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Yellow-Sub.net · Les collaborations artistiques de Ringo Starr · Neuvième passe · 28 octobre 2026
Ringo Starr : 50 collaborations sous enquête, d’Apple et Yoko Ono à Anthology, Edgar Winter et aux Muppets (1968–2024)
Dix lots, cinquante études de cas : partitions d’auteur, batteries de studio, maracas d’archives, scènes filmées, maquettes reconstituées et voix invitées. Chacune distingue œuvre, personnel, master, édition et statut de preuve.
La progression : 35, puis 40, 45 et désormais 50 études. Cette neuvième livraison regroupe dix lots de cinq cas, contre neuf lots pour la huitième. Le nombre mesure des objets de recherche, non cinquante journées de studio, cinquante musiciens distincts ni cinquante inédits. Une chanson peut comporter deux masters ; une improvisation peut circuler en plusieurs montages ; une prestation filmée peut ne pas correspondre à la batterie du disque.
La sélection croise les 162 entrées du registre documentaire, les monographies spécialisées, les livrets, les témoignages des musiciens et les archives officielles. Les fiches nouvelles de cette passe ne rééditent pas les chansons traitées comme cas principaux dans les sixième, septième et huitième livraisons. Elles prolongent cependant les mêmes familles de collaborateurs, afin de reconstituer la carrière sur toute sa profondeur.
← Huitième passe : 45 enquêtes · Chapitre I : méthode, sources et crédits · Accéder directement aux cinquante cas.
Comment lire cette neuvième passe
Une œuvre est une composition ou un texte, généralement lié à des auteurs et éditeurs ; une session est un travail enregistré à une date et dans un lieu ; une prise en est un état ; un master est le montage utilisé pour une publication ; un support est l’édition qui transmet ce master. Ces catégories ne se remplacent pas. La présente série inclut aussi les prestations audiovisuelles et les archives non publiées lorsque leur statut peut être exposé de manière rigoureuse.
La hiérarchie documentaire suit les livrets originaux et catalogues d’artistes, les bandes de sessions et chronologies de producteurs, les témoignages directs, puis les reconstitutions spécialisées et les bases de catalogue. Un crédit général d’album n’est pas automatiquement un crédit de batterie pour chaque chanson. Les incertitudes sont indiquées dans les fiches plutôt que masquées par une formule affirmative.
Quelques pièges essentiels : Ringo ne joue pas sur « AOS », bien qu’il soit un des batteurs du disque de Yoko Ono ; ses maracas de répétition sur « The Light That Has Lighted the World » ne figurent pas au master ; « Buried Alive » le montre à la batterie à l’image sans l’attribuer au LP de Ronnie Wood ; « Ride or Die » est un tambourin, non une batterie. Dans les archives de l’Anthology, la voix de Lennon provient de maquettes plus anciennes que les parties enregistrées par les trois Beatles survivants.
Concordance des cinquante objets de recherche
La table sert de sommaire analytique ; les années désignent les prises et/ou les premières publications selon les notices. Les crédits exacts et les éventuelles réserves figurent sous chaque numéro.
| Nº |
Œuvre ou prestation |
Repère |
Fonction de Ringo / relation |
| 1 |
« Sour Milk Sea » : le premier 45-tours de Jackie Lomax pour Apple |
juin–août 1968 |
batterie de Ringo ; production de George Harrison |
| 2 |
« Shoot Out on the Plantation » : Leon Russell et un batteur venu des Beatles |
1969–1970 |
batterie attribuée à Ringo sur le master de 1970 |
| 3 |
« (Can’t Seem to) Get a Line on You » : la préhistoire de « Shine a Light » |
enregistrement disputé 1969–1970 ; publication 1994 |
batterie de Ringo dans une archive publiée tardivement |
| 4 |
« Encouraging Words » : le témoignage de Billy Preston et les limites d’un crédit d’album |
1969–1970 |
présence de Ringo aux séances ; titres exacts non isolés |
| 5 |
« Oo Wee Baby, I Love You » : Bobby Hatfield et les bandes retrouvées de Richard Perry |
décembre 1971 ; singles 1972 ; archives 2020 |
batterie de Ringo aux séances Apple |
| 6 |
« Why » : l’avant-garde de Yoko Ono avec une section rythmique de trois musiciens |
octobre 1970 |
batterie de Ringo |
| 7 |
« Why Not » : une improvisation enregistrée plus longue que le LP |
octobre 1970 ; restitution d’archives 2021 |
batterie de Ringo |
| 8 |
« Greenfield Morning I Pushed an Empty Baby Carriage All Over the City » : voix, bande et batterie |
1970 ; réédition 2016 |
batterie de Ringo |
| 9 |
« Paper Shoes » : une texture sonore où la batterie n’est pas effacée par les effets |
octobre 1970 |
batterie de Ringo |
| 10 |
« Something More Abstract » : une session d’Ono publiée comme supplément |
1970 ; bonus 2016 |
batterie de Ringo |
| 11 |
« Living in the Material World » : le titre de l’album en double batterie |
5 octobre 1972 ; publication mai 1973 |
batteries de Ringo et Jim Keltner |
| 12 |
« The Light That Has Lighted the World » : les maracas des répétitions, pas du master |
6 octobre 1972 ; dévoilement des sessions 2024 |
maracas dans des essais ; pas de batterie de Ringo sur le master |
| 13 |
« Sweet Music » : George Harrison produit, Ringo et Jim Gordon jouent |
1972 ; single Apple et album Brother |
batteries Ringo Starr et Jim Gordon |
| 14 |
« Another Thought » : la batterie de Ringo sur la dernière plage de Brother |
1972–1973 |
batterie de Ringo ; basse de Klaus Voormann |
| 15 |
« You and Me (Babe) » : Harrison et Mal Evans signent un adieu |
1973 |
Ringo interprète ; Harrison et Evans auteurs |
| 16 |
« I’ll Still Love You » : une chanson de Harrison sans Harrison en studio |
composée dès 1970 ; publiée en 1976 |
Harrison auteur ; Ringo interprète ; production Arif Mardin |
| 17 |
« This Be Called a Song » : Clapton fournit l’œuvre et sa guitare |
1976 |
Clapton auteur et guitariste ; Ringo chant et batterie |
| 18 |
« Cookin’ (In the Kitchen of Love) » : Lennon revient au piano pour Ringo |
1976 |
Lennon compositeur et pianiste ; Ringo chanteur |
| 19 |
« Tried to Love » : l’énigme des batteries chez Peter Frampton |
1977 |
Ringo crédité dans le personnel de l’album, piste discutée |
| 20 |
« Buried Alive » : Ronnie Wood et une batterie visible, non celle du LP |
séquence filmée en mars 1979 |
Ringo batteur dans la prestation promotionnelle filmée |
| 21 |
« Money (That’s What I Want) » : Ringo, Todd Rundgren et Bill Wyman au téléthon |
3 septembre 1979 |
Ringo à la batterie d’une prestation télévisée |
| 22 |
« Jumpin’ Jack Flash » : la seconde chanson du groupe de circonstance |
3 septembre 1979 |
batterie de Ringo dans une prestation collective |
| 23 |
« Brandy » : une reprise des O’Jays retrouvée parmi les bonus |
septembre 1980 ; première publication 1994 |
enregistrement produit avec Ronnie Wood, jamais retenu sur le LP de 1981 |
| 24 |
« Dead Giveaway » : Ronnie Wood, coauteur et coproducteur de Ringo |
23–24 septembre 1980 ; publication 1981 |
coécriture, coproduction, chant et batterie de Ringo |
| 25 |
« You Can’t Fight Lightning » : McCartney produit une bande écartée, puis Ringo la réenregistre |
1980 ; édition 1994 ; nouvelle version 2017 |
Ringo auteur et interprète ; McCartney producteur de la version ancienne |
| 26 |
« Private Property » : Paul McCartney écrit et produit pour Ringo en France |
11–21 juillet 1980 ; publication 1981 |
McCartney auteur, bassiste et producteur ; Ringo chant et batterie |
| 27 |
« Attention » : une deuxième commande de McCartney, un autre master |
juillet 1980 ; LP de 1981 |
McCartney compositeur et producteur ; Ringo interprète |
| 28 |
« You’ve Got a Nice Way » : Stephen Stills ouvre son propre atelier |
août 1980 ; LP de 1981 |
Stills coauteur et producteur ; Ringo chanteur et batteur |
| 29 |
« You Belong to Me » : George Harrison produit un standard, il ne l’écrit pas |
novembre 1980 ; LP de 1981 |
Harrison producteur et guitariste ; Ringo chant et batterie |
| 30 |
Bob Dylan à Memphis : le titre inédit « Wish I Know Now What I Knew Then » |
14 avril 1987 selon la sessionographie ; non publié |
Dylan voix et harmonica ; Ringo voix et batterie signalées |
| 31 |
The World’s Most Dangerous Party : Ringo parmi les voix de la fête |
1993 |
apparition parlée ; batterie non démontrée |
| 32 |
« Free as a Bird » : un enregistrement de Lennon achevé par les trois Beatles survivants |
démo 1977 ; nouvelles prises 1994 ; single 1995 |
Ringo batterie et voix nouvelles ; production collective avec Jeff Lynne |
| 33 |
« Real Love » : Lennon en 1980, Ringo au studio en 1995 |
démo 1979–1980 ; production 1995 ; sortie 1996 |
batterie ajoutée par Ringo au nouveau master |
| 34 |
« Real World » : Ringo et John Wetton composent à la guitare, puis les archives parlent |
écriture avant 2000 ; sorties 2000–2023 |
coécriture de Ringo ; batterie du master commercial non établie |
| 35 |
« Try Me » : une deuxième vraie batterie sur Fake Songs de Liam Lynch |
2003 |
batterie de Ringo |
| 36 |
« Roll Over Beethoven » : Jerry Lee Lewis, deux batteurs et Chuck Berry |
2010 |
Ringo chant et batterie ; Jim Keltner autre batterie |
| 37 |
« Satisfied » : Gary Wright retrouve Ringo et les guitaristes Joe Walsh et Jeff Baxter |
2010 |
batterie de Ringo |
| 38 |
« One Way Street » : Jon Stevens et Dave Stewart sollicitent Ringo |
2017 |
batterie de Ringo sur Starlight |
| 39 |
« Hey, Would You Hold It Down? » : Roger Miller chanté par Ringo |
2018 |
Ringo chanteur invité, sans attribution automatique de batterie |
| 40 |
« Come Together / Revolution » : Sheila E. et Ringo rejouent Lennon |
2017 |
batterie invitée de Ringo |
| 41 |
« Bad Trick » : Ringo, Don Was et Joe Walsh chez Ray Wylie Hubbard |
2020 |
Ringo à la batterie ; Don Was basse ; Joe Walsh guitare |
| 42 |
« Ride or Die (Montar o Morir) » : Ringo au tambourin, Pat Manske à la batterie |
2022 |
tambourin de Ringo ; batterie de Pat Manske |
| 43 |
« Run to Me » : Steve Lukather enregistre avec son chef d’orchestre All-Starr |
single 2020 ; album 2021 |
Ringo à la batterie et au tambourin, prise additionnelle par Bruce Sugar |
| 44 |
« Stranger » : Edgar Winter confie une unique batterie de Brother Johnny à Ringo |
2022 |
batterie de Ringo sur la sixième plage |
| 45 |
« Deep in the Heart of Me » : Alan Darby et une batterie au service d’une cause |
2022 |
batterie de Ringo sur l’ouverture de Rolling Man |
| 46 |
« When Ringo Joined the Band » : Gary Burr documente son invité, au-delà du titre-clin d’œil |
2017 |
batterie de Ringo sur l’album MB |
| 47 |
« So You Are a Star » : Mark Hudson réenregistre son ancien succès avec Ringo |
reprise publiée vers 2009–2010 |
batterie de Ringo sur une nouvelle version |
| 48 |
« We Better Find It » : Ringo prête sa voix à Nils Lofgren |
2023 |
voix invitée ; batterie de Ringo non attestée sur ce titre |
| 49 |
« Couldn’t Love You More » : Graham Gouldman et la seconde batterie en quatre ans |
2024 |
batterie de Ringo sur I Have Notes |
| 50 |
« We Are One » : Ringo fournit la batterie réelle du groupe fictif des Muppets |
enregistrement 2022 ; série et album 2023 |
batterie de Ringo ; prise de Bruce Sugar |
Lot 1/10 — L’orbite Apple et le blues anglo-américain (1968–1971)
Cinq dossiers ; études 1 à 5. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 1/50 · juin–août 1968 · Jackie Lomax
« Sour Milk Sea » : le premier 45-tours de Jackie Lomax pour Apple
Rôle à retenir : batterie de Ringo ; production de George Harrison. État documentaire : établi.
