de Yellow Submarine est signalé dans les descriptions de collection. Certains catalogues indiquent vingt-deux numéros et un extrait supplémentaire ; le nombre exact doit toujours être rapproché de la jaquette de l’exemplaire examiné. La date du DVD, 2001, ne doit pas être reportée sur les prestations de 1989 à 1997.
Les éditions de différents territoires peuvent également porter des mentions ou des codes différents. Le catalogue doit recueillir le fabricant, le code-barres et la liste de chapitres, plutôt que supposer une identité absolue entre toutes les copies commercialisées sous le même titre.
Ce que l’anthologie apprend sur les images de Ringo
La compilation met en évidence un autre phénomène : la caméra suit les transformations de Ringo lui-même. Sa manière de présenter les invités et de retrouver des chansons connues conserve une grande stabilité, alors que les partenaires, les décors et la réalisation changent. Le film construit ainsi une histoire de la durée, invisible dans le seul portrait d’une tournée. Il montre aussi qu’une œuvre d’archives peut naître après les événements qu’elle réunit.
Pour les lecteurs de Yellow-Sub.net, ce DVD sert de carrefour entre les études consacrées à Los Angeles, Montreux, Tokyo et Detroit. Son intérêt n’est pas de remplacer les films originaux, mais d’expliciter comment leur circulation a progressivement fabriqué l’image publique des All-Starr Bands.
Sources et vérifications
- Image Entertainment, édition DVD de 2001 recensée dans le catalogue Blu-ray.com
- Abbeyrd.net, compte rendu contemporain du DVD et de l’introduction de Paul McCartney
- Archives de collection Zak Starkey, programme des pistes et données de l’édition du 23 octobre 2001
Note de méthode : les dates de représentation, de captation, de première diffusion et d’édition commerciale sont distinguées. Les crédits et variantes incertains ne sont pas présentés comme établis.
RINGO AU-DELÀ DES BEATLES
Notice 221 / 335
Des images de 1989 à 1997 réunies en un DVD : la compilation fabrique une histoire à partir de concerts différents.












