Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Yellow-Sub.net · Les collaborations artistiques de Ringo Starr · Dixième passe · 28 octobre 2026

Ringo Starr et les artisans de sa musique : 55 enquêtes, des arrangeurs de 1970 aux Roundheads et à Nashville (1969–2026)

À lire dans le dossier : Nouvelle synthèse étendue : 75 collaborateurs et métiers du studio, avec concordance et bibliographie.

Onze lots de cinq études documentaires sur les arrangeurs, instrumentistes, producteurs, ingénieurs, choristes et coauteurs qui ont travaillé avec Ringo Starr. Une concordance de 55 monographies et des sources discographiques anciennes et récentes.

Progression du dossier : 35, 40, 45, 50, puis 55 études en onze lots. Après les masters et performances des précédentes passes, cette dixième étape change d’échelle d’observation : elle suit les personnes et les métiers qui font exister la musique. Le nombre 55 correspond à 55 portraits et tableaux de rôles, pas à 55 morceaux nouvellement découverts, 55 séances inédites ou 55 musiciens totalement différents (certains cas examinent une paire de collaborateurs ou un collectif).

Les liens avec les 162 enquêtes « Ringo invité chez les autres », la sessionographie et le chapitre des sources sont maintenus. Les disques personnels de Ringo deviennent ici des lieux de collaboration à analyser, sans être confondus avec des invitations sur l’album d’un tiers.

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Protocole de preuve : une personne, une fonction, un master, une édition

Le point de départ est la contribution attestée : écriture, arrangement, interprétation, prise de son, mixage, production ou direction d’une performance. Les auteurs d’une chanson ne sont pas automatiquement les instrumentistes de son enregistrement ; un assistant technique ne devient pas producteur ; une mention d’album ne prouve pas une présence sur toutes les plages. Les études sont rédigées en confrontant la discographie et les livrets aux recherches nominatives déjà publiées sur Yellow-Sub et, lorsqu’ils sont accessibles, à des documents contemporains et témoignages des participants.

Les années de publication sont séparées de celles des séances : une voix de 1978 peut être retravaillée en 1982, un album de 2026 peut combiner des musiciens de Nashville et les parties de Ringo enregistrées en Californie. De même, plusieurs fonctions assurées par le même artiste n’ouvrent pas droit à plusieurs « collaborations » chiffrées. Cette dixième passe approfondit les profils étudiés ailleurs ; elle ne modifie pas par simple addition les inventaires d’œuvres de la bibliothèque.

Nous distinguons trois types d’appuis : documents de première main (crédits publiés, communiqué de l’artiste, entretiens contemporains), bases de données de crédits à recouper avec l’édition concernée, et monographies éditoriales permettant de confronter les versions. Les affirmations non garanties par un générique individuel sont volontairement formulées comme limites d’attribution.

Table de concordance : 55 collaborateurs et leurs responsabilités

Chaque numéro conduit au portrait développé sur cette page ; le titre du dossier renvoie également à sa monographie de référence sur Yellow-Sub. Les ensembles de cinq répondent à un choix de lecture, et non à cinq journées d’enregistrement séparées.

N° Période Collaborateur et dossier Fonction établie
01 5 mars 1970 Maurice Gibb, « Bye Bye Blackbird » : la pop des Bee Gees au service d’un standard Arrangement et direction d’orchestre
02 26 décembre 1969 – février 1970 Quincy Jones : une réalisation entre Los Angeles et Londres Arrangement, direction d’ensemble
03 octobre 1969 – février 1970 Chico O’Farrill et Oliver Nelson : deux écritures jazz, deux chansons Arrangeurs distincts
04 25 février et 6 mars 1970 John Dankworth : partitions, direction et saxophone sur un seul standard Arrangement, direction, saxophone
05 25–27 juin 1970 Pete Drake : Nashville en trois journées et un nouveau rôle pour Ringo Production et pedal steel guitar
06 juin 1970 Charlie McCoy : l’harmonica précis de « Beaucoups of Blues » Harmonica et claviers selon les pistes
07 25 juin 1970 Les Jordanaires : quatre voix et la tradition de Nashville Harmonies vocales
08 1971–1976 Jim Keltner : deux batteries sans confusion de parties Batterie, partenaire de section rythmique
09 1970–2009 Klaus Voormann : de l’arrangement de 1970 à la basse des années 1970 Arrangement, basse, conception de projet
10 1973–1974 Billy Preston : quatre titres, quatre couleurs de clavier Orgue, piano, clavinet, piano électrique
11 mars–juin 1973 Jimmy Calvert : cinq guitares à repérer sur Ringo Guitares acoustiques et électriques
12 1973 Milt Holland : marimba et percussions au-delà de la batterie Percussions et marimba
13 1973 Jack Nitzsche : l’orchestre de « Photograph » et les cordes de l’adieu Arrangements orchestraux, choraux et de cordes
14 1973 Tom Scott : du saxophone aux sections de cuivres Saxophone, clarinette, arrangements de vents
15 6 mars 1973 et compléments Jim Horn : arranger « Oh My My » n’est pas jouer le solo Arrangement des cuivres
16 1973–1974 Bill Schnee : enregistrer n’est pas produire Ingénierie du son et mixage
17 1974 Galen Senogles : l’assistance technique entre plusieurs studios Ingénieur assistant
18 1973–1974 Chuck Findley : deux sessions de cuivres de nature différente Trompette / section de cuivres
19 1974 Lew McCreery : trois sections de cuivres de Goodnight Vienna Section de cuivres, principalement trombone
20 1973–1974 Nicky Hopkins : cinq chansons et plusieurs instruments à clavier Piano et piano électrique
21 1973–1978 Richard Perry, Arif Mardin, Vini Poncia : cinq albums, trois régimes de production Production artistique et réalisation
22 1973–1975 Steve Cropper : l’école de Memphis entre Ringo et Keith Moon Guitare, puis production d’un autre artiste
23 1973–1974 Bobby Keys : du solo de « Photograph » aux pupitres de 1974 Saxophone ténor soliste et section de cuivres
24 1973–1978 Martha Reeves, Merry Clayton et les voix féminines de cinq albums Chœurs, duos et interventions vocales
25 1973–1978 Voormann, Keltner, Gadd, Levin : la section rythmique n’est pas un groupe fixe Batteries et basses, comparaison des crédits
26 1982–2012 Joe Walsh : producteur, guitariste, coauteur puis invité réciproque Production, guitare, composition et scène
27 1982 Chris Stainton : les claviers et une coécriture collective d’Old Wave Claviers et composition sur une piste
28 1982–1983 Mo Foster : une basse fretless, une chanson et des témoignages Basse, coauteur
29 1982–2002 Gary Brooker : studio, All-Starr Band et hommage à Harrison Piano, voix, scène
30 1982–1983 Jim Nipar : la continuité de prise de son d’Old Wave Enregistrement et mixage
31 1991–2017 Don Was : cinq productions de 1992 et des retours comme bassiste Production, puis basse
32 juin 1991 – 1992 Phil Ramone : « All in the Name of Love » et « Runaways » Production de deux masters
33 septembre 1991 Peter Asher : ramener les Posies dans l’univers de Ringo Production et choix de répertoire
34 1991–1992 Ed Cherney : cinq prises de son derrière les productions Don Was Ingénierie du son et mixage selon les crédits
35 1992 Bob Clearmountain : le mixage du retour sur « Weight of the World » Mixage d’un single identifié
36 1991–1992 Andrew Gold : un lien entre l’atelier Asher et celui de Don Was Guitares, voix et harmonies
37 1991–1992 Andy Sturmer et Roger Manning : l’apport de Jellyfish à Ringo Composition et harmonies vocales
38 1991–1992 Michael Landau : trois guitares dans la deuxième équipe Don Was Guitares
39 1992–2023 Benmont Tench : piano, orgue et harmonium, sans ostentation Claviers et accompagnement
40 1991–1992 James « Hutch » Hutchinson : cinq lignes de basse pour cinq arrangements Basse
41 1991–1992 Jeff « Skunk » Baxter : deux guitares sous la direction de Phil Ramone Guitares
42 1991–1992 C. J. Vanston : claviers et arrangement de « Runaways » Claviers et arrangement
43 1991–1992 Mark Goldenberg : trois chansons, et non tout Time Takes Time Guitares
44 1991–1992 Michael Thompson : deux masters et une distinction essentielle avec Landau Guitares
45 juin 1991 Bill Drescher : l’ingénieur identifié d’« All in the Name of Love » Ingénierie du son
46 1991–2008 Mark Hudson : de participant de 1991 à chef d’atelier des Roundheads Voix, composition, production, organisation
47 1998–2019 Gary Burr : écrire, chanter et jouer au sein des Roundheads Coécriture, guitare, chœurs et scène
48 2003–2026 Bruce Sugar : de la console à la coproduction et à l’écriture Ingénierie, mixage, coproduction, composition
49 1991–2017 Jeff Lynne : du son de Time Takes Time à des invitations réciproques Production, multi-instruments, guitare et invitation en studio
50 2023–2026 Daniel Tashian : chansons et maquettes dans le cycle T Bone Burnett Coécriture, coproduction, guitares et voix
51 2025–2026 Billy Strings : six chansons entre flatpicking, électrique et harmonies Guitares, harmonica et chant d’harmonie selon titres
52 2025–2026 Molly Tuttle : neuf interventions, de l’harmonie à la mandoline Voix, guitare acoustique, mandoline, douze-cordes
53 2025 Larkin Poe : Rebecca et Megan Lovell, deux masters non interchangeables Mandoline et chœurs selon les chanteuses
54 2023–2026 Dennis Crouch : vingt et une basses, pas vingt et une séances ensemble Contrebasse / basse
55 2024–2026 Paul Franklin : onze pedal steel guitars et le retour d’une tradition Pedal steel guitar

Lot 1/11 — Arranger le premier Ringo : jazz, pop et Nashville (1969–1970)

Le premier album solo ne se réduit pas à une parenthèse de standards. Il mobilise des arrangeurs issus de mondes très différents, parfois pour une seule chanson, tandis que la voix de Ringo reste le fil conducteur. De Londres à Los Angeles, les prises, reprises et overdubs doivent être séparés. Le passage à Nashville, quelques semaines plus tard, change le fonctionnement même du studio : un producteur-instrumentiste réunit une équipe de country autour du chanteur.

Documents de contrôle pour ce lot : Crédits de Sentimental Journey, relevé piste par piste (base de données discog · Beaucoups of Blues .

Étude 1/55 · 5 mars 1970 · Arrangement et direction d’orchestre

Maurice Gibb, « Bye Bye Blackbird » : la pop des Bee Gees au service d’un standard

Sur le premier album solo de Ringo, Maurice Gibb intervient sur « Bye Bye Blackbird » comme arrangeur ; les relevés de séance lui attribuent également la direction de l’orchestre à Morgan Studios, Londres, le 5 mars 1970. L’œuvre, écrite par Mort Dixon et Ray Henderson en 1926, n’appartient pas au répertoire des Bee Gees. Ringo est chanteur et George Martin reste le producteur de Sentimental Journey. Ce partage des responsabilités explique mieux la rencontre qu’un récit parlant d’un prétendu duo entre les deux artistes.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La séance n’autorise ni à créditer Gibb comme compositeur du standard, ni à transférer son arrangement aux onze autres plages de l’album. Le collaborateur agit sur la forme orchestrale et le choix des couleurs, non sur l’origine de la chanson. L’exemple inaugure une histoire de Ringo qui comprend de vrais métiers de création en dehors du chant et de la batterie.

Axes de recoupement du dossier complet : « Bye Bye Blackbird », une chanson antérieure aux Beatles ; 5 mars 1970 : la séance de Morgan Studios ; L’arrangeur, le chef et le producteur.

Monographie de référence : Maurice Gibb et Ringo Starr : Bye Bye Blackbird, Bee Gees et l’orchestre de 1970. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 2/55 · 26 décembre 1969 – février 1970 · Arrangement, direction d’ensemble

Quincy Jones : une réalisation entre Los Angeles et Londres

« Love Is a Many-Splendored Thing » révèle une fabrication moins linéaire que ne le laisse entendre une simple liste d’arrangeurs. Un accompagnement est enregistré chez A&M à Los Angeles le 26 décembre 1969, avec Quincy Jones à la tête d’un ensemble ; la chanson est retravaillée à Londres en février 1970, avec Billy Preston parmi les participants à l’orgue sur la campagne britannique. Ringo prête sa voix à une œuvre préexistante et George Martin coordonne l’album. Il faut distinguer première bande, remake, chant et opérations de finition.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La célébrité ultérieure de Jones comme producteur ne fait pas de lui le réalisateur de l’intégralité de Sentimental Journey. Les diverses dates documentent l’élaboration du même master, et non autant de collaborations indépendantes. Cette approche montre à quel point la correspondance entre un nom de pochette et une séance doit être restituée avec prudence.

