← Ringo Starr et George Harrison
Yellow-Sub.net · Sessions Apple 1972 · Album 1973 · Archives 2024
Ringo Starr sur Living in the Material World : trois chansons à deux batteries et des maracas oubliées
Une sessionographie détaillée d’après les bandes et carnets de George Harrison : prises 46, 48 et 49, double batterie avec Jim Keltner, maracas du 6 octobre et exclusions indispensables.
1972 : les trois véritables contributions de Ringo au disque de George
À l’automne 1972, George Harrison revient aux studios Apple de Savile Row pour enregistrer ce qui deviendra Living in the Material World. Le batteur de référence de cette série est Jim Keltner, déjà partenaire de George au Concert for Bangladesh. Ringo Starr intervient également, mais pas sur l’intégralité de l’album. Les crédits détaillés et les reconstitutions de séances confirment la présence des deux batteurs sur trois titres : « The Day the World Gets ‘Round », « Living in the Material World » et « Don’t Let Me Wait Too Long ». Les deux amis ne jouent donc pas seulement à tour de rôle : leur présence simultanée sur ces bandes fait partie de l’architecture rythmique du projet.
Cette distinction est fondamentale pour une encyclopédie des collaborations. Un livret qui énumère « Ringo Starr – drums » et « Jim Keltner – drums » n’indique pas d’emblée le personnel de chaque chanson. Une discographie trop rapide peut attribuer les onze morceaux à Starr, ou au contraire ne conserver qu’un crédit vague sur l’album entier. Les archives de la famille Harrison et les travaux historiques de The Beatles Bible permettent désormais d’établir les journées de travail, les numéros de prise et même les pistes du magnétophone pour les enregistrements essentiels.
Le contexte musical change également par rapport à All Things Must Pass. George cherche souvent une sonorité plus resserrée, dans laquelle la basse de Klaus Voormann, les pianos de Nicky Hopkins, les claviers de Gary Wright et la batterie dessinent les fondements de la chanson. Le résultat n’exclut pas des arrangements riches ou des overdubs tardifs, mais il accorde une autre place à l’interaction de la petite formation. Ringo et Keltner travaillent ainsi sur un disque à la fois personnel, spirituel et étonnamment conscient de son environnement collectif.
4 octobre 1972 : « The Day the World Gets ‘Round », quarante-six prises
La première contribution à considérer est « The Day the World Gets ‘Round », enregistrée le mercredi 4 octobre 1972. L’équipe entreprend 46 prises ; la dernière est désignée comme la meilleure et transférée sur la bande maître. Klaus Voormann apparaît sur la piste 1 du multipiste, les batteries utilisent les pistes 2, 3 et 4, les guitares acoustiques occupent les pistes 5 et 6, les pianos les pistes 7 et 8, tandis que le chant de George est placé sur la piste 10. Les parties de guitare associent Harrison à Pete Ham et Joey Molland de Badfinger, avec la possible participation de Tom Evans sur certaines prises, sans que son rôle individuel soit fixé par les documents publics.
La difficulté du morceau réside en partie dans la gestion des entrées instrumentales. Au début de la séance, la batterie attend la fin du premier couplet. George raccourcit ensuite l’introduction, et à mesure que les prises se succèdent les instruments rejoignent plus tôt le mouvement. Après une longue séquence d’essais, la prise 46 est retenue. Dans cette transformation, le rôle des deux batteries ne se limite pas à fournir un tempo : leur moment d’entrée devient l’un des paramètres de construction de la chanson.
Les notes officielles publiées sur livinginthematerial.world ne détaillent pas dans les extraits librement accessibles quelle piste parmi les trois pistes de batterie appartient exclusivement à Ringo. Les crédits de l’album situent toutefois ce titre parmi les participations de Starr, aux côtés de Keltner. Il faut donc dire deux batteurs crédités, répartition fine à contrôler sur les bandes, plutôt que d’inventer une séparation précise entre grosse caisse, caisse claire et cymbales.
