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« You Can’t Fight Lightning » : Ringo à la guitare, Paul à la batterie, puis Alberta Cross

La chanson personnelle de Ringo liée à Barbara Bach : les sessions françaises de juillet 1980, l’album abandonné, la publication de 1994 et son véritable réenregistrement en 2017.

Une composition de Ringo écrite après une aventure avec Barbara Bach

« You Can’t Fight Lightning » est l’un des morceaux les plus singuliers des sessions de Stop And Smell The Roses. Ringo Starr compose la chanson en 1980, dans les mois qui suivent sa rencontre avec Barbara Bach, actrice avec laquelle il tourne Caveman et qu’il épousera l’année suivante. Selon les souvenirs rapportés par Ringo, l’idée de la chanson vient d’un épisode où le couple s’est trouvé exposé à un orage violent. L’expression « on ne peut pas lutter contre la foudre » devient à la fois une manière de raconter cette aventure et une métaphore de leur relation. Ce titre est jugé suffisamment important pour donner son nom à un projet complet d’album avant d’être écarté du programme publié.

L’enregistrement initial se déroule du 11 au 21 juillet 1980 aux studios Super Bear, à Berre-les-Alpes, près de Nice. Paul McCartney prend en charge la production, après avoir proposé à Starr deux compositions nouvelles — « Private Property » et « Attention » — et une reprise du répertoire de Carl Perkins, « Sure To Fall ». Contrairement à ces trois titres conservés dans l’album de 1981, « You Can’t Fight Lightning » ne figure pas sur le LP final. Sa première publication commerciale de référence se trouve parmi les bonus de la réédition CD de 1994, dans une version d’environ 5 min 41.

La chanson connaît ensuite une seconde vie en 2017, lorsque Ringo publie un nouvel enregistrement avec Alberta Cross sur Give More Love. Cette version ne reprend pas simplement les bandes de Super Bear : les musiciens et le lieu d’enregistrement sont différents. L’œuvre traverse ainsi près de quatre décennies, en reliant McCartney et Starr en 1980 à une collaboration avec un groupe contemporain en 2017.

Les studios Super Bear : une parenthèse française après les Wings

En juillet 1980, Paul McCartney traverse une période de réorganisation après les dernières activités de Wings et la sortie de McCartney II. Il accepte de participer au projet de Ringo, rencontré avec Barbara Bach au printemps précédent, et réserve des séances dans le sud de la France. Les studios Super Bear, installés à Berre-les-Alpes, accueillent une petite équipe comprenant Paul et Linda McCartney, le guitariste Laurence Juber, le saxophoniste Howie Casey et plusieurs choristes.

Le programme initial prévoit trois chansons relativement conventionnelles avec Ringo au chant et à la batterie. « Private Property » et « Attention » sont composées par Paul ; « Sure To Fall » est une reprise d’un classique de Carl Perkins et de ses coauteurs. Les trois titres seront publiés sur Stop And Smell The Roses. Leur présence sur le disque ne doit cependant pas masquer une quatrième piste, « You Can’t Fight Lightning », enregistrée dans une formule moins habituelle.

Les relations de MusicBrainz et les dossiers du Paul McCartney Project indiquent que ce morceau est écrit par Richard Starkey, non par Paul. McCartney agit comme producteur et accompagnateur musical. L’inversion des rôles par rapport à d’autres collaborations devient l’intérêt historique central : la composition est de Ringo, tandis que Paul soutient son expérimentation instrumentale.

Une inversion inattendue : Ringo à la guitare, Paul à la batterie

Ringo a expliqué, dans un entretien de l’époque repris par les spécialistes de la discographie McCartney, que le morceau s’est développé alors qu’il jouait de la guitare, tandis que Paul McCartney s’est installé à la batterie. Cette information est remarquable, puisque les auditeurs associent spontanément Starr à la batterie et Paul à la basse, à la guitare ou au piano. L’enregistrement les présente dans une configuration inversée par rapport à leurs fonctions les plus célèbres au sein des Beatles.