Avant même que les Beatles ne se séparent, trois d’entre eux prennent part à un disque signé par un autre artiste. « Sour Milk Sea » est une composition de George Harrison confiée à Jackie Lomax, Liverpuldien engagé par Apple. Entre les 24 et 26 juin 1968, les studios EMI accueillent Harrison à la production et à la guitare, Paul McCartney à la basse, Ringo à la batterie, Eric Clapton à la guitare et Nicky Hopkins au piano.
La participation de Starr se rapporte au master destiné au single Apple 3, paru à l’été 1968, puis intégré à l’album Is This What You Want?. Elle ne constitue pas une chanson publiée sous le nom des Beatles. Le nombre d’anciens ou futurs partenaires présents dans la pièce ne change pas l’identité de l’artiste principal : Lomax chante une œuvre de Harrison.
Une distinction supplémentaire importe aux collectionneurs : la maquette de la chanson enregistrée à Esher par les Beatles n’est pas cette prise Apple. L’édition anniversaire de l’Album blanc documente une configuration domestique différente, avec notamment une intervention de Ringo au tambourin. Reporter le personnel du single sur la démo, ou l’inverse, ferait disparaître deux états documentaires de la même œuvre.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Jackie Lomax, « Sour Milk Sea » : chronologie EMI, 26 juin 1968.
Étude 2/50 · 1969–1970 · Leon Russell
« Shoot Out on the Plantation » : Leon Russell et un batteur venu des Beatles
Rôle à retenir : batterie attribuée à Ringo sur le master de 1970. État documentaire : établi par relevés de session, à confronter au pressage.
Le premier album de Leon Russell, paru sur Shelter en 1970, rassemble une partie de l’élite des studios rock britanniques et américains. « Shoot Out on the Plantation » appartient aux séances londoniennes de la fin de 1969. Russell signe la composition, chante et tient les claviers ; les distributions individualisées créditent Ringo Starr à la batterie et placent George Harrison dans le personnel de guitares du projet.
La contribution n’est ni une production de Ringo ni un duo vocal avec Russell. Elle éclaire la façon dont les réseaux formés dans les studios Apple, Olympic et Trident ouvrent au batteur des sessions extérieures alors que les Beatles existent encore officiellement. Plusieurs batteurs sont associés à l’album : leurs noms ne sauraient être inscrits indistinctement sur toutes les chansons.
Les rééditions du disque ont ajouté d’autres mélanges ou prises, dont une présentation de « Shoot Out » centrée sur le piano. Cette variante éditoriale ne prouve pas que Ringo ait réenregistré son instrument en 1993. La notice retient une intervention de studio rapportée aux bandes d’origine et demande la confrontation des crédits de la première édition à ceux des CD enrichis.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Leon Russell : répertoire des séances de 1969–1970, Rolling Stones Complete Works.
Étude 3/50 · enregistrement disputé 1969–1970 ; publication 1994 · Leon Russell et Mick Jagger
« (Can’t Seem to) Get a Line on You » : la préhistoire de « Shine a Light »
Rôle à retenir : batterie de Ringo dans une archive publiée tardivement. État documentaire : établi pour le crédit ; datation à discuter.
Cette pièce est un cas idéal d’archéologie musicale : le titre « (Can’t Seem to) Get a Line on You » renvoie à l’état antérieur de la chanson qui deviendra « Shine a Light » dans le catalogue des Rolling Stones. Leon Russell y joue du piano et reçoit Mick Jagger au chant ; les reconstitutions de sessions y identifient également Ringo à la batterie, auprès de musiciens dont les noms varient selon les documents.
L’enregistrement ne faisait pas partie du programme original de Leon Russell en 1970. Sa circulation commerciale est associée à la réédition audiophile DCC du milieu des années 1990. Il faut donc distinguer la genèse de la chanson, la prise chez Russell, la version publiée par les Stones en 1972 et l’édition tardive de la bande ancienne : quatre objets liés, mais non équivalents.
La date exacte est discutée : une sessionographie spécialisée situe cette version vers juillet 1970, tandis que certains catalogues la rattachent à l’automne 1969. Le caractère sûr de la contribution instrumentale ne doit pas être transformé en certitude absolue sur le jour de prise. L’histoire de ce master montre aussi que Ringo a accompagné une voix des Rolling Stones sans participer au futur master d’Exile on Main St.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Felix Aeppli : Mick Jagger, Leon Russell et « Get a Line on You » (PDF).
Étude 4/50 · 1969–1970 · Billy Preston
« Encouraging Words » : le témoignage de Billy Preston et les limites d’un crédit d’album
Rôle à retenir : présence de Ringo aux séances ; titres exacts non isolés. État documentaire : participation attestée, ventilation inconnue.
Le deuxième album de Billy Preston chez Apple, Encouraging Words, se forme autour de George Harrison et d’un réseau très mouvant de musiciens soul, gospel et rock. Le témoignage de Preston, repris dans les notes officielles de la réédition Apple de 2010, cite Ringo Starr et Klaus Voormann parmi les invités venus travailler aux séances. La collaboration à l’échelle du projet est donc mieux documentée qu’une simple liste numérique.
En revanche, aucune de ces déclarations ne donne pour chaque morceau une feuille de personnel complète. Il serait imprudent d’attribuer automatiquement à Ringo les batteries de « My Sweet Lord », d’« I’ve Got a Feeling » ou du morceau-titre. Des collaborateurs issus des formations de Delaney & Bonnie, de Sam & Dave et des Temptations interviennent à différents moments du projet ; les sections rythmiques changent.
Cette étude est volontairement une notice de séance collective, et non la prétendue fiche d’un treizième master nouveau. Elle conserve la différence entre le témoignage d’un participant, les crédits généraux du LP et une attribution instrumentale piste par piste. Tant qu’une feuille de bande ou une réédition annotée ne répartit pas les batteries, le dossier doit compter la collaboration sans inventer des titres précis.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références.
Étude 5/50 · décembre 1971 ; singles 1972 ; archives 2020 · Bobby Hatfield
« Oo Wee Baby, I Love You » : Bobby Hatfield et les bandes retrouvées de Richard Perry
Rôle à retenir : batterie de Ringo aux séances Apple. État documentaire : établi, mix et prises distincts.
À la fin de 1971, le chanteur des Righteous Brothers Bobby Hatfield tente une carrière solo avec Richard Perry. Les séances d’Apple Studios rassemblent Ringo Starr, Klaus Voormann, Al Kooper, Chris Stainton et les souffleurs Bobby Keys et Jim Price, selon les enregistrements. « Oo Wee Baby, I Love You » figure parmi les rares titres publiés dès 1972, alors qu’un album entier reste inachevé.
Le travail de Perry avec Harry Nilsson explique les circulations de personnel, mais ne fait pas de ce disque une session de Nilsson. Sur la chanson d’Hatfield, Ringo fait partie de l’équipe de base à la batterie, tandis que le chanteur et le producteur restent les responsables du projet. Le timbre rock de la prise contraste avec les références soul et les harmonies associées à l’ancien duo vocal.
Omnivore Recordings restitue en 2020 le projet sous le titre Stay With Me: The Richard Perry Sessions. Cette édition réunit notamment les prises 2 et 3 d’« Oo Wee Baby » et le mix du single. Ce sont plusieurs états d’une même chanson, dont la présence ne doit pas être convertie sans contrôle en trois sessions indépendantes. L’annonce du label est ici une source primaire majeure pour l’histoire du projet.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Omnivore Recordings : Bobby Hatfield, Stay With Me, édition d’archives 2020.
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Lot 2/10 — Yoko Ono et les cinq bandes de Plastic Ono Band (1970–2016)
Cinq dossiers ; études 6 à 10. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 6/50 · octobre 1970 · Yoko Ono
« Why » : l’avant-garde de Yoko Ono avec une section rythmique de trois musiciens
Rôle à retenir : batterie de Ringo. État documentaire : crédit officiel par piste.
Le premier album Yoko Ono/Plastic Ono Band s’ouvre sur « Why », exercice vocal et instrumental qui rompt avec les chansons de rock plus classiques gravées en parallèle par John Lennon. Les crédits officiels de la réédition de 2016 identifient Lennon à la guitare, Ringo Starr à la batterie et Klaus Voormann à la basse ; Ono signe l’œuvre et dirige la matière vocale.
Le groupe travaille à EMI Studios, Abbey Road, en octobre 1970. Sa forme minimale n’équivaut pas à une improvisation sans décision d’enregistrement : attaques de guitare, réponse de batterie et tension de basse construisent une véritable interaction. La proximité des séances avec l’album solo de Lennon explique le partage du personnel, sans fusionner les deux albums en un seul projet.
L’édition John Lennon/Plastic Ono Band – The Ultimate Collection de 2021 restitue des ensembles de prises plus longues, dont l’état intégral de la session d’Ono. « Why » dépasse alors largement la durée du LP d’origine. La longueur retrouvée ne démontre pas l’existence d’un autre groupe ou d’une batterie refaite : elle révèle surtout l’opération de montage qui avait construit le master commercial de 1970.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · JohnLennon.com : crédits détaillés de Yoko Ono/Plastic Ono Band (2016).
Étude 7/50 · octobre 1970 ; restitution d’archives 2021 · Yoko Ono
« Why Not » : une improvisation enregistrée plus longue que le LP
Rôle à retenir : batterie de Ringo. État documentaire : crédit officiel et bandes d’archives.
Deuxième plage de Yoko Ono/Plastic Ono Band, « Why Not » prolonge les recherches vocales de la chanteuse dans une durée inhabituelle pour un album rock de 1970. Le personnel est explicitement donné par l’équipe de réédition : Yoko Ono au chant, John Lennon à la guitare, Ringo Starr à la batterie et Klaus Voormann à la basse. Le titre est une composition d’Ono.
L’écoute de cette musique impose de penser la batterie comme une contribution à l’improvisation : Ringo ne soutient pas une structure couplet-refrain traditionnelle, mais accompagne une évolution de dynamiques et de timbres. Cette fonction s’inscrit dans la collaboration artistique de la Plastic Ono Band et ne doit pas être réduite à une apparition anecdotique d’un membre des Beatles.
Le programme publié en 1970 fixe une version inférieure à dix minutes. Les archives de 2021 donnent à entendre une session dépassant vingt et une minutes, présentée à sa vitesse originale. Cette différence concerne un montage et une restauration, non une création originale datée de 2021. Une base discographique sérieuse doit relier les durées aux éditions, tout en conservant une seule origine de studio.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · JohnLennon.com : crédits détaillés de Yoko Ono/Plastic Ono Band (2016).
Étude 8/50 · 1970 ; réédition 2016 · Yoko Ono
« Greenfield Morning I Pushed an Empty Baby Carriage All Over the City » : voix, bande et batterie
Rôle à retenir : batterie de Ringo. État documentaire : crédit officiel par piste.
