Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Yellow-Sub.net · Les collaborations artistiques de Ringo Starr · Onzième passe · 28 octobre 2026

Ringo Starr : 60 enquêtes sur ses chansons et leurs collaborateurs, des standards de 1970 aux duos country de 2026

À lire dans le dossier : Continuer la série : la treizième livraison porte l’enquête à 70 études et 14 lots, en privilégiant les scènes All-Starr et les rôles instrumentaux précis.

Douze lots de cinq études encyclopédiques : auteurs, arrangements, musiciens, producteurs, versions et archives. Un index de 60 cas et une bibliographie vérifiable, de Sentimental Journey à Long Long Road.

Progression des livraisons : 35 → 40 → 45 → 50 → 55 → 60 études ; désormais douze lots. Cette onzième passe élargit le nombre de fiches examinées en repartant des œuvres et des masters, après les portraits de professionnels de la dixième passe. Il s’agit de 60 analyses éditoriales dans cette livraison, pas de 60 séances inédites : plusieurs titres, artistes et périodes croisent les passes précédentes sous un nouvel angle de preuve.

Pour poursuivre le dossier sans doublons de sens, chaque étude identifie l’auteur de l’œuvre, la réalisation de Ringo, les intervenants effectivement attestés et la portée des sources. Un enregistrement réédité, réarrangé ou doublé en studio n’équivaut pas automatiquement à une nouvelle collaboration.

À consulter en parallèle : dixième passe : 55 portraits de collaborateurs, méthode et crédits, sessionographie chronologique et répertoire des 162 enquêtes sur Ringo invité.

Comment lire les 60 études

Œuvre : la composition et ses véritables auteurs. Master : la bande enregistrée, l’équipe et les instruments propres à la version de Ringo. Édition : l’album, le single, le mix, la réédition ou le bonus qui rend ce master disponible. Archive : une bande ancienne publiée plus tard, à dater d’après sa séance et non sa commercialisation.

Échelle de preuve : les crédits de pochettes, les relevés de sessions et les communiqués de l’artiste fondent les attributions ; les témoignages ou comparaisons de pressages sont signalés comme tels lorsqu’ils ne suffisent pas à trancher. Une absence de crédit ne prouve pas l’absence physique d’une personne, mais interdit de lui assigner un instrument précis sans document.

Concordance générale — 60 œuvres et événements documentés

La numérotation suit l’ordre des douze lots. Chaque entrée renvoie à son analyse et à une notice plus détaillée. Plusieurs entrées peuvent donc partager une monographie d’album : le décompte porte sur les études de cas, non sur les URL uniques.

№ Étude Repère Document développé
1 Sentimental Journey — Richard Perry arrange la chanson-titre 1970 Sentimental Journey — Ringo Starr (1970)
2 Whispering Grass — Ron Goodwin dirige le standard 5 mars 1970 Sentimental Journey — Ringo Starr (1970)
3 Stardust — Paul McCartney et George Martin réorchestrent une chanson ancienne 1970 Sentimental Journey — Ringo Starr (1970)
4 Have I Told You Lately That I Love You — Elmer Bernstein entre au studio 3–18 février 1970 Elmer Bernstein et Ringo Starr : Have I Told You Lately That I Love You, 1970
5 Let the Rest of the World Go By — l’arrangement de Les Reed février 1970 Sentimental Journey — Ringo Starr (1970)
6 Beaucoups of Blues — Buzz Rabin, Pete Drake et l’équipe de Nashville 25–27 juin 1970 Beaucoups of Blues — Ringo Starr
7 Woman of the Night — Sorrells Pickard et le premier jour de sessions 25 juin 1970 Beaucoups of Blues — Ringo Starr
8 I’d Be Talking All the Time — Chuck Howard, Larry Kingston et la prise du 26 juin 26 juin 1970 Beaucoups of Blues — Ringo Starr
9 $15 Draw — l’écriture de Sorrells Pickard et la journée du 26 juin 26 juin 1970 Beaucoups of Blues — Ringo Starr
10 Nashville Jam — l’improvisation de 1970 révélée bien plus tard juin 1970 ; publication ultérieure Pete Drake et Ringo Starr : le pari de Nashville et Beaucoups of Blues (1970)
11 I’m the Greatest — Lennon, Harrison, Preston et Ringo réunis sans Paul mars 1973 I’m the Greatest (1973) : Lennon, Harrison, Ringo, Voormann et Billy Preston en studio
12 Have You Seen My Baby — Randy Newman, Marc Bolan et James Booker 5 mars 1973 Have You Seen My Baby (1973) : Ringo, Marc Bolan, Randy Newman et James Booker
13 Oh My My — Vini Poncia, Billy Preston, Martha Reeves et Merry Clayton 1973–1974 Oh My My (1973) : Ringo Starr, Billy Preston, Jim Keltner, Martha Reeves et Merry Clayton
14 Six O’Clock — Paul et Linda McCartney, un master et une version longue 1973 Six O’Clock (1973) : Paul et Linda McCartney, Ringo et la version longue de 5 min 26
15 Step Lightly — Steve Cropper, Nicky Hopkins et les claquettes de Ringo 1973 ; nouvelle version en 2012 Step Lightly (1973–2012) : Ringo Starr, Steve Cropper, Nicky Hopkins et les claquettes
16 (It’s All Down to) Goodnight Vienna — le cadeau de Lennon août–septembre 1974 Goodnight Vienna (1974) : John Lennon, Ringo Starr, Billy Preston et les deux batteries
17 Occapella — Allen Toussaint réinterprété avec deux batteries mai–septembre 1974 Occapella (1974) : Ringo Starr, Allen Toussaint, Dr John et les cuivres de Los Angeles
18 Oo-Wee — Dennis Coffey et Dr. John derrière la voix de Ringo 5 août 1974 Oo-Wee (1974) : Dennis Coffey, Dr John, Vini Poncia et Ringo Starr en studio
19 Snookeroo — Elton John et Bernie Taupin dans l’atelier de Richard Perry juin–septembre 1974 Snookeroo (1974–2024) : Elton John, Bernie Taupin, Robbie Robertson et Ringo Starr
20 Only You — Lennon, Nilsson et la voix-guide à distinguer août 1974 Only You (1974) : Ringo Starr, John Lennon, Harry Nilsson et la voix-guide retrouvée
21 Hey! Baby — Ringo reprend Bruce Channel et Margaret Cobb 1976 Hey! Baby : Bruce Channel, les Beatles de 1962 et Ringo Starr en 1976
22 Cryin’ — Ringo, Vini Poncia et la pedal steel de Sneaky Pete 1976 Cryin’ : Ringo Starr, Vini Poncia et Sneaky Pete Kleinow (1976)
23 You Don’t Know Me at All — Dave Jordan et les mixages du 45 tours 1976 You Don’t Know Me at All : Ringo Starr, Dave Jordan et les mixages de 1976
24 Las Brisas — Nancy Lee Andrews et le mariachi de Pedro Rey 1976 Las Brisas : Ringo Starr, Nancy Lee Andrews et le mariachi de Pedro Rey (1976)
25 Lady Gaye — Clifford T. Ward, Poncia et la réécriture d’un titre 1975–1976 Lady Gaye : Ringo Starr, Clifford T. Ward, Vini Poncia et Harry Nilsson (1976)
26 Drowning in the Sea of Love — Gamble et Huff au prisme de Ringo 26 janvier 1977 Drowning In The Sea Of Love : Ringo Starr, Gamble & Huff et les singles de 1977
27 Wings — Starkey et Poncia, deux versions à trente-cinq ans d’écart 1977 et 2012 Wings : Ringo Starr et Vini Poncia, enregistrements de 1977 et 2012
28 Sneaking Sally Through the Alley — l’écriture d’Allen Toussaint 13 avril 1977 Sneaking Sally Through The Alley : Ringo Starr, Allen Toussaint et les musiciens de 1977
29 Lipstick Traces — Allen Toussaint sous le nom Naomi Neville 1978 Lipstick Traces (1978) : Ringo Starr, Allen Toussaint, Melissa Manchester et le 45 tours
30 Heart on My Sleeve — Gallagher et Lyle rencontrent Ringo 1978 Heart on My Sleeve (1978) : Ringo, Gallagher & Lyle, Melissa Manchester et les singles
31 Sure to Fall — Carl Perkins repris sous la production de McCartney juillet 1980 ; publication 1981 Stop and Smell the Roses : album et crédits
32 Stop and Take the Time to Smell the Roses — Nilsson et l’atelier de Cherokee novembre 1980 ; publication 1981 Stop and Smell the Roses : album et crédits
33 Back Off Boogaloo (1981) — nouveau master, nouvel arrangement 1980–1981 Stop and Smell the Roses : album et crédits
34 Wrack My Brain — Harrison écrit et produit, Ringo interprète 19–25 novembre 1980 Wrack My Brain : George Harrison écrit et produit pour Ringo Starr à Friar Park (1980–1981)
35 As Far as We Can Go — une voix de 1978 au milieu des sessions de 1982 voix 1978 ; remaniement 1982 As Far As We Can Go : Ringo Starr et Russ Ballard, de la bande de 1978 au nouveau master de 1982
36 In My Car — Mo Foster, Kim Goody, Ringo et Joe Walsh coauteurs 1982–1983 In My Car (1982–1987) : Ringo Starr, Joe Walsh, Kim Goody, Mo Foster et les deux versions
37 Hopeless — Joe Walsh, basse fretless et chœurs 1982–1983 Hopeless (1982–1983) : Ringo Starr et Joe Walsh, Mo Foster et les trois choristes de Old Wave
38 She’s About a Mover — reprendre Doug Sahm avec une autre batterie 1982–1983 She’s About a Mover (1982–1983) : Ringo Starr reprend Doug Sahm avec Peter Bunetta, Freebo et les cuivres
39 I Keep Forgettin’ — Russell Kunkel et la distinction batterie/percussion 1982 I Keep Forgettin’ : Zak Starkey, Russell Kunkel et la batterie remplacée sur Old Wave (1982)
40 Everybody’s in a Hurry but Me — Clapton, Entwistle et l’écriture collective 14 mars et 6 août 1982 Everybody’s In A Hurry But Me : Ringo Starr, Eric Clapton et John Entwistle dans la jam de 1982
41 Weight of the World — la chanson d’ouverture mixée par Clearmountain 1991–1992 Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr
42 Don’t Know a Thing About Love — les voix et la production Don Was 1991–1992 Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr
43 I Don’t Believe You — Sturmer et Manning composent pour Ringo 1991–1992 Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr
44 In a Heartbeat — Brian Wilson et Jellyfish dans le même arrangement 1991–1992 In A Heartbeat (1992) : Ringo Starr, Brian Wilson, Jellyfish et Don Was
45 What Goes Around — une conclusion d’album portée par les choristes 1991–1992 Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr
46 Don’t Go Where the Road Don’t Go — Ringo et Jeff Lynne au studio 1991–1992 Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr
47 After All These Years — une deuxième production Lynne 1991–1992 Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr
48 Golden Blunders — Peter Asher et la reprise des Posies septembre 1991 ; sortie 1992 Golden Blunders : Ringo Starr, les Posies, Peter Asher et les sessions de septembre 1991
49 All in the Name of Love — Phil Ramone dirige Jerry Lynn Williams 1991–1992 Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr
50 Runaways — Starkey, Warman et Harry Nilsson en studio 1991–1992 Runaways (1992) : Ringo Starr, Harry Nilsson, Mark Hudson et Phil Ramone
51 King of Broken Hearts — Harrison revient à la guitare pour Ringo 1997–1998 King Of Broken Hearts (1998) : Ringo Starr, collaborations et sessions de Vertical Man
52 La De Da — McCartney et le collectif Roundheads 13 novembre 1997 ; sortie 1998 La De Da (1998) : Ringo Starr, collaborations et sessions de Vertical Man
53 Never Without You — Eric Clapton salue George Harrison 2002–2003 Never Without You : Ringo Starr, Eric Clapton et l’hommage à George Harrison en 2003
54 Missouri Loves Company — les guitares de David Gilmour 2003 Missouri Loves Company (2003) : Ringo Starr et les musiciens de Ringo Rama
55 Don’t Hang Up — le duo avec Chrissie Hynde 2005 Don’t Hang Up (2005) : Ringo Starr et les collaborateurs du master
56 Thankful — Alison Krauss, Bruce Sugar et Ringo en 2025 10 janvier 2025 Thankful : Ringo Starr, Alison Krauss et Bruce Sugar, la dernière chanson de Look Up
57 Can You Hear Me Call — Ringo et Molly Tuttle en dialogue 10 janvier 2025 Can You Hear Me Call : le duo Ringo Starr–Molly Tuttle (2025)
58 It’s Been Too Long — Sarah Jarosz et Molly Tuttle rejoignent Ringo 3 mars–24 avril 2026 It’s Been Too Long (2026) : Sarah Jarosz, Molly Tuttle et Ringo Starr
59 Choose Love (2026) — St. Vincent retrouve une chanson de 2005 24 avril 2026 Choose Love (2026) : Ringo Starr, St. Vincent et une nouvelle lecture de 2005
60 Long Long Road — Sheryl Crow et le film de Francesca Gregorini 24 avril 2026 Long Long Road : Ringo Starr, Sheryl Crow et Francesca Gregorini en 2026