Dans le registre du texte, George revient sur le sort du Bangladesh et l’incapacité des puissants à répondre à la souffrance humaine. Cette préoccupation découle directement de son concert caritatif d’août 1971. L’enregistrement n’est pourtant pas un enregistrement du concert : il s’agit d’un nouveau travail de studio effectué plus d’un an plus tard. Pour Ringo, les deux événements appartiennent à des catégories distinctes, l’une de scène, l’autre discographique.
5 octobre : « Living in the Material World », deux batteries, prise 48
Le lendemain, 5 octobre 1972, Harrison travaille sur la chanson-titre de l’album, initialement désignée « The Material World ». Les sources de studio font état de onze premiers essais qualifiés de répétitions, puis de 51 prises numérotées sur cinq bandes. La prise 48 est jugée la meilleure et devient le master. Il faut donc éviter d’écrire qu’il existe 51 performances intégrales distinctes : la numérotation comprend des tentatives de travail et des départs incomplets.
Les crédits de la piste de base sont précis : Voormann à la basse sur la piste 1 ; Ringo Starr et Jim Keltner aux batteries sur les pistes 2, 3 et 4 ; George à la guitare électrique sur la piste 5 et au chant sur la 10 ; Nicky Hopkins au piano sur les pistes 7 et 8 ; Gary Wright à l’orgue Hammond sur les pistes 11 et 12. Cette répartition est l’une des preuves les plus solides du rôle simultané des deux batteurs. Elle ne prouve toutefois pas que chacune des trois pistes de batterie appartient à un musicien déterminé sans autre donnée.
La chanson possède une dimension autobiographique singulière : George évoque le monde matériel, les relations humaines et son appartenance passée aux Beatles. Une référence à « Richie », surnom de Richard Starkey, se trouve associée dans plusieurs commentaires musicologiques à un accent de batterie. Le voisinage entre l’allusion textuelle et la présence de Ringo dans la formation est particulièrement savoureux. Il reste préférable de parler d’un jeu collectif confirmé plutôt que d’identifier, sans audition des pistes isolées, un unique coup de batterie comme étant nécessairement celui de Starr.
Ce morceau est aussi une démonstration des limites des résumés biographiques. Les deux batteurs interviennent dans une chanson écrite et chantée par George, mais leur prestation ne doit pas être décrite comme un retour des Beatles en studio. C’est une formation post-Beatles distincte, avec Voormann, Hopkins et Wright, enregistrée à Apple Studios sous la direction de Harrison.
6 octobre : Ringo aux maracas sur les essais de « The Light That Has Lighted the World »
La journée du 6 octobre 1972 livre une découverte particulièrement précieuse. Une fois le travail sur la chanson-titre achevé, l’équipe reprend « The Light That Has Lighted the World ». Les notes d’archives, établies par Don Fleming et Richard Radford à partir des bandes originales, signalent que Ringo est présent au début de cette séance et joue des maracas sur la piste 4 pendant quelques improvisations blues assez libres. Il se retire ensuite ; Jim Keltner continue seul à la batterie.
Cette information interdit deux erreurs opposées. Il serait faux d’affirmer que Starr est absent de toute séance consacrée à « The Light That Has Lighted the World », puisque la documentation primaire confirme ses maracas sur les premiers essais. Il serait tout aussi faux de le créditer comme batteur du master retenu, puisque les notes distinguent explicitement son départ et la poursuite du travail avec Keltner. Le morceau final repose sur la prise 34 de cette nouvelle série, désignée « Best ».
La subtilité intéresse directement notre inventaire des instruments de Ringo : les maracas ne doivent pas se fondre dans la rubrique générique « batterie ». Elles représentent une autre fonction musicale et un événement documentaire propre. La ligne correcte est donc : 6 octobre 1972, premiers essais de « The Light That Has Lighted the World », Ringo Starr aux maracas, contribution non attribuable sans réserve au master définitif.