Sous son long titre, cette composition de Yoko Ono associe une assise rock à une écriture de collage. L’édition de 2016 confirme la section Lennon–Voormann–Starr, avec Ringo à la batterie. La guitare de Lennon et les interventions vocales d’Ono s’insèrent dans une texture qui travaille également la matière préenregistrée et les effets de montage.
La photographie exacte des crédits importe ici : des présentations promotionnelles de la réédition signalent une prise de sitar liée à George Harrison et un échantillon de batterie de Ringo dans la fabrication de la pièce. Cette information peut concerner des couches sonores, pas simplement quatre musiciens jouant tous simultanément à un instant unique. Un montage peut conserver une partie instrumentale et l’insérer dans une nouvelle architecture.
Il faut distinguer l’écriture de la pièce, les prises de studio d’octobre 1970, le master de l’album Apple et les remastérisations ultérieures. Le titre figure dans les cinq chansons de l’édition originale où la batterie de Ringo est explicitement créditée. L’autre grande pièce de ce disque, « AOS », obéit à un personnel différent avec Edward Blackwell à la batterie ; elle ne fait pas partie de ces cinq crédits.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · JohnLennon.com : crédits détaillés de Yoko Ono/Plastic Ono Band (2016).
Étude 9/50 · octobre 1970 · Yoko Ono
« Paper Shoes » : une texture sonore où la batterie n’est pas effacée par les effets
Rôle à retenir : batterie de Ringo. État documentaire : crédit officiel par piste.
« Paper Shoes » conclut la face B de Yoko Ono/Plastic Ono Band avec une composition dont la matière sonore ne se laisse pas ramener à la seule formation rock. Les crédits du disque situent pourtant un noyau précis : Yoko Ono au chant, John Lennon à la guitare, Klaus Voormann à la basse et Ringo Starr à la batterie, enregistrés aux studios EMI en 1970.
Les nappes, les sons transformés et les emprunts à d’autres textures déplacent la perception de la pulsation. La réédition officielle souligne notamment l’utilisation de bruits de train dans la construction du morceau. Dans cette architecture, le rôle du batteur peut être masqué ou redécoupé par la production sans disparaître du personnel documenté.
Ringo joue ici sur une composition de Yoko et non sur une face B de John Lennon, même si les quatre partenaires travaillent dans la même période. Cette séparation est essentielle pour les crédits d’auteur, la classification du master et les droits attachés aux éditions. « Paper Shoes » appartient au LP de 1970, tandis que des titres comme « Something More Abstract » figurent dans les compléments de réédition.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · JohnLennon.com : crédits détaillés de Yoko Ono/Plastic Ono Band (2016).
Étude 10/50 · 1970 ; bonus 2016 · Yoko Ono
« Something More Abstract » : une session d’Ono publiée comme supplément
Rôle à retenir : batterie de Ringo. État documentaire : crédit officiel des bonus.
Cette courte archive ne fait pas partie des six morceaux du LP Yoko Ono/Plastic Ono Band de 1970. Elle apparaît parmi les compléments proposés lors de la campagne de réédition de 2016. L’équipe officielle donne toutefois un personnel sûr : Yoko Ono à la voix, John Lennon à la guitare, Klaus Voormann à la basse et Ringo Starr à la batterie, avec une prise réalisée à Abbey Road en 1970.
Le titre vient d’une proposition artistique adressée au guitariste ; il renseigne autant sur la communication entre participants que sur le résultat sonore. Son statut est donc différent d’une nouvelle chanson commercialisée en 1970, et plus encore d’une séance refaite pour l’édition du XXIe siècle. Il appartient aux documents de travail repérés dans les bandes de l’album.
La fiche conserve deux dates : année d’enregistrement et année de première publication de ce bonus. Elle ne doit pas non plus se confondre avec « Why (Extended Version) », autre supplément officiel, qui développe une pièce déjà présente sur le disque. La distinction entre œuvre, fragment parlé, improvisation et master est ici particulièrement utile pour les lecteurs qui parcourent les coffrets.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · JohnLennon.com : crédits détaillés de Yoko Ono/Plastic Ono Band (2016).
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Lot 3/10 — Harrison, Voormann et les frères Van Eaton (1972–1973)
Cinq dossiers ; études 11 à 15. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 11/50 · 5 octobre 1972 ; publication mai 1973 · George Harrison
« Living in the Material World » : le titre de l’album en double batterie
Rôle à retenir : batteries de Ringo et Jim Keltner. État documentaire : prise de studio documentée.
Le morceau donnant son titre à Living in the Material World possède une documentation de studio particulièrement riche. Le 5 octobre 1972 à Apple, Harrison enregistre la section de base avec Klaus Voormann à la basse, ses propres guitares et ses voix, Nicky Hopkins au piano, Gary Wright à l’orgue et Ringo Starr avec Jim Keltner aux batteries. Les relevés identifient plusieurs pistes de magnétophone consacrées aux fûts.
Les prises 1 à 11 sont consignées comme répétitions, puis une série de prises officielles conduit au choix de la 48 comme master. Le fait que deux batteurs participent au même titre est central : on ne peut traiter leur crédit comme un remplacement automatique ou comme une présence alternative suivant les éditions. La musique repose sur un échange rythmique construit pendant l’enregistrement.
La sortie commerciale de mai 1973 et les nouvelles éditions anniversaire ne changent pas la date de la bande. L’article distingue aussi la chanson titre du LP complet : Ringo n’est pas le batteur de chacun de ses morceaux. La source de référence est la chronologie de la famille Harrison, complétée par le livret de l’album et les détails de pistes publiés.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · George Harrison : chronologie officielle de Living in the Material World.
Étude 12/50 · 6 octobre 1972 ; dévoilement des sessions 2024 · George Harrison
« The Light That Has Lighted the World » : les maracas des répétitions, pas du master
Rôle à retenir : maracas dans des essais ; pas de batterie de Ringo sur le master. État documentaire : archive officielle, attribution négative du master.
Cette étude ne vise pas à ajouter artificiellement une batterie au LP de George Harrison. La chronologie officielle des séances précise que le 6 octobre 1972 Ringo se trouve au studio au début de la reprise de « The Light That Has Lighted the World ». Dans quelques répétitions de couleur blues, il essaie les maracas sur une piste du magnétophone ; ensuite il se retire et Jim Keltner reste seul à la batterie.
Le personnel du master commercial ne doit donc pas reprendre cette intervention éphémère de Ringo comme si elle avait été conservée dans la chanson. Une boîte de bandes et l’écoute des essais disent deux choses différentes : la présence d’un musicien lors du travail, puis la sélection d’un état final qui peut ne rien garder de sa contribution.
Le cinquantième anniversaire de Living in the Material World rend cette frontière plus visible en donnant accès à des détails sur les prises. La notice relève une collaboration de séance au statut « essai non retenu », sans la transformer en nouveau master de batterie. Pour les chercheurs, elle est utile précisément parce qu’elle démontre les limites des crédits globaux et de la simple liste des musiciens présents.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · George Harrison : chronologie officielle de Living in the Material World.
Étude 13/50 · 1972 ; single Apple et album Brother · Lon & Derrek Van Eaton
« Sweet Music » : George Harrison produit, Ringo et Jim Gordon jouent
Rôle à retenir : batteries Ringo Starr et Jim Gordon. État documentaire : crédits individualisés du disque.
« Sweet Music » constitue la pièce d’exception de Brother, le premier album de Lon et Derrek Van Eaton pour Apple. Alors que Klaus Voormann réalise la majeure partie du disque, George Harrison assure cette chanson. Peter Frampton ajoute une guitare acoustique ; Ringo Starr et Jim Gordon forment la paire de batteurs signalée par les crédits de la sixième plage.
Le morceau paraît également comme single Apple en 1972, ce qui lui confère une existence discographique propre en dehors du programme de l’album. La présence de Harrison à la production n’en fait pas un disque de George ; le groupe interprète son propre répertoire, avec le renfort d’amis et de musiciens de studio issus du réseau des anciens Beatles.
Des rééditions proposent des mixages de cette chanson. Il convient d’établir la différence entre un mix nouveau et une batterie nouvellement jouée : aucune simple mention « 2012 remix » ne prouve une reprise de studio datée de 2012. Les crédits doivent rester attachés à la bande de 1972, et non se multiplier au gré des pressages américains et britanniques.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Catalogue des prises de Lon & Derrek Van Eaton, Sweet Music et Another Thought.
Étude 14/50 · 1972–1973 · Lon & Derrek Van Eaton
« Another Thought » : la batterie de Ringo sur la dernière plage de Brother
Rôle à retenir : batterie de Ringo ; basse de Klaus Voormann. État documentaire : crédit individuel du LP.
La dernière chanson de Brother est moins connue que le single « Sweet Music », mais elle apporte une seconde contribution sûre de Ringo aux sessions des frères Van Eaton. « Another Thought » place Starr à la batterie, Klaus Voormann à la basse et T. J. Tindall à la guitare électrique. La production de l’album, pour cette plage, relève de Voormann et non de l’exception Harrison associée au single.
Cette précision permet de comprendre la place de Ringo dans le projet Apple : il est invité sur deux titres, et non nécessairement membre d’un ensemble fixe ayant enregistré tout le LP. Les Van Eaton participent ensuite à plusieurs disques de Ringo, mais ce mouvement inverse ne doit pas être utilisé pour reconstituer rétrospectivement le personnel de Brother.
Le disque connaît des éditions territoriales et plusieurs opérations de réédition. Une prise alternative d’« Another Thought » est répertoriée dans les archives de collection, sans qu’on doive la compter comme un troisième titre original. La source de base demeure le pressage Apple, lu piste par piste ; la durée, le numéro de plage et les variantes de master servent de contrôles complémentaires.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Catalogue des prises de Lon & Derrek Van Eaton, Sweet Music et Another Thought.
Étude 15/50 · 1973 · Ringo Starr, George Harrison et Mal Evans
« You and Me (Babe) » : Harrison et Mal Evans signent un adieu
Rôle à retenir : Ringo interprète ; Harrison et Evans auteurs. État documentaire : composition établie, distribution de studio à individualiser.
La chanson clôt l’album Ringo de 1973 sur un salut aux auditeurs qui ressemble à un générique de fin. « You and Me (Babe) » est signée George Harrison et Mal Evans, proche collaborateur des Beatles. Ringo porte la voix principale, transformant la composition en hommage à ses musiciens et à l’équipe qui l’entoure. Le titre ne doit donc pas être confondu avec une écriture solitaire de Starr.
Les crédits du master donnent Harrison à la guitare électrique, Vini Poncia à la guitare acoustique, Nicky Hopkins au piano électrique et Milt Holland au marimba, tandis que Richard Perry assure la production. La fonction de Mal Evans est celle de coauteur, indépendamment de ses activités de road manager et d’assistant historique du groupe. L’équipe en studio est donc réelle et précisément identifiée, sans confondre la signature de l’œuvre avec l’ensemble des exécutants.
Cette étude relève d’un chapitre de collaboration par l’écriture et l’interprétation, à distinguer des invités instrumentaux sur les disques d’autres artistes. L’œuvre de 1973 possède son propre catalogue de droits, ses reprises et ses rééditions. Le détail du personnel du master devra être rapproché des livrets originaux plutôt que d’être extrapolé à partir de la liste générale des musiciens de l’album.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · The Beatles Bible : You and Me (Babe), auteurs et personnel de 1973.
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Lot 4/10 — Auteurs, guitares et performances filmées (1973–1979)
Cinq dossiers ; études 16 à 20. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 16/50 · composée dès 1970 ; publiée en 1976 · George Harrison et Ringo Starr
« I’ll Still Love You » : une chanson de Harrison sans Harrison en studio
Rôle à retenir : Harrison auteur ; Ringo interprète ; production Arif Mardin. État documentaire : œuvre et publication établies.
