Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970
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YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / MY FACES 2005 · NOTICE 233

Three Faces (2005) : Ringo Starr, trois visages dans un format panoramique

Catalogue raisonné : création graphique, histoire de l’édition, identification matérielle et lecture critique.

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Three Faces est une œuvre graphique datée de 2005 dans la galerie de Ringo Starr et rattachée à sa première période publique de création visuelle, My Faces. Plus de trente ans après la séparation des Beatles, le musicien travaille un langage indépendant des pochettes de disques : figures, humour, mots et possibilités de l’impression numérique. Cette étude examine l’œuvre comme objet d’histoire de l’art, en distinguant les faits attestés des rapprochements interprétatifs et des divergences entre catalogues.

Sommaire de cette notice (5 sections)
  1. Repères historiques et identification
  2. Lecture critique du titre et de l’image
  3. Une création personnelle à l’âge de l’estampe numérique
  4. Édition, signature et conservation
  5. La place de l’œuvre dans l’histoire visuelle de Ringo

Repères historiques et identification

En 2005, l’exposition My Faces fait apparaître publiquement une facette du travail visuel de Ringo Starr. Sa pratique de l’image sur ordinateur remonte à la fin des années 1990, alors qu’il parcourt les routes et séjourne souvent à l’hôtel. Il ne s’agit pas d’un album de photographies des Beatles : ce sont des créations graphiques à part entière. Three Faces figure dans la galerie annuelle de l’artiste sous la datation de 2005. Ce premier repère permet de l’inscrire dans une série sans extrapoler le jour, le logiciel ou les conditions exactes de sa création.

Le catalogue de My Faces identifie un tirage giclée sur papier d’environ 11 × 34 pouces, limité à cent exemplaires. Cette proportion très allongée distingue nettement « Three Faces » des images rectangulaires plus proches du portrait classique dans le même corpus.

Lecture critique du titre et de l’image

Le titre désigne explicitement une pluralité : trois visages. C’est une donnée rare dans une série où les intitulés prennent volontiers la forme de calembours. Elle invite à regarder la composition comme une organisation de figures, sans décider que les trois personnages représentent nécessairement Ringo ou ses anciens partenaires des Beatles. La ressemblance éventuelle ne suffit pas à nommer un portrait. Un expert doit distinguer ce que l’image montre, ce que le titre nomme et l’identité réellement attestée du modèle.

Une création personnelle à l’âge de l’estampe numérique

Le rapport très horizontal du support joue un rôle esthétique important. Il impose une lecture latérale plutôt que frontale et rappelle qu’une œuvre graphique destinée à être multipliée n’est pas un carré interchangeable. Une réduction automatique pour un catalogue en ligne peut écraser les proportions ou couper les extrémités. Le relevé des dimensions et le contrôle du cadrage sont donc des opérations de première importance pour identifier une reproduction fidèle.

Le vocabulaire mérite d’être précis. Une giclée est un mode d’impression numérique ; elle ne prouve pas qu’une image a d’abord existé comme peinture sur toile. Lorsqu’un catalogue emploie le mot « original », il peut désigner la composition et non chaque feuille de l’édition. L’exemplaire signé, l’image-source et la reproduction publiée sur Internet constituent trois états matériels différents qu’il serait erroné de confondre.

Édition, signature et conservation

Les données retenues dans cet inventaire sont les suivantes : titre : Three Faces ; datation de catalogue : 2005 ; format : 11 × 34 pouces ; état éditorial : 100 exemplaires annoncés. Chaque renseignement renvoie à des sources nommées. Un chiffre de tirage ne représente ni un recensement physique complet ni un historique des ventes.

Un exemplaire signé est documenté par Heritage Auctions : le lot 46248 vendu le 10 août 2013 était numéroté 80/100, sur une feuille de 34 × 11 pouces, avec signature verte « Ringo 05 », hologramme et référence de l’éditeur Celebrity Art au verso. Heritage Auctions, lot 46248. Dans les archives d’une galerie, il faudra comparer les dimensions totales du papier avec celles de la zone imprimée, puis consigner les marges, numéros et signatures. Si un exemplaire est décrit comme « Three Faces » mais reproduit une image de proportion ordinaire, l’hypothèse la plus prudente est une identification commerciale incertaine, non l’existence immédiate d’une variante originale. Ce dossier fait de l’échelle un véritable critère de preuve.

La place de l’œuvre dans l’histoire visuelle de Ringo

Les premiers travaux publics de Ringo en tant que plasticien déplacent le regard au-delà de ses fonctions de batteur, chanteur ou personnage des films des Beatles. Le public découvre une pratique fondée sur l’expérimentation de la composition et sur l’usage d’outils accessibles au-delà de l’atelier traditionnel. La comparaison avec le pop art peut être éclairante sur le plan culturel, mais elle ne dispense jamais de décrire les pièces elles-mêmes : composition, support, édition et archives d’exposition.

Ringo indique que les recettes de ses œuvres soutiennent la Lotus Foundation, dont les activités concernent différentes causes sociales et sanitaires. Cette destination philanthropique appartient à la politique générale de diffusion de l’artiste ; elle ne transforme pas automatiquement tout exemplaire passé en vente publique en don documenté. Pour Three Faces, la qualité de la notice dépend ainsi autant de la séparation des faits et des interprétations que de la capacité à replacer un dessin dans la carrière du musicien.

Sources documentaires et contrôles

Note méthodologique : la datation de catalogue, le support, la numérotation, les épreuves d’artiste et la provenance sont des champs distincts. Les interprétations non confirmées sont explicitement présentées comme telles.