Les archives expliquent en outre les débats sur l’introduction et l’arrangement. Après plusieurs essais, Nicky Hopkins joue seul au piano, puis Gary Wright ajoute l’harmonium avant l’entrée de la section rythmique. Jim Keltner reste le batteur de cette formation finale. Le fait que Ringo ait participé à une poignée d’essais n’autorise pas à lui attribuer les changements d’arrangement qui suivent son départ.
11 octobre : « Don’t Let Me Wait Too Long », deux grosses caisses enregistrées ensemble
La troisième chanson attribuée sans ambiguïté à Starr sur le LP est « Don’t Let Me Wait Too Long », enregistrée le mercredi 11 octobre 1972. La chronologie de The Beatles Bible documente une distribution instrumentale particulièrement éclairante : les grosses caisses de Ringo et de Jim Keltner sont enregistrées ensemble sur la piste 2 ; le reste de leurs batteries est réparti sur les pistes 3 et 4. Voormann occupe la piste 1 à la basse, Pete Ham, Tom Evans et Joey Molland jouent des guitares acoustiques, tandis que Gary Wright et Nicky Hopkins interviennent aux claviers.
La présence de deux grosses caisses sur une même piste de magnétophone prouve le choix d’enregistrer une partie du mouvement des deux batteurs comme un ensemble. Cela ne signifie pas qu’ils frappent à l’unisson pendant toute la chanson. Leurs interventions peuvent différer par les accents, les levées et les timbres. Le document fixe la méthode de captation ; seule une analyse des pistes isolées permettrait de reconstituer chaque figure individuelle sans risque d’erreur.
La séance est longue : 49 prises sont enregistrées, la plupart incomplètes ; la prise 49 est retenue comme master. Les musiciens enregistrent aussi une parenthèse autour de I Can’t Help Myself (Sugar Pie Honey Bunch), le succès des Four Tops. Cet épisode rappelle la culture soul et pop partagée par une formation qui joue des chansons religieuses et introspectives sans renoncer aux plaisirs de la musique populaire.
L’une des grandes forces de ce dossier est de pouvoir relier la chanson publiée au véritable état de sa prise. En 2024, l’équipe Harrison fait paraître « Don’t Let Me Wait Too Long (Take 49; Acoustic Version) ». Ce libellé renvoie au même numéro de prise que le master historique, mais dans une présentation éditoriale différente. Il convient de comparer les notes du coffret avant d’affirmer quelles pistes instrumentales ont été conservées ou mises en sourdine sur cette « Acoustic Version ».
Les autres titres : les exclusions indispensables pour ne pas gonfler le catalogue
L’album comporte plusieurs morceaux sans participation confirmée de Ringo à la batterie du master. « The Lord Loves the One (That Loves the Lord) », entrepris le 2 octobre, possède une batterie documentée de Jim Keltner ; « Sue Me, Sue You Blues », le 3 octobre, utilise également Keltner. « Give Me Love (Give Me Peace on Earth) », enregistré le 9 octobre, crédite Keltner sur les pistes 2 et 3 du magnétophone. La présence de Starr dans le noyau élargi des sessions du disque ne suffit pas à lui attribuer ces prises.
« Be Here Now » est enregistré le 12 octobre dans une séance où, selon les archives Harrison, Ringo et les membres de Badfinger sont absents. Le morceau contient une basse acoustique de Voormann, les batteries de Keltner, la guitare de George, les pianos de Nicky Hopkins et l’harmonium de Gary Wright. La prise 2 est retenue comme master. « Who Can See It », enregistré le lendemain, s’appuie lui aussi sur Keltner, avec de nombreuses prises avant la version choisie.
« That Is All » possède son propre travail de prises les 9 et 10 octobre, avec Keltner à la batterie et la prise 31 de la seconde journée retenue. « Miss O’Dell », enregistrée le 27 octobre, est une formation resserrée Harrison–Voormann–Keltner ; Ringo n’y est pas crédité. Ces exclusions sont aussi importantes que les contributions positives : elles empêchent la contamination d’un album entier par un crédit de personnel global.