La chanson que Ringo publie sur Ringo’s Rotogravure en 1976 possède une histoire plus longue que son disque. George Harrison la travaille depuis environ 1970, sous les titres « Whenever » puis « When Every Song Is Sung », et envisage plusieurs destinations avant d’en confier une version à son ancien partenaire. Les archives montrent que le processus de composition et le master commercial peuvent être séparés par plusieurs années.
Sur l’enregistrement paru sous le nom de Ringo, Harrison est crédité comme auteur mais ne fait pas partie des instrumentistes documentés du master. Arif Mardin en assure la production. L’erreur courante consiste à invoquer « les quatre Beatles réunis sur Rotogravure » sans distinguer les chansons qu’ils écrivent de celles auxquelles ils participent réellement comme musiciens.
Les esquisses antérieures et l’interprétation de 1976 ne sont pas une seule et même séance. Le changement de titre complique les index : une recherche limitée au nom définitif omet les étapes de la composition. Cette notice rattache les états anciens à la même œuvre et conserve pour le master commercial les crédits exacts de producteur et d’interprète.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Apple Music : Ringo’s Rotogravure, auteurs et invités (1976).
Étude 17/50 · 1976 · Eric Clapton et Ringo Starr
« This Be Called a Song » : Clapton fournit l’œuvre et sa guitare
Rôle à retenir : Clapton auteur et guitariste ; Ringo chant et batterie. État documentaire : personnel du master établi.
Juste après la chanson offerte par Harrison sur la face B de Ringo’s Rotogravure, « This Be Called a Song » présente un autre modèle de collaboration. Eric Clapton n’en est pas seulement le compositeur : il intervient aussi à la guitare sur le master de 1976. Ringo assure le chant principal et participe à la batterie, avec Jim Keltner parmi les accompagnateurs.
Le disque rassemble une formation hétérogène dont Klaus Voormann, Lon Van Eaton, Jane Getz et Robert Greenidge aux steel drums. Cette couleur de percussion ne saurait être confondue avec les batteries de Ringo ou Keltner. Le titre a sa propre combinaison de musiciens : les crédits des autres plages de Rotogravure ne se transmettent pas automatiquement à celle-ci.
Cette rencontre diffère de « I’ll Still Love You » : dans un cas, l’ancien Beatle Harrison fournit l’œuvre sans enregistrer le master ; dans l’autre, Clapton écrit et joue effectivement sur la prise. Ce contraste est une excellente leçon de lexicographie musicale. La première édition Atlantic/Polydor de 1976, puis les rééditions, doivent être comparées sans attribuer à Ringo de nouvelles séances pour chaque format.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Apple Music : Ringo’s Rotogravure, auteurs et invités (1976).
Étude 18/50 · 1976 · John Lennon et Ringo Starr
« Cookin’ (In the Kitchen of Love) » : Lennon revient au piano pour Ringo
Rôle à retenir : Lennon compositeur et pianiste ; Ringo chanteur. État documentaire : crédit de master établi.
À l’été 1976, John Lennon accepte de contribuer à Ringo’s Rotogravure, alors qu’il s’est éloigné de la vie publique après la naissance de Sean. Il compose « Cookin’ (In the Kitchen of Love) » pour son ami et vient jouer du piano sur l’enregistrement réalisé à Los Angeles. Ringo interprète la chanson, laquelle rejoint un album où chaque ancien Beatle offre une participation d’une nature différente.
La distinction est importante : Paul McCartney fournit « Pure Gold » et y ajoute des chœurs ; George Harrison donne « I’ll Still Love You » sans enregistrer son master ; Lennon, pour « Cookin’ », est à la fois auteur et instrumentiste. Le disque de 1976 ne constitue pas une réunion physique des quatre Beatles, et la seule présence des noms sur la pochette ne suffit pas à reconstruire un groupe commun.
La séance est souvent décrite comme la dernière participation de Lennon à un enregistrement de studio commercial d’autrui avant Double Fantasy. Il ne faut pas en déduire une absence de maquettes privées entre 1976 et 1980 : l’auteur continue à composer à domicile. Les crédits de chanson et ceux de performance du master sont ici convergents, et la première édition Atlantic constitue la référence de datation.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Apple Music : Ringo’s Rotogravure, auteurs et invités (1976).
Étude 19/50 · 1977 · Peter Frampton
« Tried to Love » : l’énigme des batteries chez Peter Frampton
Rôle à retenir : Ringo crédité dans le personnel de l’album, piste discutée. État documentaire : attribution instrumentale à arbitrer.
Après Frampton Comes Alive!, Peter Frampton enregistre I’m in You avec plusieurs batteurs et invités. Son ancienne relation de studio avec Ringo remonte à Wind of Change en 1972, mais la présence du même nom sur les crédits de 1977 doit être examinée comme un nouvel événement. « Tried to Love » est le morceau qui appelle le plus directement l’attention des discographes.
Une analyse publiée par AllMusic associe Ringo à cette plage avec John Siomos ; d’autres relevés nomment Richie Hayward à la batterie. Ces listes ne concordent pas assez pour décider sans examen des bandes si les trois musiciens sont présents sur le master, sur des prises différentes ou si l’un des noms procède d’une attribution globale à l’album. Mick Jagger y est également cité aux chœurs.
La fiche conserve donc une mention de participation à l’album et une attribution de « Tried to Love » à confirmer sur le livret A&M ou les feuilles des Electric Lady Studios. Elle ne crée pas une batterie certaine là où subsiste une contradiction documentaire. Le caractère encyclopédique tient ici à la visibilité de l’incertitude, et à la séparation stricte des crédits de 1972 et de 1977.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références.
Étude 20/50 · séquence filmée en mars 1979 · Ronnie Wood
« Buried Alive » : Ronnie Wood et une batterie visible, non celle du LP
Rôle à retenir : Ringo batteur dans la prestation promotionnelle filmée. État documentaire : performance filmée attestée ; master LP distinct.
Pour promouvoir Gimme Some Neck, Ronnie Wood participe à des séquences enregistrées en Californie en 1979. Une interprétation filmée de « Buried Alive » montre Ringo à la batterie, avec Ian McLagan aux claviers et Bobby Keys au saxophone. La sessionographie des Rolling Stones situe ce tournage aux studios MGM de Los Angeles ; l’identité du bassiste est moins assurée selon les relevés.
Le master de « Buried Alive » publié sur l’album de Wood possède un autre personnel de batterie, avec Charlie Watts et Jim Keltner cités dans les crédits consultés. Il n’existe donc aucune raison de faire entrer Ringo dans les bandes de ce LP sur la seule foi de la vidéo. De même, les concerts des New Barbarians reprennent la chanson avec leur propre ensemble de scène.
Trois catégories doivent être maintenues : chanson de studio 1979, prestation promotionnelle filmée et version live publiée bien plus tard. Ringo appartient à la deuxième. Même si une vidéo conserve une interprétation musicale, son statut n’est ni celui du single ni celui du LP. C’est précisément pour identifier ce type de prestation artistique que le dossier dépasse les seules discographies.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Catalogue JPGR : prestation télévisée de Buried Alive.
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Lot 5/10 — Du téléthon à Cherokee : scène et studio (1979–1981)
Cinq dossiers ; études 21 à 25. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 21/50 · 3 septembre 1979 · Todd Rundgren, Bill Wyman, Kiki Dee et invités
« Money (That’s What I Want) » : Ringo, Todd Rundgren et Bill Wyman au téléthon
Rôle à retenir : Ringo à la batterie d’une prestation télévisée. État documentaire : captation documentée.
Dans la nuit du 2 au 3 septembre 1979, le téléthon télévisé animé par Jerry Lewis accueille un groupe rock de circonstance. Todd Rundgren et des membres d’Utopia croisent Bill Wyman, Kiki Dee, Dave Mason et Ringo Starr. Une version de « Money (That’s What I Want) », classique écrit par Berry Gordy et Janie Bradford, fait partie des morceaux conservés en images.
Il ne s’agit ni d’un concert du All-Starr Band, qui n’existe pas encore, ni d’un single de Ringo commercialisé à l’époque. Le batteur participe à l’exécution devant les caméras ; une sessionographie complète cite également Willie Wilcox aux fûts et distingue les chanteurs et guitaristes de ce groupe provisoire. Le rôle de Todd Rundgren est celui d’un partenaire de la formation temporaire, pas d’un producteur de disque de Ringo.
La captation est la source à privilégier pour identifier ce qui a été joué ce soir-là. Les vidéos mises en circulation ultérieurement par des collectionneurs n’équivalent pas à une nouvelle session de studio. Le titre doit rester identifié comme une œuvre de Gordy et Bradford, bien antérieure à la réunion de 1979, et sa version du téléthon comme une performance ponctuelle.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Felix Aeppli : personnel et titres du Jerry Lewis Telethon (3 septembre 1979).
Étude 22/50 · 3 septembre 1979 · Rundgren, Wyman, Ringo et ensemble du téléthon
« Jumpin’ Jack Flash » : la seconde chanson du groupe de circonstance
Rôle à retenir : batterie de Ringo dans une prestation collective. État documentaire : captation documentée.
Le même programme caritatif présente une reprise de « Jumpin’ Jack Flash », chanson de Mick Jagger et Keith Richards créée par les Rolling Stones en 1968. La formation assemblée pour l’émission associe cette fois un ancien Beatle, Ringo Starr, au bassiste des Stones Bill Wyman, avec Todd Rundgren et d’autres musiciens du rock américain.
La présence de Wyman sur un plateau ne transforme pas le numéro en performance officielle des Rolling Stones. Ringo est l’un des batteurs, au côté de Willie Wilcox d’après la chronologie des musiciens, tandis que les parties chantées et instrumentales sont réparties parmi les participants. La chanson illustre un type de collaboration télévisuelle moins bien indexé que les disques commerciaux, dans une formation éphémère.
« Money » et « Jumpin’ Jack Flash » sont deux œuvres distinctes interprétées pendant le même événement ; les dénombrer comme deux prestations n’oblige pas à inventer deux dates de concert ou deux formations indépendantes. L’étude note l’émission, le statut de captation et la provenance de chaque œuvre. Toute édition vidéo ultérieure doit être liée à cette performance d’origine.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Felix Aeppli : personnel et titres du Jerry Lewis Telethon (3 septembre 1979).
Étude 23/50 · septembre 1980 ; première publication 1994 · Ringo Starr et Ronnie Wood
« Brandy » : une reprise des O’Jays retrouvée parmi les bonus
Rôle à retenir : enregistrement produit avec Ronnie Wood, jamais retenu sur le LP de 1981. État documentaire : bande d’archive et auteurs établis.
« Brandy » appartient aux séances de Cherokee Studios, Los Angeles, en septembre 1980, lorsque Ronnie Wood vient aider Ringo à préparer ce qui deviendra Stop And Smell The Roses. La chanson reste hors du microsillon commercialisé en 1981 et ne paraît officiellement que sur le CD enrichi de 1994. Sa publication tardive a encouragé des confusions sur sa date et sa véritable composition.
La version est une reprise d’une chanson des O’Jays publiée en 1978. Les auteurs figurant sur les crédits de la réédition sont Joseph B. Jefferson et Charles B. Simmons. Certaines chronologies de séance ont présenté « Brandy » comme une écriture de Ringo et Wood : cela confond leur intervention sur l’arrangement et la production avec le droit d’auteur de l’œuvre préexistante.