Axes de recoupement du dossier complet : 26 décembre 1969 : un orchestre chez A&M à Los Angeles ; 3 février 1970 : le remake londonien ; Billy Preston et les voix de Ringo.

Monographie de référence : Quincy Jones et Ringo Starr : Love Is a Many-Splendored Thing, les séances 1969–1970. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 3/55 · octobre 1969 – février 1970 · Arrangeurs distincts

Chico O’Farrill et Oliver Nelson : deux écritures jazz, deux chansons

Chico O’Farrill signe l’arrangement de « Night and Day », le standard de Cole Porter dont Ringo commence l’enregistrement le 27 octobre 1969 à Abbey Road. Oliver Nelson intervient pour « Blue, Turning Grey Over You », chanson liée à Fats Waller et Andy Razaf : des préparatifs de novembre, des prises de décembre 1969 et une nouvelle étape vocale en février 1970 jalonnent ce dossier. Les deux arrangeurs sont réunis par le même projet esthétique, mais non par une session commune.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le jazz nourrit ici un disque de standards populaires sans transformer Ringo en chef d’orchestre ni faire des arrangeurs les auteurs des chansons. La consultation des prises et des versions est particulièrement importante : une bande enregistrée en 1969 peut être remplacée ou complétée au début de 1970. Les fonctions de George Martin et des ingénieurs demeurent distinctes des arrangements.

Axes de recoupement du dossier complet : 27 octobre 1969 : « Night and Day » inaugure le projet ; 28 novembre 1969 : l’étape préparatoire d’Oliver Nelson ; 4 décembre 1969 : neuf prises de l’accompagnement.

Monographie de référence : Chico O’Farrill, Oliver Nelson et Ringo Starr : deux arrangements de jazz (1969–1970). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 4/55 · 25 février et 6 mars 1970 · Arrangement, direction, saxophone

John Dankworth : partitions, direction et saxophone sur un seul standard

Pour « You Always Hurt the One You Love », John Dankworth ne se contente pas d’un arrangement déposé chez l’éditeur. Il conduit l’ensemble à De Lane Lea le 25 février 1970 et prend part à des opérations complémentaires, notamment au saxophone, le 6 mars. La chanson, écrite par Allan Roberts et Doris Fisher, avait déjà connu une longue carrière avant la version de Ringo et demeure notamment associée aux Mills Brothers. Le saxophoniste britannique articule donc trois métiers : arranger, diriger et interpréter.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le crédit instrumental ultérieur ne transforme pas Dankworth en membre permanent d’un groupe de Ringo. La version publiée appartient au projet collectif produit par George Martin. L’intérêt de cette fiche est précisément de distinguer l’apport d’un arrangeur qui a également laissé une trace instrumentale vérifiable, au lieu d’opposer artificiellement musiciens « célèbres » et musiciens de studio.

Axes de recoupement du dossier complet : Un standard rendu célèbre par les Mills Brothers ; 25 février 1970 : De Lane Lea Sound Centre ; 6 mars 1970 : l’ajout d’un saxophone.

Monographie de référence : John Dankworth et Ringo Starr : You Always Hurt the One You Love, Londres 1970. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 5/55 · 25–27 juin 1970 · Production et pedal steel guitar

Pete Drake : Nashville en trois journées et un nouveau rôle pour Ringo

Après les orchestrations de Sentimental Journey, Ringo change radicalement d’atelier pour Beaucoups of Blues. Pete Drake réunit les professionnels de Nashville et produit les prises principales des 25, 26 et 27 juin 1970 à Music City Recorders ; Scotty Moore travaille à l’enregistrement. Drake est lui-même une référence de la pedal steel guitar. Le disque s’appuie sur des auteurs country et une section rythmique locale : Starr y occupe principalement la position de chanteur, même s’il est mondialement connu pour sa batterie.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

L’anecdote de la conversation entre Ringo et Drake autour de cassettes country doit rester un témoignage rétrospectif, non une feuille de présence. L’enjeu historique vérifiable tient aux lieux, aux dates, aux chansons et à l’équipe de studio. Ce projet de 1970 préfigure, sans identité de personnel, les collaborations country réactivées avec T Bone Burnett en 2025–2026.

Axes de recoupement du dossier complet : 25–27 juin 1970 : trois journées de sessions ; La fonction de Pete Drake : producteur et instrumentiste ; Un répertoire écrit par des auteurs de country.

Monographie de référence : Pete Drake et Ringo Starr : le pari de Nashville et Beaucoups of Blues (1970). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 2/11 — Le collectif des premières séances : harmonies et section rythmique (1970–1974)

Les collaborateurs de 1970 à 1974 illustrent la part collective du son, loin des étiquettes réservées aux vedettes. L’harmonica, le chœur à quatre voix, la contrebasse, l’orgue et la seconde batterie occupent des rôles complémentaires. Ils peuvent reparaître d’un disque à l’autre sans former un ensemble permanent. Le relevé doit distinguer le début de la collaboration, sa fonction sur une piste donnée et les retrouvailles attestées.

Documents de contrôle pour ce lot : Beaucoups of Blues · Ringo (1973) .

Étude 6/55 · juin 1970 · Harmonica et claviers selon les pistes

Charlie McCoy : l’harmonica précis de « Beaucoups of Blues »

Au sein de l’équipe de Pete Drake, Charlie McCoy appartient à une catégorie de collaborateurs que l’on identifie mieux par instrument que par célébrité. Les documents de la séance du 25 juin 1970 le créditent à l’harmonica sur « Beaucoups of Blues ». Les inventaires généraux font aussi apparaître du piano selon les morceaux. Ce spécialiste des studios de Nashville travaille aux côtés de Scotty Moore, de plusieurs guitaristes, de la pedal steel et d’une section rythmique affectée aux chansons enregistrées très rapidement.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La polyvalence de McCoy est une réalité de sa carrière, mais elle n’autorise pas à lui attribuer systématiquement l’harmonica et le piano sur chaque piste de l’album. Les dates des trois journées n’impliquent pas non plus que tous les musiciens aient été présents simultanément. L’instrument effectivement crédité et le master concerné restent les unités de preuve.

Axes de recoupement du dossier complet : Le 25 juin 1970 : première journée de travail ; « Beaucoups of Blues », une chanson de Buzz Rabin ; L’équipe de Music City : efficacité et variété.

Monographie de référence : Charlie McCoy et Ringo Starr : harmonica, piano et sessions de Nashville (1970). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 7/55 · 25 juin 1970 · Harmonies vocales

Les Jordanaires : quatre voix et la tradition de Nashville

Le rapprochement entre Ringo Starr et les Jordanaires offre un pont peu attendu avec l’histoire des accompagnateurs d’Elvis Presley. Gordon Stoker, Hoyt Hawkins, Neal Matthews Jr et Ray Walker sont les quatre chanteurs habituellement identifiés pour les sessions de Beaucoups of Blues. Leur participation à la chanson-titre du 25 juin 1970 intervient dans une production confiée à Pete Drake, avec Ringo au chant principal. Les harmonies apportent la densité et le contrepoint caractéristiques de la country enregistrée à Nashville.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La présence des Jordanaires n’équivaut ni à une coécriture ni à une participation d’Elvis au disque. Jeannie Kendall, dont la voix apparaît dans un autre contexte de l’album, doit également être distinguée de ce quatuor. Une histoire des collaborations doit traiter les harmonies comme un véritable travail d’interprètes tout en conservant leurs crédits propres.

Axes de recoupement du dossier complet : Le lien avec Elvis Presley : contexte, pas reconstitution ; 25 juin 1970 : les voix de la chanson « Beaucoups of Blues » ; Quatre chanteurs et une technique d’harmonisation.

Monographie de référence : Les Jordanaires et Ringo Starr : harmonies vocales de Beaucoups of Blues (1970). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 8/55 · 1971–1976 · Batterie, partenaire de section rythmique

Jim Keltner : deux batteries sans confusion de parties

Au Concert for Bangladesh du 1er août 1971, Ringo Starr et Jim Keltner apparaissent explicitement tous deux aux batteries. La formule se prolonge sur des enregistrements de Ringo en 1973, puis dans diverses configurations de Goodnight Vienna et de Ringo’s Rotogravure. L’importance de Keltner tient au travail d’écoute et d’équilibre entre deux percussionnistes : accompagner une voix, des cuivres et des guitares ne consiste pas à superposer deux solos. Des témoignages de musiciens permettent de mieux saisir cette discrète négociation sonore.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Un livret indiquant deux batteurs ne suffit pas à reconstituer la répartition exacte des frappes dans chaque mesure. Il faut encore distinguer les morceaux qui réunissent effectivement Starr et Keltner de ceux où l’un seulement intervient. Le principe du dossier est de conserver les crédits par master, plutôt que d’appliquer au disque entier l’image mémorable de deux batteries côte à côte.

Axes de recoupement du dossier complet : Ringo raconte lui-même la naissance de cette formule ; 1973 : Ringo, une batterie partagée au service des chansons ; 1974 : Goodnight Vienna et les combinaisons variables.

Monographie de référence : Ringo Starr et Jim Keltner : deux batteries de 1971 à 1976. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 9/55 · 1970–2009 · Arrangement, basse, conception de projet

Klaus Voormann : de l’arrangement de 1970 à la basse des années 1970

Klaus Voormann est souvent réduit à son rôle de bassiste du cercle Beatles. Pourtant, sur Sentimental Journey, il signe l’arrangement de « I’m a Fool to Care » : ce crédit de 1970 n’est pas une preuve qu’il joue la basse de la chanson. Sa relation avec Ringo se poursuit ensuite au sein de formations rock, de l’époque des singles Apple aux albums de 1973–1976, où ses lignes de basse accompagnent les batteries de Starr et parfois de Keltner. En 2008–2009, A Sideman’s Journey ravive le dialogue dans un cadre conçu par Voormann lui-même.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La continuité humaine ne garantit pas une permanence des instruments ou des dates. Un arrangeur peut devenir bassiste sur un autre master ; une réunion ultérieure ne constitue pas un overdub de la séance d’origine. Voormann fournit ainsi une remarquable étude de cas sur l’évolution des métiers musicaux entre trente-neuf années d’enregistrements.

Axes de recoupement du dossier complet : 1970–1972 : un bassiste essentiel aux premiers singles Apple ; 1973 : dix chansons, un album collectif et la continuité Voormann ; 1974–1976 : Goodnight Vienna et Ringo’s Rotogravure.

Monographie de référence : Ringo Starr et Klaus Voormann : basse, arrangements et retrouvailles (1970–2009). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 10/55 · 1973–1974 · Orgue, piano, clavinet, piano électrique

Billy Preston : quatre titres, quatre couleurs de clavier

Dans les albums Ringo et Goodnight Vienna, la participation de Billy Preston s’organise autour de quatre titres : « I’m the Greatest » et « Oh My My » en 1973, puis « (It’s All Down to) Goodnight Vienna » et « Only You (And You Alone) » en 1974. Selon les chansons, le musicien intervient à l’orgue, au piano, au clavinet ou au piano électrique. Cette diversité prolonge son lien avec l’univers des Beatles tout en lui donnant une place spécifique dans le travail de Richard Perry et des musiciens californiens.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Il serait faux d’étendre son crédit de clavier à tous les titres des deux albums, dont les personnels varient. Il faut également distinguer son orgue d’un arrangement d’ensemble ou d’une contribution à l’écriture ; les auteurs des chansons et les ingénieurs sont identifiés ailleurs. La qualité d’une encyclopédie tient ici à quatre attributions précises, plutôt qu’à une formule vague annonçant « Billy Preston sur l’album ».

Axes de recoupement du dossier complet : Le contexte : Billy Preston, les Beatles et l’après-1970 ; « I’m the Greatest » (1973) : orgue et réunion partielle des anciens Beatles ; « Oh My My » (1973) : piano et orgue au service d’une pulsation soul.

Monographie de référence : Billy Preston et Ringo Starr : orgue, piano et clavinet de 1973 à 1974. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 3/11 — Ringo (1973) : guitares, orchestrations et percussions

En 1973, l’album Ringo associe les auteurs célèbres, les musiciens d’orchestre et le personnel de la côte Ouest. Cinq artisans particulièrement révélateurs montrent que le son du disque se fabrique à plusieurs étages : guitares, percussions accordées, cordes, clarinettes, cuivres et saxophone. Les sessions de base n’ont pas nécessairement les mêmes dates ni les mêmes lieux que les arrangements ajoutés ensuite.

Documents de contrôle pour ce lot : Ringo (1973) .

Étude 11/55 · mars–juin 1973 · Guitares acoustiques et électriques

Jimmy Calvert : cinq guitares à repérer sur Ringo

Jimmy Calvert participe à cinq masters du 33-tours Ringo : « Photograph », « You’re Sixteen », « Oh My My », « Step Lightly » et « Devil Woman ». Sur « Photograph », le guitariste est associé à Vini Poncia aux guitares acoustiques, tandis que George Harrison est crédité séparément à la douze-cordes. Les autres titres changent la place des guitares au milieu du piano, des cuivres, de la basse et parfois de deux batteries. La fonction du guitariste de studio devient visible lorsqu’on revient à chaque personnel individuel.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La séance de base d’un morceau et les overdubs orchestraux ultérieurs ne doivent pas être confondus. La date du 29 juin 1973, liée à des compléments de « Photograph », n’établit pas une nouvelle prise de Calvert. La présence de plusieurs guitaristes ne permet pas davantage de décider, sans bande isolée, quelle partie audible appartient à chacun.