Le relevé du Paul McCartney Project confirme Ringo à la guitare, Linda McCartney aux chœurs et Barbara Bach aux maracas sur la version originale. Le témoignage sur Paul à la batterie complète cette distribution. Nous devons néanmoins rester prudents sur la structure complète du multipiste : les sources ne décrivent pas toutes les interventions de basse, tous les overdubs et la disposition des microphones. Le renversement des rôles est documenté ; l’inventaire technique complet demande encore un contrôle des bandes.

Ce type de séance rappelle que les anciens Beatles pouvaient abandonner leurs rôles habituels pour expérimenter à l’intérieur d’un studio. Le plaisir de jouer ne se limite pas à reproduire une identité instrumentale fixée depuis les années 1960. Ringo peut écrire, chanter et gratter une guitare pendant que McCartney construit la pulsation à la batterie, sans que le morceau soit une performance du groupe Beatles réuni.

Barbara Bach aux maracas : une participation à part entière

La présence de Barbara Bach à l’enregistrement ne doit pas être traitée uniquement comme une anecdote romantique. Les crédits de la version de 1980 l’identifient explicitement aux maracas. Il s’agit donc d’une intervention musicale, même si la performance n’est pas celle d’une instrumentiste professionnelle de studio. Dans la sessionographie des collaborations de Ringo, elle mérite une ligne et un instrument, plutôt qu’une simple mention « présente dans les studios ».

La chanson est d’autant plus liée à Barbara que Ringo rapporte l’avoir écrite à la suite d’une expérience vécue ensemble. L’artiste et l’inspiratrice se retrouvent ici dans le même enregistrement. Nous ne connaissons cependant pas à partir des notices publiques l’heure de sa prise de maracas ni la manière dont elle a été réalisée. Le rôle est attesté, mais les détails de production ne doivent pas être inventés.

Cette collaboration familiale se distingue des nombreux duos vocaux que Ringo enregistrera plus tard avec d’autres artistes. Elle apporte une contribution percussive, et non un chant principal, à une bande produite par Paul McCartney.

Le projet Can’t Fight Lightning : quand un titre devient un album

Au moment où le projet de Ringo se construit, « You Can’t Fight Lightning » est suffisamment central pour donner son nom à l’album préparé. Les programmes de travail comprennent la chanson aux côtés de « Attention », « Private Property », « Wrack My Brain », « Dead Giveaway », « Brandy », « You Belong to Me », « Wake Up », « You’ve Got A Nice Way » et « Stop And Take The Time To Smell The Roses ».

La présence de ce titre dans le programme ne garantit pas qu’il ait été destiné à devenir un single. Elle indique en revanche une fonction symbolique : la chanson porte un message personnel lié à Barbara et propose un thème général à un disque construit autour de l’entourage de Starr. Les difficultés de distribution entre Portrait, CBS et les nouveaux partenaires conduisent ensuite à repenser le programme.

L’album paraît finalement en octobre 1981 sous le titre Stop And Smell The Roses. « You Can’t Fight Lightning » est supprimée avec « Brandy » et « Wake Up », tandis que « Drumming Is My Madness », « Sure To Fall » et « Back Off Boogaloo » rejoignent la sélection commerciale. Ces remplacements doivent être interprétés comme une décision éditoriale, non comme la preuve que les trois titres écartés n’avaient jamais été enregistrés.

1980, 1981, 1994 : trois dates de nature différente

La discographie d’un morceau inédit puis restauré nécessite un système de dates explicite. Juillet 1980 correspond à la performance musicale chez Super Bear. Octobre 1981 est la première publication de l’album de Ringo qui aurait dû contenir la chanson, mais dont elle est finalement absente. Août 1994 correspond à la diffusion commerciale de la prise historique parmi les six bonus du CD The Right Stuff.

