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Yellow-Sub.net · Dossier Ringo Starr · Septième passe · 28 octobre 2026
Ringo Starr, 40 collaborations à la loupe : Lennon, Nilsson, McCartney, le blues et les archives (1970–2024)
Huit lots de cinq études encyclopédiques : batterie, pseudonymes, coécriture, chant, archives et engagements. Quarante identifications exactes, des premiers Plastic Ono Band jusqu’aux montages de Mark Knopfler’s Guitar Heroes.
Septième passe, volume accru : 40 cas en huit lots de cinq. Les six premières passes ont progressé de 9 à 35 études par étape ; la présente étude s’appuie sur les registres des 162 entrées documentaires, sur leurs notices individuelles et sur les publications officielles disponibles. Elle développe des titres non repris comme cas de la sixième passe, tout en signalant les connexions entre albums. Les chiffres désignent des œuvres ou des masters examinés, pas quarante jours de studio ni quarante séances indépendantes.
Cette enquête fait place aux crédits de coécriture chez Doris Troy, au chant de Tommy, à la voix parlée de l’Anti-Heroin Project et aux rôles de tambourin. Elle distingue la présence certaine d’un musicien et les hypothèses de provenance : une composition coécrite n’implique pas une batterie, et un CD publié en 1996 ne prouve pas une prise de 1996.
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Règles d’enquête : ce qui est compté et ce qui ne l’est pas
L’œuvre identifie l’auteur, la prise le travail capté dans le studio, le master le montage sonore retenu, le support une édition physique ou numérique, et l’apparition le chant, l’instrument, le propos parlé ou la présence filmée. Les notes ci-dessous qualifient le rôle au plus près de la preuve. Lorsqu’une distribution indique deux batteurs sans détailler leurs mesures, les deux sont crédités sans reconstruction imaginaire.
Les sources primaires — sites d’artistes, livrets d’époque, rééditions supervisées et témoignage direct du producteur — servent d’ossature ; les relevés spécialisés de Yellow-Sub.net complètent la date, les instruments et la bibliographie. Les points non tranchés demeurent signalés. Les remixes de 2015 ou 2021 ne sont pas comptés comme de nouvelles prestations de Ringo. Les illustrations et paroles reproduites ne sont pas nécessaires au contrôle des crédits.
Table de concordance : 40 études, 40 entrées identifiées
Chaque numéro mène à la notice de la présente passe ; le titre ouvre la monographie détaillée déjà établie dans les 18 chapitres. Les « cas » ne représentent pas des séances distinctes.
| Nº |
Date et support |
Œuvre ou master · notice source |
Crédit de Ringo |
| 01 |
1970 · 26 septembre |
le battement nu du Plastic Ono Band |
Batterie · master et prises alternatives |
| 02 |
1970 · 30 septembre |
une batterie contenue et vérifiable |
Batterie · piste d’album |
| 03 |
1970 · 27 septembre–7 octobre |
une rythmique qui change avec les prises |
Batterie ; congas signalés sur une étape |
| 04 |
1970 · 9 octobre |
Lennon a trente ans, Ringo est à la batterie |
Batterie · prise 13 du master |
| 05 |
1970 · 27 septembre–6 octobre |
la force du trio sans décor |
Batterie et toms · prise historique |
| 06 |
1970/1971 · bande et single distincts |
l’erreur de drummer entre deux versions |
Batterie sur la version studio d’archive |
| 07 |
1970/1971 · album puis face B |
l’identité d’un master du Plastic Ono Band |
Batterie · bande de Yoko Ono |
| 08 |
1970 · démo du 26 mai |
la batterie d’une démo, pas celle du tube par défaut |
Batterie · archive de démonstration |
| 09 |
1970 · démo du 26 mai |
Harrison et Ringo avant la version définitive |
Batterie · bande préparatoire |
| 10 |
1973/1974 · session puis publication |
Harrison entre deux batteurs et deux interprétations |
Batterie avec Jim Keltner |
| 11 |
1970 · Apple Records |
Ringo auteur chez Doris Troy |
Coécriture (Richard Starkey) |
| 12 |
1970 · Apple Records |
quatre signatures, un rôle précis |
Coécriture (Richard Starkey) |
| 13 |
1971 · B.B. King in London |
le blues de B.B. King rencontre deux batteurs |
Batterie avec Jim Gordon |
| 14 |
1971 · B.B. King in London |
l’instrumental qui déjoue les catalogues |
Batterie avec Jim Gordon |
| 15 |
1971 · B.B. King in London |
ne pas recopier la double batterie |
Batterie de Ringo · crédit individualisé |
| 16 |
1972 · RCA Son of Schmilsson |
un pseudonyme qui cache un véritable batteur |
Batterie · alias Richie Snare |
| 17 |
1972 · RCA Son of Schmilsson |
un détour par le doo-wop de 1955 |
Batterie · alias Richie Snare |
| 18 |
1972 · RCA Son of Schmilsson |
Nilsson, cuivres et une autre prise de Ringo |
Batterie · alias Richie Snare |
| 19 |
1972 · RCA Son of Schmilsson |
l’album jusqu’à son dernier titre |
Batterie · alias Richie Snare |
| 20 |
1972 prise / 1974 disque |
Ringo, Nilsson et le fils de Dracula |
Batterie · chanson de film |
| 21 |
1972 · Tommy, Ode |
Ringo dans le personnage d’Uncle Ernie |
Chant, rôle d’Uncle Ernie |
| 22 |
1972 · Tommy, Ode |
une deuxième apparition du même personnage |
Chant, rôle d’Uncle Ernie |
| 23 |
1976 · single EMI |
le tambourin de Vera Lynn |
Tambourin |
| 24 |
1978 · Puttin’ on the Style |
retour aux racines du skiffle |
Batterie · plage 2 |
| 25 |
1979 · Troublemaker |
Ian McLagan, les Faces et un titre homonyme |
Batterie · plage 9 |
| 26 |
1981 session · single 1982 |
deux batteurs pour Paul McCartney |
Batterie avec Steve Gadd |
| 27 |
1982 · Tug of War |
une même chanson, plusieurs âges de McCartney |
Batterie/percussions créditées avec Adrian Sheppard |
| 28 |
1982 · Tug of War |
la batterie sous les cuivres et le récit |
Batterie · master de 1982 |
| 29 |
1982 prise · album 1983 |
le Ringo d’un nouveau single de McCartney |
Batterie · master Pipes of Peace |
| 30 |
1981 prise · album 1983 |
Montserrat, une première tentative abandonnée |
Batterie · master Pipes of Peace |
| 31 |
1985 · Artists United Against Apartheid |
Ringo et Zak contre l’apartheid |
Batterie · crédit collectif avec Zak Starkey |
| 32 |
1986 · It’s a Live-In World |
une parole contre l’héroïne |
Voix parlée, pas batterie |
| 33 |
1986 · It’s a Live-In World |
musiciens et humoristes sur le même titre |
Batterie et chœurs |
| 34 |
1990 · hommage à John Lennon |
reprendre Lennon avec ses amis |
Chant principal et batterie |
| 35 |
1996 · Go Cat Go! / provenance ouverte |
Carl Perkins, le disque de 1996 et la bande à identifier |
Duo vocal publié avec Carl Perkins |
| 36 |
2012 · The Grifter’s Hymnal |
la chanson de Starkey sans sa batterie |
Chant, guitare, shakers, cymbale, claquements de mains ; auteur |
| 37 |
2014 · You Should Be So Lucky |
Benmont Tench et le tambourin |
Tambourin · piste 5 |
| 38 |
2020 · Modesty Forbids |
Gouldman chante le voisin de scène |
Batterie · collaboration Gouldman |
| 39 |
2022 · Now and the Evermore |
la première frappe du disque de Colin Hay |
Batterie · piste-titre |
| 40 |
2022–2024 · publication 15 mars 2024 |
Ringo et Zak réunis par le montage, pas par une jam |
Batterie · parties montées en alternance avec Zak |
Lot 1 — John Lennon : cinq masters du premier album solo (1970)
Les bandes de John Lennon obligent à séparer la séance originale, la prise retenue, les pistes isolées et les remixes publiés cinquante ans plus tard.