Axes de recoupement du dossier complet : « You’re Sixteen » : guitare de Calvert, piano de Hopkins et solo vocal de McCartney ; « Oh My My » : Calvert à la guitare au sein d’un ensemble soul-rock ; « Step Lightly » : guitare acoustique et guitare électrique ne sont pas le même crédit.

Monographie de référence : Ringo Starr et Jimmy Calvert : cinq guitares sur Ringo (1973). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 12/55 · 1973 · Percussions et marimba

Milt Holland : marimba et percussions au-delà de la batterie

Milt Holland apporte à Ringo trois interventions identifiées : des percussions sur « Have You Seen My Baby » et « Devil Woman », puis le marimba sur « You and Me (Babe) ». Ce spécialiste des studios de Los Angeles possède un bagage de jazz et de musiques de film, avec une curiosité ancienne pour les traditions rythmiques extra-occidentales. Son travail s’intègre à des formations où Starr et Jim Keltner peuvent occuper les batteries tandis que d’autres instruments ponctuent la voix ou élargissent la palette de timbres.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le terme générique « percussionniste » n’autorise pas à lui attribuer les congas, le tambourin ou toutes les petites percussions de l’album. Le marimba est en revanche nommé sur le morceau final. L’étude distingue ainsi la fonction de soutien rythmique de la création d’une couleur mélodique par instrument frappé, sans effacer les autres musiciens.

Axes de recoupement du dossier complet : « Have You Seen My Baby » : percussions auprès de Marc Bolan et James Booker ; « Devil Woman » : une seconde intervention au sein des deux batteries ; « You and Me (Babe) » : le marimba identifié de la chanson finale.

Monographie de référence : Ringo Starr et Milt Holland : percussions et marimba sur Ringo (1973). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 13/55 · 1973 · Arrangements orchestraux, choraux et de cordes

Jack Nitzsche : l’orchestre de « Photograph » et les cordes de l’adieu

Jack Nitzsche apporte sa compétence d’orchestrateur à deux chansons dont les statuts affectifs diffèrent fortement. « Photograph », coécrite par Starr et Harrison, reçoit des éléments orchestraux et choraux, dont une étape de travail est documentée le 29 juin 1973 à Burbank. « You and Me (Babe) », signée George Harrison et Mal Evans, emploie un arrangement de cordes. Le producteur reste Richard Perry ; Nitzsche travaille à la mise en forme de certaines couches, et non à la composition des deux œuvres.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Son passé auprès de Phil Spector explique une familiarité avec les grands ensembles, mais ne prouve ni une méthode de prise identique ni un « Wall of Sound » reproduit note pour note. L’enregistrement de l’orchestre n’implique pas la présence des musiciens de la bande de base le même jour. Deux titres, deux attributions et plusieurs étapes doivent être conservés.

Axes de recoupement du dossier complet : « Photograph » : Harrison et Starr composent, Nitzsche orchestre ; 29 juin 1973 : l’étape orchestrale de Burbank ; « You and Me (Babe) » : les cordes d’une chanson de George Harrison et Mal Evans.

Monographie de référence : Ringo Starr et Jack Nitzsche : arrangements de Photograph et You and Me (Babe) (1973). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 14/55 · 1973 · Saxophone, clarinette, arrangements de vents

Tom Scott : du saxophone aux sections de cuivres

Tom Scott contribue à plusieurs paysages sonores du disque Ringo. Les dossiers font apparaître « Have You Seen My Baby », « Oh My My », « Step Lightly », « Devil Woman » et « You and Me (Babe) », avec des fonctions qui vont du saxophone à l’arrangement de cuivres ou de clarinettes. Sur « Oh My My », il intervient comme saxophoniste et partage un crédit d’arrangement des cuivres avec Jim Horn. Son rôle varie donc selon la chanson, au milieu des guitaristes, des claviers et des voix réunis par Richard Perry.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Il serait inexact d’attribuer à Scott la totalité des vents de l’album ou de faire de tout crédit d’arrangement un solo exécuté. La clarinette de « Step Lightly », les pupitres de « Devil Woman » et la partie soliste de « Oh My My » ne sont pas des fonctions interchangeables. Cette finesse de classification fait émerger le vrai travail du musicien de studio.

Axes de recoupement du dossier complet : « Have You Seen My Baby » : les cuivres autour de Bolan, Booker et deux batteries ; « Oh My My » : le saxophone de Tom Scott dans un arrangement de Jim Horn et Tom Scott ; « Step Lightly » : la différence entre partie de clarinette et arrangement de clarinettes.

Monographie de référence : Ringo Starr et Tom Scott : saxophone, cuivres et clarinettes sur Ringo (1973). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 15/55 · 6 mars 1973 et compléments · Arrangement des cuivres

Jim Horn : arranger « Oh My My » n’est pas jouer le solo

Dans la production de « Oh My My », Jim Horn est crédité comme coarrangeur des cuivres avec Tom Scott. La chanson, écrite par Ringo Starr et Vini Poncia, est travaillée à Sunset Sound sous la responsabilité de Richard Perry. Parmi les interprètes figurent Starr et Keltner aux batteries, Klaus Voormann à la basse, Jimmy Calvert à la guitare, Billy Preston aux claviers, ainsi que Martha Reeves et Merry Clayton aux voix d’accompagnement. Le saxophone soliste est attribué à Scott, non à Horn.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

L’association d’un saxophoniste renommé avec un crédit « horn arrangement » peut susciter un glissement d’attribution. Ici, la fonction attestée est d’avoir contribué à organiser les parties de section. Il faut laisser ouverte la question des détails non indiqués par les feuillets et ne pas distribuer à Jim Horn les interventions des autres chansons faute de preuve spécifique.

Axes de recoupement du dossier complet : La séance de Sunset Sound et l’architecture du morceau ; Jim Horn et Tom Scott : arranger n’est pas jouer le solo ; Pourquoi les autres cuivres de l’album ne lui sont pas attribuables.

Monographie de référence : Jim Horn et Ringo Starr : les arrangements de cuivres de Oh My My (1973). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 4/11 — Goodnight Vienna et les coulisses du studio (1973–1974)

Le succès public de Goodnight Vienna ne doit pas masquer ses techniciens et sections instrumentales. Les génériques montrent une hiérarchie entre producteur, ingénieur principal et assistants ; ils distinguent aussi des ensembles de cuivres qui se recomposent selon la chanson. Les instruments de clavier, parfois répartis entre plusieurs interprètes, demandent le même soin. Cette section croise masters et édition originale, sans transformer chaque nouveau pressage en une séance.

Documents de contrôle pour ce lot : Ringo (1973) · Goodnight Vienna (1974) .

Étude 16/55 · 1973–1974 · Ingénierie du son et mixage

Bill Schnee : enregistrer n’est pas produire

Bill Schnee appartient à l’équipe technique qui réalise Ringo puis Goodnight Vienna. Dans le premier projet, Richard Perry produit une série de séances tenues dans différents studios de Californie, avec des retours vers Londres pour certaines interventions. En 1974, Schnee apparaît explicitement comme responsable de l’enregistrement et du mixage de Goodnight Vienna, assisté notamment de Galen Senogles et Larry Emerine. Son intervention influe sur la manière dont voix, batterie, guitares, cuivres et orchestres arrivent à la version publiée.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le crédit global « engineer » ne prouve pas sa présence sur chaque overdub exécuté dans un autre studio. Il ne doit pas non plus remplacer le crédit de Perry comme producteur. En histoire des masters, distinguer prise, montage, mixage et mastering n’est pas une complication accessoire : c’est le moyen de conserver la chaîne réelle de création du disque.

Axes de recoupement du dossier complet : 1973 : Ringo et une production dispersée entre plusieurs studios ; 1974 : de l’enregistrement au mixage de Goodnight Vienna ; De Sunset Sound à Producer’s Workshop : ne pas confondre adresse et crédit.

Monographie de référence : Bill Schnee, l’ingénieur du son des albums Ringo et Goodnight Vienna (1973–1974). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 17/55 · 1974 · Ingénieur assistant

Galen Senogles : l’assistance technique entre plusieurs studios

Le nom de Galen Senogles apparaît dans les crédits techniques de Goodnight Vienna. Il seconde l’équipe d’ingénierie dirigée par Bill Schnee tandis que Richard Perry assure la production artistique et Vini Poncia apporte une assistance à la réalisation. Plusieurs lieux, notamment Sunset Sound et Producers Workshop, participent à la fabrication du disque. Un assistant peut contribuer à la préparation des séances, à la gestion des sources enregistrées et au bon déroulement des opérations, même si les documents ne détaillent pas chaque geste.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Il faut éviter deux erreurs opposées : effacer totalement cet artisan derrière le producteur, ou lui attribuer personnellement tous les mixages et toutes les prises. Larry Emerine figure lui aussi dans l’entourage technique. L’encyclopédie conserve donc le niveau d’attribution attesté — ingénieur assistant — et ne transforme pas cette fonction en coécriture ou en direction du disque.

Axes de recoupement du dossier complet : Richard Perry, Bill Schnee, Vini Poncia : une hiérarchie à restituer ; Onze pistes, plusieurs configurations de musiciens ; Sunset Sound et Producer’s Workshop : ne pas confondre les lieux.

Monographie de référence : Galen Senogles et Ringo Starr : l’ingénieur assistant de Goodnight Vienna (1974). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 18/55 · 1973–1974 · Trompette / section de cuivres

Chuck Findley : deux sessions de cuivres de nature différente

Le trompettiste Chuck Findley intervient dans le monde sonore de Ringo sur « Devil Woman » en 1973 et « Snookeroo » en 1974. La première chanson relève de l’album Ringo, avec sa section rock étoffée ; la seconde, composée par Elton John et Bernie Taupin, mobilise un autre personnel pour Goodnight Vienna, où Elton John est au piano. Les crédits permettent de suivre Findley comme interprète de vents dans deux formations distinctes au lieu de le placer fictivement dans un orchestre permanent.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La présence d’un trompettiste ne fait pas de lui l’arrangeur de tous les cuivres, ni le soliste principal de chaque passage. Les années et les rééditions de ces titres ne comptent pas comme nouvelles prestations de Findley. Cette petite concordance illustre comment un musicien de pupitre peut relier deux albums sans effacer le renouvellement des équipes.

Axes de recoupement du dossier complet : « Devil Woman » (1973) : Findley et Tom Scott dans une section de cuivres réduite ; « Snookeroo » (1974) : une autre section, Elton John au piano ; Le point commun : jouer les cuivres n’est pas arranger les cuivres.

Monographie de référence : Chuck Findley et Ringo Starr : les cuivres de Devil Woman et Snookeroo (1973–1974). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 19/55 · 1974 · Section de cuivres, principalement trombone

Lew McCreery : trois sections de cuivres de Goodnight Vienna

Lew McCreery apparaît dans les formations de cuivres de « Occapella », « Oo-Wee » et « All by Myself ». Ce spécialiste de la côte Ouest contribue à un album où des auteurs et esthétiques variés cohabitent : Allen Toussaint pour « Occapella », un environnement rhythm and blues autour de Dr. John pour « Oo-Wee », et une autre formation pour « All by Myself ». Le crédit « horns » doit être lu à l’échelle de chaque titre, avec Bobby Keys, Trevor Lawrence ou d’autres participants selon les pistes.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le fait que McCreery soit tromboniste ne suffit pas à reconstituer ses notes ni à lui attribuer toute la section. La distribution des pupitres peut varier d’un master à l’autre. Trois apparitions documentées n’équivalent pas à trois nouvelles dates si certaines bandes ont connu des compléments ou des mixages ultérieurs.

Axes de recoupement du dossier complet : « Occapella » : une composition d’Allen Toussaint réarrangée pour Ringo ; « Oo-Wee » : des cuivres autour de Dennis Coffey et Dr. John ; « All by Myself » : trois musiciens aux cuivres et une trompette soliste distincte.

Monographie de référence : Ringo Starr et Lew McCreery : trois sections de cuivres sur Goodnight Vienna (1974). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 20/55 · 1973–1974 · Piano et piano électrique

Nicky Hopkins : cinq chansons et plusieurs instruments à clavier

Nicky Hopkins figure dans cinq enregistrements de la période Richard Perry : « Photograph », « Step Lightly », « You’re Sixteen », « You and Me (Babe) » et « No No Song ». Sa contribution n’est pas uniforme. Le piano de « Photograph » participe à une formation avec plusieurs guitares et deux batteries ; le piano électrique de « You and Me (Babe) » s’inscrit dans une conclusion orchestrée, et « No No Song » relève d’un autre album et d’un autre personnel. Le claviériste accompagne ainsi différentes façons de chanter de Ringo.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Il faut distinguer Hopkins de Billy Preston, James Booker, Dr. John et des autres pianistes présents sur les deux disques. Les overdubs de cordes, les arrangements de vents et le travail de production ne lui appartiennent pas par défaut. Les cinq crédits doivent être rattachés aux masters plutôt qu’à une formule générale du type « Nicky Hopkins aux claviers de Ringo ».