Pour le chercheur, il serait incorrect de dater l’enregistrement « 1994 » au seul motif qu’on ne peut l’acheter officiellement qu’à cette date. Il serait tout aussi incorrect de le présenter comme une piste du LP original de 1981. L’œuvre et l’enregistrement existent avant leur publication ; le support éditorial intervient plus tard.

Une sessionographie informatisée devrait disposer d’une table distincte pour la composition, la session de studio, le master sonore et les différentes éditions qui le réutilisent. C’est la seule manière de conserver la précision exigée par une grande discographie.

La piste bonus du CD de 1994 : 5 min 41 d’archives

La réédition Stop And Smell The Roses publiée par The Right Stuff en 1994 apporte six bonus. « You Can’t Fight Lightning » en est le cinquième, occupant la quinzième position dans la numérotation générale de l’album augmenté. Sa durée est généralement donnée à 5 min 41. La piste suit une version vocale alternative de la chanson-titre et précède « Hand Gun Promos ».

Cette durée relativement importante la distingue des chansons courtes et pop que Paul avait composées pour l’album. Elle permet de redécouvrir l’atmosphère expérimentale et spontanée de la session, au-delà du seul catalogue des morceaux destinés aux radios. Il faudrait toutefois disposer de plusieurs copies audio ou des notes de bande pour établir si l’édition 1994 contient un fondu, un montage ou une réduction d’un enregistrement initial plus long.

Le fait que la chanson soit placée près de documents promotionnels et de variantes vocales ne signifie pas que tous les bonus soient de même nature. « You Can’t Fight Lightning » est une composition et une performance de studio ; « Hand Gun Promos » relève du matériel promotionnel. Les catégories doivent rester distinctes.

Un épisode de foudre ou une métaphore amoureuse ?

Ringo raconte que l’expression lui vient d’une circonstance très concrète, vécue avec Barbara Bach. Les récits ultérieurs évoquent la proximité d’un éclair ou une peur liée à un orage. Le titre peut ainsi s’entendre à la fois au premier degré, comme un souvenir partagé, et au second degré, comme une métaphore de sentiments que l’on ne contrôle pas. Ce double sens s’accorde au registre autobiographique que Ringo adopte dans plusieurs de ses chansons.

L’encyclopédie doit éviter de dramatiser artificiellement cet événement. Les versions de l’anecdote ne sont pas toutes formulées exactement de la même manière : certains récits parlent d’avoir failli être frappés, d’autres utilisent une expression plus imagée. Nous pouvons attribuer l’origine de la chanson à cet épisode rapporté par Ringo, sans prétendre reconstituer la météo exacte, le lieu et l’heure de l’orage.

Cette prudence importe parce que la biographie des artistes se transforme facilement en légende. Pour un dossier de référence, la parole de l’auteur explique la genèse sans autoriser des détails non attestés.

2017 : l’autre « You Can’t Fight Lightning » avec Alberta Cross

Le 15 septembre 2017, Ringo publie Give More Love, album comportant dix nouvelles chansons et quatre titres bonus réenregistrés. Parmi ces derniers figure « You Can’t Fight Lightning » avec Alberta Cross, groupe associé à Petter Ericson Stakee. Cette version ne provient pas de l’enregistrement de 1980. Elle s’inscrit dans un projet lié aux prestations entendues lors de la célébration « Peace & Love » de 2016, que Ringo apprécie suffisamment pour proposer aux artistes de les refaire en studio avec lui.

Le site officiel des Beatles explique que les trois titres bonus réalisés avec Alberta Cross et Vandaveer reposent sur des versions interprétées lors de cet événement, puis réenregistrées pour Give More Love. Ringo y ajoute sa voix. Il ne faut donc pas traiter ce bonus de 2017 comme un remix du master Super Bear à partir des bandes de 1980.

La présence d’Alberta Cross renouvelle le sens de la collaboration. En 1980, Ringo travaille avec Paul et Linda McCartney autour d’une composition personnelle. En 2017, il confie cette œuvre à un groupe plus jeune qui en propose sa propre lecture, dans une instrumentation différente. L’œuvre reste la même ; les bandes, les productions et les musiciens changent.