« Try Some, Buy Some » : une ancienne bande de Ronnie Spector
Un dernier piège concerne « Try Some, Buy Some ». La chanson est issue de sessions de février 1971 destinées au projet d’album de Ronnie Spector, dont une version a paru en single Apple. Les archives Harrison indiquent que le master a été copié sur un seize-pistes le 5 mars 1971, puis transféré à nouveau en octobre 1972 pour l’album de George. Le 24 octobre 1972, l’équipe adapte le plan des pistes du multipiste à sa manière de travailler sur Living in the Material World.
Le batteur associé aux enregistrements de Try Some, Buy Some est Jim Gordon, non Starr. Relever le nom de Ringo parmi les musiciens de l’album de 1973 et l’associer automatiquement à cette chanson constituerait donc une erreur double : d’attribution instrumentale et de datation. Il faut conserver le lien avec la session Ronnie Spector de 1971 ainsi que les générations successives de bandes, sans transformer chaque copie en séance nouvelle.
La méthode utilisée pour « Try Some, Buy Some » rappelle que certaines chansons de l’album ne proviennent pas de la même fenêtre de séances. Les tableaux qui attribuent en bloc le disque à octobre 1972 sont pratiques pour la lecture générale mais trompeurs lorsqu’il s’agit de reconstruire un catalogue de prestations individuelles.
2024 : mixes modernes, versions alternatives et la bande retrouvée de « Sunshine Life For Me »
En novembre 2024, une édition anniversaire supervisée par Olivia et Dhani Harrison apporte un nouveau mixage de Paul Hicks et une sélection d’archives. Le premier disque reprend les onze chansons de l’album original dans de nouvelles versions sonores. Le second rassemble des prises anciennes, dont « Living in the Material World (Take 31) », « Don’t Let Me Wait Too Long (Take 49; Acoustic Version) » et « The Day the World Gets ‘Round (Take 22; Acoustic Version) ». Le 2024 Mix d’un master de 1972 ne constitue pas une séance d’enregistrement de 2024.
La super deluxe contient également une surprise spécialement importante pour Ringo : un 45-tours de « Sunshine Life For Me (Sail Away Raymond) », chanson écrite par George pour l’album Ringo de 1973, avec le chant-guide de Harrison et un ensemble comprenant les membres de The Band. Le support ajoute une version instrumentale en face B. Cette bande est une archive de mars 1973, rendue publique en 2024, non une nouvelle intervention enregistrée un demi-siècle plus tard. Une étude distincte est nécessaire pour éviter de fusionner cette prise avec la version chantée par Starr sur son album.
Dans le coffret super deluxe, cette bande figure sur un 45-tours exclusif ; les programmes des autres éditions ne sont pas strictement identiques. Le catalogue officiel annonce des différences entre les deux CD, les deux LP, le Blu-ray et le 7 pouces. L’encyclopédie devra conserver ces paramètres si elle veut devenir une référence pour les collectionneurs de CD et de vinyles internationaux.
La double batterie, un langage collectif à analyser plutôt qu’un concours
Ringo Starr et Jim Keltner ont déjà partagé la scène au Concert for Bangladesh en août 1971. Leur rencontre sur l’album de Harrison n’est donc pas une expérimentation isolée. Les deux musiciens possèdent des cultures rythmiques différentes mais complémentaires ; leur association permet à George de construire un fond sonore plus large tout en restant dans une formation de studio relativement petite. Les crédits des pistes, notamment sur « Don’t Let Me Wait Too Long », attestent que les deux batteries sont enregistrées simultanément.
Il ne serait pourtant pas scientifique d’essayer d’attribuer chaque frappe à Starr ou à Keltner par la seule impression d’écoute du mixage stéréo final. Le positionnement des micros, les sous-mixages, les pistes communes et les effets de production compliquent une attribution individuelle. On peut analyser l’épaisseur rythmique, les entrées, les accents et le rapport avec la basse ; on doit maintenir une réserve sur l’identité exacte de certains coups jusqu’à ce que les pistes isolées deviennent documentées.