Lot 1/12 — Les cinq derniers arrangeurs de Sentimental Journey (1969–1970)

Avant Nashville, Ringo sollicite pour Sentimental Journey des arrangeurs qui viennent du jazz de variété, du cinéma et de l’écriture orchestrale britannique. La singularité de ce projet réside dans un partage visible des tâches : chacun transforme un standard précis, George Martin maintient la cohérence de production et Ringo enregistre son chant. Cette sélection complète les portraits d’arrangeurs de la dixième passe en se concentrant sur les masters et les différentes journées de réalisation.

Source discographique de contrôle : Sentimental Journey, crédits et dates par piste.

Étude 1/60 · 1970 · Arrangement de standard ; production distincte

Sentimental Journey — Richard Perry arrange la chanson-titre

La chanson-titre de Sentimental Journey montre le principe du premier album solo de Ringo : choisir une œuvre antérieure aux Beatles puis confier sa transformation orchestrale à un spécialiste. Richard Perry est associé à son arrangement, tandis que George Martin supervise la production de l’album et que Ringo se place d’abord au micro. Le générique superpose donc plusieurs fonctions qui ne doivent pas être fusionnées.

Ce que la documentation autorise

L’échange avec Perry prépare, sans la confondre avec elle, leur collaboration plus ample sur Ringo (1973). La continuité est celle d’un réseau professionnel, non celle d’un unique enregistrement.

Notice détaillée : Sentimental Journey — Ringo Starr (1970). Recoupement : Sentimental Journey, crédits et dates par piste.

↑ Concordance générale

Étude 2/60 · 5 mars 1970 · Arrangement et direction d’orchestre

Whispering Grass — Ron Goodwin dirige le standard

« Whispering Grass » appartient au patrimoine des chansons populaires repris par Ringo sur Sentimental Journey. Pour cette plage, Ron Goodwin intervient comme arrangeur et chef, donnant une nouvelle parure instrumentale à une composition bien antérieure à la séance. Son travail relève du langage des grands orchestres, plutôt que des techniques des Beatles.

Ce que la documentation autorise

La date de session documentée, le 5 mars 1970, inscrit cette coopération dans la phase londonienne de fabrication du disque. Ringo reste l’interprète vocal et George Martin le producteur général. Ni Goodwin ni Ringo ne sont, de ce seul fait, les auteurs du standard.

Notice détaillée : Sentimental Journey — Ringo Starr (1970). Recoupement : Sentimental Journey, crédits et dates par piste.

↑ Concordance générale

Étude 3/60 · 1970 · Arrangement commun ; différenciation des métiers

Stardust — Paul McCartney et George Martin réorchestrent une chanson ancienne

« Stardust », classique de Hoagy Carmichael et Mitchell Parish, réunit dans les crédits d’arrangement Paul McCartney et George Martin. La présence de McCartney ne transforme pas le titre en composition d’un Beatle : elle concerne la mise en forme musicale d’une œuvre préexistante. Ringo, pour sa part, en propose une lecture chantée au sein d’un album de standards.

Ce que la documentation autorise

Cette contribution est particulièrement précieuse pour l’histoire de la séparation du groupe : les collaborations instrumentales et orchestrales ne cessent pas instantanément lorsque le collectif Beatles entre en crise. Une fiche de crédit doit toutefois limiter sa portée au morceau concerné.

Notice détaillée : Sentimental Journey — Ringo Starr (1970). Recoupement : Sentimental Journey, crédits et dates par piste.

↑ Concordance générale

Étude 4/60 · 3–18 février 1970 · Orchestration ; piste américaine et voix britannique

Have I Told You Lately That I Love You — Elmer Bernstein entre au studio

Le compositeur de cinéma Elmer Bernstein signe l’arrangement de « Have I Told You Lately That I Love You ». La réalisation passe par Los Angeles, notamment les installations A&M, avant la pose du chant de Ringo à Londres en février 1970. Cette géographie à deux étapes explique qu’un nom hollywoodien figure au générique d’un disque produit par George Martin.

Ce que la documentation autorise

Le titre est un standard de Scott Wiseman, non une œuvre de Bernstein. Une bande instrumentale et un overdub vocal sont deux opérations de fabrication du même enregistrement : elles ne constituent pas deux collaborations artistiques autonomes.

Notice détaillée : Elmer Bernstein et Ringo Starr : Have I Told You Lately That I Love You, 1970. Recoupement : Sentimental Journey, crédits et dates par piste.

↑ Concordance générale

Étude 5/60 · février 1970 · Arrangement et direction

Let the Rest of the World Go By — l’arrangement de Les Reed

Sur « Let the Rest of the World Go By », Les Reed apporte l’expérience d’un arrangeur et chef britannique habitué aux écritures orchestrales de la chanson populaire. Le morceau confirme la formule de Sentimental Journey : une voix immédiatement identifiable, celle de Ringo, est replacée au centre d’un écrin construit par des musiciens invités.

Ce que la documentation autorise

Le nom de Reed désigne ici un arrangement déterminé, non la direction artistique des douze pistes. Les relevés de séances répartissent le travail entre plusieurs dates et plusieurs maisons de disques ; le disque publié est l’aboutissement de ces opérations, pas la trace brute d’une soirée.

Notice détaillée : Sentimental Journey — Ringo Starr (1970). Recoupement : Sentimental Journey, crédits et dates par piste.

↑ Concordance générale

Lot 2/12 — Beaucoups of Blues : cinq œuvres et trois journées à Nashville (1970)

Les sessions des 25, 26 et 27 juin 1970 sont rapides mais nullement anonymes. Pete Drake agit comme producteur et musicien, les songwriters de Nashville fournissent un répertoire, les équipes locales apportent les harmonies et la couleur country. Les cinq études distinguent les chansons commercialisées à l’origine d’une improvisation devenue disponible dans les archives des années 1990.

Source discographique de contrôle : Beaucoups of Blues, sessions de juin 1970.

Étude 6/60 · 25–27 juin 1970 · Écriture country ; production et pedal steel

Beaucoups of Blues — Buzz Rabin, Pete Drake et l’équipe de Nashville

« Beaucoups of Blues », titre de Buzz Rabin, place Ringo au milieu d’un groupe nashvillien organisé par Pete Drake. Le musicien-producteur ne se contente pas d’apposer son nom sur la pochette : sa pedal steel et son réseau d’instrumentistes façonnent l’identité du disque. Les Jordanaires, les guitares et l’harmonica de Charlie McCoy prolongent ce climat country.

Ce que la documentation autorise

L’album est enregistré à Nashville en quelques jours, du 25 au 27 juin 1970, avec Scotty Moore associé à l’ingénierie. Il faut distinguer Rabin, auteur de la chanson, Drake, producteur-interprète, et Ringo, chanteur-batteur invité au cœur de cette équipe.

Notice détaillée : Beaucoups of Blues — Ringo Starr. Recoupement : Beaucoups of Blues, sessions de juin 1970.

↑ Concordance générale

Étude 7/60 · 25 juin 1970 · Composition et première journée de sessions

Woman of the Night — Sorrells Pickard et le premier jour de sessions

« Woman of the Night » est attribuée à Sorrells Pickard. Son insertion dans Beaucoups of Blues témoigne d’un modèle de travail différent de celui de Sentimental Journey : l’album ne réorchestre plus essentiellement des standards, mais s’appuie sur des chansons country sélectionnées pour une voix étrangère à Nashville. Le titre relève de la première journée de prises, le 25 juin.