Étude 01 / 40 · 1970 · 26 septembre
« Mother » — le battement nu du Plastic Ono Band
Fonction établie : Batterie · master et prises alternatives. Statut documentaire : Crédit direct, archives 2021.
Sur la chanson inaugurale de John Lennon/Plastic Ono Band, Lennon chante et joue du piano, Klaus Voormann tient la basse, et Ringo Starr la batterie. L’enregistrement, amorcé le 26 septembre 1970 à EMI Abbey Road, privilégie la tension de ce trio : quelques frappes et silences prennent autant de poids que la violence émotionnelle de la voix. La documentation officielle du coffret The Ultimate Collection (2021) confirme les trois musiciens, sans les confondre avec les participants occasionnels d’autres plages du programme.
La même œuvre existe sur le microsillon de décembre 1970, sous diverses éditions du single américain et dans des prises alternatives exhumées en 2021. Il faut attribuer Ringo à la bande dont la provenance est établie et non multiplier les séances au nombre de nouveaux mixages. L’envers de 45 tours « Why » est une œuvre de Yoko Ono : la présence matérielle sur le même disque n’est pas une preuve de personnel commun. Les numéros de prises constituent une archive de travail, pas une discographie autonome.
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Étude 02 / 40 · 1970 · 30 septembre
« Hold On » — une batterie contenue et vérifiable
Fonction établie : Batterie · piste d’album. Statut documentaire : Crédit direct, bandes documentées.
Le « Hold On » de John Lennon est enregistré le 30 septembre 1970 aux studios EMI : Lennon y tient la guitare avec son effet de trémolo caractéristique, Klaus Voormann la basse et Ringo les fûts. Les documents de séance recensent de nombreuses tentatives, jusqu’à trente-deux prises selon les relevés détaillés. Cette répétition du travail montre que l’apparente simplicité du master est le résultat de décisions de rythme, d’espacement et de durée, non d’une exécution improvisée sans retouches.
Le titre réclame une double précaution archivistique : ne pas prendre la sortie d’une prise brute dans le coffret de 2021 pour un enregistrement de 2021, et ne pas confondre la chanson de Lennon avec un autre « Hold On », composé par Ian McLagan et joué par Ringo en 1979 (cas 25). Les relevés de pistes attribuent à la batterie une place spécifique sur le ruban ; ils ne permettent pas, sans écoute et documents complémentaires, de reconstituer chaque frappe de l’arrangement final.
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Étude 03 / 40 · 1970 · 27 septembre–7 octobre
« I Found Out » — une rythmique qui change avec les prises
Fonction établie : Batterie ; congas signalés sur une étape. Statut documentaire : Crédit direct, versions à distinguer.
« I Found Out » est une charge mordante de Lennon contre les faux-semblants : Ringo soutient à la batterie l’attaque des guitares et de la basse de Voormann. Les séances de la fin septembre 1970 documentent plusieurs prises, tandis qu’un travail complémentaire le 7 octobre est associé, dans les relevés détaillés, à des congas attribuées à Ringo. Cette stratification exige de séparer le personnel du master, celui d’une prise de base et celui de chaque étape de surimpression.
Les éditions Ultimate Collection rendent audibles des alternatives, des éléments isolés et des versions « raw studio ». Ces formats peuvent éclairer les décisions de montage, mais ne sont pas de nouveaux phonogrammes enregistrés cinquante ans plus tard. La mention de congas ne doit pas être reportée sur toutes les bandes sans vérification : elle relève d’une étape ou d’une variante documentaire précise. Le rôle indiscutable est celui du batteur du noyau Lennon–Voormann–Starr.
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Étude 04 / 40 · 1970 · 9 octobre
« Remember » — Lennon a trente ans, Ringo est à la batterie
Fonction établie : Batterie · prise 13 du master. Statut documentaire : Crédit direct, date de prise.
Le 9 octobre 1970, jour du trentième anniversaire de John Lennon, les séances d’Abbey Road aboutissent à une treizième prise de « Remember » retenue comme base du master. Ringo accompagne le piano de Lennon et la basse de Klaus Voormann ; les chronologies mentionnent aussi des tentatives plus précoces autour des 6 et 7 octobre. Une démo privée ou une prise de travail antérieure ne saurait recevoir automatiquement le même personnel que l’enregistrement commercial.
La fin abrupte de la chanson, puis les présentations alternatives de la bande, font partie de son identité discographique. L’auditeur spécialisé doit différencier le montage connu sur le LP John Lennon/Plastic Ono Band, les bandes alternatives publiées dans l’édition de 2021 et les remixes techniques. Même lorsque le générique inclut d’autres musiciens présents sur certaines étapes de l’album, on ne peut attribuer un instrument précis à cette prise sans un relevé de séance correspondant.
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Étude 05 / 40 · 1970 · 27 septembre–6 octobre
« Well Well Well » — la force du trio sans décor
Fonction établie : Batterie et toms · prise historique. Statut documentaire : Crédit direct, prises multiples.
Sur « Well Well Well », le groupe réduit à Lennon, Voormann et Starr construit l’une des performances les plus abrasives du premier album solo de Lennon. Les relevés situent une première série de quatre prises le 27 septembre 1970, suivie d’autres essais au début d’octobre. La quatrième prise est signalée comme importante pour le master ; les éditions d’archives montrent que l’œuvre s’est élaborée en plusieurs tentatives plutôt que dans une seule improvisation miraculeuse.
Le crédit de Ringo porte sur les frappes de batterie et le travail des toms. Les versions de concert chantées ultérieurement par Lennon, ainsi que les interprétations posthumes, restent des performances différentes, même si le titre est identique. Pour la sessionographie, le bon index est « album studio 1970 / prises EMI », auquel se rattachent les remixes de 2021. Une version live de 1972 ne peut devenir une seconde batterie de Ringo par simple proximité discographique.
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Lot 2 — Yoko Ono et George Harrison : bandes et versions (1970–1974)
Un titre peut revenir en single, en album et dans les archives, mais il ne faut jamais appliquer un crédit de batterie à toutes ses versions.
Étude 06 / 40 · 1970/1971 · bande et single distincts
« Open Your Box » — l’erreur de drummer entre deux versions
Fonction établie : Batterie sur la version studio d’archive. Statut documentaire : Attribution conditionnée au master.
Yoko Ono fait de « Open Your Box » — également connu sous le titre « Hirake » — une pièce dont le destin éditorial complique singulièrement le générique. Une bande de la période 1970, présentée dans la restauration du catalogue de 2016, documente la participation de Ringo Starr à la batterie. Il s’agit d’une version prolongée, distincte du master court qui a circulé commercialement l’année suivante.
Le 45 tours britannique de mars 1971, associé à « Power to the People », comporte en revanche une version d’« Open Your Box » dont la batterie est attribuée à Jim Gordon. Coller le crédit de Ringo à tous les exemplaires du single effacerait donc une différence vérifiable entre bandes. Les titres récurrents chez Yoko Ono imposent de renseigner la date, la durée, le montage, le pays d’édition et la distribution instrumentale plutôt que le seul intitulé de la chanson.
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Étude 07 / 40 · 1970/1971 · album puis face B
« Touch Me » — l’identité d’un master du Plastic Ono Band
Fonction établie : Batterie · bande de Yoko Ono. Statut documentaire : Crédit direct, éditions variables.
« Touch Me », publié sur Yoko Ono/Plastic Ono Band (1970), associe les explorations vocales de Yoko à l’instrumentation très libre du groupe, avec Ringo Starr derrière la batterie. Le disque possède une histoire différente de l’album de Lennon publié au même moment, bien que plusieurs musiciens se retrouvent sur les deux projets. Confondre les deux références au nom « Plastic Ono Band » conduit à redistribuer à tort les fonctions et les producteurs.
En 1971, « Touch Me » apparaît sur la face B américaine du single « Power to the People », tandis qu’au Royaume-Uni la face B utilise « Open Your Box ». Les ressorties, notamment celle du catalogue Ono en 2016, ajoutent des présentations historiques à vérifier par version. L’attribution à Ringo doit ainsi être liée à la prise de « Touch Me » et non extrapolée à toutes les faces B de Lennon parues cette année-là.