Axes de recoupement du dossier complet : « Step Lightly » : un piano électrique, une clarinette et deux époques ; « You’re Sixteen » (1973) : le piano de Hopkins et la contribution distincte de McCartney ; « No No Song » (1974) : Hopkins, Harry Nilsson et la voix de Ringo.

Monographie de référence : Ringo Starr et Nicky Hopkins : cinq enregistrements de 1973 à 1974. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 5/11 — De la production aux chœurs : une industrie de créateurs (1973–1978)

Les années 1973 à 1978 constituent un laboratoire de production en mutation. Richard Perry, Arif Mardin et Vini Poncia n’exercent pas tous les mêmes responsabilités au même moment. Les guitaristes de soul, les chanteuses de studio, les bassistes et les batteurs font partie de cette histoire au même titre que les auteurs. On étudie ici les systèmes d’organisation des disques, et non cinq groupes de célébrités réunies pour une photographie.

Documents de contrôle pour ce lot : Ringo (1973) · Goodnight Vienna (1974) · John Lennon Official, la contribution de Lennon au disque Ringo’s Rotogravure .

Étude 21/55 · 1973–1978 · Production artistique et réalisation

Richard Perry, Arif Mardin, Vini Poncia : cinq albums, trois régimes de production

Le cycle de cinq albums studio révèle des changements que les invitations de vedettes ne suffisent pas à décrire. Richard Perry produit Ringo (1973) et Goodnight Vienna (1974), faisant dialoguer les auteurs de l’entourage Beatles avec les professionnels de Los Angeles. Arif Mardin conduit ensuite Ringo’s Rotogravure (1976) et Ringo the 4th (1977), où d’autres équilibres de soul, pop et disco apparaissent. Vini Poncia réalise Bad Boy (1978). Les deux derniers collaborateurs ne doivent pas être confondus avec le producteur des premiers succès de Ringo.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Une comparaison des cinq génériques montre que les bassistes, batteurs, ingénieurs, choristes et arrangeurs changent avec les chansons et les années. Produire n’est pas nécessairement composer ou jouer ; la continuité de Poncia comme musicien et auteur ne signifie pas qu’il a produit tous les titres auxquels il participe. Cette approche par période restitue la chaîne de responsabilités au lieu de chercher un hypothétique « groupe de Ringo » permanent.

Axes de recoupement du dossier complet : Une méthode plutôt qu’une succession de vedettes ; 1973 : Richard Perry organise des retrouvailles sans réunion des Beatles ; Bill Schnee, les arrangements et l’écriture sonore du premier album.

Monographie de référence : Ringo Starr (1973–1978) : Richard Perry, Arif Mardin et Vini Poncia — cinq années de production et de collaborations. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 22/55 · 1973–1975 · Guitare, puis production d’un autre artiste

Steve Cropper : l’école de Memphis entre Ringo et Keith Moon

Steve Cropper arrive dans l’univers discographique de Ringo avec l’expérience du son Stax et de Booker T. & the M.G.’s. Ses guitares sont documentées sur « Step Lightly » en 1973, puis « Call Me » et « Only You (And You Alone) » dans le cycle de Goodnight Vienna. En 1975, il prend des responsabilités de production auprès de Keith Moon, dans des séances où des contributions de Ringo doivent être recherchées titre par titre. Le même homme circule donc entre le rôle d’interprète au service de Starr et celui de producteur d’un autre batteur.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La familiarité de Cropper avec le rhythm and blues ne renseigne pas automatiquement sur les modèles de guitare ou les overdubs entendus. Les archives de Keith Moon connaissent des éditions et des prises différentes : elles ne peuvent pas être importées en bloc dans la sessionographie de Ringo. La monographie met en regard ces fonctions sans inventer une présence de Starr sur toutes les chansons du projet.

Axes de recoupement du dossier complet : « Step Lightly » (1973) : une guitare dans un arrangement de cabaret ; « Call Me » (26 juillet 1974) : un rôle de guitariste sans batterie supplémentaire ; « Only You (And You Alone) » : Cropper aux côtés de Lennon, Preston et deux batteurs.

Monographie de référence : Ringo Starr et Steve Cropper : des guitares de 1973 aux séances Keith Moon de 1975. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 23/55 · 1973–1974 · Saxophone ténor soliste et section de cuivres

Bobby Keys : du solo de « Photograph » aux pupitres de 1974

Bobby Keys apporte un saxophone ténor soliste à « Photograph » lors de la campagne de 1973, puis rejoint plusieurs sections de cuivres de Goodnight Vienna. « Occapella », « Oo-Wee » et « Snookeroo » relèvent de formations et d’arrangements qui ne sont pas identiques. L’histoire se complique encore avec l’album Bobby Keys de 1972, dont certains crédits de batterie attribués à Ringo nécessitent une enquête séparée. La présence du même saxophoniste à trois moments ne constitue pas une longue session homogène.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le solo de « Photograph » lui est nominativement attribué ; une ligne « horns » de 1974 ne précise pas nécessairement le soliste ou l’instrument entendu à chaque instant. La réputation de Keys auprès des Rolling Stones ne modifie pas ces documents. Il faut conserver les années, les œuvres et les fonctions distinctes pour ne pas écraser le travail de Tom Scott, Trevor Lawrence ou Lew McCreery.

Axes de recoupement du dossier complet : « Photograph » : le saxophone ténor soliste de 1973 ; Un rôle différent sur Goodnight Vienna ; « Occapella » et « Oo-Wee » : l’ancrage rhythm and blues.

Monographie de référence : Bobby Keys et Ringo Starr : Photograph et les cuivres de Goodnight Vienna (1973–1974). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 24/55 · 1973–1978 · Chœurs, duos et interventions vocales

Martha Reeves, Merry Clayton et les voix féminines de cinq albums

Les albums de Ringo entre 1973 et 1978 offrent un terrain particulièrement riche pour étudier les voix féminines, trop souvent rassemblées sous une ligne anonyme « backing vocals ». Martha Reeves et Merry Clayton interviennent sur « Oh My My » ; Linda McCartney participe à « Six O’Clock » dans le contexte de la composition de Paul et Linda. Clydie King rejoint l’atelier de Goodnight Vienna ; d’autres projets associent Bette Midler et diverses chanteuses de studio. Ces contributions accompagnent des écritures et des esthétiques changeantes plutôt qu’un ensemble choral fixe.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Une participation vocale ne constitue pas une coécriture, et la qualité de personnalité célèbre ne donne pas le statut d’interprète principal sur toutes les plages. La chronologie du disque doit distinguer les chœurs enregistrés pour un master des voix entendues dans une édition alternative. Mettre ces créatrices au premier plan corrige aussi une histoire du rock qui cite volontiers les guitaristes et presque jamais celles qui construisent ses refrains.

Axes de recoupement du dossier complet : Des collaborations essentielles trop souvent réduites aux « chœurs » ; 1973 : Martha Reeves et Merry Clayton sur Oh My My ; La distinction entre chanteuse invitée et coauteure.

Monographie de référence : Ringo Starr (1973–1978) : Martha Reeves, Merry Clayton, Linda McCartney, Clydie King, Bette Midler et les créatrices des sessions. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 25/55 · 1973–1978 · Batteries et basses, comparaison des crédits

Voormann, Keltner, Gadd, Levin : la section rythmique n’est pas un groupe fixe

De Ringo à Bad Boy, le personnel rythmique se renouvelle constamment. Jim Keltner et Ringo peuvent partager la batterie, Klaus Voormann tient souvent la basse au début de la période, tandis que Steve Gadd, Tony Levin, Chuck Rainey, Hugh McDonald ou Dee Murray apparaissent dans d’autres configurations. L’exemple d’« Easy for Me » rappelle qu’une chanson portée par la voix de Ringo n’implique pas qu’il en joue la batterie. Les choix de Richard Perry, d’Arif Mardin puis de Vini Poncia modifient le son par changement des personnes autant que par changement des arrangements.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Les livrets récapitulatifs offrent une liste d’instrumentistes, pas nécessairement une répartition automatique sur dix ou douze plages. Il faut examiner les crédits du master avant de conclure à une double batterie ou à telle ligne de basse. Cette synthèse comparative complète les portraits individuels sans ajouter de fausses sessions au registre.

Axes de recoupement du dossier complet : Loin de l’idée d’un groupe d’accompagnement fixe ; 1973 : Ringo et Jim Keltner, une relation déjà construite ; Klaus Voormann : bassiste du cercle Beatles sans être auteur des œuvres.

Monographie de référence : Ringo Starr (1973–1978) : les batteurs, bassistes et sections rythmiques — Voormann, Keltner, Gadd, Levin et Dee Murray. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 6/11 — Old Wave, le carrefour du rock britannique et américain (1982–1983)

Old Wave naît d’un travail entre studios anglais et californiens, avec Joe Walsh à la production et Jim Nipar à l’ingénierie. Au milieu de musiciens venus du rock britannique, du rhythm and blues et de la scène américaine, les chansons ne sont pas toutes enregistrées par la même formation. Les voix anciennes remployées et certaines batteries substituées imposent une chronologie plus délicate que le seul millésime 1983.

Documents de contrôle pour ce lot : Old Wave (1983) · Mo Foster, entretien sur son travail de studio et sa carrière (témoignage).

Étude 26/55 · 1982–2012 · Production, guitare, composition et scène

Joe Walsh : producteur, guitariste, coauteur puis invité réciproque

Joe Walsh devient la figure centrale d’Old Wave, enregistré principalement en 1982 et publié dans des conditions commerciales difficiles en 1983. Sa contribution dépasse la guitare invitée : il participe à la production, aux arrangements pratiques et à certaines compositions, notamment « In My Car » avec Mo Foster, Kim Goody et Ringo. La relation se prolonge sur scène au sein du All-Starr Band, puis sur de nouveaux titres ; en 2012, Ringo réenregistre « Wings » avec Walsh et vient également jouer pour lui autour de l’album Analog Man.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Ce parcours n’autorise pas à affirmer que Walsh a joué toutes les guitares de chaque chanson d’Old Wave. Jim Nipar est responsable de l’ingénierie du disque et les instrumentistes proviennent de plusieurs ateliers. Les sessions des années 1980, les concerts de 1989 et les échanges de 2012 constituent des collaborations distinctes dont les masters doivent garder leur identité.

Axes de recoupement du dossier complet : Une équipe de Startling à Santa Barbara ; In My Car : quand un bassiste apporte une composition ; Des reprises et des compositions, plusieurs métiers pour Walsh.

Monographie de référence : Joe Walsh et Ringo Starr : Old Wave, All-Starr Band et Analog Man (1982–2012). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 27/55 · 1982 · Claviers et composition sur une piste

Chris Stainton : les claviers et une coécriture collective d’Old Wave

Chris Stainton apporte son expérience du rhythm and blues britannique et de l’entourage de Joe Cocker aux sessions d’Old Wave. Son nom apparaît dans différentes configurations de claviers, parfois en alternance avec Gary Brooker. Il est également l’un des cinq auteurs de « Everybody’s in a Hurry but Me », morceau collectif créditant Eric Clapton, John Entwistle, Joe Walsh, Ringo Starr et Stainton. La signature d’auteur est ici aussi importante que la prise instrumentale : elle montre un travail partagé au-delà du simple accompagnement.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La présence de son nom au générique général n’implique pas qu’il soit le claviériste de chaque chanson ; certains masters emploient d’autres musiciens ou des couches enregistrées séparément. Les crédits d’auteur de la pièce collective ne prouvent pas, à eux seuls, que tous les cinq ont écrit les paroles ou joué simultanément chaque instrument. La distinction entre crédit juridique et présence instrumentale doit rester visible.

Axes de recoupement du dossier complet : Les séances de mars 1982 : une équipe de base, plusieurs claviéristes ; Quatre chansons créditées aux deux claviéristes dans les listes piste par piste ; Le cas de « Everybody’s in a Hurry but Me » : un instrument et un crédit d’auteur.

