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Yellow-Sub.net · Étude transversale · 1973–1978
De Richard Perry à Arif Mardin et Vini Poncia : cinq années de studio autour de Ringo Starr (1973–1978)
Les producteurs, ingénieurs, orchestres, chanteurs et labels des albums Ringo, Goodnight Vienna, Rotogravure, Ringo the 4th et Bad Boy : une histoire comparée.
Études transversales · Les métiers du studio de Ringo
Les cinq albums examinés : accès direct
Une méthode plutôt qu’une succession de vedettes
Entre 1973 et 1978, cinq albums studio de Ringo Starr permettent de suivre la transformation de son entourage professionnel : Ringo et Goodnight Vienna sont produits par Richard Perry, Ringo’s Rotogravure et Ringo the 4th par Arif Mardin, puis Bad Boy par Vini Poncia. Ce déplacement ne correspond pas seulement à trois signatures de pochette. Il entraîne des changements de studios, d’ingénieurs, d’instrumentistes, de modes d’écriture et de présentation commerciale. Les mêmes collaborateurs peuvent revenir dans des fonctions différentes ; d’autres artistes ne jouent que sur une prise. La question historique est donc moins de déterminer « qui était ami avec Ringo » que de retrouver ce que chaque personne a concrètement produit, joué, chanté, composé ou arrangé.
1973 : Richard Perry organise des retrouvailles sans réunion des Beatles
Perry réalise Ringo à partir de sessions menées notamment à Sunset Sound, aux Producers Workshop et à Apple Studios. John Lennon écrit « I’m the Greatest » ; George Harrison participe à « Photograph » et fournit « Sunshine Life for Me » ; Paul et Linda McCartney contribuent à « Six O’Clock ». Cela ne signifie pas que les quatre anciens Beatles se soient réunis pour jouer ensemble sur un master. Sur « I’m the Greatest », par exemple, la formation réunit Ringo, Lennon, Harrison et Klaus Voormann, avec Billy Preston aux claviers selon les crédits publiés. Les sessions de « Six O’Clock » possèdent une autre histoire instrumentale. La production de Perry est un ensemble de rencontres réparties, réunies ensuite sur un même LP.
Bill Schnee, les arrangements et l’écriture sonore du premier album
L’ingénieur Bill Schnee est essentiel à l’enregistrement du LP de 1973 et revient sur celui de 1974. Le crédit « producteur : Richard Perry » ne suffit pas à raconter l’opération sonore : des prises de batterie, des overdubs, des arrangements de cuivres et de cordes, puis des mixages sont effectués en plusieurs lieux. Tom Scott, Jim Horn et Jack Nitzsche apportent des contributions d’arrangement sur des titres précis, tandis que Doug Sax intervient à la gravure ou au mastering selon les crédits du support. Un dossier encyclopédique doit distinguer ingénieur du son, arrangeur, musicien, producteur, directeur musical et fabricant du disque. Ces professions coopèrent mais ne peuvent être ramenées à la formule indifférenciée « production de Ringo ».
Klaus Voormann et Jim Keltner : une section rythmique récurrente, non automatique
Klaus Voormann apparaît fréquemment à la basse et Jim Keltner à la batterie aux côtés de Ringo en 1973. Le disque mêle des doubles batteries et des morceaux dont le personnel diffère ; les crédits de piste doivent toujours primer. Cette continuité explique une partie de la cohérence sonore sans transformer les participants en formation permanente. L’exemple est instructif pour « You’re Sixteen », où le « mouth sax » de Paul McCartney et les chœurs de Harry Nilsson doivent être répertoriés comme deux interventions distinctes, sans les confondre avec le noyau instrumental. Une fiche de master complète associe les rôles individuels, les auteurs des œuvres et les étapes de fabrication plutôt que d’énumérer un orchestre général sans attribution.