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Étude 08 / 40 · 1970 · démo du 26 mai
« My Sweet Lord » — la batterie d’une démo, pas celle du tube par défaut
Fonction établie : Batterie · archive de démonstration. Statut documentaire : Crédit direct, master différent.
Le 26 mai 1970, George Harrison prépare plusieurs compositions à Abbey Road. Une démo de « My Sweet Lord », diffusée bien plus tard dans les éditions d’archives d’All Things Must Pass, est associée à Ringo Starr à la batterie. Cette information réinscrit le batteur dans le laboratoire créatif de Harrison au tout début de sa carrière après les Beatles, avant que le titre ne devienne un succès mondial sur Apple.
Le point décisif est l’objet : la démonstration de mai 1970 ne doit pas être présentée comme le master du single ou la seule bande utilisée pour l’album. Le célèbre enregistrement achevé en 1970 a son propre historique de prises, de surimpressions et de musiciens. Une réédition « 50th Anniversary » fait entendre une archive ancienne ; son millésime commercial ne change pas la date de session. Dans la base, le qualificatif « démo » doit rester dans l’intitulé.
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Étude 09 / 40 · 1970 · démo du 26 mai
« I Dig Love » — Harrison et Ringo avant la version définitive
Fonction établie : Batterie · bande préparatoire. Statut documentaire : Crédit direct, master différent.
Lors des mêmes travaux du 26 mai 1970, George Harrison enregistre une démonstration de « I Dig Love » avec une contribution de Ringo à la batterie. La pièce fait partie du groupe de chansons que Harrison affine avant l’assemblage d’All Things Must Pass. La présence du musicien sur cette archive est importante, précisément parce qu’elle montre un partenariat à l’état de préparation, souvent occulté par les gros génériques des sessions orchestrées ensuite.
La version de l’album publié en novembre 1970 est un objet sonore différent, construit dans des séances de production plus élaborées. Les crédits de la démo ne doivent pas lui être copiés en bloc ; il en va de même pour les mixages rétrospectifs. Une description rigoureuse comporte au moins : « œuvre : I Dig Love » ; « document : démo du 26 mai » ; « fonction : batterie de Ringo » ; « support de consultation : édition d’archives ». C’est cette précision qui justifie une fiche séparée.
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Étude 10 / 40 · 1973/1974 · session puis publication
« So Sad » — Harrison entre deux batteurs et deux interprétations
Fonction établie : Batterie avec Jim Keltner. Statut documentaire : Crédit direct, version à distinguer.
Pour « So Sad », finalement publié sur Dark Horse en 1974, Harrison s’entoure notamment de Nicky Hopkins aux claviers et de deux batteurs, Ringo Starr et Jim Keltner, lors des travaux associés à Friar Park en 1973. Leur double présence doit être portée au crédit sans prétendre décrire l’alternance des frappes lorsque les bandes multipistes détaillées ne sont pas publiquement documentées. La mélancolie de la composition contraste avec les arrangements massifs de certaines autres productions de Harrison.
Une autre interprétation de « So Sad », issue des collaborations d’Alvin Lee et Mylon LeFevre, circule dans une histoire discographique voisine. Elle ne constitue pas automatiquement une prise alternative du disque de Harrison. Le bon rattachement est donc : Dark Horse (Apple, 1974), master de Harrison, batterie Ringo/Keltner, sessions préparatoires antérieures. La distinction entre année de séance et année imprimée sur l’étiquette est indispensable pour suivre la chronologie réelle des collaborations.
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Lot 3 — Apple, Doris Troy et B.B. King : écrire et jouer (1970–1971)
Le co-auteur et l’instrumentiste ne sont pas la même fonction ; le programme de B.B. King prouve aussi que la composition du groupe change de plage en plage.
Étude 11 / 40 · 1970 · Apple Records
« Gonna Get My Baby Back » — Ringo auteur chez Doris Troy
Fonction établie : Coécriture (Richard Starkey). Statut documentaire : Crédit d’œuvre, batterie non démontrée.
Sur l’album Doris Troy publié par Apple en 1970, « Gonna Get My Baby Back » porte les signatures de Doris Troy, George Harrison, Stephen Stills et Richard Starkey. Ce dernier nom n’est pas un homonyme : il correspond à Ringo Starr, co-auteur aux côtés de partenaires issus de réseaux différents, soul américain, rock californien et entourage d’Apple. Le crédit raconte donc un travail de composition collectif, distinct du métier de batteur habituellement associé à Ringo.
Les documents discographiques reproduisent le personnel très large de l’album, mais un crédit général ne suffit pas à identifier avec certitude l’instrumentiste de cette plage. En l’absence de preuve individualisée, aucune batterie de Ringo n’est affirmée ici. La notice conserve deux champs séparés : auteurs de l’œuvre et interprètes du master. Cette séparation permet de valoriser la contribution véritablement attestée sans fabriquer une session imaginaire.
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Étude 12 / 40 · 1970 · Apple Records
« You Give Me Joy Joy » — quatre signatures, un rôle précis
Fonction établie : Coécriture (Richard Starkey). Statut documentaire : Crédit d’œuvre, batterie non démontrée.
La même équipe d’auteurs — Doris Troy, George Harrison, Stephen Stills et Richard Starkey — apparaît au générique de « You Give Me Joy Joy », autre chanson de l’album Doris Troy. Le projet est révélateur de la fonction de passerelle que joue Apple Records en 1970 : les musiciens des Beatles et de leurs cercles rapprochés participent aux travaux d’une chanteuse venue du rhythm and blues et de la soul, sans pour autant devenir le groupe attitré de toutes ses prises.
Cette deuxième œuvre doit être comptée comme un autre crédit de composition, pas comme un « second jour en studio » que l’on pourrait déduire de la liste des chansons. En particulier, le nom Starkey parmi les auteurs ne certifie pas qu’il a tenu une paire de baguettes pendant l’enregistrement. Il serait utile de confronter un jour le livret Apple original aux feuilles de bande ; tant qu’elles n’individualisent pas la batterie, le statut reste coécriture documentée, participation instrumentale indéterminée.
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Étude 13 / 40 · 1971 · B.B. King in London
« Ghetto Woman » — le blues de B.B. King rencontre deux batteurs
Fonction établie : Batterie avec Jim Gordon. Statut documentaire : Crédit instrumental partagé.
Pour B.B. King in London, enregistré dans la capitale britannique en juin 1971, le guitariste américain s’entoure d’invités qui dépassent le cadre habituel de son groupe : Jim Price, Gary Wright, Klaus Voormann et Dr. John figurent parmi les collaborateurs identifiés. « Ghetto Woman » associe Ringo Starr à Jim Gordon à la batterie. L’association de ces deux noms à la même fonction constitue un crédit de double batterie, non une contradiction à résoudre en supprimant l’un des interprètes.
L’arrangement comporte aussi piano électrique, guitares, basse et coloration de cordes liée aux travaux de Jimmie Haskell. La liste du personnel permet de situer les timbres et les responsabilités, mais n’indique pas lequel des batteurs intervient sur chaque mesure. Le disque est paru en 1971 : les journées de sessions situées entre les 9 et 16 juin ne doivent pas être converties arbitrairement en une date précise pour cette seule chanson. Ce master illustre la circulation des amis de Ringo jusque dans le blues américain.
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Étude 14 / 40 · 1971 · B.B. King in London
« Wet Hayshark » — l’instrumental qui déjoue les catalogues
Fonction établie : Batterie avec Jim Gordon. Statut documentaire : Crédit direct, doublon de nom corrigé.
Parmi les plages de B.B. King in London, « Wet Hayshark » se distingue comme un instrumental composé par Gary Wright. Les crédits en attribuent la batterie à Ringo Starr et à Jim Gordon. La présence de Wright, musicien déjà lié aux activités de George Harrison, éclaire un réseau de studio dans lequel blues, rock britannique et claviers pop se croisent pendant quelques journées de 1971.