Ce que la documentation autorise

Pete Drake conserve la responsabilité de la production et Ringo assure l’interprétation. Le lien avec Pickard est celui d’un répertoire choisi et enregistré, pas nécessairement celui d’une séance de composition menée à deux.

Notice détaillée : Beaucoups of Blues — Ringo Starr. Recoupement : Beaucoups of Blues, sessions de juin 1970.

↑ Concordance générale

Étude 8/60 · 26 juin 1970 · Chanson de deux auteurs ; équipe nashvillienne

I’d Be Talking All the Time — Chuck Howard, Larry Kingston et la prise du 26 juin

« I’d Be Talking All the Time » est signée Chuck Howard et Larry Kingston. Les crédits d’écriture marquent un vrai travail d’apport extérieur : Ringo ne se présente pas sur ce disque comme auteur systématique des paroles et de la mélodie. Le 26 juin 1970, la chanson prend forme dans l’économie d’enregistrement rapide des studios de Nashville.

Ce que la documentation autorise

Les harmonies, la pedal steel et la section rythmique ne sont pas de simples ornements ajoutés après coup ; elles appartiennent à la pratique collective locale. La productivité de ces trois journées ne doit cependant pas être convertie en nombre supposé de prises définitives.

Notice détaillée : Beaucoups of Blues — Ringo Starr. Recoupement : Beaucoups of Blues, sessions de juin 1970.

↑ Concordance générale

Étude 9/60 · 26 juin 1970 · Écriture de Sorrells Pickard ; prise country

$15 Draw — l’écriture de Sorrells Pickard et la journée du 26 juin

« $15 Draw » offre un second point d’entrée dans le répertoire de Sorrells Pickard. La chanson est enregistrée pendant la journée du 26 juin, avec Ringo devant une équipe déjà rodée au langage de la country commerciale. La voix, le texte et l’accompagnement donnent au titre un caractère narratif éloigné du modèle du single pop des Beatles.

Ce que la documentation autorise

Ringo est ici l’interprète d’une œuvre fournie par un songwriter. À l’échelle d’une sessionographie, l’étudier séparément de « Woman of the Night » permet de documenter deux masters ; à l’échelle de la biographie, les deux pièces relèvent d’une même rencontre d’auteur et de studio.

Notice détaillée : Beaucoups of Blues — Ringo Starr. Recoupement : Beaucoups of Blues, sessions de juin 1970.

↑ Concordance générale

Étude 10/60 · juin 1970 ; publication ultérieure · Improvisation ; bande d’archive

Nashville Jam — l’improvisation de 1970 révélée bien plus tard

« Nashville Jam » procède des séances de Beaucoups of Blues, mais son histoire discographique est différente de celle des morceaux du 33-tours d’origine. L’improvisation circule dans les éditions enrichies des années 1990 : le moment de l’enregistrement et celui de la commercialisation sont donc séparés d’environ un quart de siècle.

Ce que la documentation autorise

Cette pièce est une bonne épreuve pour le dossier : il serait trompeur de la dater musicalement de 1995 ou d’en déduire une nouvelle réunion des participants à cette date. Elle documente l’interaction spontanée de Ringo avec les musiciens de Nashville en 1970.

Notice détaillée : Pete Drake et Ringo Starr : le pari de Nashville et Beaucoups of Blues (1970). Recoupement : Beaucoups of Blues, sessions de juin 1970.

↑ Concordance générale

Lot 3/12 — Ringo (1973) : auteurs, invités et véritables masters

Le LP Ringo de 1973 multiplie les rencontres célèbres sans offrir pour autant une distribution uniforme sur chaque plage. Lennon, McCartney, Bolan, Preston et les choristes de la soul n’interviennent ni aux mêmes dates ni sous les mêmes statuts. Cinq analyses par titre permettent de rendre aux musiciens leur place réelle et de comprendre les variantes éditoriales.

Source discographique de contrôle : Ringo (1973), distribution des masters.

Étude 11/60 · mars 1973 · Composition de Lennon ; enregistrement collectif

I’m the Greatest — Lennon, Harrison, Preston et Ringo réunis sans Paul

John Lennon écrit « I’m the Greatest » et participe à la séance où Ringo tient le chant et la batterie. George Harrison à la guitare, Klaus Voormann à la basse et Billy Preston aux claviers font de l’enregistrement l’un des rapprochements les plus commentés de l’après-Beatles. Richard Perry supervise l’album qui l’accueille.

Ce que la documentation autorise

Le récit mérite précision : trois anciens Beatles figurent sur le morceau, pas quatre ; Paul McCartney n’y participe pas. Lennon n’en est pas seulement le prestigieux auteur absent : sa contribution de studio est attestée. Cette configuration ne constitue néanmoins ni une reformation des Beatles ni l’annonce d’un album du groupe.

Notice détaillée : I’m the Greatest (1973) : Lennon, Harrison, Ringo, Voormann et Billy Preston en studio. Recoupement : Ringo (1973), distribution des masters.

↑ Concordance générale

Étude 12/60 · 5 mars 1973 · Reprise Randy Newman ; guitare de Marc Bolan

Have You Seen My Baby — Randy Newman, Marc Bolan et James Booker

« Have You Seen My Baby » est une chanson de Randy Newman, adaptée par Ringo à l’énergie de sa formation californienne. Marc Bolan y apparaît à la guitare ; James Booker participe aux claviers, tandis que les deux batteries contribuent à l’assise du morceau. La session du 5 mars 1973 appartient aux premiers travaux de l’album Ringo.

Ce que la documentation autorise

Les compléments instrumentaux enregistrés ultérieurement, et les erreurs de titre observables sur certains documents, imposent de ne pas déduire toute la distribution d’une liste de musiciens de l’album. Newman est l’auteur de l’œuvre ; Bolan est un invité de ce master particulier.

Notice détaillée : Have You Seen My Baby (1973) : Ringo, Marc Bolan, Randy Newman et James Booker. Recoupement : Ringo (1973), distribution des masters.

↑ Concordance générale

Étude 13/60 · 1973–1974 · Coécriture ; claviers et chœurs soul

Oh My My — Vini Poncia, Billy Preston, Martha Reeves et Merry Clayton

« Oh My My », cosignée Richard Starkey et Vini Poncia, prend sa puissance dans le dialogue des deux batteries de Ringo et Jim Keltner, des claviers de Billy Preston et de voix féminines marquantes : Martha Reeves et Merry Clayton. Le morceau relie les pratiques du rock de studio à la souplesse rythmique de la soul.

Ce que la documentation autorise

Le générique des invités est fonctionnel : Preston ne devient pas coauteur, et la participation de Reeves et Clayton ne doit pas être présentée comme un duo de vedettes tenant les voix principales. La diffusion en 45-tours prolonge en 1974 un master enregistré pour le LP de 1973.

Notice détaillée : Oh My My (1973) : Ringo Starr, Billy Preston, Jim Keltner, Martha Reeves et Merry Clayton. Recoupement : Ringo (1973), distribution des masters.

↑ Concordance générale

Étude 14/60 · 1973 · Composition McCartney ; orchestration et version longue

Six O’Clock — Paul et Linda McCartney, un master et une version longue

Paul et Linda McCartney écrivent « Six O’Clock » pour Ringo. Paul intervient également au piano, au synthétiseur, aux chœurs et à l’arrangement de cordes et de flûtes ; Linda ajoute ses chœurs. Ringo assure le chant principal et la batterie. La chanson offre un cas documenté de coopération entre anciens Beatles en dehors d’un disque de Paul.

Ce que la documentation autorise

L’existence d’un montage plus long, notamment la version de 5 min 26, exige une deuxième vérification : une même œuvre peut avoir des configurations éditoriales différentes sans qu’il faille supposer un nouvel enregistrement. Les pressages Apple doivent être nommés avant d’affirmer quelle coda y figure.

Notice détaillée : Six O’Clock (1973) : Paul et Linda McCartney, Ringo et la version longue de 5 min 26. Recoupement : Ringo (1973), distribution des masters.

↑ Concordance générale

Étude 15/60 · 1973 ; nouvelle version en 2012 · Écriture de Starr ; guitare et piano

Step Lightly — Steve Cropper, Nicky Hopkins et les claquettes de Ringo

« Step Lightly » est une composition de Ringo Starr où Steve Cropper apporte sa guitare électrique et Nicky Hopkins son piano. Le détail le plus singulier du générique est la partie de claquettes attribuée à Ringo : une performance rythmique qui ne se confond pas avec la batterie et rappelle le caractère ludique de l’album de 1973.

Ce que la documentation autorise

La version enregistrée plusieurs décennies plus tard pour Ringo 2012 constitue un autre master. La continuité est celle de la composition, non de la bande originale ni nécessairement des mêmes accompagnateurs. L’attribution instrumentale de chaque édition doit demeurer indépendante.

Notice détaillée : Step Lightly (1973–2012) : Ringo Starr, Steve Cropper, Nicky Hopkins et les claquettes. Recoupement : Ringo (1973), distribution des masters.

↑ Concordance générale

Lot 4/12 — Goodnight Vienna (1974) : chansons, cuivres et voix invitées

Richard Perry rassemble de nouveau pour Goodnight Vienna une constellation de musiciens : Lennon, Elton John et Taupin, Dr. John, la section de cuivres et le monde des reprises soul. Les arrangements, le rôle de la voix-guide et les prises reprises en septembre expliquent mieux l’album que la simple photographie de ses invités.

Source discographique de contrôle : Goodnight Vienna, relevés de sessions.

Étude 16/60 · août–septembre 1974 · Chanson de Lennon ; prises et reprises

(It’s All Down to) Goodnight Vienna — le cadeau de Lennon

John Lennon offre à Ringo « (It’s All Down to) Goodnight Vienna » et participe aux séances californiennes de 1974. Billy Preston y apporte un timbre de Clavinet caractéristique, tandis que la section rythmique comprend le dispositif de batteries associé à Ringo et Jim Keltner. La première séance datée du 6 août est suivie d’opérations de reprise en septembre.

Ce que la documentation autorise

Ce titre n’est pas un morceau inédit des Beatles transféré tel quel chez Ringo. C’est une œuvre offerte par Lennon puis enregistrée dans l’atelier de Richard Perry ; les dates des bandes, de la reprise et de l’édition doivent rester distinctes.

Notice détaillée : Goodnight Vienna (1974) : John Lennon, Ringo Starr, Billy Preston et les deux batteries. Recoupement : Goodnight Vienna, relevés de sessions.