1974 : Goodnight Vienna conserve Perry, mais modifie l’équilibre des auteurs
Le disque suivant reste produit par Perry, avec Bill Schnee à la prise de son. Lennon fournit le thème « (It’s All Down to) Goodnight Vienna » et joue du piano ; il apporte aussi une guitare acoustique à « Only You » et une guitare à « All By Myself » selon les crédits de sessions. Elton John et Bernie Taupin écrivent « Snookeroo », et Elton joue du piano sur le master. Harry Nilsson fournit « Easy for Me » et participe aux voix d’autres plages ; Allen Toussaint est l’auteur de « Occapella », sans être automatiquement pianiste de sa reprise. Ce deuxième album illustre la différence entre une composition offerte, une prestation enregistrée et un auteur dont la chanson est simplement reprise.
Dr John, Billy Preston et Elton John : trois claviéristes, trois fonctions
Sur Goodnight Vienna, Dr John joue du piano sur les plages auxquelles il est attribué, notamment « Occapella » et « All By Myself » ; Billy Preston apporte un Clavinet au titre de Lennon ; Elton John intervient au piano sur « Snookeroo ». Ce ne sont ni les mêmes instruments, ni les mêmes séances, ni nécessairement les mêmes traditions d’accompagnement. Dr John inscrit des tournures de rhythm and blues dans le répertoire de Ringo, Preston ajoute une articulation percussive de clavier, Elton apporte lui-même une partie à une œuvre qu’il a composée pour l’interprète. La répartition par chanson est donc préférable aux formules « grands claviéristes de l’album » ou « les amis de Ringo ».
1976 : Arif Mardin reprend la direction de Rotogravure
Après la compilation Blast from Your Past, la production de Ringo’s Rotogravure revient à Arif Mardin. Les séances de 1976, notamment à Cherokee Studios, réunissent des équipes différentes selon le répertoire. Lennon offre « Cookin’ (In the Kitchen of Love) » et participe au piano ; Paul et Linda McCartney apportent des harmonies à « Pure Gold » ; Harrison fournit « I’ll Still Love You » comme œuvre, sans qu’il faille lui attribuer automatiquement un instrument sur le master. Eric Clapton apporte « This Be Called a Song », tandis que les musiciens de session contribuent à la guitare, aux chœurs et aux arrangements. Le disque prolonge la logique de la chanson invitée tout en donnant au producteur une place accrue dans l’architecture instrumentale.
Les arrangements atypiques de 1976 : pedal steel et mariachi
Mardin ne se limite pas à un orchestre rock. « Cryin’ » inclut la pedal steel de Sneaky Pete Kleinow ; « Las Brisas » mobilise un ensemble mariachi associé à Pedro Rey et la contribution de Nancy Lee Andrews. « A Dose of Rock ’n’ Roll » regroupe plusieurs guitaristes, dont Peter Frampton et Jesse Ed Davis, et « Lady Gaye » comporte une intervention de Harry Nilsson. Il serait fautif de transférer toutes ces collaborations aux onze plages du LP. L’unité de l’album provient de la sélection et du traitement des chansons, mais son détail repose sur des réseaux de musiciens changeants. Les dossiers individuels de Yellow-Sub.net doivent conserver l’identification de chaque instrument, et la page album faciliter leur lecture en séquence.
1977 : l’équipe d’Atlantic Studios et Cherokee sous Arif Mardin
Pour Ringo the 4th, Mardin s’appuie plus fortement sur les musiciens des studios américains : Steve Gadd et Ringo apparaissent aux batteries sur plusieurs pistes, Tony Levin à la basse, David Spinozza à la guitare et Don Grolnick aux claviers. « Sneaking Sally Through the Alley » fait intervenir une autre équipe, avec Chuck Rainey, Cornell Dupree, Richard Tee et David Foster. « Gypsies in Flight » met en avant David Bromberg, Dick Fegy, Hugh McDonald et les balais de Ringo ; « Simple Love Song » retrouve Foster, Kortchmar et Rainey. Ce n’est donc pas un seul groupe de disco enregistrant dix chansons identiques. L’étude doit comparer les équipes réelles et conserver les divergences documentaires sur les dates de janvier, février, avril et juin 1977.