L’identification du titre demande vigilance : la graphie « Wet Haystack » se rencontre dans des notices secondaires, mais il faut conserver le titre porté par la documentation du support étudié, « Wet Hayshark ». Le fait que Ringo et Gordon soient tous deux crédités n’autorise pas à imaginer des rôles opposés (« batterie principale » contre « simple ajout ») si aucune feuille de piste ne les distingue. Les versions du disque et les rééditions peuvent reproduire des orthographes divergentes sans créer une œuvre nouvelle.
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Étude 15 / 40 · 1971 · B.B. King in London
« Part-Time Love » — ne pas recopier la double batterie
Fonction établie : Batterie de Ringo · crédit individualisé. Statut documentaire : Crédit direct, personnel distinct.
« Part-Time Love », composition de Clay Hammond reprise par B.B. King, appartient au même chantier londonien, mais sa distribution de batterie diffère de celle de « Ghetto Woman » et de « Wet Hayshark ». Dans les relevés détaillés de B.B. King in London, Ringo Starr est le batteur indiqué pour cette plage, sans second batteur crédité de la même façon. Cette nuance démontre l’intérêt de lire un album piste par piste plutôt que de reprendre sa liste globale d’invités.
Le 33 tours paraît en 1971 et les séances sont situées en juin de cette année. Aucune donnée consultée ne permet de fixer sans réserve le jour où Ringo aurait enregistré précisément « Part-Time Love ». Il faut donc garder l’intervalle de studio, le titre du master et la composition de Hammond séparés. Ringo n’est pas le compositeur de la chanson : sa contribution est l’interprétation instrumentale au sein d’un répertoire de soul-blues déjà établi.
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Lot 4 — Harry Nilsson : les quatre Richie Snare et Daybreak (1972–1974)
Le nom « Richie Snare » est un alias de Ringo. Quatre pistes inédites dans cette passe complètent « Take 54 », déjà étudié dans la sixième.
Étude 16 / 40 · 1972 · RCA Son of Schmilsson
« Spaceman » — un pseudonyme qui cache un véritable batteur
Fonction établie : Batterie · alias Richie Snare. Statut documentaire : Crédit de pochette, piste individualisée.
Pour Son of Schmilsson (RCA Victor, juillet 1972), Harry Nilsson inscrit Ringo au générique sous le pseudonyme « Richie Snare », jeu de mots entre Richard Starkey et la caisse claire. « Spaceman », sixième plage, combine son jeu de batterie à la basse de Klaus Voormann, au piano de Nicky Hopkins et aux guitares de Peter Frampton, Chris Spedding et John Uribe. Les arrangements de Paul Buckmaster étendent le paysage sonore bien au-delà du rock à quatre instruments.
Ce titre ne constitue pas un enregistrement solo de Ringo sous le nom « Richie Snare » : il s’agit d’une participation à l’album de Nilsson, produit par Richard Perry. Les bases de données qui indexent séparément Ringo Starr, Richard Starkey et Richie Snare peuvent tripler la même personne. Dans le présent dossier, ces trois identités sont unifiées, tandis que les titres sont distingués. « Take 54 », déjà traité dans la sixième passe, reste une autre piste du même album.
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Étude 17 / 40 · 1972 · RCA Son of Schmilsson
« At My Front Door » — un détour par le doo-wop de 1955
Fonction établie : Batterie · alias Richie Snare. Statut documentaire : Crédit piste par piste.
Avec « At My Front Door », huitième plage de Son of Schmilsson, Nilsson revisite le succès des El Dorados, également connu sous le nom « Crazy Little Mama » et publié en 1955 chez Vee-Jay. Cette origine est essentielle : le morceau n’est pas une composition inédite de Nilsson. La version RCA rassemble Richie Snare/Ringo à la batterie, Klaus Voormann à la basse et Nicky Hopkins au piano ; Peter Frampton et Chris Spedding sont aux guitares, Bobby Keys au saxophone et Ray Cooper aux congas.
Le timbre des vents et la texture des percussions rappellent les racines rhythm and blues de la chanson tout en lui donnant une production des années 1970. L’identification instrumentale ne doit pas se limiter à « Ringo — percussions » : la batterie lui revient, les congas à Cooper. Le 33 tours américain porte la référence RCA Victor LSP-4717. Une reprise de 1972 et l’original de 1955 doivent être documentés comme deux masters d’une même œuvre, avec leurs auteurs respectifs.
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Étude 18 / 40 · 1972 · RCA Son of Schmilsson
« Ambush » — Nilsson, cuivres et une autre prise de Ringo
Fonction établie : Batterie · alias Richie Snare. Statut documentaire : Crédit direct, titre distinct.
Sur la neuvième plage de Son of Schmilsson, « Ambush », Nilsson quitte le registre cosmique de « Spaceman » pour une chanson plus sombre. Ringo reste crédité à la batterie sous son alias Richie Snare. La distribution précise inclut Nilsson au piano électrique et au chant, Klaus Voormann à la basse, Peter Frampton, Chris Spedding et John Uribe aux guitares, ainsi que Bobby Keys et Jim Price aux cuivres. Price intervient aussi dans les arrangements de cette section.
Ray Cooper joue ici du tambourin : ce crédit distinct empêche d’attribuer à Ringo toutes les percussions audibles. La chanson est de Nilsson, et non une improvisation collective sans auteur identifié. Une chronique américaine contemporaine y remarquait une tonalité antiguerre ; une telle lecture critique éclaire sa réception, mais ne change pas le générique. À l’échelle du disque, c’est un troisième master de cette passe avec Richie Snare, non la répétition de la même notice sous trois titres.
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Étude 19 / 40 · 1972 · RCA Son of Schmilsson
« The Most Beautiful World in the World » — l’album jusqu’à son dernier titre
Fonction établie : Batterie · alias Richie Snare. Statut documentaire : Crédit direct et compilation comparée.
« The Most Beautiful World in the World » clôt Son of Schmilsson. Les crédits de l’édition RCA associent à cette plage la batterie de Richie Snare, donc Ringo Starr. La chanson s’insère dans un album de onze titres dont le personnel varie considérablement d’une plage à l’autre, depuis l’orchestre de « Spaceman » jusqu’aux fantaisies collectives. La clé d’identification n’est ni la proximité amicale avec Nilsson ni le simple crédit « musiciens invités » ; c’est la liste de personnel associée à ce master.
Le relevé cumulatif des cinq chansons jouées par Ringo sur ce LP donne « Take 54 », « Spaceman », « At My Front Door », « Ambush » et ce morceau final. Le premier figure dans la précédente passe ; les quatre autres sont étudiés ici, sans le recompter. Les rééditions qui ajoutent une prise alternative de « Take 54 » ou modifient le séquençage n’ajoutent pas une sixième composition de l’album. Il faut conserver cette arithmétique pour toute statistique de collaborations.
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Étude 20 / 40 · 1972 prise / 1974 disque
« Daybreak » — Ringo, Nilsson et le fils de Dracula
Fonction établie : Batterie · chanson de film. Statut documentaire : Crédit direct, chronologie corrigée.
« Daybreak » associe Harry Nilsson à Ringo Starr dans un contexte double, celui de la chanson de studio et celui du film Son of Dracula, réalisé par Freddie Francis. Les recherches de session situent la prise vers septembre 1972 aux studios Trident de Londres, pendant les travaux du long métrage. Pour cette chanson, Ringo tient la batterie ; George Harrison est crédité à une cloche, Klaus Voormann à la basse, Peter Frampton à la guitare, Chris Spedding au bouzouki, Bobby Keys au saxophone et Jim Price à l’orgue et aux arrangements de cuivres.
Le film et son album de bande originale sont publiés en 1974, même si les travaux et d’autres exploitations de la composition remontent plus tôt. Micky Dolenz enregistre notamment une version de « Daybreak » dès 1973, produite par Nilsson. Cette version-là ne reçoit pas automatiquement les crédits du master Nilsson. Les versions single, bande originale et montages avec dialogues imposent un contrôle de durée et de support. Le rôle de Ringo dans le film — Merlin — est une contribution d’acteur, distincte de sa batterie sur la chanson.