La présence de Badfinger sur certaines séances ajoute une autre profondeur à l’histoire de la famille Apple. Les guitares acoustiques de Pete Ham, Tom Evans et Joey Molland entourent les deux batteries sur « Don’t Let Me Wait Too Long ». Mais les noms de Badfinger n’appartiennent pas automatiquement à tous les titres de l’album. Cette étude souhaite précisément privilégier l’enregistrement réel sur la légende d’un cercle d’amis toujours réuni au complet.
Sessionographie de référence et statut des preuves
4 octobre 1972 — « The Day the World Gets ‘Round » : contribution de Ringo Starr à la batterie aux côtés de Jim Keltner, prises 1 à 46, dernière prise sélectionnée comme master ; instruments de Badfinger documentés en studio, avec une incertitude partielle sur les guitares de certaines prises. 5 octobre — « Living in the Material World » : batterie Ringo/Keltner, prises de répétition puis 51 prises enregistrées, prise 48 retenue ; multipiste présentant trois pistes de batterie.
6 octobre — « The Light That Has Lighted the World » : Ringo aux maracas durant les premières improvisations, puis retrait ; ne pas lui attribuer la batterie du master, assurée par Jim Keltner sur la prise 34 de la séance de remake. 11 octobre — « Don’t Let Me Wait Too Long » : Ringo et Jim Keltner à la batterie, grosses caisses enregistrées ensemble sur la piste 2, master prise 49.
Exclusions documentées : « Give Me Love », « Sue Me, Sue You Blues », « The Lord Loves the One », « Be Here Now », « Who Can See It », « That Is All » et « Miss O’Dell » relèvent des performances de Jim Keltner sans crédit de Ringo sur leurs masters. « Try Some, Buy Some » renvoie à une bande enregistrée avec Jim Gordon dans le cadre du projet Ronnie Spector en 1971.
Éditions : album Apple 1973, rééditions ultérieures, nouveaux mixages et prises alternatives de 2024. Toute apparition commerciale d’une prise déjà enregistrée doit être reliée à la session d’origine ; elle ne doit pas créer de nouvelle prestation datée de l’année de publication.
Sources et références documentaires
Source principale : George Harrison Archive, chronologie officielle de Living in the Material World mise en ligne sur livinginthematerial.world, élaborée par Don Fleming et Richard Radford à partir des bandes seize-pistes, boîtes de bandes, notes de production, photographies et journal de Jim Keltner. Le site expose les journées des 2, 3, 4, 6, 9, 10, 12, 13 et 24 octobre 1972 et le contrôle des masters.
Contrôle des sessions : The Beatles Bible, comptes rendus des 5 et 11 octobre 1972, avec crédits des pistes du magnétophone, distribution à deux batteries et numéros de prises ; étude des sessions de « That Is All » et des autres chansons, qui permet de distinguer les performances de Jim Keltner sans Ringo.
Sources d’édition : George Harrison Official Website, Living in the Material World (album de 1973), Living in the Material World 50th Anniversary (2024), annonces du 19 septembre et du 15 novembre 2024, listes complètes des programmes et de la version retrouvée de « Sunshine Life For Me ».
Références accessibles : https://livinginthematerial.world/timeline/ ; https://www.georgeharrison.com/releases/living-in-the-material-world/ ; https://www.beatlesbible.com/1972/10/05/recording-living-in-the-material-world-george-harrison/ ; https://www.beatlesbible.com/1972/10/11/recording-dont-let-me-wait-too-long-george-harrison/ ; https://www.georgeharrison.com/releases/living-in-the-material-world-50th-anniversary/ ; https://www.georgeharrison.com/living-in-the-material-world-50th/ .
Prolonger l’encyclopédie Harrison–Starr
La double batterie de « Don’t Let Me Wait Too Long » analysée en détail · La bande retrouvée de « Sunshine Life For Me » avec The Band.
Ringo Starr et George Harrison : chapitre général · Les démonstrations de mai 1970 et All Things Must Pass · Inventaire chronologique des collaborations.