Monographie de référence : Chris Stainton et Ringo Starr : les claviers d’Old Wave (1982). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 28/55 · 1982–1983 · Basse, coauteur

Mo Foster : une basse fretless, une chanson et des témoignages

Mo Foster apporte à Old Wave une compétence de bassiste de studio et un élément de répertoire. « In My Car » est créditée à Foster, Kim Goody, Richard Starkey et Joe Walsh ; la chanson ouvre l’album. Son témoignage éclaire l’origine de « Stop the Car » et les échanges qui conduisent à ce master. D’autres pistes comme « Hopeless » et « Alibi » permettent de suivre les choix de sonorité de basse, dont l’usage de la fretless. Les séances d’Angleterre et de Californie forment un parcours qu’il faut reconstituer sans le réduire à une unique date.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Foster n’est pas le seul bassiste d’Old Wave : John Entwistle ou Kenny Edwards occupent d’autres rôles selon les chansons. Un entretien de participant constitue une source précieuse, mais le souvenir doit être confronté aux livret et relevés de séances pour préciser la chronologie. Une composition révisée ne donne pas automatiquement une nouvelle date d’enregistrement de la basse.

Axes de recoupement du dossier complet : 1982 : de l’entourage de Ray Cooper aux studios de Ringo ; « Stop the Car » : la chanson apportée par Mo Foster et Kim Goody ; « In My Car » : basse, composition et mise en place du groupe.

Monographie de référence : Mo Foster et Ringo Starr : Old Wave, In My Car et les basses fretless (1982). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 29/55 · 1982–2002 · Piano, voix, scène

Gary Brooker : studio, All-Starr Band et hommage à Harrison

Gary Brooker intervient aux claviers sur Old Wave, notamment dans le dossier d’« Alibi », dont la séance de base est datée du 7 mars 1982. Sa relation avec Ringo reprend sous une autre forme au sein des All-Starr Bands de 1997–1999, où il joue et chante un répertoire scénique. En 2002, il participe au Concert for George, hommage organisé autour de l’œuvre de Harrison. La trajectoire relie le pianiste de Procol Harum à trois cadres clairement identifiables : studio, groupe de scène, événement commémoratif.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Les années séparant ces épisodes ne constituent pas une activité de studio continue. Le fait que Brooker et Chris Stainton figurent dans le personnel d’Old Wave n’autorise pas à les placer sur toutes les mêmes prises. Les captations de concert et leurs éditions DVD ou audio ne doivent pas être comptées comme plusieurs représentations si elles dérivent du même spectacle.

Axes de recoupement du dossier complet : 1982 : Gary Brooker entre dans les séances d’Old Wave ; « Alibi » : le piano sur une prise de base datée du 7 mars ; « Hopeless », le rôle de Brooker et les voix du groupe.

Monographie de référence : Gary Brooker et Ringo Starr : Old Wave, All-Starr Band et Concert for George (1982–2002). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 30/55 · 1982–1983 · Enregistrement et mixage

Jim Nipar : la continuité de prise de son d’Old Wave

Alors que la production artistique est associée à Joe Walsh, Jim Nipar fait partie des collaborateurs dont le nom traverse le générique des dix titres d’Old Wave. Les séances relient Startling Studios, sur le domaine de Tittenhurst Park, à Santa Barbara Sound Recording en Californie. « She’s About a Mover », « In My Car », « I Keep Forgettin’ » ou « Everybody’s in a Hurry but Me » n’ont pas tous le même parcours de prises et de voix. Le disque est donc une construction répartie géographiquement et techniquement.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

L’exemple d’« I Keep Forgettin’ », où les crédits de batterie diffèrent de ceux de percussion, rappelle que Ringo n’est pas nécessairement le batteur de son propre master. « As Far as We Can Go » conserve une voix datée de 1978 mais des interventions ultérieures : la publication de 1983 ne date pas tous ses éléments. L’ingénieur du son aide à reconstituer l’histoire matérielle de ces bandes.

Axes de recoupement du dossier complet : La géographie des séances : Tittenhurst Park et Santa Barbara ; Janvier et avril 1982 : « She’s About a Mover », un groupe enregistré avant la voix ; « In My Car », « Hopeless », « Alibi » et « Be My Baby » : plusieurs manières d’enregistrer du rock.

Monographie de référence : Jim Nipar et Ringo Starr : enregistrement et mixage de Old Wave (1982–1983). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 7/11 — Time Takes Time : la fabrication du son par les producteurs et ingénieurs (1991–1992)

Pour Time Takes Time, le retour en studio de Ringo s’organise en quatre équipes de production. Plutôt que d’attribuer indistinctement le disque à une seule grande signature, cette section retrouve cinq responsables de la fabrication : choix d’arrangement, prise, mixage et travail collectif. Le témoignage de Ringo publié dans Music Connection en 1992 est rapproché des génériques de dix masters.

Documents de contrôle pour ce lot : Music Connection, entretien de 1992 avec Ringo sur les producteurs de Time Tak · The Washington Post, chronique discographique de Time Takes Time, 13 juin 1992.

Étude 31/55 · 1991–2017 · Production, puis basse

Don Was : cinq productions de 1992 et des retours comme bassiste

Don Was pilote cinq titres de Time Takes Time, parmi lesquels « Weight of the World », « Don’t Know a Thing About Love », « I Don’t Believe You », « In a Heartbeat » et « What Goes Around ». Son équipe accueille les Jellyfish Andy Sturmer et Roger Manning, James Hutchinson à la basse, Benmont Tench aux claviers et plusieurs guitaristes. La relation avec Ringo se poursuit plus tard dans d’autres fonctions : des contributions instrumentales se retrouvent notamment dans Y Not puis Give More Love, où Was ne dirige plus l’ensemble du projet.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Cette continuité ne fait pas de Don Was le producteur de Time Takes Time dans son intégralité : Phil Ramone, Jeff Lynne et Peter Asher réalisent les cinq autres pistes. Les crédits de 2010 et 2017 doivent être examinés à nouveau sans transférer automatiquement la fonction de producteur aux apparitions de bassiste. Même partenaire, trois métiers distincts.

Axes de recoupement du dossier complet : 1991–1992 : le choix de plusieurs producteurs pour Time Takes Time ; Weight Of The World : une chanson d’ouverture portée par une équipe ; Don’t Know A Thing About Love : un réseau de chanteurs pop.

Monographie de référence : Don Was et Ringo Starr : de Time Takes Time à Give More Love (1991–2017). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 32/55 · juin 1991 – 1992 · Production de deux masters

Phil Ramone : « All in the Name of Love » et « Runaways »

La contribution de Phil Ramone au retour discographique de Ringo se concentre sur « All in the Name of Love » et « Runaways ». Des documents situent une séance aux Capitol Studios le 7 juin 1991 ; l’ingénierie, les claviers et les guitares sont répartis entre Bill Drescher, C. J. Vanston, Michael Thompson et Jeff Baxter selon les pistes. « All in the Name of Love » est une chanson de Jerry Lynn Williams ; « Runaways » porte une signature de Ringo Starr et Warman. Ces équipes constituent deux productions identifiables au sein d’un album réalisé par quatre producteurs.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La présence de Ramone dans le projet ne lui donne pas les cinq titres de Don Was ni les deux de Jeff Lynne. Les archives évoquent aussi « Love Is Gonna Get Ya », dont le statut ne doit pas être assimilé à celui des dix chansons publiées. Les crédits permettent une histoire précise du rôle de Ramone sans transformer une séance documentée en production globale.

Axes de recoupement du dossier complet : Capitol Studios, le 7 juin 1991 : ce que documente la séance ; « All in the Name of Love » : écriture, arrangement et formation ; « Runaways » : Warman, Ringo et les choristes de Phil Ramone.

Monographie de référence : Phil Ramone et Ringo Starr : les séances de Time Takes Time (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 33/55 · septembre 1991 · Production et choix de répertoire

Peter Asher : ramener les Posies dans l’univers de Ringo

Peter Asher produit « Golden Blunders » pour Time Takes Time, chanson écrite par les Posies et déjà connue dans leur répertoire. Ses liens historiques avec Apple et Paul McCartney ne suffisent pas à expliquer le travail : il accompagne une nouvelle lecture de la composition pour la voix de Ringo, entourée notamment de Waddy Wachtel, Bob Glaub et Andrew Gold. Les séances de septembre 1991 à Conway Recording Studios montrent la constitution d’une équipe spécifique, différente de celles utilisées par Don Was et Phil Ramone.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Asher n’est producteur que d’un titre du programme standard de 1992. Les morceaux évoqués dans les archives, comme « Angel in Disguise », doivent conserver leur statut distinct de bande travaillée ou d’inédit, selon les documents. Une reprise est une nouvelle interprétation, pas une nouvelle composition de l’ancien Beatle ni une rencontre en studio avec les Posies nécessairement prouvée.

Axes de recoupement du dossier complet : La chanson des Posies et son origine ; 9–13 septembre 1991 : Conway Recording Studios ; Waddy Wachtel, Bob Glaub, Andrew Gold et les voix.

Monographie de référence : Peter Asher et Ringo Starr : Golden Blunders, les Posies et les séances de 1991. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 34/55 · 1991–1992 · Ingénierie du son et mixage selon les crédits

Ed Cherney : cinq prises de son derrière les productions Don Was

Ed Cherney est lié à l’atelier de Don Was sur Time Takes Time. Son travail accompagne cinq chansons aux formations complexes : de l’ouverture « Weight of the World » à « What Goes Around », avec les voix superposées d’Andy Sturmer et Roger Manning, l’harmonium de Benmont Tench et les guitares de Mark Goldenberg ou Michael Landau. Les chanteurs et instruments ne s’assemblent pas simplement par addition de crédits ; la prise et le mixage déterminent l’équilibre final des parties. Cherney appartient à cette étape de fabrication du disque.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Une attribution d’ingénieur sur cinq masters ne doit pas être extrapolée à « Golden Blunders » ni aux deux productions Ramone. Elle ne donne pas non plus les fonctions de producteur ou de mastering. Cette précision permet de rendre visibles des artisans techniques sans confondre leurs réalisations avec les compositions, parfois dues à des auteurs très différents.

Axes de recoupement du dossier complet : Les cinq titres de Don Was et leur répartition ; « Don’t Know a Thing About Love » : rythmique et chœurs ; « I Don’t Believe You » : Jellyfish et le clin d’œil pop.

Monographie de référence : Ed Cherney et Ringo Starr : prise de son et mixage de Time Takes Time (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 35/55 · 1992 · Mixage d’un single identifié

Bob Clearmountain : le mixage du retour sur « Weight of the World »

Le single « Weight of the World », qui ouvre Time Takes Time, offre un cas particulièrement bien borné : une publicité professionnelle de Billboard en mai 1992 associe la production à Don Was et le mixage à Bob Clearmountain. La chanson est composée par Brian O’Doherty et Fred Velez. L’information contemporaine permet de distinguer la préparation artistique du master, les prises de Ringo et des musiciens, puis la phase de mixage qui conduit au son diffusé au public.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le prestige de Clearmountain ne lui confère ni l’écriture de la chanson ni la direction de l’album complet. Il faut aussi séparer le mixage du mastering, puis la sortie single de la prise originale. Les rééditions ultérieures peuvent modifier la diffusion et le support sans ajouter une nouvelle intervention de Ringo ou de Clearmountain.

Axes de recoupement du dossier complet : « Weight of the World » : le son d’une équipe Don Was ; Mixage et mastering : deux étapes séparées ; La voix et la batterie de Ringo comme centres de gravité.

Monographie de référence : Bob Clearmountain et Ringo Starr : le mixage de Weight of the World (1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 8/11 — Time Takes Time : les auteurs, guitaristes et bassistes (1991–1992)

Les chansons produites par Don Was et Peter Asher font apparaître des musiciens qui passent d’une équipe à l’autre. L’album de 1992 n’oppose pas mécaniquement une génération des années 1960 à une nouvelle école : le répertoire des Posies, l’écriture des Jellyfish et les voix de Brian Wilson circulent parmi des instrumentistes de studio chevronnés. Le rôle individuel doit toujours être séparé de l’identité esthétique que l’on prête au disque.

Documents de contrôle pour ce lot : Music Connection, entretien de 1992 avec Ringo sur les producteurs de Time Tak · The Washington Post, chronique discographique de Time Takes Time, 13 juin 1992.

Étude 36/55 · 1991–1992 · Guitares, voix et harmonies

Andrew Gold : un lien entre l’atelier Asher et celui de Don Was

Andrew Gold apparaît sur « Golden Blunders », produit par Peter Asher, puis aux chœurs de « In a Heartbeat » et « What Goes Around », réalisés par Don Was. Cette circulation d’un même musicien entre deux producteurs nuance l’idée de quatre ateliers parfaitement isolés autour de Ringo. Gold accompagne une reprise des Posies et rejoint ensuite des arrangements vocaux plus étoffés, dont « In a Heartbeat » fait aussi intervenir Brian Wilson. Sa carrière de chanteur et de musicien de studio éclaire sa polyvalence sans constituer, à elle seule, une preuve sur les parties exactes jouées.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Son crédit instrumental sur « Golden Blunders » ne peut être reporté mécaniquement sur les deux autres chansons, où la fonction de chœur est documentée. Les trois titres sont des masters différents, mais pas nécessairement trois séances isolées avec tous les mêmes participants. L’histoire pertinente porte sur cette circulation du personnel.