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Lot 5 — Voix, tambourin et skiffle : de Tommy à McLagan (1972–1979)
Le crédit vocal, le tambourin et la batterie ne se valent pas. Les fiches suivent chaque rôle jusque dans le répertoire classique, le skiffle et les Faces.
Étude 21 / 40 · 1972 · Tommy, Ode
« Fiddle About » — Ringo dans le personnage d’Uncle Ernie
Fonction établie : Chant, rôle d’Uncle Ernie. Statut documentaire : Crédit vocal d’édition originale.
Lou Reizner adapte en 1972 Tommy, l’opéra rock de Pete Townshend, pour solistes, chœur et London Symphony Orchestra. Ringo Starr n’y participe pas comme batteur des Who : il interprète vocalement Uncle Ernie sur « Fiddle About ». La composition met en scène un épisode traumatique de l’histoire de Tommy, dans lequel l’oncle abuse du jeune protagoniste. L’enjeu dramatique doit être nommé sans édulcorer la nature du personnage, tout en rappelant qu’il s’agit d’un rôle de fiction.
Sur le double album Ode de 1972, « Fiddle About » appartient à un nouvel enregistrement symphonique, différent du Tommy des Who publié en 1969. Les arrangements sont notamment associés à Wil Malone et la direction de l’orchestre à David Measham. Le crédit à enregistrer est « Ringo Starr — voix d’Uncle Ernie » : lui attribuer la batterie de l’album serait une extrapolation. L’interprétation de Keith Moon dans le film Tommy de 1975 constitue encore une autre distribution.
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Étude 22 / 40 · 1972 · Tommy, Ode
« Tommy’s Holiday Camp » — une deuxième apparition du même personnage
Fonction établie : Chant, rôle d’Uncle Ernie. Statut documentaire : Crédit vocal, autre plage.
Le rôle d’Uncle Ernie réapparaît sur « Tommy’s Holiday Camp », vers la fin du programme symphonique dirigé par Lou Reizner. Ringo Starr y est de nouveau crédité au chant. Le morceau est lié à l’établissement d’un camp de vacances organisé autour du culte de Tommy, personnage devenu objet de fascination collective. Cette petite intervention n’est donc ni une « chanson de Ringo » au sens habituel ni une session où il serait venu jouer les percussions derrière un autre soliste.
Les inventaires de l’édition Ode de 1972 identifient cette piste sur la quatrième face. On doit distinguer la composition issue de l’opéra rock de Townshend, la prestation de Ringo sur le disque orchestral, et les incarnations ultérieures d’Uncle Ernie par Keith Moon ou d’autres interprètes. Les deux chansons de Tommy partagent une production, mais constituent deux passages différents : le comptage de la passe porte sur deux prestations vocales éditées, non deux journées d’enregistrement prouvées.
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Étude 23 / 40 · 1976 · single EMI
« Don’t You Remember When » — le tambourin de Vera Lynn
Fonction établie : Tambourin. Statut documentaire : Crédit spécialisé convergent, session non datée au jour.
La participation de Ringo à un disque de Vera Lynn, voix emblématique des années de guerre britanniques, paraît presque improbable ; elle est pourtant rapportée pour le 45 tours EMI « Don’t You Remember When », publié en février 1976. La chanson est composée par Lynsey de Paul et Barry Blue, tandis que de Paul en assure la production. Les séances sont généralement situées aux Marquee Studios de Londres. Les notices spécialisées, dont Goldmine, attribuent à Ringo un tambourin.
Ce dernier mot est central. Il ne s’agit pas de la batterie et il ne faut pas transformer une prestation percussive limitée en « groupe de Ringo ». Les liens personnels de l’époque entre Lynsey de Paul et Ringo ne démontrent ni le jour de l’enregistrement ni un instrument supplémentaire ; ils éclairent seulement un contexte plausible. L’édition d’origine, ses éventuelles variantes européennes et le crédit de tambourin méritent chacun leur champ distinct. Le niveau de preuve doit rester proportionné aux sources publiées.
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Étude 24 / 40 · 1978 · Puttin’ on the Style
« Have a Drink on Me » — retour aux racines du skiffle
Fonction établie : Batterie · plage 2. Statut documentaire : Crédit individuel de réédition.
Ringo rend hommage à une influence fondatrice de la génération des Beatles en participant à Puttin’ on the Style de Lonnie Donegan. Le disque, produit par Adam Faith et présenté à la presse dès janvier 1978, réunit plusieurs héritiers du skiffle britannique. Sur « Have a Drink on Me », deuxième plage, la documentation de réédition indique Ringo Starr à la batterie, Dave Wintour à la basse, Pete Wingfield au piano et Peter Jameson à la guitare acoustique et slide, avec Albert Lee à la guitare solo.
Une deuxième chanson du LP, « Ham ‘n’ Eggs », bénéficie également de sa batterie, mais cette passe se concentre sur « Have a Drink on Me » pour garder une unité de cinq cas. Les autres titres accueillent notamment Jim Keltner, Henry Spinetti ou d’autres batteurs : un générique global « Ringo on the album » serait donc trompeur. Ce disque possède une signification culturelle particulière : un ancien Beatle vient jouer au service de l’homme dont la musique avait, deux décennies plus tôt, stimulé le goût des jeunes Britanniques pour les groupes de guitares.
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Étude 25 / 40 · 1979 · Troublemaker
« Hold On » — Ian McLagan, les Faces et un titre homonyme
Fonction établie : Batterie · plage 9. Statut documentaire : Site officiel d’Ian McLagan.
Pour son album solo Troublemaker, publié sur Mercury en 1979, Ian McLagan réunit une constellation de musiciens venus des Faces, des Rolling Stones et de la scène américaine. Son site officiel fournit un détail décisif : « Ringo Starr — drums (9) », la neuvième plage étant « Hold On ». Geoff Workman y est également associé à l’accordéon et à la production/prise de son. Ce crédit à la piste suffit à écarter une attribution vague à tout l’album.
En effet, Jim Keltner, Zigaboo Modeliste et d’autres batteurs apparaissent sur les plages précédentes. Une compilation ou réédition du disque sous le titre Here Comes Trouble ne doit pas conduire à un décompte de session supplémentaire. Plus amusant pour les discographes, la chanson « Hold On » de McLagan n’est pas celle de John Lennon, étudiée au cas 2 : même titre, auteur, date, contexte et master entièrement différents. L’identité de l’œuvre doit donc être vérifiée avant toute fusion des fiches.
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Lot 6 — Paul McCartney : trois chantiers et deux albums (1981–1983)
Les années imprimées sur les albums de McCartney ne correspondent pas toujours aux dates des séances. Les remakes de 1984 et les remixes de 2015 ont leurs propres notices.
Étude 26 / 40 · 1981 session · single 1982
« Take It Away » — deux batteurs pour Paul McCartney
Fonction établie : Batterie avec Steve Gadd. Statut documentaire : Sources officielles et témoignage direct.
Paul McCartney enregistre « Take It Away » pendant les séances de Tug of War, notamment du 16 au 18 février 1981 aux studios AIR de Montserrat, sous la direction de George Martin. Ringo Starr retrouve ici Paul en véritable musicien de studio, et non seulement en ami de passage. À la batterie, il est crédité avec Steve Gadd, dont le témoignage repris dans les notes de l’Archive Collection évoque un travail partagé. Paul chante et joue plusieurs instruments ; George Martin figure aussi au piano électrique.
Le single est publié le 21 juin 1982 selon la discographie officielle de McCartney, après l’album Tug of War d’avril. Les surimpressions à Londres et les mixages de fin 1981 sont d’autres étapes de fabrication du même master. Aucun document présenté n’autorise à assigner telle frappe à Gadd et telle autre à Ringo sur chaque mesure. Le clip, qui montre une galerie de musiciens, est un objet visuel encore distinct du relevé des séances. « Take It Away » est un modèle de coopération attestée à deux batteries.
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Étude 27 / 40 · 1982 · Tug of War
« Wanderlust » — une même chanson, plusieurs âges de McCartney
Fonction établie : Batterie/percussions créditées avec Adrian Sheppard. Statut documentaire : Master à distinguer des versions 1984/2015.