1977 : la grande distribution chorale et les limites des crédits collectifs
La liste des voix de Ringo the 4th fait apparaître Luther Vandross, Melissa Manchester, Bette Midler et plusieurs autres professionnels. Certains catalogues nomment Midler et Manchester au niveau de « Tango All Night », tandis que d’autres recopient une distribution générale sous plusieurs plages. Une liste d’album ne vaut pas preuve que chaque chanteur a enregistré sur chaque chanson, ni qu’il était présent lors de la même journée que la prise instrumentale. Ce dossier adopte donc quatre statuts : présence créditée sur la piste, présence établie au niveau de l’album, attribution secondaire à recouper, et absence de preuve individuelle. Le même principe s’applique aux saxophonistes, trompettistes et percussionnistes.
1978 : Vini Poncia devient le producteur principal de Bad Boy
Sur Bad Boy, Vini Poncia ne se contente plus de cosigner quelques chansons ou de participer aux chœurs : il supervise le disque. « Who Needs a Heart » et « Old Time Relovin’ » sont les deux compositions Starkey–Poncia du programme, les autres titres étant empruntés à différents répertoires, des standards de Lil Hardin Armstrong à la Motown, d’Allen Toussaint à Gallagher & Lyle. Les bandes sont associées au Canada, aux Bahamas et à des finitions californiennes. La pochette dissimule une partie du personnel sous des pseudonymes, ce qui réclame une critique attentive des sources. Les témoignages rétrospectifs peuvent éclairer les identités, mais ne doivent pas réécrire silencieusement les crédits originaux.
Changements de labels et effets sur la documentation disponible
Ringo et Goodnight Vienna appartiennent à la période Apple. Rotogravure s’inscrit dans une diffusion Polydor au Royaume-Uni et Atlantic aux États-Unis ; Ringo the 4th poursuit ce dispositif international, alors que Bad Boy est édité chez Polydor et Portrait selon le marché. Le passage d’un label à un autre peut modifier le livret, les numéros de catalogue et la présentation des artistes. Il ne suffit pas pour établir une nouvelle séance ni une version alternative. Les mélanges entre pressage, remaster, montage court et véritable master distinct sont une source fréquente d’erreurs dans les encyclopédies musicales.
La confiance entre Ringo Starr et Richard Perry : comment se construit un album d’amis
Une collaboration amorcée avant les célèbres séances de Los Angeles
La rencontre artistique de Richard Perry et Ringo Starr ne commence pas avec l’album Ringo de 1973. En 1969, Perry réalise à Los Angeles un accompagnement pour « Sentimental Journey », destiné au premier album solo du batteur. La voix de Ringo est enregistrée à Londres en janvier 1970. Les deux musiciens ne travaillent donc pas alors dans la même pièce. Cette première expérience est importante : elle rappelle que la confiance professionnelle peut être préparée par l’échange d’un arrangement, de bandes et de décisions de production bien avant une véritable rencontre en studio. Dire que Perry « a produit toute la première carrière solo » de Ringo serait inexact ; son rôle sur cette chanson et son autorité sur les disques de 1973–1974 sont distincts.
En 1973, l’environnement a changé. Starr possède déjà une carrière personnelle, des succès en single et des relations avec plusieurs producteurs. Perry apporte des méthodes de travail venues de la pop américaine, fondées sur une équipe de studio capable de passer rapidement d’une chanson à l’autre. L’enjeu n’est plus simplement de faire enregistrer une voix sur un orchestre préparé ailleurs, mais de réunir des personnalités reconnues, de choisir les bonnes prises et de donner à un album potentiellement dispersé une continuité sonore. La présence d’anciens Beatles attire l’attention, mais ce sont des décisions souvent invisibles — ordre des séances, disponibilité des interprètes, arrangements, prises conservées — qui rendent ces rencontres utilisables sur un disque.
Un producteur peut proposer une réunion sans en faire une réunion des Beatles
Les séances de mars 1973 mettent Perry face à des situations différentes. « I’m the Greatest » rassemble Ringo, John Lennon, George Harrison, Klaus Voormann et Billy Preston. « Sunshine Life for Me » fait intervenir des membres de The Band autour de George Harrison. D’autres chansons naissent avec des musiciens de studio sans présence d’anciens Beatles. Perry doit coordonner ces configurations sans sacrifier la personnalité vocale de Starr. Il faut donc distinguer le succès social d’une invitation et la réussite instrumentale de la prise : une réunion de célébrités peut être historiquement remarquable et musicalement inutile si elle n’est pas ordonnée autour d’une chanson.