Axes de recoupement du dossier complet : « Golden Blunders » : guitares et voix avec Peter Asher ; Les enregistrements de septembre 1991 ; « In a Heartbeat » : la rencontre avec Brian Wilson.

Monographie de référence : Andrew Gold et Ringo Starr : Golden Blunders, In a Heartbeat et What Goes Around (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 37/55 · 1991–1992 · Composition et harmonies vocales

Andy Sturmer et Roger Manning : l’apport de Jellyfish à Ringo

Les membres de Jellyfish Andy Sturmer et Roger Manning signent « I Don’t Believe You » et apportent des harmonies ou des guitares acoustiques à plusieurs chansons de l’équipe Don Was. Leur présence sur « Weight of the World », « Don’t Know a Thing About Love », « In a Heartbeat » et « What Goes Around » participe à l’orientation power pop du disque. La rencontre est double : des auteurs de la génération des années 1990 travaillent pour une voix issue des Beatles, et leurs chœurs évoquent une tradition harmonique qui existait bien avant eux.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le fait qu’ils soient membres du même groupe ne rend pas identiques leurs fonctions sur chaque piste, et les cinq chansons ne sont pas toutes coécrites par le duo. La parenté avec l’esthétique des Beatles est une interprétation musicale, pas une preuve que Ringo leur aurait demandé d’imiter un master historique. La source solide reste la répartition des crédits.

Axes de recoupement du dossier complet : « I Don’t Believe You » : une composition commune ; Cinq chansons, des fonctions qui changent ; Les harmonies de « Weight of the World » et « Don’t Know a Thing About Love ».

Monographie de référence : Andy Sturmer et Roger Manning avec Ringo Starr : chansons et chœurs de Time Takes Time (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 38/55 · 1991–1992 · Guitares

Michael Landau : trois guitares dans la deuxième équipe Don Was

Michael Landau joue sur « I Don’t Believe You », « In a Heartbeat » et « What Goes Around ». Ses trois crédits définissent une zone de l’album Time Takes Time distincte de celle de Mark Goldenberg, associé notamment aux deux premiers titres et à « In a Heartbeat ». Ce dernier morceau permet de voir les deux guitaristes réunis dans un arrangement qui combine plusieurs niveaux de chœurs et de claviers. Landau travaille avec un personnel où se croisent Benmont Tench, James Hutchinson, les musiciens de Jellyfish et l’ingénieur Ed Cherney.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Un relevé général mentionnant deux guitaristes ne fournit pas la carte de chaque instrument dans le mixage. Les crédits établissent la présence de Landau sur trois masters, pas le modèle de guitare, chaque solo entendu ou une contribution à l’écriture. La comparaison par piste est le moyen de le distinguer des autres professionnels des séances.

Axes de recoupement du dossier complet : « I Don’t Believe You » et les auteurs de Jellyfish ; L’ingénierie de la piste et le rôle de l’arrangement ; « In a Heartbeat » : une rencontre marquante avec Ringo.

Monographie de référence : Michael Landau et Ringo Starr : trois guitares de Time Takes Time (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 39/55 · 1992–2023 · Claviers et accompagnement

Benmont Tench : piano, orgue et harmonium, sans ostentation

Benmont Tench, connu comme membre des Heartbreakers de Tom Petty, participe à plusieurs chansons de Time Takes Time, notamment « I Don’t Believe You », « In a Heartbeat » et « What Goes Around ». L’harmonium est identifié dans le dossier d’« In a Heartbeat », chanson aux harmonies particulièrement développées. Le claviériste appartient à un réseau de studio qui réapparaît plus tard dans les projets de Ringo et d’autres artistes ; sa contribution se mesure par la précision de l’accompagnement et sa capacité à soutenir la voix sans saturer le rythme.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La présence de Tench sur cinq titres dans la monographie de concordance ne doit pas être étendue aux dix pistes de l’album ni aux projets ultérieurs sans documentation spécifique. Le fait qu’il joue aussi avec Tom Petty ne prouve pas un enregistrement commun de Starr et Petty sur ces mêmes bandes. Les réseaux se rejoignent, mais les masters restent distincts.

Axes de recoupement du dossier complet : Cinq chansons de Time Takes Time, sans extension artificielle ; « I Don’t Believe You » : soutenir les guitares et les harmonies ; « In a Heartbeat » : l’harmonium dans un arrangement de voix.

Monographie de référence : Benmont Tench et Ringo Starr : claviers, harmonium et réseaux de studio (1992–2023). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 40/55 · 1991–1992 · Basse

James « Hutch » Hutchinson : cinq lignes de basse pour cinq arrangements

James Hutchinson tient la basse sur les cinq titres produits par Don Was : « Weight of the World », « Don’t Know a Thing About Love », « I Don’t Believe You », « In a Heartbeat » et « What Goes Around ». Cette continuité instrumentale donne une cohérence à une partie de Time Takes Time malgré les changements de guitaristes et les arrangements de voix. Hutchinson travaille avec Ringo comme batteur et chanteur ; la basse n’est pas une simple note de fond, elle organise le dialogue avec les accents de batterie et soutient la mobilité des harmonies.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Les cinq mentions ne démontrent pas une séance unique ni une méthode identique de prise pour toutes les chansons. Il serait erroné de créditer Hutchinson sur les deux titres de Phil Ramone ou sur « Golden Blunders » sans preuve. Une sessionographie attentive conserve le personnel de chaque équipe de production tout en reconnaissant les collaborateurs récurrents.

Axes de recoupement du dossier complet : Le collectif Don Was, distinct des autres producteurs ; « Weight of the World » : ouvrir l’album ; « Don’t Know a Thing About Love » : travailler avec les voix.

Monographie de référence : James « Hutch » Hutchinson et Ringo Starr : les cinq basses de Time Takes Time (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 9/11 — Time Takes Time : les équipes de studio et la précision des crédits (1991–1992)

Ce dernier groupe consacré à Time Takes Time s’attache aux rôles de précision : deux guitares sur certaines plages, un arrangement de claviers sur un seul master, un ingénieur sur une prise identifiée. Le disque mérite ce niveau de détail parce que les noms de guitare et de clavier sont régulièrement confondus dans les synthèses. Les crédits redeviennent lisibles lorsqu’on les relie aux équipes Phil Ramone et Don Was.

Documents de contrôle pour ce lot : Music Connection, entretien de 1992 avec Ringo sur les producteurs de Time Tak · The Washington Post, chronique discographique de Time Takes Time, 13 juin 1992.

Étude 41/55 · 1991–1992 · Guitares

Jeff « Skunk » Baxter : deux guitares sous la direction de Phil Ramone

Jeff Baxter, guitariste passé par Steely Dan et les Doobie Brothers, apparaît sur « All in the Name of Love » et « Runaways ». Ces deux enregistrements sont produits par Phil Ramone pour Time Takes Time. Baxter appartient à un ensemble comportant aussi Michael Thompson aux guitares et C. J. Vanston aux claviers. Son prestige de musicien de studio explique l’intérêt de son invitation, mais l’existence de deux crédits individualisés est le fait décisif : Ringo ne l’emploie pas automatiquement sur les huit autres plages du disque.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

On ne peut pas répartir les solos entre Baxter et Thompson à partir de leur seule présence commune. La documentation établit des guitares, non une transcription instrumentale par mesure. La distinction avec les équipes Don Was et Jeff Lynne reste fondamentale, car un même album de 1992 contient plusieurs directions de production et plusieurs manières d’accompagner la batterie de Starr.

Axes de recoupement du dossier complet : La formation de studio de Phil Ramone ; « All in the Name of Love » : servir une chanson extérieure ; « Runaways » : accompagner une coécriture de Ringo.

Monographie de référence : Jeff « Skunk » Baxter et Ringo Starr : deux guitares de Time Takes Time (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 42/55 · 1991–1992 · Claviers et arrangement

C. J. Vanston : claviers et arrangement de « Runaways »

Jeffrey « C. J. » Vanston est associé aux deux productions de Phil Ramone sur Time Takes Time : « All in the Name of Love » et « Runaways ». Le générique du second morceau lui attribue également une responsabilité d’arrangement. La chanson porte une coécriture de Ringo Starr et Warman ; la première est composée par Jerry Lynn Williams. Le claviériste donne ainsi une forme à deux œuvres dont l’origine et le personnel vocal diffèrent. L’étude doit tenir ensemble le rôle d’interprète aux claviers et celui d’organisateur des parties.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La mention « arrangement » ne remplace pas le crédit de Ramone comme producteur ni celui des auteurs. Les instruments à clavier utilisés à chaque seconde ne sont pas nécessairement identifiables par les documents publiés. Vanston n’est pas non plus le responsable des huit autres pistes : son crédit est précisément circonscrit aux deux masters de cette équipe.

Axes de recoupement du dossier complet : Phil Ramone : un dispositif de production collectif ; « All in the Name of Love » : une chanson de Jerry Lynn Williams ; « Runaways » : une composition Starkey–Warman.

Monographie de référence : Jeffrey « C. J. » Vanston et Ringo Starr : les claviers et arrangements de Time Takes Time (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 43/55 · 1991–1992 · Guitares

Mark Goldenberg : trois chansons, et non tout Time Takes Time

Mark Goldenberg est crédité sur « Weight of the World », « Don’t Know a Thing About Love » et « In a Heartbeat », trois productions de Don Was. Son nom apparaît parmi les guitaristes qui accompagnent Ringo durant le retour discographique de 1992. La troisième chanson réunit plusieurs instrumentistes de guitare et de clavier ainsi qu’un travail vocal exceptionnellement dense. Le rapprochement avec les crédits de Michael Landau révèle une distribution de rôles plus fine que l’étiquette globale « guitars » souvent reprise par les résumés d’album.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Goldenberg n’est pas automatiquement présent sur « I Don’t Believe You » ou « What Goes Around », pourtant produits par Don Was eux aussi. La direction commune ne signifie pas identité du personnel. Un journaliste peut décrire les effets musicaux d’une guitare, mais il ne doit pas nommer l’interprète d’une partie isolée sans bande de studio ou crédit détaillé.

Axes de recoupement du dossier complet : Trois chansons de Don Was, pas un crédit d’album entier ; « Weight of the World » : une guitare en ouverture ; « Don’t Know a Thing About Love » : le jeu au service du refrain.

Monographie de référence : Mark Goldenberg et Ringo Starr : les guitares de Time Takes Time (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 44/55 · 1991–1992 · Guitares

Michael Thompson : deux masters et une distinction essentielle avec Landau

Michael Thompson figure sur « All in the Name of Love » et « Runaways », les deux chansons de Time Takes Time dirigées par Phil Ramone. Ce guitariste de studio ne doit pas être confondu avec Michael Landau, qui appartient principalement à une équipe Don Was. Les deux instruments de Thompson coexistent avec ceux de Jeff Baxter et une architecture de claviers préparée notamment par C. J. Vanston. Sur « Runaways », l’origine de l’œuvre tient au tandem Starkey–Warman, et non à l’un des guitaristes recrutés pour l’enregistrement.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Un crédit de guitare ne précise pas nécessairement qui a joué chaque motif, particulièrement lorsque deux guitaristes sont présents. Les opérations de production, de prise et de mixage sont attribuées à d’autres professionnels. Les deux masters donnent une participation incontestable mais limitée : c’est une meilleure histoire qu’une liste surévaluée de collaborations.

Axes de recoupement du dossier complet : La composition de l’équipe Phil Ramone ; « All in the Name of Love » : une œuvre de Jerry Lynn Williams ; « Runaways » : une chanson de Starkey et Warman.

Monographie de référence : Michael Thompson et Ringo Starr : les guitares de All in the Name of Love et Runaways (1991–1992). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 45/55 · juin 1991 · Ingénierie du son

Bill Drescher : l’ingénieur identifié d’« All in the Name of Love »

L’ingénieur Bill Drescher intervient dans la fabrication d’« All in the Name of Love », chanson de Jerry Lynn Williams enregistrée dans l’atelier de Phil Ramone. Les équipes de Time Takes Time ne sont pas interchangeables : sur cette cinquième piste, les parties instrumentales, les arrangements de C. J. Vanston, les guitares et les chœurs associés à Mark Hudson se combinent sous une direction différente de celle des chansons de Don Was. Le travail de Drescher appartient à la phase de captation et de mise en forme technique du master.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La continuité professionnelle avec d’autres opérations de l’album ne signifie pas que Drescher soit l’ingénieur des dix morceaux. La mention d’un assistant ou d’un mixeur sur une édition ne permet pas davantage de remplacer le crédit d’enregistrement du titre. Ce cas démontre pourquoi les métiers cachés dans les livrets doivent être conservés au niveau de chaque chanson.

Axes de recoupement du dossier complet : Une œuvre de Jerry Lynn Williams ; La formation : guitare, basse et claviers ; Mark Hudson et les voix d’accompagnement.