Il faut séparer la séance de 1980, le programme initial abandonné sous le titre Can’t Fight Lightning et le CD de 1994. La nouvelle position en bonus n’engendre pas une nouvelle batterie ni une chanson inédite composée cette année-là. L’objet de la notice est précisément cette discordance entre le bon crédit de session et la mauvaise attribution de composition.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Qobuz : Stop and Smell the Roses, programme et crédits d’œuvres.
Étude 24/50 · 23–24 septembre 1980 ; publication 1981 · Ringo Starr et Ronnie Wood
« Dead Giveaway » : Ronnie Wood, coauteur et coproducteur de Ringo
Rôle à retenir : coécriture, coproduction, chant et batterie de Ringo. État documentaire : crédits du master établis.
À Cherokee Recording Studios, Ronnie Wood et Ringo Starr composent et produisent « Dead Giveaway », publiée en sixième position sur Stop And Smell The Roses. Contrairement à « Brandy », il s’agit d’une œuvre effectivement cosignée par les deux musiciens. Ringo chante et tient la batterie ; Wood cumule des parties de guitare, de basse et des interventions de saxophone selon les crédits de séance.
Les musiciens américains présents comprennent Wilton Felder à la basse, Joe Sample et Greg Mathieson aux claviers, dans un environnement suivi par l’ingénieur Dee Robb. La session ne constitue pas une réunion des Beatles et des Rolling Stones : Wood et Starr sont ici deux collaborateurs autonomes, entourés d’une équipe de studio. Leur responsabilité de coproduction est aussi importante à cataloguer que leurs instruments.
Une version longue d’environ cinq minutes vingt figure dans les configurations de travail, alors que le master du LP dure environ quatre minutes et demie. Les durées renvoient à des montages et états de diffusion ; elles ne prouvent pas une seconde composition. Cette fiche croise les crédits éditoriaux et les enregistrements Cherokee pour conserver les différents niveaux de l’œuvre.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Qobuz : Stop and Smell the Roses, programme et crédits d’œuvres.
Étude 25/50 · 1980 ; édition 1994 ; nouvelle version 2017 · Ringo Starr, Paul McCartney et Alberta Cross
« You Can’t Fight Lightning » : McCartney produit une bande écartée, puis Ringo la réenregistre
Rôle à retenir : Ringo auteur et interprète ; McCartney producteur de la version ancienne. État documentaire : deux masters à distinguer.
Ringo compose « You Can’t Fight Lightning » après un épisode d’orage vécu avec Barbara Bach. La chanson est enregistrée en juillet 1980 au studio Super Bear, dans les Alpes-Maritimes, lors des séances que Paul McCartney produit pour son ami. Elle donne un temps son nom à un projet d’album, avant d’être écartée du LP finalement publié sous le titre Stop And Smell The Roses.
Le master de 1980 entre dans la discographie commerciale parmi les bonus de 1994. Il témoigne d’une collaboration directe entre McCartney et Starr, mais la simple parution du CD ne représente pas une prise nouvelle. Le même ensemble de journées produit aussi « Private Property », « Attention » et « Sure to Fall », avec d’autres destinations éditoriales.
En 2017, Ringo enregistre une nouvelle version avec Alberta Cross pour Give More Love. Ce second état relève d’une véritable nouvelle production, avec des musiciens et une chronologie différents, contrairement au transfert du bonus de 1994. Une fiche d’œuvre unique peut donc renvoyer à deux masters distincts : celui de Super Bear et celui du XXIe siècle, sans fusionner leurs producteurs.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · The Paul McCartney Project : Stop and Smell the Roses, séances de Super Bear.
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Lot 6/10 — McCartney, Stills, Harrison et les archives de Memphis (1980–1987)
Cinq dossiers ; études 26 à 30. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 26/50 · 11–21 juillet 1980 ; publication 1981 · Paul McCartney et Ringo Starr
« Private Property » : Paul McCartney écrit et produit pour Ringo en France
Rôle à retenir : McCartney auteur, bassiste et producteur ; Ringo chant et batterie. État documentaire : crédits de session individualisés.
Le studio Super Bear de Berre-les-Alpes accueille les retrouvailles de Paul McCartney et Ringo Starr en juillet 1980. « Private Property », ouverture de Stop And Smell The Roses, est une chanson composée par Paul pour Ringo. McCartney en assure la production et joue notamment de la basse et du piano ; Linda McCartney apparaît aux chœurs, aux côtés d’instrumentistes associés au dernier entourage des Wings.
Laurence Juber intervient à la guitare, Howie Casey au saxophone et Lloyd Green à la pedal steel dans les relevés de personnel. Ringo tient le chant principal et la batterie. Ce groupe ne doit pas être baptisé Wings : Paul travaille sur une commande amicale destinée au disque d’un artiste indépendant. L’album paraîtra en 1981 après d’autres sessions sous plusieurs directions de production.
Les dates 11–21 juillet désignent une fenêtre de studio, non dix jours de batterie vérifiés pour ce seul morceau. Pour le catalogueur, les documents de la session doivent être confrontés au programme final du LP, qui n’inclut que certains résultats des séances françaises. La chanson constitue une contribution d’auteur et de producteur de McCartney, pas une coécriture attribuée à Ringo.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · The Paul McCartney Project : Stop and Smell the Roses, séances de Super Bear.
Étude 27/50 · juillet 1980 ; LP de 1981 · Paul McCartney et Ringo Starr
« Attention » : une deuxième commande de McCartney, un autre master
Rôle à retenir : McCartney compositeur et producteur ; Ringo interprète. État documentaire : crédits publiés.
« Attention » est la deuxième composition nouvelle que Paul McCartney destine au disque de Ringo dans les séances de Super Bear. Elle figure en quatrième position sur Stop And Smell The Roses. Le personnel de ce groupe de prises associe Paul à la basse, au piano et à la production, Linda McCartney aux chœurs, et plusieurs partenaires de studio tels que Laurence Juber, Howie Casey et Lloyd Green.
Le master ne doit pas être considéré comme une version de « Private Property » parce que les deux chansons partagent auteur, producteur, lieu et musiciens. Ce sont deux œuvres distinctes, chacune avec son propre droit d’auteur et sa place dans le programme du disque. Ringo est chanteur et batteur dans le projet, non auteur de « Attention ».
Les séances ont aussi permis de travailler « Sure to Fall », reprise de Carl Perkins, et des bandes qui n’ont pas intégré le LP en 1981. Ce contexte est utile pour comprendre la sélection éditoriale. Le disque publié sous le nom de Ringo réunit ensuite les apports d’autres producteurs : recopier la distribution de Super Bear sur l’ensemble des chansons effacerait la logique même du projet.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · The Paul McCartney Project : Stop and Smell the Roses, séances de Super Bear.
Étude 28/50 · août 1980 ; LP de 1981 · Stephen Stills, Michael Stergis et Ringo Starr
« You’ve Got a Nice Way » : Stephen Stills ouvre son propre atelier
Rôle à retenir : Stills coauteur et producteur ; Ringo chanteur et batteur. État documentaire : session identifiée à Devonshire Sound.
Après le séjour français avec McCartney, Ringo rejoint Los Angeles et enregistre « You’ve Got a Nice Way » aux studios Devonshire Sound, entre les 11 et 14 août 1980. Stephen Stills a écrit la chanson avec Michael Stergis et en assure la production. L’équipe comprend notamment Mike Finnigan aux claviers, Stergis à la guitare et Harley Trey Thompson, autour de Ringo au chant et à la batterie.
Cette organisation diffère entièrement des sessions Cherokee avec Ronnie Wood et de celles de Friar Park sous George Harrison. Une compilation de crédits de Stop And Smell The Roses qui réunirait tous ces noms sous chaque titre donnerait l’illusion d’un orchestre permanent. Ici, l’histoire de la chanson passe par le petit groupe organisé par Stills pour une piste particulière.
Un relevé discographique signale une intervention supplémentaire à Cherokee en décembre 1980. Cela n’autorise pas à remplacer les dates de prises de base par le jour d’un overdub éventuel. L’article maintient une session initiale, un travail de finition puis la publication de 1981, sans transformer chaque opération technique en nouvel enregistrement autonome.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références.
Étude 29/50 · novembre 1980 ; LP de 1981 · Ringo Starr et George Harrison
« You Belong to Me » : George Harrison produit un standard, il ne l’écrit pas
Rôle à retenir : Harrison producteur et guitariste ; Ringo chant et batterie. État documentaire : personnel détaillé par piste.
À Friar Park, Harrison produit pour Ringo une reprise de « You Belong to Me », classique américain du début des années 1950 crédité à Chilton Price, Pee Wee King et Redd Stewart. L’enregistrement appartient aux séances des 19–25 novembre 1980 et paraît l’année suivante sur Stop And Smell The Roses. La contribution de Harrison est celle d’un producteur, guitariste et choriste, pas d’un auteur de la chanson.
Ringo enregistre le chant principal et la batterie. Herbie Flowers apporte basse et tuba ; Ray Cooper participe au piano, aux percussions, au vocoder et aux chœurs. La liste ne doit pas être assimilée à celle de « Wrack My Brain », autre production Harrison du même disque. Des musiciens peuvent changer même lorsque le studio et le responsable de réalisation sont identiques.
Le titre est un exemple majeur pour la méthode du dossier : une composition antérieure à la carrière des Beatles fait l’objet d’une nouvelle interprétation par Ringo, produite par un autre ex-Beatle. Les artistes à l’origine des succès des années 1950 n’ont pas nécessairement participé à cette prise. Les crédits de 1981 restent ceux du master de Friar Park.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Qobuz : Stop and Smell the Roses, programme et crédits d’œuvres.
Étude 30/50 · 14 avril 1987 selon la sessionographie ; non publié · Bob Dylan, Ringo Starr et Chips Moman
Bob Dylan à Memphis : le titre inédit « Wish I Know Now What I Knew Then »
Rôle à retenir : Dylan voix et harmonica ; Ringo voix et batterie signalées. État documentaire : archive non publiée, date et intitulé discutés.
Ringo entreprend en 1987 un album à Memphis avec le producteur Chips Moman, au Three Alarm Studio. Le projet est enregistré mais demeure inédit à la suite de désaccords sur sa qualité et son exploitation. Une sessionographie de Bob Dylan établie par Olof Björner identifie une rencontre le 14 avril autour d’un titre transcrit « Wish I Know Now What I Knew Then », associant Dylan au chant et à l’harmonica, Ringo au chant et à la batterie.
D’autres récits donnent la date du 29 avril et une graphie différente, « I Wish I Knew Now (What I Knew Then) ». Il faut garder ces variantes comme telles : aucun LP commercial original ne permet de trancher à partir d’une pochette ou d’un crédit de master. Les pièces de presse concernant le conflit avec Moman prouvent l’existence du projet mais ne suffisent pas à confirmer tous les instruments de cette chanson.
Le cas est enregistré comme collaboration de séance non publiée, non comme album de Ringo sorti en 1987 et non comme titre de Dylan commercialisé cette année-là. Il ne doit pas être confondu avec les bandes de Bob Dylan enregistrées en 1981 pour Shot of Love, documentées dans la précédente passe. Deux rencontres, deux contextes et deux niveaux d’archives doivent rester séparés.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références.
↑ Retour aux dix lots · Table analytique
Lot 7/10 — Paroles, Anthology et nouvelles coécritures (1993–2003)
Cinq dossiers ; études 31 à 35. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 31/50 · 1993 · Paul Shaffer et les Party Boys of Rock ’n’ Roll
The World’s Most Dangerous Party : Ringo parmi les voix de la fête
Rôle à retenir : apparition parlée ; batterie non démontrée. État documentaire : crédit général à qualifier.