Les crédits de la nouvelle version : Fredrik Aspelin à la batterie

Le site du guitariste Steve Lukather, qui documente les crédits complets de l’album Give More Love, décrit la version de 2017 avec précision : Ringo Starr au chant ; Petter Ericson Stakee à la guitare, aux chœurs et aux percussions ; Matthew Pynn aux guitares et à la lap steel ; Fredrik Aspelin à la batterie et aux percussions ; Erik MacQueen à la basse ; Pete Remm au piano et à l’orgue Hammond. Viktor Buck et Peter R. Ericson interviennent aux voix. La production et les arrangements sont associés à Petter Ericson Stakee et Peter R. Ericson.

La distinction avec 1980 est essentielle. Sur la version de 2017, Ringo est crédité au chant, tandis que Fredrik Aspelin joue de la batterie. On ne peut pas attribuer la batterie de ce master à Paul McCartney, qui avait participé à la version originale des années 1980, ni même systématiquement à Ringo au prétexte qu’il est célèbre comme batteur. L’édition précise l’interprète de cet instrument.

Les notes situent l’enregistrement à Fred’s Kitchen Studios, à Stockholm, avec Viktor Buck et Fred Appelqvist à la technique. Cette localisation distingue le remake des sessions américaines de l’album de Ringo. Une discographie détaillée devra conserver cette donnée de lieu et le statut de collaboration avec Alberta Cross.

Quatre bonus, quatre relectures de chansons anciennes

La réédition de 2017 rassemble quatre remakes : « Back Off Boogaloo », « Don’t Pass Me By », « You Can’t Fight Lightning » et « Photograph ». Les deux premiers et le dernier possèdent eux aussi des histoires discographiques riches. Mais chaque titre a été réenregistré dans une configuration propre, avec des partenaires différents. La présence de Jeff Lynne ou de Joe Walsh sur « Back Off Boogaloo » ne permet pas de les créditer sur le titre réalisé avec Alberta Cross.

Cette granularité est exactement celle attendue d’une discographie encyclopédique. La collection de bonus est une unité commerciale de l’album ; les séances et les musiciens sont plusieurs ensembles séparés. Les mises à jour de métadonnées doivent être effectuées au niveau de l’enregistrement et non au seul niveau du disque.

Il est également important de relier les versions aux bonnes années : une œuvre créée en 1980 peut reparaître sur un CD en 1994 et être de nouveau interprétée en 2017. Ces trois événements ne représentent ni trois compositions différentes ni un seul master recopié à l’identique.

Une comparaison méthodique entre 1980 et 2017

Pour comparer les deux versions, le premier critère est l’identité des musiciens. En 1980, le témoignage de Ringo décrit l’inversion des rôles avec Paul McCartney à la batterie et lui-même à la guitare ; Barbara Bach joue des maracas et Linda McCartney participe aux voix. En 2017, Alberta Cross fournit une formation comprenant guitares, lap steel, basse, batterie de Fredrik Aspelin et claviers, avec Ringo au chant.

Le deuxième critère est la chaîne de publication. L’enregistrement de 1980 est écarté du LP commercial et ne paraît officiellement qu’en 1994 ; le nouvel enregistrement est conçu pour figurer parmi les bonus de Give More Love dès sa sortie. Le troisième critère concerne la production : Paul McCartney pour la bande Super Bear, Petter Ericson Stakee et Peter R. Ericson pour le titre d’Alberta Cross.

Ces différences suffisent à imposer deux notices sonores liées à la même composition de Richard Starkey. Il n’est pas besoin de supposer que les arrangements reposent sur un même tempo ou une même structure harmonique ; ces détails relèveraient d’une écoute comparative approfondie.