Monographie de référence : Bill Drescher et Ringo Starr : All in the Name of Love et les studios de 1991. Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 10/11 — Des Roundheads aux studios connectés (1991–2026)

Des années Roundheads aux productions récentes, les collaborateurs de Ringo changent parfois de métier sans quitter son cercle. Un choriste devient coproducteur ; un guitariste, coauteur ; un ingénieur, partenaire d’écriture. L’émergence des échanges de maquettes et de pistes entre studios éloignés modifie également la notion de « session commune ». Cinq portraits suivis sur plusieurs décennies donnent la mesure de cette transformation.

Documents de contrôle pour ce lot : MixOnline, entretien avec le producteur Mark Hudson (témoignage de première ma · Ringo Starr, annonce officielle de Look Up avec crédits piste par piste, 10 ja · Ringo Starr, dossier officiel Long Long Road .

Étude 46/55 · 1991–2008 · Voix, composition, production, organisation

Mark Hudson : de participant de 1991 à chef d’atelier des Roundheads

Mark Hudson rencontre Ringo pendant les séances de Time Takes Time menées en 1991 par Phil Ramone, sur lesquelles sa contribution est alors celle d’un musicien et choriste, non du producteur général. Avec Vertical Man, publié en 1998, le partenariat prend une autre dimension : Hudson participe à la production et à l’animation d’un collectif qui adoptera le nom de Roundheads. Les disques et apparitions de 1998–2005, de VH1 Storytellers à Ringo Rama et Choose Love, mobilisent une équipe d’auteurs, guitaristes et chanteurs qui évolue selon les sessions.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

L’existence des Roundheads ne fait pas de chaque invité un membre régulier du groupe. Il faut distinguer la première rencontre de 1991, la période de coproduction amorcée dans les années 1990 et les réenregistrements ou éditions postérieures. La collaboration est longue, mais les crédits d’auteur et de producteur ne sont pas uniformes sur toutes les œuvres.

Axes de recoupement du dossier complet : 1997–1998 : Vertical Man et la naissance d’un atelier ; Les invités célèbres : une extension du collectif, pas son substitut ; 1998 : VH1 Storytellers, le collectif vérifié par la scène.

Monographie de référence : Mark Hudson et Ringo Starr : la naissance et l’histoire des Roundheads (1991–2008). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 47/55 · 1998–2019 · Coécriture, guitare, chœurs et scène

Gary Burr : écrire, chanter et jouer au sein des Roundheads

Gary Burr rejoint le cercle de Mark Hudson après une carrière d’auteur et de musicien déjà établie. Il contribue aux chansons de Ringo, tient la guitare et participe aux chœurs ainsi qu’aux présentations scéniques du répertoire. Un témoignage d’histoire orale conservé par Middle Tennessee State University décrit ses journées de travail : les échanges d’écriture, les répétitions et l’enregistrement se côtoient dans un atelier moins cloisonné que les grandes productions des années 1970. La chanson naît parfois dans une conversation avant de passer au studio.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La mémoire d’un participant est essentielle pour comprendre la méthode, mais ne remplace pas les crédits du master. Tous les morceaux d’un album ne sont pas automatiquement cosignés par Burr, et sa présence en concert ne prouve pas une guitare sur chaque piste publiée. Les paroles, l’instrument et la responsabilité d’arrangement exigent trois niveaux de vérification.

Axes de recoupement du dossier complet : Le nom Roundheads : une identité de groupe racontée par un témoin ; Écrire pendant la journée, enregistrer le soir : la méthode racontée par Burr ; Dire non à Ringo : la confiance véritable dans l’atelier.

Monographie de référence : Gary Burr et Ringo Starr : écriture, Roundheads et chansons (1998–2019). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 48/55 · 2003–2026 · Ingénierie, mixage, coproduction, composition

Bruce Sugar : de la console à la coproduction et à l’écriture

Bruce Sugar entre dans le parcours de Ringo comme ingénieur du son autour de Ringo Rama et demeure un collaborateur majeur des années suivantes. Son rôle évolue à l’époque de Y Not, lorsque la coproduction prend davantage de place, puis dans les séances menées au studio personnel de Starr à Los Angeles, Roccabella West. Les projets de 2025–2026 distinguent les prises de batterie et de voix de Ringo, les bandes préparées à Nashville par T Bone Burnett et Daniel Tashian, ainsi que les tâches de Sugar dans la coproduction et l’écriture de chansons comme « You and I (Wave of Love) » et « Long Long Road ».

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le rôle technique de Sugar n’est pas identique à son crédit de coauteur : ce sont des responsabilités séparées, à vérifier titre par titre. L’enregistrement des parties de Ringo à Los Angeles ne signifie pas qu’il ait joué en temps réel avec tous les musiciens de Nashville. La distance entre les lieux de prise devient elle-même un fait central de l’histoire contemporaine de la collaboration.

Axes de recoupement du dossier complet : De Ringo Rama à Liverpool 8 : des crédits techniques antérieurs à Y Not ; Y Not (2009–2010) : de la console à la coproduction ; Roccabella West : le studio personnel comme instrument d’organisation.

Monographie de référence : Bruce Sugar et Ringo Starr : ingénierie, production et coécriture (2003–2026). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 49/55 · 1991–2017 · Production, multi-instruments, guitare et invitation en studio

Jeff Lynne : du son de Time Takes Time à des invitations réciproques

Jeff Lynne produit deux chansons du programme standard de Time Takes Time, « Don’t Go Where the Road Don’t Go » et « After All These Years ». Les archives mentionnent d’autres travaux, notamment « Don’t Be Cruel », dont la publication suit un autre chemin. La relation se prolonge lorsque Ringo joue de la batterie sur Zoom d’Electric Light Orchestra en 2001 et lorsque Lynne participe à la nouvelle version de « Back Off Boogaloo » publiée en 2017. L’ancien Beatle peut ainsi être chanteur sur une production Lynne, puis invité instrumentiste sur le disque de ce dernier.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La proximité de Lynne avec George Harrison, les Traveling Wilburys et les séances Anthology ne permet pas de fusionner tous ces projets. Il faut conserver la différence entre composition, production, prise de batterie, reconstitution d’archive et réédition. Les deux chansons du LP de 1992 ne sont pas quatre simplement parce que les archives conservent d’autres essais.

Axes de recoupement du dossier complet : 1991 : quatre chansons tentées avec Lynne, mais deux retenues sur le LP ; Don’t Go Where The Road Don’t Go : le musicien devient une équipe à lui seul ; After All These Years : une seconde production Lynne au programme de 1992.

Monographie de référence : Jeff Lynne et Ringo Starr : Time Takes Time, Zoom et Back Off Boogaloo (1991–2017). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 50/55 · 2023–2026 · Coécriture, coproduction, guitares et voix

Daniel Tashian : chansons et maquettes dans le cycle T Bone Burnett

Daniel Tashian participe à l’écriture et à la préparation des albums Look Up et Long Long Road avec T Bone Burnett. Des projets antérieurs communs à Nashville expliquent un mode de travail fondé sur les échanges de mémos, de fragments mélodiques et de maquettes. Les chansons « Look Up », « Time on My Hands » et « String Theory » illustrent le premier volet ; en 2026, ses fonctions comprennent la coproduction avec Bruce Sugar ainsi que des harmonies vocales, des guitares et des parties de mandoline selon les pistes. Les crédits officiels de « It’s Been Too Long » et « Long Long Road » permettent de fixer précisément cette diversité.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Une maquette de Tashian et Burnett précède parfois l’arrivée de Ringo sur l’enregistrement final ; elle ne constitue pas pour autant une séance de batterie commune à Nashville. Les deux albums sont séparés par leurs dates de publication, et les rôles de Tashian ne doivent pas être reportés mécaniquement sur toutes les chansons. L’étude distingue la naissance de l’œuvre et son exécution.

Axes de recoupement du dossier complet : « Look Up », « Time on My Hands » et « String Theory » : la composition avant la production ; De Royal Plum à East Iris : la circulation des maquettes ; La coproduction et les instruments sur Look Up (2025).

Monographie de référence : Daniel Tashian et Ringo Starr : composition, production et chœurs (2023–2026). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Lot 11/11 — La renaissance country : Look Up et Long Long Road (2025–2026)

Les albums Look Up (2025) et Long Long Road (2026) constituent un terrain documentaire particulièrement favorable : le site officiel de Ringo publie le personnel de chaque chanson. Les invités ne partagent pas forcément le même studio que Starr, dont les voix et batteries sont enregistrées à Los Angeles, tandis que les accompagnements sont préparés à Nashville. La constance de la contrebasse, les guitares de nouvelle génération et la pedal steel racontent un travail d’ensemble précis.

Documents de contrôle pour ce lot : Ringo Starr, annonce officielle de Look Up avec crédits piste par piste, 10 ja · Ringo Starr, dossier officiel Long Long Road .

Étude 51/55 · 2025–2026 · Guitares, harmonica et chant d’harmonie selon titres

Billy Strings : six chansons entre flatpicking, électrique et harmonies

Billy Strings est crédité sur trois chansons de Look Up — « Breathless », « Never Let Me Go » et « Rosetta » — et trois de Long Long Road : « Baby Don’t Go », « Why » et « My Baby Don’t Want Nothing ». Sur le premier album, il apporte guitares acoustique et électriques ; l’harmonica de « Never Let Me Go » est crédité séparément à Mickey Raphael. Le second disque détaille les guitares et les harmonies vocales de Billy Strings. Sur « Baby Don’t Go », l’édition officielle précise la guitare acoustique et une harmonie chantée auprès de Ringo ; sur « Why », il partage l’espace acoustique avec Molly Tuttle.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La présence de Strings sur deux albums ne signifie pas six prises réalisées le même jour ni des rencontres physiques avec Ringo dans chaque studio. Les bandes instrumentales sont principalement préparées dans l’environnement de Nashville, les voix et batteries de Starr étant enregistrées à Los Angeles. Les crédits complets de 2026 fournissent une preuve par titre, plus solide que la seule annonce promotionnelle « featuring Billy Strings ».

Axes de recoupement du dossier complet : Look Up (2025) : une guitare qui change de rôle selon la chanson ; « Breathless » : guitare acoustique principale et voix d’harmonie ; « Never Let Me Go » : guitares électriques et harmonica.

Monographie de référence : Ringo Starr et Billy Strings : six collaborations sur Look Up et Long Long Road (2025–2026). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 52/55 · 2025–2026 · Voix, guitare acoustique, mandoline, douze-cordes

Molly Tuttle : neuf interventions, de l’harmonie à la mandoline

Molly Tuttle apparaît quatre fois sur Look Up et cinq fois sur Long Long Road. En 2025, elle fournit des harmonies sur « Look Up », des guitares et mandoline sur « I Live for Your Love », un véritable échange vocal sur « Can You Hear Me Call » et une guitare douze-cordes dans « String Theory ». En 2026, on la retrouve notamment à la guitare acoustique et aux harmonies sur « Returning Without Tears », parmi les voix d’« It’s Been Too Long », à la guitare de « Why », à la voix de « You and I (Wave of Love) » et dans « She’s Gone ».

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Neuf crédits ne signifient pas neuf duos chantés ni neuf séances où Tuttle et Ringo auraient été réunis dans la même pièce. La lecture doit distinguer voix principale, harmonie, instrument acoustique et ensemble de chœurs. Les listes officielles de personnel permettent précisément de ne pas inventer une mandoline sur une chanson où seule la voix est mentionnée.

Axes de recoupement du dossier complet : Quatre participations sur Look Up en 2025 ; « Look Up » : une voix d’harmonie, sans guitare attribuée ; « I Live for Your Love » : guitare acoustique, mandoline et voix.

Monographie de référence : Ringo Starr et Molly Tuttle : neuf chansons et collaborations sur Look Up et Long Long Road (2025–2026). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 53/55 · 2025 · Mandoline et chœurs selon les chanteuses

Larkin Poe : Rebecca et Megan Lovell, deux masters non interchangeables

Larkin Poe, duo formé par Rebecca et Megan Lovell, intervient sur deux chansons de Look Up. « Rosetta » attribue la mandoline et des chœurs à Rebecca, tandis que Megan est présente aux harmonies ; « String Theory » crédite les deux sœurs aux voix d’accompagnement, sans reporter nominativement la mandoline sur cette seconde piste. Ces deux chansons appartiennent à un album qui mêle les équipes de Nashville, la guitare de Billy Strings et les autres invitées de T Bone Burnett.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Le nom collectif d’un groupe peut masquer la distribution individuelle des parties. Il serait imprudent d’attribuer la mandoline de Rebecca à Megan ou aux deux sœurs sur « String Theory ». Une apparition comme choriste n’est pas non plus une coécriture. Cette fiche rappelle qu’une encyclopédie ne doit pas se contenter d’un nom de groupe lorsqu’un livret distingue les personnes.

Axes de recoupement du dossier complet : Pourquoi le nom Larkin Poe apparaît dans les crédits de Ringo ; « Rosetta » : Rebecca Lovell à la mandoline, les deux sœurs aux chœurs ; Une formation musicale qui ne doit pas être confondue avec la scène.