« Wanderlust » prend son nom d’un bateau croisé pendant les aventures des Wings. Paul McCartney en prépare une démo dans son studio écossais vers août 1980, puis reprend le morceau en studio en 1981 pour Tug of War, paru le 26 avril 1982. Le master de l’album crédite Ringo Starr dans la section rythmique, aux côtés d’Adrian Sheppard selon la distribution précise consultée ; George Martin assure la production. L’œuvre, conçue comme une ballade majestueuse, est portée par la voix et le piano de Paul et les arrangements.
McCartney réenregistre « Wanderlust » pour Give My Regards to Broad Street (1984), avec une instrumentation et des durées différentes selon le format du disque. L’édition Archive de 2015 comporte également une maquette et un remix du master de 1982. Il faut donc indexer séparément « démo 1980 », « prise publiée 1982 avec Ringo », « nouvel enregistrement 1984 » et « remix 2015 ». Ce dernier n’est pas une séance avec Ringo trois décennies après la prise originale.
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Étude 28 / 40 · 1982 · Tug of War
« Ballroom Dancing » — la batterie sous les cuivres et le récit
Fonction établie : Batterie · master de 1982. Statut documentaire : Crédit individualisé, versions séparées.
« Ballroom Dancing », sixième plage de Tug of War, met en place un arrangement pop narratif où piano, chœurs et cuivres structurent des changements de texture. Ringo Starr est crédité à la batterie sur le master commercial de 1982 ; les relevés cumulatifs mentionnent aussi d’autres interventions rythmiques de Paul McCartney et des musiciens de studio. Les travaux préparatoires sont documentés sur plusieurs dates entre décembre 1980 et mars 1981, notamment au Parkgate Studio.
Le titre reparaît sur la bande originale de Give My Regards to Broad Street en 1984, mais sous la forme d’un nouvel enregistrement. Les rééditions de 1993 et 2015 de la piste de 1982 relèvent quant à elles du remaster ou du remix de l’ancienne bande. Quand un distributeur indique simplement « Ballroom Dancing — Paul McCartney — Ringo Starr », il manque la donnée cruciale : quelle version ? La première publication et la responsabilité de George Martin à la production sont des marqueurs de référence.
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Étude 29 / 40 · 1982 prise · album 1983
« So Bad » — le Ringo d’un nouveau single de McCartney
Fonction établie : Batterie · master Pipes of Peace. Statut documentaire : Crédit direct, datation 1982.
« So Bad » paraît sur Pipes of Peace en octobre 1983, mais les recherches de session placent l’enregistrement à AIR Studios Londres le 16 septembre 1982. Paul McCartney y assure le chant principal et la basse, Eric Stewart participe à la guitare et aux chœurs, Linda McCartney aux voix, et Ringo Starr à la batterie. George Martin supervise la production. Cette chronologie rappelle que le titre public d’un album n’est pas la date de toutes les parties de ses chansons.
Le vidéoclip montre Ringo aux côtés des autres participants : utile comme représentation de leur complicité, il n’est pas une feuille de présence horodatée. Paul réenregistre ensuite « So Bad » pour Give My Regards to Broad Street, dont la bande originale paraît en 1984 ; cette version possède son propre personnel. Pour la sessionographie, nous retenons ici le master de Pipes of Peace, pas toutes les exploitations audiovisuelles d’une même composition.
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Étude 30 / 40 · 1981 prise · album 1983
« Average Person » — Montserrat, une première tentative abandonnée
Fonction établie : Batterie · master Pipes of Peace. Statut documentaire : Crédit direct, prise alternative distinguée.
« Average Person », huitième plage de Pipes of Peace (1983), passe par plusieurs étapes avant son édition. Une première tentative du 4 février 1981 avec Dave Mattacks est recensée dans les chronologies liées à l’Archive Collection ; elle n’est pas le master final. Paul McCartney revient au titre pendant les séances des 16 au 18 février 1981 à AIR Montserrat, où il travaille également sur « Take It Away ». Le crédit de Ringo Starr concerne les prises retenues pour la chanson publiée.
La proximité avec « Take It Away » ne signifie pas que les deux morceaux ont une distribution absolument identique, ni que Steve Gadd doit être ajouté à la batterie de toutes les plages enregistrées pendant le séjour. Il convient de comparer les crédits individuels du support. La chanson de 1983 documente ainsi deux histoires : le travail de Paul avec George Martin et Ringo en 1981, puis le choix éditorial de publier cette bande dans l’album suivant plutôt que sur Tug of War.
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Lot 7 — Engagements, mémoire de Lennon et Carl Perkins (1985–1996)
Les disques caritatifs et les hommages réunissent des dizaines de collaborateurs : seule une attribution par plage et par bande permet d’identifier la place de Ringo.
Étude 31 / 40 · 1985 · Artists United Against Apartheid
« Sun City » — Ringo et Zak contre l’apartheid
Fonction établie : Batterie · crédit collectif avec Zak Starkey. Statut documentaire : Crédit du disque, montage collectif.
Avec « Sun City », Steven Van Zandt lance en 1985 une coalition d’artistes opposés à l’apartheid et au boycott culturel contourné par des prestations à Sun City, dans le Bophuthatswana. Le projet rassemble des voix du rock, de la soul, du jazz, du rap et de multiples scènes internationales. Ringo Starr et son fils Zak Starkey figurent parmi les batteurs crédités, avec Keith LeBlanc et Tony Williams. Ils ne sont pas les seuls artisans de la section rythmique : programmations et percussions sont également répertoriées.
La force politique du single ne permet pas d’imaginer les quatre batteurs simultanément réunis autour d’une seule prise de batterie. Le morceau est construit à partir de contributions nombreuses, réalisées en plusieurs lieux et montées dans une production collective. Les crédits de Ringo et de Zak doivent rester distincts, avec un degré de précision limité par les documents disponibles. L’album Sun City et ses éditions de 1985 sont les supports de référence ; le nombre d’artistes associés ne représente pas le nombre de sessions effectuées ensemble.
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Étude 32 / 40 · 1986 · It’s a Live-In World
« You Know It Makes Sense » — une parole contre l’héroïne
Fonction établie : Voix parlée, pas batterie. Statut documentaire : Attribution directe dans le double album.
Le projet britannique The Anti-Heroin Project, coordonné notamment par Charley Foskett en 1986, réunit des musiciens et personnalités publiques autour d’une campagne de prévention. Sur le double vinyle caritatif It’s a Live-In World (EMI), « You Know It Makes Sense » apparaît en cinquième position de la face B. La contribution de Ringo Starr est une intervention parlée, associée à un accompagnement de clavier ; elle ne relève ni d’un solo de batterie ni d’une chanson chantée par le batteur.
Les chronologies de sortie du single collectif « Live-in World » et du double LP ne coïncident pas toujours dans les sources rétrospectives, certaines retenant octobre ou novembre 1986. Le livret et la position physique de la plage sont ici plus sûrs que la date au jour près. La seconde apparition de Ringo, « Naughty Atom Bomb », possède un personnel différent : confondre les deux titres sous la formule « Ringo joue sur un album anti-drogue » occulterait précisément la variété de ses contributions.
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Étude 33 / 40 · 1986 · It’s a Live-In World
« Naughty Atom Bomb » — musiciens et humoristes sur le même titre
Fonction établie : Batterie et chœurs. Statut documentaire : Attribution piste par piste.
Sur « Naughty Atom Bomb », deuxième plage de la face C d’It’s a Live-In World, Ringo Starr est crédité à la batterie et aux chœurs. Le morceau met également en jeu des personnalités comiques britanniques : John Cleese, Bill Oddie et Michael Palin sont cités parmi les voix. La combinaison d’un véritable accompagnement musical et d’interventions théâtrales rend ce titre différent du message parlé « You Know It Makes Sense », tout en appartenant au même album caritatif de 1986.
Le programme de l’Anti-Heroin Project montre une autre manière pour Ringo de contribuer hors de sa discographie : il ne prête pas uniquement son image à une cause ; il fournit ici une partie instrumentale documentée. La présence de Zak Starkey dans l’entourage du producteur, évoquée lors d’entretiens rétrospectifs, ne doit pas être étendue à cette plage sans crédit spécifique. La publication du disque ne fixe pas, à elle seule, le jour de la prise de batterie.