Les souvenirs de Perry, conservés dans des entretiens publiés puis repris par l’histoire des enregistrements, insistent sur l’atmosphère particulièrement heureuse de cet album. Ce jugement est celui d’un participant. Il renseigne sur le climat qu’il retient de l’expérience ; il ne démontre pas que chaque journée fut dépourvue de tensions ni que toutes les décisions furent prises unanimement. Le rôle de Bill Schnee à la prise de son, celui des arrangeurs et celui des accompagnateurs impose de remplacer la formule commode « Perry a fait le disque » par une répartition des responsabilités plus exacte.
Le chanteur n’est ni le figurant ni l’unique décideur
La liberté de Ringo se mesure notamment au fait qu’il accepte des chansons écrites pour lui et des formations très différentes. Il ne se présente pas comme un auteur qui imposerait un modèle instrumental identique à tous ses partenaires. En revanche, sa voix, son humour, ses préférences et sa manière de jouer restent au centre du projet. Perry intervient comme organisateur et médiateur musical ; les compositeurs fournissent un répertoire ; Starr transforme celui-ci en interprétation. Aucun de ces rôles ne suffit à lui seul à expliquer le disque.
Cette répartition éclaire aussi le travail de l’équipe sur Goodnight Vienna. Le recours au même producteur n’oblige pas à faire exactement la même musique : les nouvelles chansons, les claviers, les arrangements de cuivres et les choix de voix conduisent à d’autres équilibres. Une étude historique ne doit pas imaginer qu’une fidélité humaine équivaut à une répétition automatique des procédés. Elle doit établir ce qui revient — des méthodes, des collaborateurs, une confiance — et ce qui change réellement d’une chanson à la suivante.
La documentation qui manque encore
Le témoignage rétrospectif de Perry et les dates de sessions peuvent être rapprochés des crédits des premières éditions. Mais la question de savoir qui a suggéré chaque arrangement, qui a recommandé chaque instrumentiste et à quel moment une prise a été retenue ne peut pas recevoir la même réponse pour tous les titres. Les feuilles de séances et les archives du producteur, lorsqu’elles sont accessibles, doivent primer sur une simple déduction faite à partir des pochettes. Il faut également dater séparément les bandes réalisées aux États-Unis et les interventions enregistrées en Grande-Bretagne. La vraie histoire de cette collaboration est celle d’un album coordonné entre plusieurs personnes et parfois plusieurs lieux, non celle d’une reformation déguisée des Beatles.
Vini Poncia : comment un coauteur devient responsable de la production
Une fidélité qui survit aux changements de producteur
La carrière de Vini Poncia auprès de Ringo Starr permet de suivre une transformation que les crédits des albums, pris isolément, rendent difficile à percevoir. En 1973, Richard Perry le présente à Ringo comme partenaire d’écriture. Il participe à « Oh My My » et « Devil Woman », et contribue à des chœurs. En 1974, Perry conserve la direction de Goodnight Vienna, tandis que Poncia cosigne « Oo-Wee » et « All By Myself ». Cette continuité montre que le compositeur ne dépend pas entièrement du producteur principal : il peut accompagner un artiste d’un disque à l’autre, tandis que les équipes instrumentales et les arrangements changent.
Lorsque Arif Mardin dirige Ringo’s Rotogravure en 1976, Poncia participe à nouveau au travail d’écriture. « Cryin’ » est une collaboration Starkey–Poncia ; « Lady Gaye » associe Clifford T. Ward. Le passage à trois auteurs rappelle que les œuvres ne naissent pas toujours dans des duos fermés. Chacun peut apporter une mélodie, une phrase, une progression harmonique ou une idée de texte. Cependant, les crédits officiels de composition ne détaillent pas systématiquement le geste précis de chaque auteur : celui-ci ne peut être inventé en l’absence de souvenirs ou de documents de travail.