↑ Concordance générale

Étude 17/60 · mai–septembre 1974 · Reprise d’Allen Toussaint ; cuivres et doubles batteries

Occapella — Allen Toussaint réinterprété avec deux batteries

« Occapella » est une composition d’Allen Toussaint déjà associée au répertoire de Lee Dorsey. Ringo la réinvente pour Goodnight Vienna avec une équipe de Los Angeles : les batteries, les claviers de Dr. John et un ensemble de cuivres donnent à la pièce une architecture soul nettement plus collective qu’une simple reprise chantée.

Ce que la documentation autorise

Les relevés font apparaître des étapes les 30 mai et 26 septembre 1974. Toussaint n’est donc pas, par la seule présence de son nom d’auteur, un instrumentiste physiquement présent à chaque séance. Il importe de séparer l’œuvre composée de la nouvelle interprétation enregistrée par Ringo.

Notice détaillée : Occapella (1974) : Ringo Starr, Allen Toussaint, Dr John et les cuivres de Los Angeles. Recoupement : Goodnight Vienna, relevés de sessions.

↑ Concordance générale

Étude 18/60 · 5 août 1974 · Coécriture Starkey–Poncia ; guitares et cuivres

Oo-Wee — Dennis Coffey et Dr. John derrière la voix de Ringo

« Oo-Wee » est l’un des titres de Goodnight Vienna signés par Ringo et Vini Poncia. Sur le master, la présence du guitariste Dennis Coffey et de Dr. John ancre l’enregistrement dans les croisements entre funk, rhythm and blues et pop orchestrée. Les cuivres, notamment des instrumentistes du circuit californien, accentuent la couleur dansante.

Ce que la documentation autorise

La prise principale documentée le 5 août et les éventuels ajouts se rapportent à un titre qui deviendra également face de 45-tours. Les crédits de participation concernent le master, non une cosignature de la chanson par tous les solistes entendus.

Notice détaillée : Oo-Wee (1974) : Dennis Coffey, Dr John, Vini Poncia et Ringo Starr en studio. Recoupement : Goodnight Vienna, relevés de sessions.

↑ Concordance générale

Étude 19/60 · juin–septembre 1974 · Écriture Elton John–Bernie Taupin ; invités

Snookeroo — Elton John et Bernie Taupin dans l’atelier de Richard Perry

Elton John et Bernie Taupin composent « Snookeroo » pour Ringo en dessinant un personnage proche de l’imaginaire de son Liverpool natal. Les documents rattachent la préparation à une démonstration d’Elton en juin 1974, puis à des séances avec les musiciens de l’album. Le guitariste Robbie Robertson figure parmi les invités, et Jim Keltner contribue au jeu de batterie.

Ce que la documentation autorise

La chanson révèle trois niveaux de création : auteurs, maquette et interprétation publiée. Ce que Ringo fait entendre sur Goodnight Vienna n’est pas la démo d’Elton John, et le fait que Taupin écrive les paroles ne signifie pas qu’il chante sur le disque.

Notice détaillée : Snookeroo (1974–2024) : Elton John, Bernie Taupin, Robbie Robertson et Ringo Starr. Recoupement : Goodnight Vienna, relevés de sessions.

↑ Concordance générale

Étude 20/60 · août 1974 · Reprise des Platters ; voix-guide de Lennon

Only You — Lennon, Nilsson et la voix-guide à distinguer

Pour « Only You », ancien succès des Platters, John Lennon contribue au travail en studio et laisse une voix-guide, distincte de l’interprétation principale de Ringo. Harry Nilsson appartient également au cercle de collaborateurs mobilisés par le projet. La séance du 6 août et les overdubs vocaux éclairent une fabrication plus complexe que l’image d’un duo instantané.

Ce que la documentation autorise

Les bandes publiées plus tard dans John Lennon Anthology ont ravivé l’intérêt pour cette participation. Il ne faut pourtant pas attribuer à Lennon le chant principal du single de Ringo, ni présenter la voix-guide comme un master commercialisé en 1974 sous le nom des deux hommes.

Notice détaillée : Only You (1974) : Ringo Starr, John Lennon, Harry Nilsson et la voix-guide retrouvée. Recoupement : Goodnight Vienna, relevés de sessions.

↑ Concordance générale

Lot 5/12 — Ringo’s Rotogravure (1976) : reprises et inventions de studio

La production d’Arif Mardin sur Ringo’s Rotogravure met en jeu des reprises anciennes, des musiciens du country-rock et des expérimentations qui vont jusqu’au mariachi. Les auteurs et leurs œuvres sont parfois antérieurs de plus de dix ans aux bandes de 1976. Une divergence de mixage signalée par des collectionneurs demeure expressément ouverte.

Source discographique de contrôle : Ringo’s Rotogravure, édition du LP.

Étude 21/60 · 1976 · Reprise rock ; histoire antérieure à la Beatlemania

Hey! Baby — Ringo reprend Bruce Channel et Margaret Cobb

« Hey! Baby » est le succès enregistré par Bruce Channel en 1962, familier de la culture pop que côtoyaient les Beatles à leurs débuts. Ringo le reprend sur Ringo’s Rotogravure avec des musiciens, cuivres et chœurs de 1976. La composition est liée à Bruce Channel et Margaret Cobb, et non à un nouveau partenariat de Ringo avec l’auteur au studio.

Ce que la documentation autorise

Le rappel des concerts de 1962 éclaire le choix de répertoire, mais il ne constitue pas un crédit d’enregistrement. Le master de 1976 appartient à la campagne dirigée par Arif Mardin, plusieurs années après la chanson originale.

Notice détaillée : Hey! Baby : Bruce Channel, les Beatles de 1962 et Ringo Starr en 1976. Recoupement : Ringo’s Rotogravure, édition du LP.

↑ Concordance générale

Étude 22/60 · 1976 · Coécriture Starkey–Poncia ; pedal steel

Cryin’ — Ringo, Vini Poncia et la pedal steel de Sneaky Pete

Sur « Cryin’ », Ringo et Vini Poncia partagent la signature d’auteur. L’arrangement prend une direction country-rock grâce à la pedal steel de « Sneaky » Pete Kleinow, dont la sonorité fait contraste avec les cuivres et les claviers d’autres titres de Ringo’s Rotogravure. Arif Mardin conduit le projet en studio.

Ce que la documentation autorise

La combinaison de batteries et la participation de musiciens habitués aux sessions californiennes expliquent la densité du disque. Mais le crédit de Kleinow est celui d’un instrument bien précis : le replacer sur l’ensemble de l’album serait une extrapolation.

Notice détaillée : Cryin’ : Ringo Starr, Vini Poncia et Sneaky Pete Kleinow (1976). Recoupement : Ringo’s Rotogravure, édition du LP.

↑ Concordance générale

Étude 23/60 · 1976 · Chanson de Dave Jordan ; étude de variantes

You Don’t Know Me at All — Dave Jordan et les mixages du 45 tours

« You Don’t Know Me at All » est rattachée à l’auteur Dave Jordan et au programme de Ringo’s Rotogravure. Le cas est surtout instructif pour la critique des sources : certaines notices de collectionneurs décrivent des différences entre la version de l’album et des 45-tours Polydor, mais ne s’accordent pas sur le sens exact de ces changements.

Ce que la documentation autorise

Une comparaison acoustique de pressages identifiés, notamment les références européennes signalées dans la monographie, est nécessaire avant de conclure à l’existence d’un mix avec orchestration supplémentaire ou d’un mix préliminaire. La prudence porte ici sur la version, pas sur l’existence de l’œuvre.

Notice détaillée : You Don’t Know Me at All : Ringo Starr, Dave Jordan et les mixages de 1976. Recoupement : Ringo’s Rotogravure, édition du LP.

↑ Concordance générale

Étude 24/60 · 1976 · Composition Starkey–Andrews ; mariachi

Las Brisas — Nancy Lee Andrews et le mariachi de Pedro Rey

« Las Brisas » se distingue dans la discographie de Ringo par son origine mexicaine et son instrumentation. La composition est signée Richard Starkey et Nancy Lee Andrews, tandis que l’enregistrement mobilise l’ensemble mariachi Los Galleros de Pedro Rey. Ringo assure le chant et les maracas ; Vini Poncia contribue aux chœurs.

Ce que la documentation autorise

L’idée venue de vacances à Acapulco ne doit pas réduire le titre à une anecdote sentimentale. L’intervention d’un groupe aux codes instrumentaux particuliers est une véritable collaboration d’arrangement et d’interprétation ; elle mérite d’être documentée séparément des sessions rock d’Arif Mardin.

Notice détaillée : Las Brisas : Ringo Starr, Nancy Lee Andrews et le mariachi de Pedro Rey (1976). Recoupement : Ringo’s Rotogravure, édition du LP.

↑ Concordance générale

Étude 25/60 · 1975–1976 · Réemploi mélodique ; trois auteurs crédités

Lady Gaye — Clifford T. Ward, Poncia et la réécriture d’un titre

Le générique de « Lady Gaye » associe Richard Starkey, Vini Poncia et Clifford T. Ward. Cette signature collective s’explique par le lien de la chanson avec « Birmingham », titre publié par Ward en 1975, plutôt que par la simple présence de trois musiciens dans une salle. Le nom de Ward conduit également aux références à « Gaye », sa chanson de 1973.

Ce que la documentation autorise

La participation de Harry Nilsson aux séances de Rotogravure appartient à l’histoire de l’enregistrement ; elle ne modifie pas la liste officielle des auteurs de ce titre. Une édition qui ne donne que le nom de Ringo obscurcit la provenance de la mélodie.

Notice détaillée : Lady Gaye : Ringo Starr, Clifford T. Ward, Vini Poncia et Harry Nilsson (1976). Recoupement : Ringo’s Rotogravure, édition du LP.

↑ Concordance générale

Lot 6/12 — Ringo the 4th et Bad Boy : au carrefour de la soul et du rock (1977–1978)

La fin des années 1970 voit Ringo chercher une continuité entre soul de Philadelphie, reprises d’Allen Toussaint et chansons britanniques. Le changement de style n’efface ni les compositeurs originaux ni les musiciens qui reconstruisent leurs chansons. La paire de versions de « Wings » ouvre également une comparaison avec le disque de 2012.

Source discographique de contrôle : Notices des morceaux 1977–1978.