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Étude 34 / 40 · 1990 · hommage à John Lennon
« I Call Your Name » — reprendre Lennon avec ses amis
Fonction établie : Chant principal et batterie. Statut documentaire : Crédit de la performance, diffusion à préciser.
Pour les commémorations de 1990, cinquantième anniversaire de la naissance de John Lennon et dixième année depuis sa mort, Ringo choisit de reprendre « I Call Your Name », composition Lennon–McCartney gravée par les Beatles en 1964. Dans cette nouvelle performance, Ringo est crédité au chant principal et à la batterie. Jeff Lynne, Tom Petty et Joe Walsh figurent aux guitares, Jim Keltner à la cloche de vache. Cette distribution réunit plusieurs réseaux amicaux déjà liés à George Harrison et aux Traveling Wilburys.
Il ne s’agit pas d’un nouveau morceau des Beatles : l’œuvre de 1964 fait l’objet d’un nouvel enregistrement, préparé pour une diffusion commémorative à Liverpool et dans des programmes associés. Les collections vidéo et les compilations non officielles qui circulent ensuite sont des supports à documenter, non la preuve d’une sortie commerciale universelle en 1990. La place de Ringo comme chanteur est essentielle : elle transforme une reprise d’une chanson de son ancien partenaire en hommage incarné, au-delà de sa seule batterie.
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Étude 35 / 40 · 1996 · Go Cat Go! / provenance ouverte
« Honey Don’t » — Carl Perkins, le disque de 1996 et la bande à identifier
Fonction établie : Duo vocal publié avec Carl Perkins. Statut documentaire : Crédit du CD confirmé, date de bande non confirmée.
« Honey Don’t » relie Carl Perkins, auteur de la chanson publiée chez Sun en 1956, à Ringo qui l’avait chantée sur Beatles for Sale en 1964. Les deux musiciens interprètent de nouveau le titre lors du spectacle filmé Blue Suede Shoes: A Rockabilly Session, tourné le 21 octobre 1985 aux studios Limehouse de Londres. Le CD Go Cat Go! de Perkins, publié en 1996 sur Dinosaur Entertainment, identifie à son tour « Honey Don’t » en douzième plage comme contribution associant Perkins et Ringo.
La provenance exacte du master de 1996 reste à confirmer. Les catalogues présentent l’album comme un ensemble de nouvelles prestations et de bandes d’archives ; un générique du CD ne démontre ni une nouvelle séance réalisée en 1996 ni la réutilisation certaine de Limehouse 1985. Le livret et les bandes devraient être confrontés pour trancher. Il faut également éviter de confondre cette plage avec « Matchbox », duo scénique de 1985 avec Eric Clapton, ou avec le « Honey Don’t » du Concert for George (2002). Nous comptons ici une entrée discographique distincte, pas une séance supplémentaire prouvée.
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Lot 8 — Du Texas à Going Home : nouvelles fonctions (2012–2024)
Les sources des artistes et le journal d’un producteur documentent précisément l’instrument et parfois le montage, jusque dans l’alternance père-fils de 2024.
Étude 36 / 40 · 2012 · The Grifter’s Hymnal
« Coochy Coochy » — la chanson de Starkey sans sa batterie
Fonction établie : Chant, guitare, shakers, cymbale, claquements de mains ; auteur. Statut documentaire : Crédits primaires de l’artiste.
Ray Wylie Hubbard publie The Grifter’s Hymnal en 2012, avec une reprise de « Coochy Coochy » créditée à Richard Starkey comme auteur. La page officielle de l’album fournit une distribution exceptionnelle de précision : Hubbard au chant, au résonateur et au tambourin ; Ringo Starr au chant, à la guitare, aux shakers, à la cymbale et aux claquements de mains ; George Reiff à la basse ; Audley Freed à la mandoline ; Rick Richards à la grosse caisse, caisse claire et diverses percussions.
Ringo ne tient donc pas la batterie sur cette prise. Hubbard l’a raconté dans un entretien de 2012 : le jeu de Rick Richards étant déjà excellent, l’invité a préféré enrichir le titre autrement. Cette participation cumule trois rôles rarement réunis : créateur de l’œuvre, chanteur et multi-instrumentiste/percussionniste additionnel. Elle doit être différenciée de « Bad Trick » (2020), où Hubbard invite Ringo à la batterie, et de « Ride or Die » (2022), où il joue du tambourin.
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Étude 37 / 40 · 2014 · You Should Be So Lucky
« Blonde Girl, Blue Dress » — Benmont Tench et le tambourin
Fonction établie : Tambourin · piste 5. Statut documentaire : Annonce Blue Note et crédits de master.
Benmont Tench, claviériste des Heartbreakers de Tom Petty, publie le 18 février 2014 You Should Be So Lucky chez Blue Note Records. Glyn Johns produit cet album analogique enregistré à Sunset Sound à Los Angeles. Sur la cinquième plage, « Blonde Girl, Blue Dress », Ringo Starr est crédité au tambourin, tandis que Jeremy Stacey joue de la batterie. Tom Petty tient la basse et David Rawlings et Gillian Welch apportent leurs guitares acoustiques et des voix.
Le communiqué officiel de Blue Note du 16 décembre 2013 confirmait la participation de Ringo au disque et annonçait ce morceau en avant-première. Mais seule une distribution piste par piste permet de spécifier le tambourin ; « Ringo sur l’album » n’est pas synonyme de « Ringo batteur de cette chanson ». Les crédits généraux citent Don Was, Ryan Adams, Blake Mills et d’autres invités dont la présence varie selon les plages. La date de sortie de 2014 ne permet pas de dater sa contribution au jour près.
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Étude 38 / 40 · 2020 · Modesty Forbids
« Standing Next to Me » — Gouldman chante le voisin de scène
Fonction établie : Batterie · collaboration Gouldman. Statut documentaire : Crédit rapporté, jour de séance ouvert.
Graham Gouldman, figure de 10cc, côtoie Ringo Starr lors des tournées de l’All-Starr Band en 2018. Cette expérience lui inspire « Standing Next to Me », chanson parue sur son album Modesty Forbids en 2020. Dans une interview de 2024, Gouldman explique le sentiment presque irréel de jouer sur scène à côté de l’ancien Beatle : la chanson réemploie cette émotion comme matériau d’écriture. Ringo participe à l’enregistrement à la batterie, prolongeant la relation de tournée dans le studio.
L’année 2018 est le point de départ biographique, mais pas une preuve de date de prise. Les crédits consultés ne fixent pas ici le lieu et le jour précis de la prestation de Ringo. Gouldman l’invite de nouveau sur « Couldn’t Love You More », publié sur I Have Notes en 2024 ; cette autre chanson ne doit pas être absorbée par la fiche de « Standing Next to Me ». Le dossier révèle une collaboration durable entre deux compositeurs de pop britannique, sans supposer qu’ils ont enregistré ensemble un album entier.
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Étude 39 / 40 · 2022 · Now and the Evermore
« Now and the Evermore » — la première frappe du disque de Colin Hay
Fonction établie : Batterie · piste-titre. Statut documentaire : Déclaration officielle et crédits de studio.
Colin Hay, ancien chanteur de Men at Work devenu partenaire régulier de l’All-Starr Band, confie à Ringo la batterie de la chanson qui ouvre son album Now and the Evermore, sorti le 18 mars 2022. L’artiste explique sur son site officiel que la composition est nourrie de son admiration pour les Beatles et que la participation de Ringo a une signification particulière. Le timbre de la batterie n’est donc pas une identification spéculative faite à l’oreille : l’invitation est revendiquée directement par Hay.
La documentation de production indique que Bruce Sugar a enregistré la contribution de Ringo au studio Roccabella West. Cette traçabilité permet de distinguer son intervention des autres prises de l’album, où figurent aussi des musiciens de l’entourage de Hay, dont Greg Bissonette. L’enregistrement existait avant la publication de mars 2022, comme le montrent les diffusions anticipées ; la date de sortie ne doit pas devenir une date de séance. La parenté esthétique revendiquée avec les Beatles ne change rien à l’identité autonome de cette composition.