La relation Paul–Ringo ne se résume pas à un invité à la basse

La contribution de McCartney à la carrière solo de Starr est souvent évoquée à travers ses parties de basse et les chansons qu’il a offertes à son ancien partenaire. « You Can’t Fight Lightning » révèle un autre aspect de leur travail : Paul peut produire une composition personnelle de Ringo et, selon le témoignage du musicien, tenir la batterie pendant que l’auteur de la chanson joue de la guitare. Cette liberté de rôle témoigne d’une familiarité acquise au cours de nombreuses années de studio.

La situation doit être replacée dans son époque. Les Beatles n’enregistrent plus ensemble depuis longtemps et Wings ne sont plus dans une phase de tournée collective régulière. Les séances de Super Bear appartiennent à un album de Starr, produit partiellement par Paul, non à un nouveau projet Beatles ou à un album de Wings. Les deux musiciens interviennent en leur nom propre.

La présence de Linda et de Barbara contribue également à l’identité de cette prise. Elle ne doit pas être racontée seulement comme une réunion de deux anciens Beatles : c’est une séance entourée de proches et d’une petite équipe de musiciens, au service d’une chanson autobiographique de Ringo.

Notice discographique de référence

Œuvre : « You Can’t Fight Lightning ». Auteur : Richard Starkey. Session originale : 11–21 juillet 1980, Super Bear Studios, Berre-les-Alpes, France. Production : Paul McCartney. Crédits significatifs : Ringo Starr, guitare et chant ; Paul McCartney, batterie selon le témoignage de Starr ; Linda McCartney, chœurs ; Barbara Bach, maracas. État de 1981 : chanson-titre du projet abandonné Can’t Fight Lightning, exclue de Stop And Smell The Roses.

Première publication officielle : CD The Right Stuff de Stop And Smell The Roses (1994), piste 15, bonus no 5, environ 5:41. Autre enregistrement : « You Can’t Fight Lightning », Ringo Starr avec Alberta Cross, Give More Love (2017), durée environ 4:21, arrangement et production d’une autre équipe, avec Fredrik Aspelin à la batterie et Ringo au chant.

Incertitudes à conserver : date et numérotation exactes de la prise de 1980, répartition intégrale du multipiste, éventuels montages intermédiaires et document technique établissant tous les instruments ajoutés durant les séances Super Bear. Les informations disponibles permettent de distinguer solidement deux versions commerciales et leurs principaux intervenants sans inventer les détails manquants.

Les cinq bandes enregistrées à Super Bear en juillet 1980

Une étude globale des séances de Paul et Ringo en France replace « You Can’t Fight Lightning » parmi les quatre titres destinés au projet de Starr et la chanson de Linda « Love’s Full Glory », enregistrée au même studio mais pour un autre projet. Les deux situations ne doivent pas être confondues.

Sources et notes critiques

The Paul McCartney Project, « You Can’t Fight Lightning » et chronologie des sessions du 11 au 21 juillet 1980 à Super Bear : auteur Richard Starkey, production McCartney, guitare de Ringo, chœurs de Linda, maracas de Barbara et témoignages décrivant l’inversion guitare-batterie. The Beatles Bible, Stop And Smell The Roses, programme abandonné et bonus du CD de 1994.

The Beatles Official Website, annonce de Give More Love en 2017 : genèse des quatre relectures et collaboration avec Alberta Cross lors de « Peace & Love ». Steve Lukather Official Website, crédits individualisés du titre de 2017, musiciens du groupe, rôle de Fredrik Aspelin, production et studio de Stockholm.

Références : https://www.the-paulmccartney-project.com/song/you-cant-find-lightning/ ; https://www.the-paulmccartney-project.com/session/cant-fight-lightning-stop-and-smell-the-roses-sessions/ ; https://www.beatlesbible.com/people/ringo-starr/albums/stop-and-smell-the-roses/ ; https://www.thebeatles.com/ringo-announces-new-album-give-more-love-out-now ; https://www.stevelukather.com/music/discography/2017/give-more-love.aspx .

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