Le disque The World’s Most Dangerous Party, publié par Paul Shaffer en 1993, reconstitue l’ambiance d’une grande soirée rock entourée de musiciens célèbres. Todd Rundgren participe à la production. Ringo Starr figure parmi les invités, ce qui a conduit plusieurs inventaires à le ranger dans les participations instrumentales de l’ancien Beatle. Mais les crédits disponibles ne désignent pas une chanson précise où il tiendrait la batterie.
Les analyses du déroulement de l’album situent plutôt une intervention parlée de Ringo entre « Burning Down the House » et « Mysterious Ways ». La présence vocale aide à fabriquer l’illusion de la fête, au milieu des transitions et présentations. Elle ne doit pas devenir une séance de batterie simplement parce que l’invité est connu comme batteur.
Cette pièce représente une contribution phonographique de nature théâtrale. La colonne « fonction » de l’encyclopédie doit donc indiquer parole ou apparition, non batterie. Le fait que les titres de Talking Heads et U2 soient utilisés dans le programme ne signifie pas que Starr joue sur leurs enregistrements originaux, ni que les deux groupes participent à ce disque avec lui.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références.
Étude 32/50 · démo 1977 ; nouvelles prises 1994 ; single 1995 · John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr
« Free as a Bird » : un enregistrement de Lennon achevé par les trois Beatles survivants
Rôle à retenir : Ringo batterie et voix nouvelles ; production collective avec Jeff Lynne. État documentaire : archives officielles Beatles.
Pour The Beatles Anthology, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr reprennent une maquette domestique enregistrée par John Lennon au Dakota en 1977. À partir de février 1994, ils enregistrent de nouvelles parties sous la direction de Jeff Lynne, aux côtés de leurs propres contributions de production. Le résultat devient « Free as a Bird », publié en single en décembre 1995.
Ringo assure une batterie et des éléments vocaux dans la version achevée. Paul apporte notamment basse et claviers ; George contribue aux guitares et à la voix ; la bande de Lennon reste à la base de l’œuvre. Il ne s’agit pas d’une réunion de quatre musiciens physiquement présents en 1994 : l’un des membres est représenté par une prise d’archive datant d’avant sa mort.
L’édition Anthology de 2025 apporte de nouveaux mixages de Jeff Lynne, avec une séparation améliorée de la voix de Lennon. Cette étape de restauration ne doit pas être datée comme une troisième session originale des Beatles. Les niveaux de preuve sont exceptionnels : archives d’Apple Corps, film restauré et documentation des sorties de 1995 et 2025 permettent de suivre la chanson de la cassette au master publié.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Apple Corps : Anthology 2025, historique des trois singles achevés.
Étude 33/50 · démo 1979–1980 ; production 1995 ; sortie 1996 · The Beatles et Jeff Lynne
« Real Love » : Lennon en 1980, Ringo au studio en 1995
Rôle à retenir : batterie ajoutée par Ringo au nouveau master. État documentaire : catalogue officiel Beatles.
Après « Free as a Bird », les trois Beatles survivants travaillent sur « Real Love », autre chanson inachevée laissée par John Lennon. Les sources indiquent que la base vocale et instrumentale provient de maquettes réalisées autour de 1979–1980, puis que McCartney, Harrison et Starr effectuent de nouvelles prises en 1995. Le disque est publié en single en mars 1996 et inséré dans Anthology 2.
La batterie de Ringo est enregistrée pour la production achevée, réalisée avec Jeff Lynne. Ce rôle ne transforme pas rétroactivement Lennon en participant aux séances de 1995 ; il reste auteur et interprète de la bande source. Les interventions des autres Beatles sont nouvelles, tandis que la composition était déjà conçue avant le décès de Lennon.
Le titre apparaît également dans de nouvelles configurations discographiques, notamment les mixages 2025 d’Anthology. La chronologie doit donc conserver séparément le travail domestique de Lennon, la production collective de 1995, la sortie de 1996 et la restauration récente. Mélanger ces étapes fausserait la sessionographie, les crédits de master et parfois les données d’auteur.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Apple Corps : Anthology 2025, historique des trois singles achevés.
Étude 34/50 · écriture avant 2000 ; sorties 2000–2023 · John Wetton
« Real World » : Ringo et John Wetton composent à la guitare, puis les archives parlent
Rôle à retenir : coécriture de Ringo ; batterie du master commercial non établie. État documentaire : témoignage direct du coauteur.
Le chanteur, bassiste et compositeur John Wetton, passé par King Crimson et Asia, publie « Real World » sur Welcome to Heaven au Japon en 2000, album ensuite connu en Europe sous le titre Sinister. Ringo Starr figure au crédit d’écriture. Wetton explique lui-même dans un entretien que la chanson s’est esquissée alors que les deux hommes se retrouvaient ensemble et qu’il avait pris une guitare acoustique.
Cette origine de composition n’autorise pas à créditer automatiquement à Ringo la batterie du master commercial. Le rôle certain est celui de coauteur ; des éditions d’archives ultérieures évoquent une version intitulée « Real World – John and Ringo », qui doit être étudiée séparément du disque original. Le fait de nommer les deux artistes dans un titre d’archive ne suffit pas à établir toute sa distribution instrumentale.
Le dossier distingue ainsi trois niveaux : composition partagée, master de Wetton publié autour de 2000, et variante de session retrouvée bien plus tard. La date de commercialisation d’une archive n’est pas forcément celle de son enregistrement. Cette notice complète l’approche traditionnelle de la carrière de Ringo, qui ne se résume pas aux parties de batterie recensées sur les disques d’autrui.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · DMME : entretien avec John Wetton sur la composition de « Real World ».
Étude 35/50 · 2003 · Liam Lynch
« Try Me » : une deuxième vraie batterie sur Fake Songs de Liam Lynch
Rôle à retenir : batterie de Ringo. État documentaire : crédit de piste du CD.
Liam Lynch publie Fake Songs en 2003, disque associant chansons pop, humour et détournements de codes du rock. Ringo Starr y tient la batterie sur deux titres identifiés : « Cuz You Do », déjà examiné dans la sixième passe, et « Try Me », qui occupe la seizième plage du CD. Cette dernière est une composition de Lynch, responsable également du chant et de la production.
La participation ne se transmet pas aux dix-huit chansons du programme. Elle est individualisée sur la nouvelle version de « Try Me » choisie pour Fake Songs. Le morceau existait dans le répertoire de Lynch avant ce disque, ce qui impose de ne pas replacer rétroactivement Ringo sur toutes les occurrences du titre ou sur une maquette antérieure.
Les contenus audiovisuels et éditions parallèles peuvent évoquer les mêmes chansons, mais ne prouvent pas à eux seuls une nouvelle séance de batterie. L’originalité de cette collaboration tient aussi au décalage entre le statut de Ringo, musicien historique des Beatles, et un projet indépendant qui détourne les genres contemporains. Le crédit de master prime sur l’anecdote médiatique.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références.
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Lot 8/10 — Des grands aînés du rock aux nouvelles reprises (2010–2018)
Cinq dossiers ; études 36 à 40. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 36/50 · 2010 · Jerry Lee Lewis
« Roll Over Beethoven » : Jerry Lee Lewis, deux batteurs et Chuck Berry
Rôle à retenir : Ringo chant et batterie ; Jim Keltner autre batterie. État documentaire : crédits de programme.
Sur Mean Old Man, Jerry Lee Lewis reprend « Roll Over Beethoven », œuvre de Chuck Berry. Ringo Starr rejoint le pianiste au chant et à la batterie selon les relevés de l’édition, avec Jim Keltner sur une autre partie de batterie. La réunion ne doit pas être confondue avec « Sweet Little Sixteen », chanson également écrite par Berry, que Lewis et Ringo avaient enregistrée ensemble en 2006 sous une distribution différente.
Cette reprise est une collaboration instrumentale et vocale, non une œuvre composée par Ringo. Jerry Lee demeure l’artiste principal du disque et le responsable musical autour du piano. L’assemblage de deux batteries ne permet pas de décider que l’un des exécutants a enregistré la prise de base et l’autre un overdub sans feuille de session corroborante.
Mean Old Man existe en éditions de longueur différente. Une position de piste variable n’établit ni un remix ni une nouvelle version à elle seule. La notice renvoie donc au master de « Roll Over Beethoven » avec ses interprètes, puis distingue les formats de 2010 et le duo de 2006. Le catalogue de Chuck Berry reste le niveau de l’œuvre originale.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Site officiel Jerry Lee Lewis : Mean Old Man, programme 2010.
Étude 37/50 · 2010 · Gary Wright
« Satisfied » : Gary Wright retrouve Ringo et les guitaristes Joe Walsh et Jeff Baxter
Rôle à retenir : batterie de Ringo. État documentaire : crédit individualisé du single et de l’album.
Gary Wright ouvre l’album Connected en 2010 par « Satisfied », écrit avec Bobby Hart. Cette production personnelle du claviériste s’appuie sur une batterie de Ringo Starr, un solo de guitare de Joe Walsh et une guitare rythmique de Jeff « Skunk » Baxter. Valerie Pinkston et Lisa Vaughn interviennent aux chœurs, tandis que Wright cumule le chant, les claviers et la basse synthétique.
Il faut distinguer la responsabilité de production de Wright du rôle d’instrumentiste de Ringo. La composition revient à Wright et Hart : la présence d’anciens musiciens des Beatles et de leurs proches n’instaure pas un crédit collectif d’écriture. L’enregistrement renvoie aussi à une longue histoire de fréquentation de Wright dans l’entourage de George Harrison et des All-Starr Bands.
Les annonces promotionnelles de 2010 localisent le crédit de batterie sur « Satisfied », et non sur chaque titre de Connected. La précision de cette identification protège le catalogue contre l’effet de la liste globale des invités. Les rééditions ou services de streaming doivent conserver les mêmes auteurs et le même master tant qu’aucune nouvelle prise n’est documentée.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Apple Music : Gary Wright, Connected, crédits de « Satisfied ».
Étude 38/50 · 2017 · Jon Stevens
« One Way Street » : Jon Stevens et Dave Stewart sollicitent Ringo
Rôle à retenir : batterie de Ringo sur Starlight. État documentaire : communiqué officiel de l’artiste.
Jon Stevens, chanteur lié à Noiseworks et aux Dead Daisies, réalise Starlight avec Dave Stewart. Publié en mars 2017, l’album contient en huitième position « One Way Street », une ballade où Ringo Starr joue la batterie. Le site officiel de Stevens attribue directement cette intervention, ce qui est plus précis qu’une simple liste de célébrités présentes sur le disque.
La présence de Stewart renvoie aux métiers d’auteur et de producteur ; l’instrument de Ringo doit rester attaché à cette chanson. Stevens a raconté les circonstances de la rencontre et de la proposition d’enregistrement dans des entretiens liés à la sortie. Aucune de ces sources ne fait du morceau un album commun des trois musiciens.
La date de publication du disque est une information ferme, mais la journée exacte de l’enregistrement de la batterie demande un document de studio séparé. La fiche distingue la source directe de l’artiste, le programme de onze chansons et les propos promotionnels. Elle souligne également la capacité de Ringo à participer à des disques de musiciens issus de scènes géographiques éloignées de Liverpool.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Discogs : Jon Stevens, Starlight, livret et crédit de « One Way Street ».
Étude 39/50 · 2018 · Ringo Starr sur un hommage à Roger Miller
« Hey, Would You Hold It Down? » : Roger Miller chanté par Ringo
Rôle à retenir : Ringo chanteur invité, sans attribution automatique de batterie. État documentaire : programme de l’album hommage.
King of the Road: A Tribute to Roger Miller, publié en 2018, réunit de nombreux artistes autour de l’œuvre du compositeur country. Ringo choisit « Hey, Would You Hold It Down? », chanson moins attendue que les succès « King of the Road » ou « Dang Me ». L’album est conçu comme un hommage collectif, mais chaque interprète enregistre son propre titre, sans former nécessairement un groupe unique.