Étude 26/60 · 26 janvier 1977 · Reprise Gamble–Huff ; soul de Philadelphie

Drowning in the Sea of Love — Gamble et Huff au prisme de Ringo

Kenny Gamble et Leon Huff composent « Drowning in the Sea of Love », popularisée par Joe Simon en 1971. Ringo la place en ouverture de Ringo the 4th, dans une réalisation d’Arif Mardin plus tournée vers la soul, les cordes et la danse. La séance du 26 janvier 1977 relève de cette nouvelle recherche sonore.

Ce que la documentation autorise

Les variantes promotionnelles, formats longs et courts et maxi 45-tours enrichissent la discographie du morceau ; elles ne créent pas rétrospectivement une collaboration en studio avec Joe Simon. Les auteurs de Philadelphie sont les créateurs de l’œuvre reprise.

Notice détaillée : Drowning In The Sea Of Love : Ringo Starr, Gamble & Huff et les singles de 1977. Recoupement : Notices des morceaux 1977–1978.

↑ Concordance générale

Étude 27/60 · 1977 et 2012 · Coécriture et deux masters séparés

Wings — Starkey et Poncia, deux versions à trente-cinq ans d’écart

« Wings », écrite par Richard Starkey et Vini Poncia, figure d’abord sur Ringo the 4th en 1977. Le premier enregistrement réunit notamment Ringo et Steve Gadd derrière les batteries, au sein d’une équipe placée sous la production d’Arif Mardin. En 2012, Ringo reprend sa propre chanson avec une autre formation, autour notamment de Joe Walsh.

Ce que la documentation autorise

Pour une encyclopédie, cette seconde version n’efface pas la première. Les listes d’instrumentistes, les labels et les mixages appartiennent chacun à leur master, tandis que les deux versions renvoient à la même œuvre musicale.

Notice détaillée : Wings : Ringo Starr et Vini Poncia, enregistrements de 1977 et 2012. Recoupement : Notices des morceaux 1977–1978.

↑ Concordance générale

Étude 28/60 · 13 avril 1977 · Reprise d’Allen Toussaint ; équipe soul

Sneaking Sally Through the Alley — l’écriture d’Allen Toussaint

Allen Toussaint compose « Sneakin’ Sally Through the Alley », que Ringo réenregistre dans les sessions de Ringo the 4th. Les crédits de la séance du 13 avril font apparaître Cornell Dupree, Chuck Rainey, Richard Tee, David Foster et Steve Gadd, avec Luther Vandross parmi les voix. C’est une autre manière pour Ringo de rencontrer le répertoire de la Nouvelle-Orléans à travers l’écosystème des studios de New York.

Ce que la documentation autorise

Toussaint est l’auteur ; les instrumentalistes et choristes réalisent une nouvelle version. L’existence d’un 45-tours australien particulier exige de garder séparées la session, le master et sa circulation commerciale.

Notice détaillée : Sneaking Sally Through The Alley : Ringo Starr, Allen Toussaint et les musiciens de 1977. Recoupement : Notices des morceaux 1977–1978.

↑ Concordance générale

Étude 29/60 · 1978 · Pseudonyme d’Allen Toussaint ; reprise et claviers

Lipstick Traces — Allen Toussaint sous le nom Naomi Neville

« Lipstick Traces (On a Cigarette) » illustre un piège classique des catalogues : le nom Naomi Neville, imprimé comme auteur, est un pseudonyme d’Allen Toussaint. Ringo l’interprète sur Bad Boy dans une version à laquelle participe notamment Dr. John, au côté des chanteurs de la campagne de 1978.

Ce que la documentation autorise

Le nom de Melissa Manchester figure dans les collaborations vocales de ce disque, mais le compositeur ne change pas selon le pressage. Le single américain a sa propre chronologie de promotion ; identifier son 45-tours n’est pas démontrer une autre prise de studio.

Notice détaillée : Lipstick Traces (1978) : Ringo Starr, Allen Toussaint, Melissa Manchester et le 45 tours. Recoupement : Notices des morceaux 1977–1978.

↑ Concordance générale

Étude 30/60 · 1978 · Reprise Gallagher & Lyle ; chœurs

Heart on My Sleeve — Gallagher et Lyle rencontrent Ringo

« Heart on My Sleeve », composée par Benny Gallagher et Graham Lyle, vient du répertoire du duo britannique avant d’être reprise par Ringo sur Bad Boy. L’arrangement de 1978 intègre les musiciens de studio et les voix d’accompagnement de la production, dont Melissa Manchester dans le paysage vocal de l’album.

Ce que la documentation autorise

La trajectoire du morceau dépasse le disque : ses usages en 45-tours et son association aux programmes audiovisuels consacrés à Ringo dessinent plusieurs supports de diffusion. Il faut cependant distinguer chanson, prise enregistrée et apparition télévisuelle.

Notice détaillée : Heart on My Sleeve (1978) : Ringo, Gallagher & Lyle, Melissa Manchester et les singles. Recoupement : Notices des morceaux 1977–1978.

↑ Concordance générale

Lot 7/12 — Stop and Smell the Roses et archives de transition (1978–1982)

Stop and Smell the Roses est un album à productions multiples : McCartney, Harrison et Nilsson disposent de plages distinctes, que la mémoire collective confond facilement. La version refaite de « Back Off Boogaloo » et le réemploi d’une voix antérieure sur Old Wave permettent de poursuivre l’enquête jusqu’aux seuils de 1982.

Source discographique de contrôle : Stop and Smell the Roses, relevés par chanson · Album de 1981 et crédits.

Étude 31/60 · juillet 1980 ; publication 1981 · Reprise des Sun Records ; production McCartney

Sure to Fall — Carl Perkins repris sous la production de McCartney

« Sure to Fall (In Love with You) », chanson du répertoire rockabilly de Carl Perkins, reçoit un nouvel enregistrement lors des séances de Paul McCartney aux Super Bear Studios, dans les Alpes-Maritimes, entre le 11 et le 21 juillet 1980. Ringo chante et tient la batterie ; Paul joue notamment basse et piano, avec Laurence Juber à la guitare, Lloyd Green à la pedal steel et Howie Casey au saxophone.

Ce que la documentation autorise

McCartney produit le master destiné à Stop and Smell the Roses, paru en 1981. La familiarité des Beatles avec le répertoire de Perkins n’en fait pas un titre original de Lennon–McCartney, et les séances de 1980 ne doivent pas être confondues avec leurs reprises des années soixante.

Notice détaillée : Stop and Smell the Roses : album, chansons et personnel. Recoupement : Stop and Smell the Roses, relevés par chanson · Album de 1981 et crédits.

↑ Concordance générale

Étude 32/60 · novembre 1980 ; publication 1981 · Coécriture Nilsson–Starkey ; production Nilsson

Stop and Take the Time to Smell the Roses — Nilsson et l’atelier de Cherokee

Le titre « Stop and Take the Time to Smell the Roses » est cosigné Harry Nilsson et Richard Starkey. Son enregistrement de novembre 1980 se déroule dans une série de séances sous la responsabilité de Nilsson, avec une équipe où figurent Jim Keltner, des guitaristes et des pupitres de cuivres. La chanson illustre la dimension humoristique et théâtrale du projet.

Ce que la documentation autorise

La production ne revient donc pas à McCartney ou Harrison, même si ces anciens Beatles participent à d’autres plages de l’album. Le générique de l’œuvre, la date de prise et l’équipe de Nilsson doivent être confrontés titre par titre : le disque est construit avec plusieurs producteurs.

Notice détaillée : Stop and Smell the Roses : album, chansons et personnel. Recoupement : Stop and Smell the Roses, relevés par chanson · Album de 1981 et crédits.

↑ Concordance générale

Étude 33/60 · 1980–1981 · Réenregistrement d’une œuvre de 1972

Back Off Boogaloo (1981) — nouveau master, nouvel arrangement

« Back Off Boogaloo » avait d’abord été enregistré et publié par Ringo en 1972. Sa présence sur Stop and Smell the Roses correspond à une version refaite avec Harry Nilsson à la production et Van Dyke Parks aux arrangements. Ringo et Jim Keltner occupent les postes de batterie dans l’équipe de cette nouvelle réalisation.

Ce que la documentation autorise

Le changement de master est essentiel : ni le succès du 45-tours de 1972 ni ses crédits ne peuvent être automatiquement transférés à cette piste de 1981. Une même chanson a deux histoires sonores et deux génériques, bien que son auteur demeure Richard Starkey.

Notice détaillée : Stop and Smell the Roses : album, chansons et personnel. Recoupement : Stop and Smell the Roses, relevés par chanson · Album de 1981 et crédits.

↑ Concordance générale

Étude 34/60 · 19–25 novembre 1980 · Écriture, guitares et production Harrison

Wrack My Brain — Harrison écrit et produit, Ringo interprète

George Harrison écrit « Wrack My Brain » pour Ringo et en produit l’enregistrement dans son environnement de Friar Park. Ringo chante et joue de la batterie ; Harrison dirige la forme sonore par ses guitares et son sens de l’arrangement. Le titre devient le single principal de Stop and Smell the Roses en 1981.

Ce que la documentation autorise

La formule « chanson de George interprétée par Ringo » est ici exacte, à condition de ne pas la confondre avec une réunion complète des anciens Beatles. L’épisode s’insère dans une séquence de travaux où figure aussi l’histoire complexe de « All Those Years Ago », ultérieurement transformée en hommage à Lennon.

Notice détaillée : Wrack My Brain : George Harrison écrit et produit pour Ringo Starr à Friar Park (1980–1981). Recoupement : Stop and Smell the Roses, relevés par chanson · Album de 1981 et crédits.

↑ Concordance générale

Étude 35/60 · voix 1978 ; remaniement 1982 · Réemploi de bande et versions concurrentes

As Far as We Can Go — une voix de 1978 au milieu des sessions de 1982

« As Far as We Can Go », de Russ Ballard, conserve une histoire en deux temps. Une voix de Ringo enregistrée en 1978 fournit la matière d’une version remaniée pendant les travaux d’Old Wave en 1982, autour de Joe Walsh et Joe Vitale. La chanson publiée n’est donc pas réductible à une session unique de cette seconde période.

Ce que la documentation autorise

Les éditions CD des années 1990 ont permis de mieux entendre les différences d’arrangement entre états de la bande. Un archiviste doit identifier quelle prise et quelle combinaison d’overdubs il décrit avant d’attribuer les instruments aux musiciens du disque définitif.