Monographie de référence : Ringo Starr et Larkin Poe : Rebecca et Megan Lovell sur Rosetta et String Theory (2025). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 54/55 · 2023–2026 · Contrebasse / basse

Dennis Crouch : vingt et une basses, pas vingt et une séances ensemble

Dennis Crouch joue de la basse sur les onze morceaux de Look Up et sur les dix titres de Long Long Road, soit vingt et un masters documentés. Le personnel d’accompagnement change autour de lui, de Molly Tuttle à Billy Strings, de Colin Linden à David Mansfield. En 2026, les crédits de « Choose Love » spécifient même une string bass. Crouch donne à cette nouvelle orientation country un socle régulier, alors que les batteries et voix de Ringo sont enregistrées à Roccabella West en Californie et que la préparation instrumentale se déroule principalement à Nashville.

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

La présence du même bassiste sur vingt et une pistes ne démontre pas vingt et une rencontres physiques avec Starr ni une unique session captée en direct. Les dates de 2025 et 2026 sont celles des albums, non une chronologie exhaustive des parties de basse. La permanence de Crouch fait surtout apparaître le rôle décisif d’un musicien d’ensemble dans une production répartie entre plusieurs villes.

Axes de recoupement du dossier complet : Un bassiste de Nashville marqué par Beaucoups of Blues ; Pourquoi la contrebasse devient l’armature des séances ; 2023–2024 : Royal Plum, Sound Emporium et East Iris.

Monographie de référence : Ringo Starr et Dennis Crouch : les 21 contrebasses de Look Up et Long Long Road (2023–2026). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Étude 55/55 · 2024–2026 · Pedal steel guitar

Paul Franklin : onze pedal steel guitars et le retour d’une tradition

Paul Franklin est crédité sur six chansons de Look Up et cinq de Long Long Road. Son instrument prolonge une tradition country déjà présente chez Ringo en 1970 avec Pete Drake, mais il serait erroné de confondre les deux générations de musiciens. La pedal steel de Franklin occupe un espace expressif spécifique, différent du dobro ou de la guitare slide, au milieu des guitares acoustiques, des cordes et de la contrebasse. En 2026, elle apparaît notamment sur « Returning Without Tears », « I Don’t See Me in Your Eyes Anymore », « You and I (Wave of Love) », « Choose Love » et « Long Long Road ».

Ce que le crédit permet — et ce qu’il ne permet pas

Onze interventions attestées ne justifient pas un crédit sur l’intégralité des vingt et une chansons des deux albums. Le relevé doit indiquer aussi les pistes qui ne le mentionnent pas. Les publications de 2025 et 2026 témoignent d’un choix sonore cohérent de T Bone Burnett, sans fournir à elles seules la date exacte de chaque overdub de pedal steel.

Axes de recoupement du dossier complet : La pedal steel guitar : un instrument qui ne se confond ni avec le dobro ni avec la guitare slide ; Look Up (2025) : six titres de Franklin parmi les onze chansons ; Les cinq autres titres de Look Up ne doivent pas recevoir un crédit inventé.

Monographie de référence : Ringo Starr et Paul Franklin : onze enregistrements de pedal steel (2024–2026). Les crédits et les réserves de cette étude sont développés dans cette notice nominative.

Bibliographie raisonnée et renvois vers les 55 études intégrales

Les 55 monographies nominatives distinctes sont liées directement depuis chaque étude et regroupées ci-dessous par lot. Elles documentent les divergences de personnel et les passages d’une fonction à une autre. Leur publication antérieure n’est pas comptée comme une nouvelle séance : la présente passe est une concordance critique de ces recherches.

Lot 1 — Arranger le premier Ringo : jazz, pop et Nashville (1969–1970)

  1. Maurice Gibb et Ringo Starr : Bye Bye Blackbird, Bee Gees et l’orchestre de 1970
  2. Quincy Jones et Ringo Starr : Love Is a Many-Splendored Thing, les séances 1969–1970
  3. Chico O’Farrill, Oliver Nelson et Ringo Starr : deux arrangements de jazz (1969–1970)
  4. John Dankworth et Ringo Starr : You Always Hurt the One You Love, Londres 1970
  5. Pete Drake et Ringo Starr : le pari de Nashville et Beaucoups of Blues (1970)

Lot 2 — Le collectif des premières séances : harmonies et section rythmique (1970–1974)

  1. Charlie McCoy et Ringo Starr : harmonica, piano et sessions de Nashville (1970)
  2. Les Jordanaires et Ringo Starr : harmonies vocales de Beaucoups of Blues (1970)
  3. Ringo Starr et Jim Keltner : deux batteries de 1971 à 1976
  4. Ringo Starr et Klaus Voormann : basse, arrangements et retrouvailles (1970–2009)
  5. Billy Preston et Ringo Starr : orgue, piano et clavinet de 1973 à 1974

Lot 3 — Ringo (1973) : guitares, orchestrations et percussions

  1. Ringo Starr et Jimmy Calvert : cinq guitares sur Ringo (1973)
  2. Ringo Starr et Milt Holland : percussions et marimba sur Ringo (1973)
  3. Ringo Starr et Jack Nitzsche : arrangements de Photograph et You and Me (Babe) (1973)
  4. Ringo Starr et Tom Scott : saxophone, cuivres et clarinettes sur Ringo (1973)
  5. Jim Horn et Ringo Starr : les arrangements de cuivres de Oh My My (1973)

Lot 4 — Goodnight Vienna et les coulisses du studio (1973–1974)

  1. Bill Schnee, l’ingénieur du son des albums Ringo et Goodnight Vienna (1973–1974)
  2. Galen Senogles et Ringo Starr : l’ingénieur assistant de Goodnight Vienna (1974)
  3. Chuck Findley et Ringo Starr : les cuivres de Devil Woman et Snookeroo (1973–1974)
  4. Ringo Starr et Lew McCreery : trois sections de cuivres sur Goodnight Vienna (1974)
  5. Ringo Starr et Nicky Hopkins : cinq enregistrements de 1973 à 1974

Lot 5 — De la production aux chœurs : une industrie de créateurs (1973–1978)

  1. Ringo Starr (1973–1978) : Richard Perry, Arif Mardin et Vini Poncia — cinq années de production et de collaborations
  2. Ringo Starr et Steve Cropper : des guitares de 1973 aux séances Keith Moon de 1975
  3. Bobby Keys et Ringo Starr : Photograph et les cuivres de Goodnight Vienna (1973–1974)
  4. Ringo Starr (1973–1978) : Martha Reeves, Merry Clayton, Linda McCartney, Clydie King, Bette Midler et les créatrices des sessions
  5. Ringo Starr (1973–1978) : les batteurs, bassistes et sections rythmiques — Voormann, Keltner, Gadd, Levin et Dee Murray

Lot 6 — Old Wave, le carrefour du rock britannique et américain (1982–1983)

  1. Joe Walsh et Ringo Starr : Old Wave, All-Starr Band et Analog Man (1982–2012)
  2. Chris Stainton et Ringo Starr : les claviers d’Old Wave (1982)
  3. Mo Foster et Ringo Starr : Old Wave, In My Car et les basses fretless (1982)
  4. Gary Brooker et Ringo Starr : Old Wave, All-Starr Band et Concert for George (1982–2002)
  5. Jim Nipar et Ringo Starr : enregistrement et mixage de Old Wave (1982–1983)

Lot 7 — Time Takes Time : la fabrication du son par les producteurs et ingénieurs (1991–1992)

  1. Don Was et Ringo Starr : de Time Takes Time à Give More Love (1991–2017)
  2. Phil Ramone et Ringo Starr : les séances de Time Takes Time (1991–1992)
  3. Peter Asher et Ringo Starr : Golden Blunders, les Posies et les séances de 1991
  4. Ed Cherney et Ringo Starr : prise de son et mixage de Time Takes Time (1991–1992)
  5. Bob Clearmountain et Ringo Starr : le mixage de Weight of the World (1992)

Lot 8 — Time Takes Time : les auteurs, guitaristes et bassistes (1991–1992)

  1. Andrew Gold et Ringo Starr : Golden Blunders, In a Heartbeat et What Goes Around (1991–1992)
  2. Andy Sturmer et Roger Manning avec Ringo Starr : chansons et chœurs de Time Takes Time (1991–1992)
  3. Michael Landau et Ringo Starr : trois guitares de Time Takes Time (1991–1992)
  4. Benmont Tench et Ringo Starr : claviers, harmonium et réseaux de studio (1992–2023)
  5. James « Hutch » Hutchinson et Ringo Starr : les cinq basses de Time Takes Time (1991–1992)

Lot 9 — Time Takes Time : les équipes de studio et la précision des crédits (1991–1992)

  1. Jeff « Skunk » Baxter et Ringo Starr : deux guitares de Time Takes Time (1991–1992)
  2. Jeffrey « C. J. » Vanston et Ringo Starr : les claviers et arrangements de Time Takes Time (1991–1992)
  3. Mark Goldenberg et Ringo Starr : les guitares de Time Takes Time (1991–1992)
  4. Michael Thompson et Ringo Starr : les guitares de All in the Name of Love et Runaways (1991–1992)
  5. Bill Drescher et Ringo Starr : All in the Name of Love et les studios de 1991

Lot 10 — Des Roundheads aux studios connectés (1991–2026)

  1. Mark Hudson et Ringo Starr : la naissance et l’histoire des Roundheads (1991–2008)
  2. Gary Burr et Ringo Starr : écriture, Roundheads et chansons (1998–2019)
  3. Bruce Sugar et Ringo Starr : ingénierie, production et coécriture (2003–2026)
  4. Jeff Lynne et Ringo Starr : Time Takes Time, Zoom et Back Off Boogaloo (1991–2017)
  5. Daniel Tashian et Ringo Starr : composition, production et chœurs (2023–2026)

Lot 11 — La renaissance country : Look Up et Long Long Road (2025–2026)

  1. Ringo Starr et Billy Strings : six collaborations sur Look Up et Long Long Road (2025–2026)
  2. Ringo Starr et Molly Tuttle : neuf chansons et collaborations sur Look Up et Long Long Road (2025–2026)
  3. Ringo Starr et Larkin Poe : Rebecca et Megan Lovell sur Rosetta et String Theory (2025)
  4. Ringo Starr et Dennis Crouch : les 21 contrebasses de Look Up et Long Long Road (2023–2026)
  5. Ringo Starr et Paul Franklin : onze enregistrements de pedal steel (2024–2026)

Sources discographiques, contemporaines et officielles

Les crédits des labels et livrets d’origine sont prioritaires lorsqu’ils sont plus précis que les agrégateurs. Les pages MusicBrainz citées ici sont des relevés de données contributives, utilisés pour la concordance et non comme preuve unique d’une prise contestée. Les communiqués de l’artiste de 2025 et 2026 constituent en revanche des crédits officiels complets.

  1. Crédits de Sentimental Journey, relevé piste par piste (base de données discographique).
  2. Beaucoups of Blues : dates, Pete Drake, Scotty Moore, McCoy et Jordanaires (relevé de crédits).
  3. Ringo (1973) : instrumentistes et enregistrements piste par piste.
  4. Goodnight Vienna (1974) : personnel technique et musical détaillé.
  5. Old Wave (1983) : chronologie des masters et crédits par plage.
  6. Music Connection, entretien de 1992 avec Ringo sur les producteurs de Time Takes Time (source contemporaine).
  7. The Washington Post, chronique discographique de Time Takes Time, 13 juin 1992 (réception contemporaine).
  8. MixOnline, entretien avec le producteur Mark Hudson (témoignage de première main).
  9. Ringo Starr, annonce officielle de Look Up avec crédits piste par piste, 10 janvier 2025.
  10. Ringo Starr, dossier officiel Long Long Road : titres, producteurs et crédits complets, 24 avril 2026.
  11. John Lennon Official, la contribution de Lennon au disque Ringo’s Rotogravure (source de l’entourage Lennon).
  12. Mo Foster, entretien sur son travail de studio et sa carrière (témoignage).

Sept précautions pour lire les 55 collaborations

  • Le mot « collaborateur » décrit un métier : un arrangeur, un ingénieur ou une choriste ne détient pas automatiquement le crédit de compositeur.
  • Sentimental Journey : les douze arrangements sont répartis entre des artistes différents ; Quincy Jones et Maurice Gibb ne produisent pas les douze titres.
  • Beaucoups of Blues : Ringo est principalement chanteur ; la présence de Pete Drake et des musiciens de Nashville ne transforme pas l’album en une session de batterie de Starr.
  • 1973–1978 : deux batteurs crédités n’impliquent pas deux parties de batterie discernables sur toutes les chansons.
  • Old Wave : des prises de 1978 et des compléments de 1982 coexistent, sans que la date de sortie de 1983 remplace la date de la voix.
  • Time Takes Time : quatre producteurs et plusieurs équipes techniques, dont les crédits sont à lire morceau par morceau.
  • Look Up et Long Long Road : les invités de Nashville et les prises californiennes de Ringo peuvent appartenir au même master sans constituer une séance physiquement commune.

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