Ringo apparaît comme chanteur de cette reprise. Le choix souligne sa fidélité à l’humour du répertoire country et aux musiques américaines qu’il affectionne depuis les années 1960. Le projet est supervisé notamment par Dean Miller, fils du musicien honoré, ce qui établit un lien direct avec le catalogue familial. La présence d’autres vedettes dans le coffret ne doit pas être recopiée comme personnel de ce master.
La composition est de Roger Miller ; la version de Ringo date du projet publié en 2018. Sans crédit individuel corroborant une prestation de batterie, il serait abusif de ranger le titre parmi les batteries invitées. Il s’agit d’abord d’une collaboration d’interprétation et de mémoire discographique, à distinguer des duos enregistrés en studio avec un partenaire présent au micro.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Shore Fire Media : King of the Road, album hommage à Roger Miller.
Étude 40/50 · 2017 · Sheila E.
« Come Together / Revolution » : Sheila E. et Ringo rejouent Lennon
Rôle à retenir : batterie invitée de Ringo. État documentaire : crédits de l’album Iconic.
Sur Iconic: Message 4 America, Sheila E. associe deux chansons des Beatles dans un même montage : « Come Together » et « Revolution ». Ringo participe à la batterie de cette version de 2017. La rencontre rapproche le jeu du batteur originel des Beatles du travail rythmique d’une percussionniste, chanteuse et productrice façonnée par la scène funk et son expérience auprès de Prince.
L’association n’est pas un nouveau master des Beatles, mais une réinterprétation contemporaine produite dans le cadre du projet de Sheila E. Les droits d’auteur demeurent ceux du répertoire Lennon–McCartney, dont l’interprétation est réorganisée. Il faut résister à la tentation de distribuer une seule attribution de batterie sur les deux masters originaux des Beatles à partir de la reprise de 2017.
Le montage en medley est un objet discographique spécifique : deux œuvres intégrées à un enregistrement nouveau. L’album revendique un contexte d’expression politique et sociale pour plusieurs de ses reprises. L’article note cette démarche sans assimiler automatiquement Ringo à l’ensemble des positions de l’album, ni lui attribuer un rôle de producteur principal que les crédits ne documentent pas.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Modern Drummer : entretien direct avec Sheila E. sur la séance de « Come Together ».
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Lot 9/10 — Blues, studio à distance et solidarités (2020–2022)
Cinq dossiers ; études 41 à 45. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 41/50 · 2020 · Ray Wylie Hubbard
« Bad Trick » : Ringo, Don Was et Joe Walsh chez Ray Wylie Hubbard
Rôle à retenir : Ringo à la batterie ; Don Was basse ; Joe Walsh guitare. État documentaire : crédits Apple Music par piste.
Sur Co-Starring, Ray Wylie Hubbard réunit pour « Bad Trick » une formation très précisément créditée : Ringo Starr à la batterie, Don Was à la basse, Joe Walsh à la guitare électrique et Chris Robinson au chant, aux côtés de l’auteur-interprète texan. Le titre paraît en 2020 et illustre la pratique récente des enregistrements répartis entre plusieurs studios, avec les contributions recueillies puis assemblées par l’équipe de production.
Les crédits individualisés d’Apple Music nomment Ray Wylie Hubbard et Judy Hubbard à la composition, ainsi que Pat Manske au travail de prise et de mixage, Bruce Sugar parmi les ingénieurs. Ringo n’est ni le principal chanteur ni le coauteur du morceau ; sa contribution est instrumentale et localisée. La présence de Joe Walsh est celle d’un guitariste invité, pas d’un partenaire de groupe permanent.
Ce cas doit être lu avec « Ride or Die », enregistré deux ans plus tard pour un autre album de Hubbard. Sur « Bad Trick », Starr joue la batterie ; sur l’autre titre, les relevés par piste lui attribuent le tambourin. Les catalogues qui résument les deux disques sous un unique crédit « drums » ou « percussion » effacent une différence discographique essentielle.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Apple Music : Ray Wylie Hubbard, personnel de « Bad Trick ».
Étude 42/50 · 2022 · Ray Wylie Hubbard et invités
« Ride or Die (Montar o Morir) » : Ringo au tambourin, Pat Manske à la batterie
Rôle à retenir : tambourin de Ringo ; batterie de Pat Manske. État documentaire : crédits détaillés par piste.
La dixième chanson de Co-Starring Too réunit Ray Wylie Hubbard, Ann Wilson, Eliza Gilkyson, Steve Lukather et Lucas Hubbard. Ringo Starr figure également parmi les invités, mais les crédits de l’édition ne lui attribuent pas la batterie : celle-ci revient à Pat Manske, tandis que Ringo est signalé au tambourin. Le projet paraît en mars 2022, après Co-Starring, et ne correspond donc pas à une réutilisation automatique des prises de 2020.
Le disque est construit autour d’interventions de musiciens enregistrées dans des lieux différents. Bruce Sugar est crédité pour l’enregistrement de Steve Lukather et de Ringo, un détail qui explique leur proximité technique sans impliquer qu’ils aient joué ensemble dans une même pièce. La production du programme reste portée par Hubbard et son équipe.
Une grande liste numérique peut présenter Ringo comme batteur de « Ride or Die » en recopiant le rôle plus connu sur « Bad Trick ». L’étude s’appuie donc sur les personnels individuels du livret et des bases répercutant ses crédits, qui font de Manske le batteur. Il faut distinguer la fonction, le titre, l’année et la provenance des pistes avant de calculer les collaborations.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Sessiondays : Co-Starring Too, tambourin de Ringo et batterie de Pat Manske.
Étude 43/50 · single 2020 ; album 2021 · Steve Lukather
« Run to Me » : Steve Lukather enregistre avec son chef d’orchestre All-Starr
Rôle à retenir : Ringo à la batterie et au tambourin, prise additionnelle par Bruce Sugar. État documentaire : site officiel de Steve Lukather.
Steve Lukather publie « Run to Me » en 2020 avant de l’intégrer à I Found the Sun Again en 2021. Le morceau est composé avec David Paich et Joseph Williams, lequel participe à la coproduction et aux arrangements. Ringo Starr est invité à la batterie, avec une contribution de percussion mentionnée dans les relevés détaillés. L’accompagnement comprend aussi John Pierce à la basse et des partenaires du cercle de Toto.
La page officielle de Lukather précise que des enregistrements supplémentaires sont réalisés dans le studio personnel de Ringo par Bruce Sugar. Elle confirme également la présence de Starr dans la vidéo du titre. Le clip et le master sonore sont liés mais ne doivent pas être confondus : une scène filmée peut donner une image de la performance sans documenter à elle seule les prises retenues.
Lukather explique avoir voulu une chanson portée par un message de réconfort dans le climat de 2020. Ringo est ici le partenaire artistique d’un guitariste qui joue depuis des années dans ses All-Starr Bands ; l’invitation inverse les rôles habituels. La date du single et celle de l’album doivent rester séparées dans la discographie sans multiplier le nombre de masters.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Steve Lukather : I Found the Sun Again, notes du disque et « Run to Me ».
Étude 44/50 · 2022 · Edgar Winter, Michael McDonald et Joe Walsh
« Stranger » : Edgar Winter confie une unique batterie de Brother Johnny à Ringo
Rôle à retenir : batterie de Ringo sur la sixième plage. État documentaire : livret original publié par Edgar Winter.
Brother Johnny est l’album hommage qu’Edgar Winter consacre à son frère Johnny, disparu en 2014. En 2022, le musicien réunit de nombreux invités, mais son propre livret est sans ambiguïté : Gregg Bissonette joue sur presque tout le disque, sauf « Stranger », dont la batterie est enregistrée par Ringo Starr. Michael McDonald chante, Joe Walsh assure la guitare solo et Edgar tient piano, mellotron et synthétiseur.
Tim Pierce ajoute des guitares, Bob Glaub la basse et Kenny Aronoff des percussions. La présence de ce dernier ne change pas l’attribution de la batterie principale. Ringo n’est ni le chanteur ni le producteur principal ; il participe à l’hommage par son instrument, après avoir accueilli Edgar Winter dans plusieurs formations All-Starr depuis les années 2000.
Le livret officiel accessible sur le site d’Edgar Winter est une source de premier ordre : il distingue explicitement l’exception « Stranger » du reste des batteries. Copier la liste générale des invités du disque conduirait au contraire à attribuer Ringo à des titres où il ne joue pas. La publication du visualizer de la chanson est une présentation ultérieure du même master, pas une nouvelle séance.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Edgar Winter : livret original de Brother Johnny et personnel de « Stranger ».
Étude 45/50 · 2022 · Alan Darby
« Deep in the Heart of Me » : Alan Darby et une batterie au service d’une cause
Rôle à retenir : batterie de Ringo sur l’ouverture de Rolling Man. État documentaire : crédits de l’édition CDr.
Sur Rolling Man, Alan Darby réunit plusieurs invités associés au rock britannique et à la scène blues. Le programme, proposé en 2022 dans un contexte de soutien à Turn Up For Recovery, s’ouvre sur « Deep in the Heart of Me ». Le relevé de l’édition physique identifie Ringo à la batterie de cette première plage, avec Marcus Cliffe à la basse, Rick Krieve et Peter-John Vettese parmi les accompagnateurs.
La chanson est cosignée par Darby et Billy Lawrie. Ringo y est un instrumentiste invité, non un auteur ni le batteur de l’ensemble des autres titres. Le disque comporte plusieurs batteurs et chanteurs selon les plages, dont Bonnie Raitt et Lulu sur d’autres morceaux. Les reconstitutions qui reportent les artistes invités sur toutes les chansons sont donc historiquement fautives.
Une mention de tambourin apparaît dans des discographies récapitulatives, mais le crédit individualisé le mieux localisé reste la batterie de la piste 1. Cette nuance doit être conservée jusqu’à vérification de la feuille d’enregistrement. L’étude associe enfin la sortie physique et la campagne caritative sans inventer une prestation collective réunissant tous les artistes dans un même studio.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Relevé du disque Rolling Man d’Alan Darby (2022).
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Lot 10/10 — Liens durables, chanson et fiction (2009–2024)
Cinq dossiers ; études 46 à 50. Les titres ci-dessous sont des objets de référence, non cinq répétitions d’une même formule de crédit.
Étude 46/50 · 2017 · Middleman Burr
« When Ringo Joined the Band » : Gary Burr documente son invité, au-delà du titre-clin d’œil
Rôle à retenir : batterie de Ringo sur l’album MB. État documentaire : catalogue officiel du coauteur Gary Burr.
Middleman Burr réunit les auteurs-compositeurs de Nashville Gary Burr et Georgia Middleman. Sur leur album MB de 2017, la chanson « When Ringo Joined the Band » ne se contente pas de nommer l’ancien Beatle : le catalogue de Gary Burr crédite réellement Ringo Starr à la batterie sur la dixième plage, tandis que Scott Bernard figure parmi les guitaristes du titre.
Cette invitation s’inscrit dans une relation de longue durée. Burr a participé aux équipes de composition et d’enregistrement de Ringo, notamment autour des Roundheads ; le duo Middleman Burr l’accueille ici à l’inverse sur son propre projet. D’autres musiciens, comme Simon Kirke, apparaissent sur le disque, mais pas nécessairement sur le même master.
Certaines présentations numériques ont montré un programme de neuf titres alors que le catalogue des auteurs répertorie une dixième chanson. Une telle discordance de liste ne permet pas d’effacer l’intervention de Ringo ni de lui attribuer une autre piste arbitrairement. Le relevé primaire de Gary Burr, confronté aux supports de MB, sert de référence pour la position et la fonction.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Discogs : Middleman Burr, MB, personnel des titres.