Notice détaillée : As Far As We Can Go : Ringo Starr et Russ Ballard, de la bande de 1978 au nouveau master de 1982. Recoupement : Stop and Smell the Roses, relevés par chanson · Album de 1981 et crédits.

↑ Concordance générale

Lot 8/12 — Old Wave (1982–1983) : les formations exactes de cinq chansons

Les crédits d’Old Wave sont précieux parce qu’ils contredisent parfois les attentes. Ringo peut rester chanteur sans tenir la batterie, une partie de Zak Starkey peut être remplacée par Russell Kunkel, et une improvisation collective peut être achevée à distance. Ces cinq morceaux constituent un laboratoire de lecture des bandes.

Source discographique de contrôle : Old Wave, crédits piste par piste.

Étude 36/60 · 1982–1983 · Coécriture à quatre ; production Joe Walsh

In My Car — Mo Foster, Kim Goody, Ringo et Joe Walsh coauteurs

« In My Car » porte quatre signatures : Richard Starkey, Joe Walsh, Mo Foster et Kim Goody. Foster participe également comme bassiste ; Walsh assume un rôle de réalisateur du projet Old Wave. La chanson relie une équipe britannique à l’atelier américain de l’ancien guitariste des Eagles et sera reprise dans un autre enregistrement par Walsh en 1987.

Ce que la documentation autorise

La version de Ringo et l’enregistrement ultérieur de Walsh partagent la même œuvre, mais pas nécessairement les mêmes prises ni toutes les mêmes voix. Mentionner Goody au générique d’auteur permet de retrouver un acteur de la création trop souvent effacé par la célébrité du producteur.

Notice détaillée : In My Car (1982–1987) : Ringo Starr, Joe Walsh, Kim Goody, Mo Foster et les deux versions. Recoupement : Old Wave, crédits piste par piste.

↑ Concordance générale

Étude 37/60 · 1982–1983 · Coécriture Starkey–Walsh ; basse et chœurs

Hopeless — Joe Walsh, basse fretless et chœurs

« Hopeless » constitue une autre composition commune de Ringo et Joe Walsh. La formation d’Old Wave fait intervenir Mo Foster, dont les textures de basse appartiennent au caractère du disque, ainsi que des musiciens tels Gary Brooker et Chris Stainton et plusieurs choristes. La réalisation reste marquée par le travail de Walsh au studio.

Ce que la documentation autorise

La proximité des deux auteurs ne doit pas masquer la contribution des exécutants : le choix des claviers, de la basse et des voix définit le master. Inversement, être choriste ou instrumentiste ne suffit pas pour entrer au générique de composition.

Notice détaillée : Hopeless (1982–1983) : Ringo Starr et Joe Walsh, Mo Foster et les trois choristes de Old Wave. Recoupement : Old Wave, crédits piste par piste.

↑ Concordance générale

Étude 38/60 · 1982–1983 · Reprise Doug Sahm ; batterie de Peter Bunetta

She’s About a Mover — reprendre Doug Sahm avec une autre batterie

Ringo revient au répertoire de Doug Sahm avec « She’s About a Mover », dont l’original remonte à Sir Douglas Quintet. Le générique d’Old Wave réserve une surprise : Peter Bunetta est le batteur crédité sur cette prise, tandis que Ringo chante. Freebo participe à la basse et au tuba, avec orgue, guitares et section de cuivres.

Ce que la documentation autorise

Le nom de l’artiste en couverture ne permet donc jamais de présumer qu’il tient les baguettes sur chaque piste. Cette distinction entre identité du chanteur et responsabilité de la batterie fait partie des données indispensables d’une discographie scientifique.

Notice détaillée : She’s About a Mover (1982–1983) : Ringo Starr reprend Doug Sahm avec Peter Bunetta, Freebo et les cuivres. Recoupement : Old Wave, crédits piste par piste.

↑ Concordance générale

Étude 39/60 · 1982 · Remplacement de batterie ; percussions de Ringo

I Keep Forgettin’ — Russell Kunkel et la distinction batterie/percussion

« I Keep Forgettin’ » rassemble plusieurs strates rythmiques : Zak Starkey, fils de Ringo, avait enregistré une batterie à un stade antérieur du travail ; la version définitive est attribuée à Russell Kunkel. Ringo y figure aux percussions. Ray Cooper et Joe Walsh appartiennent à l’équipe plus large de l’enregistrement.

Ce que la documentation autorise

Cette substitution n’est pas un détail familial pittoresque. Elle change l’identité de l’instrumentiste entendu sur le master commercialisé et illustre pourquoi une documentation des prises non retenues doit être séparée de la distribution définitive.

Notice détaillée : I Keep Forgettin’ : Zak Starkey, Russell Kunkel et la batterie remplacée sur Old Wave (1982). Recoupement : Old Wave, crédits piste par piste.

↑ Concordance générale

Étude 40/60 · 14 mars et 6 août 1982 · Improvisation collective ; overdubs

Everybody’s in a Hurry but Me — Clapton, Entwistle et l’écriture collective

« Everybody’s in a Hurry but Me » est la pièce instrumentale collective d’Old Wave. Ses crédits d’auteur réunissent notamment Ringo Starr, Eric Clapton, John Entwistle, Chris Stainton et Joe Walsh. Une première rencontre à Tittenhurst Park, le 14 mars 1982, est suivie d’étapes de finition, dont une datée du 6 août à Santa Barbara.

Ce que la documentation autorise

Cette œuvre n’a pas de voix principale de Ringo à rechercher : sa présence est avant tout instrumentale. Les overdubs successifs doivent être conservés dans la chronologie, au lieu de transformer l’improvisation en une séance unique où tout le personnel aurait forcément joué simultanément.

Notice détaillée : Everybody’s In A Hurry But Me : Ringo Starr, Eric Clapton et John Entwistle dans la jam de 1982. Recoupement : Old Wave, crédits piste par piste.

↑ Concordance générale

Lot 9/12 — Time Takes Time : cinq masters de Don Was (1991–1992)

Time Takes Time ne possède pas « un » réalisateur unique : Don Was prend en charge cinq titres précis, dont l’ouverture et la conclusion. Le travail des claviers, des guitares, des choristes et du mixage varie de morceau en morceau. La vérification passe par la répartition exacte des producteurs et non par la liste indistincte du livret.

Source discographique de contrôle : Time Takes Time, enquête discographique.

Étude 41/60 · 1991–1992 · Production Don Was ; mixage Clearmountain

Weight of the World — la chanson d’ouverture mixée par Clearmountain

« Weight of the World » ouvre Time Takes Time, le retour discographique de Ringo en 1992. Don Was produit le morceau dans le groupe des cinq titres qui lui sont confiés, et Bob Clearmountain intervient sur le mixage du single. L’écriture vient de compositeurs extérieurs ; Ringo incarne la chanson par la voix et la batterie.

Ce que la documentation autorise

Le disque n’est pas produit intégralement par Was : Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone se partagent les autres plages. Une fiche de « Weight of the World » qui attribuerait indistinctement ces quatre noms à sa réalisation effacerait la logique même de l’album.

Notice détaillée : Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr. Recoupement : Time Takes Time, enquête discographique.

↑ Concordance générale

Étude 42/60 · 1991–1992 · Production Don Was ; batterie et chœurs

Don’t Know a Thing About Love — les voix et la production Don Was

« Don’t Know a Thing About Love » fait partie des cinq productions Don Was sur Time Takes Time. L’enregistrement mobilise l’équipe pop-rock de Los Angeles que le réalisateur réunit autour de Ringo : instruments électriques, claviers et voix soigneusement assemblés servent une composition reçue de l’extérieur du cercle des Beatles.

Ce que la documentation autorise

Les listes générales de l’album citent notamment Benmont Tench, James « Hutch » Hutchinson, Mark Goldenberg ou Michael Landau ; elles ne prouvent pas que chacun joue sur cette piste. La notice doit distinguer le groupe de producteurs de l’album et l’orchestre effectivement attribué au master.

Notice détaillée : Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr. Recoupement : Time Takes Time, enquête discographique.

↑ Concordance générale

Étude 43/60 · 1991–1992 · Composition Jellyfish ; production Don Was

I Don’t Believe You — Sturmer et Manning composent pour Ringo

« I Don’t Believe You » est une contribution des auteurs Andy Sturmer et Roger Manning, associés à Jellyfish, au répertoire de Ringo. Ce transfert de chanson documente la rencontre entre une pop harmonique plus jeune et un chanteur dont le parcours remonte à la scène de Liverpool. Don Was produit le morceau pour Time Takes Time.

Ce que la documentation autorise

La relation ne se résume pas à un « duo Ringo–Jellyfish ». Les deux membres interviennent comme auteurs et dans l’environnement musical du disque selon les crédits ; la voix principale reste celle de Ringo. La précision des métiers prévaut sur une étiquette publicitaire.

Notice détaillée : Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr. Recoupement : Time Takes Time, enquête discographique.

↑ Concordance générale

Étude 44/60 · 1991–1992 · Chœurs de Brian Wilson ; équipe Jellyfish

In a Heartbeat — Brian Wilson et Jellyfish dans le même arrangement

« In a Heartbeat » fait entendre les harmonies de Brian Wilson autour du chant de Ringo Starr. Andy Sturmer et Roger Manning sont également liés à l’écriture et à l’élaboration de ce titre réalisé par Don Was. La rencontre symbolique de deux grandes traditions de la pop des années 1960 s’effectue donc dans les voix et l’arrangement.

Ce que la documentation autorise

Wilson n’est pas présenté comme chanteur principal ni comme coauteur simplement parce qu’il participe au master. Le relevé montre à quel point une intervention vocale ponctuelle peut être historiquement significative sans nécessiter le vocabulaire trompeur du « duo ».

Notice détaillée : In A Heartbeat (1992) : Ringo Starr, Brian Wilson, Jellyfish et Don Was. Recoupement : Time Takes Time, enquête discographique.

↑ Concordance générale

Étude 45/60 · 1991–1992 · Finale du LP ; production Don Was

What Goes Around — une conclusion d’album portée par les choristes

« What Goes Around » clôt la sélection de dix chansons de Time Takes Time. Le titre appartient à la série produite par Don Was, avec une conception d’ensemble fondée sur des guitares, une section rythmique et des voix de soutien qui entourent le chant de Ringo. Sa position finale donne au disque une conclusion plus réfléchie après l’alternance de producteurs.

Ce que la documentation autorise

L’étude du morceau doit toujours remonter à son équipe spécifique. Une compilation de noms imprimés au dos du CD ne démontre pas l’intervention de tous les choristes sur les dix masters ; c’est précisément l’enjeu de la ventilation des crédits.