Six chansons écrites à deux sur Ringo the 4th
En 1977, l’écriture avec Poncia prend davantage de place dans Ringo the 4th. Les six compositions Starkey–Poncia du programme sont « Wings », « Gave It All Up », « Out On The Streets », « It’s No Secret », « Gypsies In Flight » et « Simple Love Song ». Cette liste doit demeurer séparée des reprises de Gamble et Huff, Allen Toussaint et des autres auteurs. « Tango All Night » est une chanson de Stephen Hague et Tom Seufert : la présence de Poncia dans les chœurs ne justifie pas son transfert dans les crédits d’œuvre.
La distinction a des conséquences historiographiques. Arif Mardin reste producteur du disque de 1977, et Lew Hahn intervient à l’ingénierie. Poncia apporte une part importante du répertoire, mais le choix des instruments, la direction des grandes sections chorales et l’organisation des sessions ne peuvent lui être attribués dans leur totalité. L’auteur est essentiel à l’identité du programme sans être l’unique artisan de son son.
Bad Boy : une responsabilité nouvelle, sans composition de toutes les chansons
En 1978, Poncia devient producteur principal de Bad Boy. Il signe avec Ringo « Who Needs A Heart » et « Old Time Relovin’ », tout en dirigeant un programme comprenant également des chansons écrites par d’autres. Sa présence au crédit de production ne le rend pas auteur de « Lipstick Traces » ou de « Heart On My Sleeve ». Bob Schaper garde une fonction distincte d’ingénieur du son. Les musiciens et chanteurs peuvent avoir été recrutés pour des titres spécifiques, parfois sous des pseudonymes qu’il faut examiner dans les éditions originales.
Le cas Poncia montre qu’une collaboration peut s’approfondir sans devenir exclusive : Ringo travaille aussi avec des auteurs et producteurs différents, et les disques restent des œuvres collectives. La nouvelle monographie consacrée à Vini Poncia, de 1973 à 2012 développe ce parcours humain ; la présente étude conserve sa fonction historique générale en comparant les trois responsables principaux, Perry, Mardin et Poncia.
Une conclusion méthodologique : relier les métiers, non les amalgamer
L’évolution 1973–1978 fait apparaître trois modèles de production sans qu’aucun soit entièrement uniforme : Perry coordonne des rencontres d’auteurs et de grands instrumentistes autour de Ringo ; Mardin développe des ensembles américains et des orchestrations plus complexes ; Poncia organise un répertoire de reprises avec une équipe dont certains noms restent à éclaircir. Les artistes invités y occupent des rôles variables, et les supports physiques possèdent une histoire éditoriale autonome. Pour prolonger cette étude, le lecteur doit accéder aux cinq chapitres albums et à leurs fiches de chansons, mais aussi à un registre par personne, une chronologie et un inventaire de sources. Ce dispositif évite à la fois la fragmentation et le récit mythologique de « retrouvailles » qui ne résisterait pas aux feuilles de session.
Bibliographie commentée et documents à vérifier
Sources principales : pochettes et crédits de Ringo (Apple 1973), Goodnight Vienna (Apple 1974), Ringo’s Rotogravure (Polydor/Atlantic 1976), Ringo the 4th (Polydor/Atlantic 1977), Bad Boy (Polydor/Portrait 1978). Recoupement des crédits : MusicBrainz, Sessiondays, The Beatles Bible, documentation officielle JohnLennon.com pour « Goodnight Vienna ». Les dates contradictoires de certaines bandes de 1977, les pseudonymes de 1978 et l’inventaire complet des overdubs restent des sujets nécessitant des documents contemporains. Les références de pressage doivent être vérifiées à l’exemplaire.
Sous la production de Richard Perry : les métiers du son
L’équipe de Perry sur Goodnight Vienna comprend des fonctions distinctes : le producteur Richard Perry, l’ingénieur principal Bill Schnee, l’assistant de production Vini Poncia et l’ingénieur assistant Galen Senogles. Répartir correctement ces crédits évite de traiter l’assistance de studio comme une deuxième production indépendante et de confondre ingénierie, arrangement et interprétation musicale. Cette distinction s’ajoute au changement de producteur qui interviendra plus tard avec Arif Mardin et permet d’identifier ce qui relève de la continuité des équipes techniques entre les albums.
Enquête complémentaire : Galen Senogles : ingénierie assistante en 1974.