Étude 47/50 · reprise publiée vers 2009–2010 · Mark Hudson
« So You Are a Star » : Mark Hudson réenregistre son ancien succès avec Ringo
Rôle à retenir : batterie de Ringo sur une nouvelle version. État documentaire : témoignage direct de Mark Hudson.
« So You Are a Star » est d’abord un titre associé aux Hudson Brothers dans les années 1970, bien avant la longue collaboration de Mark Hudson avec Ringo Starr. Lorsqu’Hudson en donne une nouvelle interprétation sur son album solo The Artist, il invite le batteur à participer à l’enregistrement. L’information repose sur les déclarations de Hudson lui-même et concerne cette version tardive.
De la fin des années 1990 aux sessions ayant conduit à Liverpool 8, Hudson a été producteur, arrangeur et coauteur dans l’environnement discographique de Ringo. La reprise de son propre ancien succès inverse ces rôles : Starr fournit une batterie au disque personnel de Hudson, qui devient l’artiste principal. Cette continuité n’efface pas les changements de responsabilité artistique.
Les éditions donnent des repères voisins de 2009 et 2010 pour The Artist ; sans comparaison complète des pressages, la notice conserve cette fenêtre plutôt que de décréter un jour unique. Surtout, Ringo ne joue pas sur le disque original des Hudson Brothers des années 1970 : il apparaît sur le nouvel enregistrement de Hudson. Les deux masters doivent avoir des entrées distinctes.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références.
Étude 48/50 · 2023 · Nils Lofgren
« We Better Find It » : Ringo prête sa voix à Nils Lofgren
Rôle à retenir : voix invitée ; batterie de Ringo non attestée sur ce titre. État documentaire : crédit de piste de Mountains.
Mountains, publié par Nils Lofgren en 2023, accueille Ringo sur plusieurs titres, mais les fonctions ne sont pas identiques. La précédente passe examinait « Ain’t the Truth Enough », sur lequel il intervient à la batterie. « We Better Find It » documente une contribution vocale, aux côtés de Lofgren, auteur et interprète principal de la chanson.
La rencontre prolonge une relation ancienne, commencée au moins à l’époque de « Walkin’ Nerve » et « Bein’ Angry » au début des années 1990. Cette continuité ne permet cependant pas de reproduire un crédit global « chant et batterie » sur chaque morceau de Mountains. La notice de « We Better Find It » reste celle d’une voix invitée, sans nouvel overdub de fûts affirmé.
Le support paru en 2023 peut être proposé sous différents formats, sans changement de personnel à déduire de leur existence. L’étude distingue le créateur de l’œuvre, la voix principale, les interventions de Ringo et les autres crédits de la piste. Elle offre ainsi l’exemple inverse de « Ain’t the Truth Enough » : même album et même amitié, mais autre chanson et autre rôle.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Reproduction des crédits de Mountains de Nils Lofgren (2023).
Étude 49/50 · 2024 · Graham Gouldman
« Couldn’t Love You More » : Graham Gouldman et la seconde batterie en quatre ans
Rôle à retenir : batterie de Ringo sur I Have Notes. État documentaire : discographie de l’artiste et crédits de piste.
Graham Gouldman publie I Have Notes en 2024, dont « Couldn’t Love You More » figure en sixième position. Ringo Starr y tient la batterie. Le titre est cosigné par Gouldman et Phil Thornalley, tous deux également crédités à la production par les métadonnées de l’édition Lojinx. Son inspiration librement teintée des Beatles ne fait ni de l’œuvre une composition Lennon–McCartney, ni de l’enregistrement un master des Beatles.
Quatre ans auparavant, les deux musiciens avaient collaboré sur « Standing Next to Me », publié dans Modesty Forbids et étudié lors de la septième passe. Les deux œuvres relèvent de deux albums et de deux périodes. On peut donc décrire une relation suivie sans fusionner les masters ni leur attribuer automatiquement les mêmes instruments ou producteurs.
Le crédit de batterie repose sur le dossier de l’album et les relevés spécialisés, mais la répartition complète des autres musiciens doit être contrôlée sur le livret physique avant d’être fixée. L’article n’ajoute aucun guitariste ou ingénieur par supposition. La démarche respecte les frontières de l’encyclopédie : les liens historiques sont signalés, les rôles individuels restent vérifiables.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · Qobuz : Graham Gouldman, I Have Notes, « Couldn’t Love You More ».
Étude 50/50 · enregistrement 2022 ; série et album 2023 · The Electric Mayhem / The Muppets Mayhem
« We Are One » : Ringo fournit la batterie réelle du groupe fictif des Muppets
Rôle à retenir : batterie de Ringo ; prise de Bruce Sugar. État documentaire : crédits de bande originale et témoignage de l’équipe.
Dans The Muppets Mayhem, série diffusée en 2023, Dr. Teeth et l’Electric Mayhem jouent dans un groupe fictif dont Animal est le fameux batteur. La bande originale possède pourtant de vrais musiciens de studio. Sur « We Are One », composition originale de Linda Perry, les crédits identifient Ringo Starr à la batterie, avec Bruce Sugar chargé de l’enregistrement de sa partie.
La chanson associe notamment Billy Mohler à la basse, Joshua Ray Gooch à la guitare et des arrangements de cuivres adaptés à l’univers musical du groupe. Des membres de l’équipe de la série ont confirmé lors d’un entretien consacré au programme que Ringo avait joué sur le titre, malgré l’absence de l’artiste à l’écran dans la scène concernée. La fiction et l’enregistrement sont deux couches d’attribution différentes.
Ringo ne prête pas nécessairement sa voix au personnage d’Animal et ne doit pas être présenté comme acteur d’un épisode à partir de ce seul crédit sonore. L’œuvre appartient à Linda Perry, tandis que le master de la bande originale conserve les vrais instrumentistes. Cet exemple apporte une forme récente de collaboration artistique où une batterie enregistrée pour des personnages imaginaires reste une prestation discographique bien réelle.
Contrôle et poursuite de l’enquête : monographie Yellow-Sub avec les crédits et références · The Muppets Mayhem, propos de l’équipe sur la batterie de Ringo.
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Documents et sources de contrôle
Les 32 références suivantes réunissent catalogues d’artistes, fiches de l’éditeur musical, entretiens directs, notes de pochette reproduites et sessionographies spécialisées. Elles sont citées comme documents de contrôle, avec des statuts probatoires différents : le personnel d’un master publié ne se déduit pas d’une simple chronique, et les dates d’enregistrement doivent être séparées des rééditions.
- Jackie Lomax, « Sour Milk Sea » : chronologie EMI, 26 juin 1968.
- Leon Russell : répertoire des séances de 1969–1970, Rolling Stones Complete Works.
- Felix Aeppli : Mick Jagger, Leon Russell et « Get a Line on You » (PDF).
- Omnivore Recordings : Bobby Hatfield, Stay With Me, édition d’archives 2020.
- JohnLennon.com : crédits détaillés de Yoko Ono/Plastic Ono Band (2016).
- JohnLennon.com : Plastic Ono Band — The Ultimate Collection et sessions intégrales.
- George Harrison : chronologie officielle de Living in the Material World.
- Catalogue des prises de Lon & Derrek Van Eaton, Sweet Music et Another Thought.
- Qobuz : Stop and Smell the Roses, programme et crédits d’œuvres.
- The Paul McCartney Project : Stop and Smell the Roses, séances de Super Bear.
- Apple Corps : Anthology 2025, historique des trois singles achevés.
- Apple Corps : Free as a Bird, single et production de 1994–1995.
- Apple Corps : Real Love, single des Beatles (1996).
- DMME : entretien avec John Wetton sur la composition de « Real World ».
- Site officiel Jerry Lee Lewis : Mean Old Man, programme 2010.
- Apple Music : Gary Wright, Connected, crédits de « Satisfied ».
- Discogs : Jon Stevens, Starlight, livret et crédit de « One Way Street ».
- Shore Fire Media : King of the Road, album hommage à Roger Miller.
- Apple Music : Ray Wylie Hubbard, personnel de « Bad Trick ».
- Sessiondays : Co-Starring Too, tambourin de Ringo et batterie de Pat Manske.
- Steve Lukather : I Found the Sun Again, notes du disque et « Run to Me ».
- Edgar Winter : livret original de Brother Johnny et personnel de « Stranger ».
- Relevé du disque Rolling Man d’Alan Darby (2022).
- Discogs : Middleman Burr, MB, personnel des titres.
- Qobuz : Graham Gouldman, I Have Notes, « Couldn’t Love You More ».
- The Muppets Mayhem, propos de l’équipe sur la batterie de Ringo.
- Modern Drummer : entretien direct avec Sheila E. sur la séance de « Come Together ».
- Felix Aeppli : personnel et titres du Jerry Lewis Telethon (3 septembre 1979).
- The Beatles Bible : You and Me (Babe), auteurs et personnel de 1973.
- Apple Music : Ringo’s Rotogravure, auteurs et invités (1976).
- Catalogue JPGR : prestation télévisée de Buried Alive.
- Reproduction des crédits de Mountains de Nils Lofgren (2023).
Monographies Yellow-Sub
Chaque étude ci-dessus renvoie à une notice de recherche spécialisée ou à son chapitre de référence. Il s’agit ici de 41 pages internes distinctes, plusieurs reliant plus d’un master du même album. L’encyclopédie évite d’additionner la notice source, la présente synthèse et une édition d’archive comme trois collaborations nouvelles.
Attributions suspendues, corrections et précautions historiographiques
- Billy Preston : les témoignages confirment la participation de Ringo au projet Encouraging Words, mais ne répartissent pas les treize batteries par piste.
- Yoko Ono : les crédits de cinq morceaux du LP nomment Ringo ; « AOS » conserve Edward Blackwell. Le supplément « Something More Abstract » a une date de publication distincte de sa prise.
- George Harrison : les maracas de Ringo sur des essais de « The Light That Has Lighted the World » ne doivent pas être attribuées au master commercial.
- Peter Frampton : « Tried to Love » apparaît dans des relevés divergents ; le crédit doit rester soumis aux documents A&M.
- Téléthon de 1979 : Ringo participe à la batterie avec Willie Wilcox dans la formation décrite par la sessionographie. Les titres filmés partagent une seule soirée.
- Ronnie Wood : le clip de « Buried Alive » et la bande du LP Gimme Some Neck n’utilisent pas les mêmes crédits instrumentaux.
- Memphis, 1987 : le projet Chips Moman–Ringo avec Dylan est une archive non commercialisée, dont la date et le titre apparaissent avec variantes.
- Paul Shaffer : la présence parlée de Ringo sur The World’s Most Dangerous Party ne prouve aucune batterie de studio.
- John Wetton et Nils Lofgren : la coécriture sur « Real World » et la voix de « We Better Find It » ne doivent pas devenir des batteries par recopie d’un personnel d’album.
- Ray Wylie Hubbard : « Bad Trick » — batterie de Ringo ; « Ride or Die » — tambourin de Ringo, batterie de Pat Manske.
- Anthology : l’édition 2025 propose de nouveaux mixages, pas de nouvelles prises originales de John Lennon.
- The Muppets Mayhem : Animal est un personnage fictif ; Ringo joue véritablement sur l’enregistrement sonore de « We Are One ».
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À lire ensuite — dixième passe : 55 études de collaborateurs en onze lots (1969–2026), consacrées à l’identité des arrangeurs, des instrumentistes, des choristes, des producteurs et des ingénieurs. Ce prolongement déplace le regard des masters vers leurs artisans, sans compter les mêmes séances une seconde fois.
Nouvelle livraison (2026) : du neuvième ensemble de 50 études au onzième ensemble de 60 analyses, le dossier distingue désormais systématiquement auteur, master, édition et archive. Onzième passe : 60 études, 12 lots →