Notice détaillée : Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr. Recoupement : Time Takes Time, enquête discographique.

↑ Concordance générale

Lot 10/12 — Time Takes Time : Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone (1991–1992)

Dans les cinq autres pistes de Time Takes Time, Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone imposent trois méthodes très différentes. Les œuvres circulent depuis Johnny Warman, les Posies ou Jerry Lynn Williams jusqu’au studio de Ringo ; Harry Nilsson y intervient encore en choriste. Cette diversité explique la texture composite de l’album de 1992.

Source discographique de contrôle : Time Takes Time, relevés des séances.

Étude 46/60 · 1991–1992 · Coécriture avec Johnny Warman ; production Jeff Lynne

Don’t Go Where the Road Don’t Go — Ringo et Jeff Lynne au studio

« Don’t Go Where the Road Don’t Go » associe Ringo Starr à Johnny Warman dans l’écriture et Jeff Lynne dans la réalisation. Lynne y construit un environnement instrumental très personnel, assumant guitares, basse, claviers et voix selon les relevés de la campagne. Son apport dépasse donc la simple signature de producteur apposée au livret.

Ce que la documentation autorise

Le titre appartient à la paire de chansons confiées à Lynne sur Time Takes Time. Ce n’est ni une production Don Was ni une réunion du groupe Electric Light Orchestra, même si l’esthétique sonore de Lynne est reconnaissable.

Notice détaillée : Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr. Recoupement : Time Takes Time, relevés des séances.

↑ Concordance générale

Étude 47/60 · 1991–1992 · Production Jeff Lynne ; instrumentation multipiste

After All These Years — une deuxième production Lynne

Avec « After All These Years », Jeff Lynne produit sa seconde plage sur Time Takes Time, en opposant une réalisation très construite à la spontanéité apparente du chant de Ringo. Le travail de guitares, de basse et de claviers de Lynne repose sur l’accumulation maîtrisée de parties enregistrées, plutôt que sur une seule captation collective.

Ce que la documentation autorise

Cette logique fait partie de l’histoire des studios du début des années 1990. La présence d’un artiste prestigieux au générique ne suffit pas à parler de duo vocal ; c’est ici l’écriture du son et la production qui constituent la collaboration centrale.

Notice détaillée : Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr. Recoupement : Time Takes Time, relevés des séances.

↑ Concordance générale

Étude 48/60 · septembre 1991 ; sortie 1992 · Reprise des Posies ; réalisation Peter Asher

Golden Blunders — Peter Asher et la reprise des Posies

« Golden Blunders » est une composition des Posies, présente sur leur album Dear 23 (1990), que Ringo choisit de reprendre. Peter Asher produit l’enregistrement de septembre 1991 avec une équipe qui comprend notamment Waddy Wachtel, Andrew Gold et Bob Glaub. Les témoignages des artistes et du groupe d’origine aident à reconstruire la circulation de la chanson.

Ce que la documentation autorise

Cette reprise n’est donc pas composée pour les Beatles ni pour Ringo par Asher. L’intérêt de la collaboration tient au passage d’une écriture power pop contemporaine vers une voix historique de ce courant, sans effacer la première version.

Notice détaillée : Golden Blunders : Ringo Starr, les Posies, Peter Asher et les sessions de septembre 1991. Recoupement : Time Takes Time, relevés des séances.

↑ Concordance générale

Étude 49/60 · 1991–1992 · Chanson de Jerry Lynn Williams ; production Phil Ramone

All in the Name of Love — Phil Ramone dirige Jerry Lynn Williams

« All in the Name of Love » appartient aux deux plages dirigées par Phil Ramone sur Time Takes Time. L’œuvre est liée à Jerry Lynn Williams ; Ramone organise une équipe distincte de celles de Don Was et Jeff Lynne pour donner au chant de Ringo une couleur plus ample et plus classique.

Ce que la documentation autorise

Les crédits de production par titre sont ici décisifs : il serait inexact d’affirmer que Phil Ramone façonne tout l’album. La présence de sa réalisation aux côtés de celle de Lynne explique au contraire la pluralité du disque de retour.

Notice détaillée : Time Takes Time (1992) : dix chansons, quatre producteurs et les collaborations de Ringo Starr. Recoupement : Time Takes Time, relevés des séances.

↑ Concordance générale

Étude 50/60 · 1991–1992 · Composition Starkey–Warman ; chœurs de Nilsson

Runaways — Starkey, Warman et Harry Nilsson en studio

« Runaways » est écrite par Richard Starkey et Johnny Warman. Ringo a relié son sujet au destin d’adolescents en fugue ; Harry Nilsson intervient aux chœurs, comme Mark Hudson, alors au début de sa longue histoire de travail avec le chanteur. Phil Ramone produit le master destiné à clore la face artistique consacrée à ce réalisateur sur Time Takes Time.

Ce que la documentation autorise

Nilsson n’y tient pas une seconde voix principale ; son intervention doit être qualifiée de chœur. Le rapprochement avec Hudson est historiquement significatif, mais n’autorise pas à lui attribuer rétroactivement la production de cet album de 1992.

Notice détaillée : Runaways (1992) : Ringo Starr, Harry Nilsson, Mark Hudson et Phil Ramone. Recoupement : Time Takes Time, relevés des séances.

↑ Concordance générale

Lot 11/12 — Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love : cinq invités identifiés (1998–2005)

Les deux décennies suivantes voient se former les Roundheads et revenir plusieurs figures historiques : Harrison sur une bande de Vertical Man, McCartney dans un refrain collectif, Clapton dans un hommage, Gilmour à la guitare et Chrissie Hynde pour un duo. L’enquête s’appuie sur cinq notices de masters, sans assimiler un invité à l’ensemble du disque.

Source discographique de contrôle : Notices de Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love.

Étude 51/60 · 1997–1998 · Guitare de George Harrison ; production Starr–Hudson

King of Broken Hearts — Harrison revient à la guitare pour Ringo

« King of Broken Hearts », chanson de Vertical Man, offre une intervention tardive de George Harrison auprès de son ancien partenaire. Ringo et Mark Hudson dirigent la production, tandis que Harrison reçoit une bande et y apporte un jeu de guitare caractéristique. La collaboration se construit par circulation de pistes enregistrées, et non comme une reconstitution d’un groupe réunissant tous les invités.

Ce que la documentation autorise

Cet apport est limité au master documenté. La participation de Harrison ne transforme pas Vertical Man en album produit par lui ; la présence de Geoff Emerick au mixage relève encore d’un autre métier.

Notice détaillée : King Of Broken Hearts (1998) : Ringo Starr, collaborations et sessions de Vertical Man. Recoupement : Notices de Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love.

↑ Concordance générale

Étude 52/60 · 13 novembre 1997 ; sortie 1998 · Basse et chœurs de McCartney ; refrain collectif

La De Da — McCartney et le collectif Roundheads

« La De Da » constitue une chanson fédératrice de Vertical Man. Ringo chante, joue de la batterie et des percussions ; Paul McCartney apporte une basse et des chœurs. Les guitares associent notamment Steve Dudas, Mark Hudson et Joe Walsh. Une réunion d’environ quarante-cinq proches au Village Recorder, le 13 novembre 1997, ajoute un refrain collectif.

Ce que la documentation autorise

Cette foule de choristes ne doit pas être assimilée à quarante-cinq co-auteurs. L’intérêt historique du titre est dans les degrés de participation, de la basse de McCartney au groupe de proches enregistré pour amplifier le refrain.

Notice détaillée : La De Da (1998) : Ringo Starr, collaborations et sessions de Vertical Man. Recoupement : Notices de Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love.

↑ Concordance générale

Étude 53/60 · 2002–2003 · Hommage à George ; guitare d’Eric Clapton

Never Without You — Eric Clapton salue George Harrison

« Never Without You » est la chanson d’hommage à George Harrison publiée sur Ringo Rama. Ringo la conçoit avec ses partenaires d’écriture, dont Gary Nicholson, et invite Eric Clapton à y enregistrer une partie de guitare solo. Le geste musical réunit donc deux amis de Harrison autour d’un souvenir sans prétendre recréer sa présence instrumentale.

Ce que la documentation autorise

La production revient à Ringo et Mark Hudson. Les allusions lyriques à l’œuvre de George, les parties de Clapton et la carrière du single sont des faits de niveaux différents qu’il convient de relier sans les confondre.

Notice détaillée : Never Without You : Ringo Starr, Eric Clapton et l’hommage à George Harrison en 2003. Recoupement : Notices de Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love.

↑ Concordance générale

Étude 54/60 · 2003 · Guitare de David Gilmour ; banjo et claviers

Missouri Loves Company — les guitares de David Gilmour

« Missouri Loves Company », deuxième piste de Ringo Rama, accueille David Gilmour à la guitare solo, Herb Pedersen au banjo, Jim Cox au Wurlitzer et à l’orgue B3, Dan Higgins au saxophone et Timothy B. Schmit aux chœurs. Le collectif donne à cette pièce une géographie très large de la pop et du rock anglo-américain.

Ce que la documentation autorise

Ringo et Mark Hudson sont les producteurs du disque, Bruce Sugar et Paul Santo interviennent à la prise de son, Dave Way au mixage. Nommer ces métiers évite de transformer chaque personnalité invitée en producteur ou en coauteur de la chanson.

Notice détaillée : Missouri Loves Company (2003) : Ringo Starr et les musiciens de Ringo Rama. Recoupement : Notices de Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love.

↑ Concordance générale

Étude 55/60 · 2005 · Duo vocal avec Chrissie Hynde ; équipe Roundheads

Don’t Hang Up — le duo avec Chrissie Hynde

« Don’t Hang Up », sur Choose Love, met en présence Chrissie Hynde et Ringo Starr aux voix principales. L’œuvre est signée Richard Starkey, Mark Hudson et Gary Burr ; Hudson ajoute basse et guitares, Burr participe également à la guitare et aux chœurs, et John Amato joue du saxophone. La distribution ancre le duo dans le collectif de studio des Roundheads.

Ce que la documentation autorise

Cette fois, contrairement à tant de « duos » annoncés à partir de simples chœurs, deux voix principales sont bien créditées. Il faut toutefois distinguer le tandem vocal de la collaboration des auteurs et instrumentistes qui fabrique le master.