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Étude 40 / 40 · 2022–2024 · publication 15 mars 2024
« Going Home » — Ringo et Zak réunis par le montage, pas par une jam
Fonction établie : Batterie · parties montées en alternance avec Zak. Statut documentaire : Journal de production de Guy Fletcher.
Le 15 mars 2024 paraît « Going Home (Theme from Local Hero) » par Mark Knopfler’s Guitar Heroes, réinterprétation caritative du thème composé par Knopfler en 1983. Le projet soutient Teenage Cancer Trust et Teen Cancer America, et rassemble un nombre exceptionnel de guitaristes. Ringo Starr et Zak Starkey fournissent chacun des prises de batterie pour la nouvelle pièce, mais il serait trompeur de décrire le résultat comme une longue performance de père et fils jouée simultanément dans un studio rempli de guitaristes.
Le producteur et claviériste Guy Fletcher explique dans son journal de travail avoir reçu des parties suffisamment complètes des deux batteurs pour choisir leurs interventions et construire une alternance au montage. Les démarches décisives commencent dès la fin de 2022, avant les contributions ajoutées en 2023, tandis que le single paraît en 2024. Le morceau inclut une intervention de Jeff Beck enregistrée peu avant sa mort ; Peter Blake réalise son visuel. Les multiples éditions, dont formats physiques et mixage immersif, dérivent d’une production commune, non de séances nouvelles à chaque support.
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Sources et pistes de contrôle
Les sources directes ci-dessous fondent les dates d’édition, les listes de pistes et les crédits lorsqu’ils sont publiés par les artistes ou labels. Les 14 documents externes sont complétés par 37 monographies distinctes de Yellow-Sub.net auxquelles renvoient les 40 études. Certaines monographies couvrent deux chansons ; un lien documentaire n’équivalent donc pas à une session supplémentaire.
Sources primaires, archives de réédition et témoignages
- John Lennon, présentation officielle du personnel de Plastic Ono Band (coffret 2021).
- John Lennon/Plastic Ono Band — The Ultimate Collection, contenu des prises et crédits.
- George Harrison — All Things Must Pass, 50th Anniversary : Day 1 Demos, 26 mai 1970.
- Harry Nilsson — Son of Schmilsson, programme officiel du LP de 1972.
- Harry Nilsson — The RCA Albums Collection : rééditions, versions et Daybreak.
- Paul McCartney — Take It Away, discographie officielle et crédit de Ringo.
- Paul McCartney — Pipes of Peace, programme et participants de 1983.
- Paul McCartney — Pipes of Peace Archive Collection, éditions de 2015.
- Ray Wylie Hubbard — The Grifter’s Hymnal, crédits piste par piste de Coochy Coochy.
- Blue Note Records — Benmont Tench, annonce de You Should Be So Lucky (2013).
- Colin Hay — Now and the Evermore, présentation officielle (2022).
- BMG — Mark Knopfler’s Guitar Heroes, participants et sortie caritative (2024).
- Guy Fletcher — Guitar Heroes Diary, journal de production et montage des batteries.
- The Beatles Bible — index des activités de Ringo Starr et chronologies des enregistrements.
Les 37 monographies de concordance
- Ringo Starr et John Lennon : Mother, prises de 1970, single Why et archives de 2021.
- Hold On de John Lennon : Ringo Starr, les 32 prises et les archives 1970–2021.
- Ringo Starr sur I Found Out : batterie, congas et prises cachées de Lennon (1970–2021).
- Ringo Starr sur Remember : prise 13, anniversaire de Lennon et archives de 2021.
- Well Well Well de John Lennon : Ringo Starr, prise 4, tom-tom et versions de 1972–2025.
- Ringo Starr, Jim Gordon et Yoko Ono : Open Your Box, Hirake et les versions de 1970–1971.
- Ringo Starr sur Touch Me : face B américaine de Power to the People (1971).
- My Sweet Lord : Ringo Starr à la batterie sur la démo de 1970 de George Harrison.
- I Dig Love (1970) : Ringo Starr à la batterie sur la démo de George Harrison.
- So Sad de George Harrison : Ringo Starr, Jim Keltner et les deux versions de 1973–1974.
- Gonna Get My Baby Back : Ringo Starr coauteur pour Doris Troy en 1970.
- You Give Me Joy Joy : Ringo Starr et Doris Troy, les crédits de la chanson de 1970.
- Ghetto Woman : Ringo Starr à la batterie pour B.B. King (1971).
- Wet Hayshark : Ringo Starr, Jim Gordon et B.B. King, l’instrumental de 1971.
- Part-Time Love : Ringo Starr, seul batteur crédité auprès de B.B. King.
- Spaceman (1972) : Ringo Starr alias Richie Snare chez Harry Nilsson.
- Ringo Starr et Harry Nilsson : At My Front Door, batterie Richie Snare et doo-wop (1972).
- Ringo Starr et Harry Nilsson : Ambush sur Son of Schmilsson (1972).
- Ringo Starr alias Richie Snare : les cinq batteries de Son of Schmilsson (1972).
- Ringo Starr et Harry Nilsson : Daybreak, Son of Dracula et la session de 1972.
- Ringo Starr dans Tommy (1972) : Fiddle About et Tommy’s Holiday Camp.
- Ringo Starr et Vera Lynn : Don’t You Remember When (1976).
- Ringo Starr et Lonnie Donegan : Have a Drink on Me et Ham ‘n’ Eggs (1978).
- Ringo Starr et Ian McLagan : Hold On sur Troublemaker (1979).
- Take It Away : Ringo Starr et Steve Gadd avec Paul McCartney en 1981.
- Wanderlust (1982–1984) : Ringo Starr chez Paul McCartney, crédits et versions.
- Ballroom Dancing (1982) : Ringo Starr, George Martin et les versions de Paul McCartney.
- Ringo Starr sur Pipes of Peace : So Bad et Average Person (1981–1983).
- Sun City (1985) : Ringo Starr et Zak Starkey, les crédits et les sessions.
- Ringo Starr et The Anti-Heroin Project : deux contributions de 1986.
- Ringo Starr : I Call Your Name, hommage à John Lennon (1990).
- Ringo Starr et Carl Perkins : Honey Don’t, Matchbox et les éditions (1985–1996).
- Ray Wylie Hubbard et Ringo Starr : Coochy Coochy sur The Grifter’s Hymnal (2012).
- Ringo Starr et Benmont Tench : Blonde Girl, Blue Dress (2014), tambourin et crédits.
- Ringo Starr et Graham Gouldman : Standing Next to Me et Couldn’t Love You More (2020–2024).
- Ringo Starr et Colin Hay : Now and the Evermore, batterie et studios (2022).
- Ringo Starr, Zak Starkey et Mark Knopfler : Going Home, le single caritatif (2024).
Points non résolus à conserver comme tels
- Doris Troy : les signatures de Starkey sont établies ; la batterie sur chacune de ces chansons n’est pas démontrée par le seul crédit d’auteur.
- « Open Your Box » : le personnel varie selon la bande et le single ; ne pas confondre Jim Gordon et Ringo.
- « Honey Don’t », 1996 : le CD identifie Perkins et Ringo, mais la date et la provenance exacte de la prise sont ouvertes.
- Deux batteurs : aucun découpage à la mesure n’est inventé pour B.B. King, McCartney ou « Going Home » au-delà du témoignage disponible.
- Datation : les dates commerciales des éditions Nilsson, McCartney et Harrison ne sont pas nécessairement celles des prises de Ringo.
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À lire ensuite — huitième passe : 45 collaborations supplémentaires, réparties en neuf lots (1970–2023). Ce nouveau volet approfondit les batteries de Howlin’ Wolf et Nilsson, les archives de Dylan, les collaborations avec Paul McCartney et les maîtres du studio, jusqu’à Nils Lofgren.
Pour poursuivre au-delà de la huitième passe : la neuvième passe réunit 50 enquêtes en dix lots (1968–2024), avec des vérifications croisées de personnel, des cas incertains signalés et une concordance des archives.