Notice détaillée : Don’t Hang Up (2005) : Ringo Starr et les collaborateurs du master. Recoupement : Notices de Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love.

↑ Concordance générale

Lot 12/12 — Look Up et Long Long Road : cinq duos et versions réinventées (2025–2026)

Les albums Look Up (2025) et Long Long Road (2026), réalisés avec T Bone Burnett, prolongent l’intérêt ancien de Ringo pour la country tout en renouvelant ses partenaires. Les crédits officiels permettent de distinguer harmonies vocales, duo attesté, nouveau master d’une chanson de 2005 et réalisation d’un clip. Le présent lot ne prétend pas que chaque invité signe la chanson où il apparaît.

Source discographique de contrôle : Ringo Starr, crédits officiels de Look Up · Ringo Starr, communiqué et crédits de Long Long Road.

Étude 56/60 · 10 janvier 2025 · Écriture Starkey–Sugar ; voix d’Alison Krauss

Thankful — Alison Krauss, Bruce Sugar et Ringo en 2025

« Thankful » termine Look Up, album country réalisé par T Bone Burnett. La chanson est une exception d’écriture dans un programme largement porté par Burnett : elle est signée Richard Starkey et Bruce Sugar. Alison Krauss apporte sa voix, renouant avec une tradition de duos et d’harmonies qui est au cœur de la country contemporaine.

Ce que la documentation autorise

Les crédits officiels obligent à regarder la piste plutôt que le seul disque : la présence de Burnett comme producteur général n’efface ni les auteurs de cette œuvre ni le rôle de Sugar. L’apport de Krauss se situe au niveau de l’interprétation vocale.

Notice détaillée : Thankful : Ringo Starr, Alison Krauss et Bruce Sugar, la dernière chanson de Look Up. Recoupement : Ringo Starr, crédits officiels de Look Up · Ringo Starr, communiqué et crédits de Long Long Road.

↑ Concordance générale

Étude 57/60 · 10 janvier 2025 · Duo avec Molly Tuttle ; guitare acoustique

Can You Hear Me Call — Ringo et Molly Tuttle en dialogue

« Can You Hear Me Call » est une chanson de T Bone Burnett interprétée sur Look Up. Molly Tuttle y partage explicitement les voix principales avec Ringo et joue de la guitare acoustique. Cette double contribution vocale et instrumentale illustre la rencontre de la génération Beatles avec une artiste qui renouvelle les pratiques des cordes acoustiques américaines.

Ce que la documentation autorise

L’étiquette « invitée » doit donc être détaillée : Tuttle n’est pas seulement choriste et elle n’est pas l’auteur de cette chanson pour autant. Le crédit de duet vocal établit une relation d’interprétation que les autres titres du disque n’offrent pas tous.

Notice détaillée : Can You Hear Me Call : le duo Ringo Starr–Molly Tuttle (2025). Recoupement : Ringo Starr, crédits officiels de Look Up · Ringo Starr, communiqué et crédits de Long Long Road.

↑ Concordance générale

Étude 58/60 · 3 mars–24 avril 2026 · Deux choristes invitées ; réalisation T Bone Burnett

It’s Been Too Long — Sarah Jarosz et Molly Tuttle rejoignent Ringo

« It’s Been Too Long » annonce Long Long Road en mars 2026 avant la sortie de l’album le 24 avril. Écrite par Daniel Tashian et T Bone Burnett, la chanson réunit Ringo au chant et à la batterie, avec Sarah Jarosz et Molly Tuttle aux harmonies vocales. Dennis Crouch figure à la basse, David Mansfield aux guitares et Farfisa, et Mike Stankiewicz au tambourin.

Ce que la documentation autorise

Les deux artistes invitées ne deviennent pas, du seul fait de leur présence, coauteures. Le détail des instruments et des voix fourni par la communication officielle constitue un contrôle de première main du personnel de 2026.

Notice détaillée : It’s Been Too Long (2026) : Sarah Jarosz, Molly Tuttle et Ringo Starr. Recoupement : Ringo Starr, crédits officiels de Look Up · Ringo Starr, communiqué et crédits de Long Long Road.

↑ Concordance générale

Étude 59/60 · 24 avril 2026 · Nouvel enregistrement ; harmonies de St. Vincent

Choose Love (2026) — St. Vincent retrouve une chanson de 2005

« Choose Love », chanson initialement publiée sur l’album homonyme de 2005, revient en 2026 dans une nouvelle interprétation. La composition de Richard Starkey, Mark Hudson et Gary Burr est conservée, mais la réalisation de T Bone Burnett engage une équipe country distincte : St. Vincent ajoute ses harmonies, Dennis Crouch la basse, Colin Linden le dobro et Paul Franklin la pedal steel.

Ce que la documentation autorise

Il faut résister à l’idée d’un remix du master de 2005. Ringo enregistre de nouveau sa batterie et son chant ; la proximité du titre masque un changement d’esthétique et de collaborateurs. Cette différence entre reprise de soi et réédition est fondamentale.

Notice détaillée : Choose Love (2026) : Ringo Starr, St. Vincent et une nouvelle lecture de 2005. Recoupement : Ringo Starr, crédits officiels de Look Up · Ringo Starr, communiqué et crédits de Long Long Road.

↑ Concordance générale

Étude 60/60 · 24 avril 2026 · Coécriture Starkey–Sugar ; voix de Sheryl Crow ; clip

Long Long Road — Sheryl Crow et le film de Francesca Gregorini

La chanson-titre « Long Long Road » est écrite par Ringo Starr et Bruce Sugar. Le master produit par T Bone Burnett fait entendre Sheryl Crow aux harmonies et Daniel Tashian dans le groupe vocal, avec Ringo à la batterie et Dennis Crouch à la basse. La chanson fait du chemin parcouru depuis Liverpool un sujet de création, plutôt qu’une simple rétrospective de carrière.

Ce que la documentation autorise

Le clip réalisé par Francesca Gregorini, belle-fille de Ringo, enrichit la collaboration artistique par l’image et des photographies personnelles, mais n’est pas une deuxième séance d’enregistrement. Les crédits officiels distinguent auteurs, interprètes, producteur et réalisatrice.

Notice détaillée : Long Long Road : Ringo Starr, Sheryl Crow et Francesca Gregorini en 2026. Recoupement : Ringo Starr, crédits officiels de Look Up · Ringo Starr, communiqué et crédits de Long Long Road.

↑ Concordance générale

Sources et protocoles de contrôle

Cette livraison croise les notices détaillées de Yellow-Sub.net, les crédits discographiques d’éditions identifiées et, pour 2025–2026, la communication primaire de Ringo Starr. Les banques de données reproduisent parfois des attributions issues des pochettes : elles servent au recoupement mais ne dispensent pas de vérifier les éditions concernées.

  1. Les cinq derniers arrangeurs de Sentimental Journey (1969–1970) : Sentimental Journey, crédits et dates par piste.
  2. Beaucoups of Blues : cinq œuvres et trois journées à Nashville (1970) : Beaucoups of Blues, sessions de juin 1970.
  3. Ringo (1973) : auteurs, invités et véritables masters : Ringo (1973), distribution des masters.
  4. Goodnight Vienna (1974) : chansons, cuivres et voix invitées : Goodnight Vienna, relevés de sessions.
  5. Ringo’s Rotogravure (1976) : reprises et inventions de studio : Ringo’s Rotogravure, édition du LP.
  6. Ringo the 4th et Bad Boy : au carrefour de la soul et du rock (1977–1978) : Notices des morceaux 1977–1978.
  7. Stop and Smell the Roses et archives de transition (1978–1982) : Stop and Smell the Roses, relevés par chanson ; Album de 1981 et crédits.
  8. Old Wave (1982–1983) : les formations exactes de cinq chansons : Old Wave, crédits piste par piste.
  9. Time Takes Time : cinq masters de Don Was (1991–1992) : Time Takes Time, enquête discographique.
  10. Time Takes Time : Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone (1991–1992) : Time Takes Time, relevés des séances.
  11. Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love : cinq invités identifiés (1998–2005) : Notices de Vertical Man, Ringo Rama et Choose Love.
  12. Look Up et Long Long Road : cinq duos et versions réinventées (2025–2026) : Ringo Starr, crédits officiels de Look Up ; Ringo Starr, communiqué et crédits de Long Long Road.

Les monographies consultées

Les 45 notices internes distinctes accessibles couvrent les œuvres et les équipes, avec une notice album complémentaire pour les trois titres de 1981. Chaque étude renvoie directement à sa notice source ; cette bibliographie ne présente pas ce nombre comme celui d’artistes ou de sessions différents.

Points de vigilance historiographique

  • Compositions et interprétations : un auteur (Allen Toussaint, Randy Newman, Kenny Gamble ou Leon Huff) n’a pas nécessairement participé au master de Ringo.
  • Versions multiples : « Wings », « Step Lightly », « Back Off Boogaloo » et « Choose Love » exigent des génériques différenciés pour des années différentes.
  • Bandes réemployées : « Nashville Jam » et « As Far as We Can Go » interdisent de confondre année de prise, année d’overdub et année d’édition.
  • Crédits disputés : les hypothèses sur les mixes de « You Don’t Know Me at All » demeurent conditionnelles jusqu’à comparaison documentée de supports précis.
  • Vedettes invitées : une guitare de Gilmour ou un chœur de Brian Wilson ne confère pas automatiquement le rôle d’auteur, de producteur ou de partenaire vocal principal.
  • Sources de 2026 : les fiches de Long Long Road correspondent aux crédits rendus publics jusqu’au 28 octobre 2026 ; toute découverte de bandes ou de pressages pourra les enrichir.

Ce que révèle cette passe

De la ballade orchestrale de 1970 au nouveau répertoire country de 2026, Ringo Starr travaille rarement comme un artiste isolé. Mais la nature de ses collaborations change : arrangements confiés à une personnalité extérieure, interprétation de chansons d’auteurs country, albums collectifs de studio, productions multipistes de 1992, équipe stable des Roundheads, puis réseau de Nashville relancé par T Bone Burnett. La trajectoire est plus instructive lorsqu’on conserve les fonctions de chacun que lorsqu’on aligne des noms célèbres.

Étape suivante : treizième lot et 65 études, en examinant notamment les faces B, les prises alternatives et les collaborations scéniques qui disposent d’un document identifiable.

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La douzième passe est publiée. Après les 60 synthèses par master, elle réunit 65 études sur les faces B, les documents non publiés, les variantes et les concerts, en treize lots. Lire la suite →