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Yellow-Sub.net · Sessionographie Lennon–Starr · Octobre 1970
« Remember » : Ringo Starr, la prise 13 et l’anniversaire de John Lennon
Des démos solo du 6 octobre à l’explosion ajoutée au montage : la contribution de Ringo sur « Remember », les visites au studio et les archives détaillées de 2021.
Une collaboration enregistrée le jour des trente ans de Lennon
Le 9 octobre 1970, jour du trentième anniversaire de John Lennon, Ringo Starr retrouve le chanteur aux studios EMI d’Abbey Road. Leur histoire collective vient de traverser la séparation des Beatles ; pourtant, dans cette nouvelle formation resserrée, leurs réflexes de musiciens demeurent. Avec Klaus Voormann à la basse, ils donnent à « Remember » une assise rock qui contraste avec la tonalité introspective du premier album solo de Lennon. Le résultat paraît direct, presque familier : trois interprètes qui savent se soutenir sans transformer la séance en démonstration virtuose.
Ce titre réclame cependant un examen plus précis qu’un simple crédit « Ringo Starr, drums ». Il existe des maquettes sans Ringo, une première tentative de groupe abandonnée, une séance majeure enregistrée le jour de l’anniversaire, plusieurs overdubs, un instrument inhabituel — la guimbarde — et un effet sonore placé au montage. Enfin, l’édition d’archives de 2021 dévoile une répétition à l’allure très différente et la prise principale de studio dans un mixage brut. Le défi consiste à restituer cette histoire sans compter plusieurs fois la même collaboration.
La notice officielle de John Lennon/Plastic Ono Band attribue la batterie à Starr et la basse à Klaus Voormann. La chronologie détaillée de The Beatles Bible confirme que les prises retenues ont été réalisées au cours de la séance du 9 octobre et qu’il s’agit d’une participation essentielle du batteur à l’album publié le 11 décembre 1970. Elle permet aussi de replacer l’enregistrement dans une suite de journées distinctes, du 6 au 24 octobre.
6 octobre 1970 : deux maquettes de Lennon, sans batterie de Ringo
Les premiers essais documentés de « Remember » sont enregistrés le 6 octobre 1970. Lennon prépare deux démonstrations en solo, alors que le travail collectif de la journée porte également sur « Isolation » et « Well Well Well ». Ce premier repère semble modeste, mais il est capital du point de vue de l’archiviste : une démo de Lennon ne doit pas être automatiquement versée dans la liste des bandes avec Ringo, même lorsqu’elle précède immédiatement une version de groupe enregistrée avec lui.
La comparaison entre une maquette et un master révèle un processus de réécriture. La structure et les paroles existent déjà, mais leur articulation rythmique n’a pas encore atteint la forme définitive. Starr n’est pas l’auteur de la chanson : les droits de composition restent ceux de Lennon. En revanche, la transformation d’un matériau de travail en interprétation collective permet d’apprécier la nature réelle d’une collaboration instrumentale.
Cette question est particulièrement sensible dans les catalogues d’archives, où plusieurs fichiers portant le même titre peuvent se succéder dans une même édition. Pour une base de référence, « Remember — démo du 6 octobre » et « Remember — prise de groupe du 9 octobre » doivent conserver des identifiants distincts. L’association au nom de Ringo dépend du personnel de chaque enregistrement, et non du titre de la chanson considéré de manière abstraite.
7 octobre : l’essai de trio interrompu avant son terme
Le lendemain, 7 octobre 1970, la formation Lennon–Voormann–Starr enregistre une tentative collective de « Remember ». La séance se déroule dans le studio 3 d’EMI, sous la conduite de Lennon et Yoko Ono, avec Phil McDonald et John Leckie au travail technique. Un seul essai est capté, mais il s’interrompt au cours du troisième couplet. Il ne s’agit donc pas de la prise ayant servi à fabriquer l’album.
Le trio s’est déjà montré capable de jouer des chansons structurées et de travailler rapidement. Pourtant, cet arrêt est un indice utile : Lennon et ses partenaires cherchent encore la forme et l’énergie adaptées. Une prise interrompue peut témoigner du processus de répétition, sans avoir l’autorité d’une interprétation achevée. Il ne faudrait pas en déduire qu’elle serait identique, sur le plan instrumental, au master final.
La documentation officielle de 2021 permet de suivre cette évolution avec un peu plus de recul. La compilation d’alternatives propose notamment « Remember (Rehearsal 1) », une première répétition décrite par l’éditeur comme sensiblement plus lente et plus retenue que la chanson finalement publiée. Le document ne doit pas être confondu mécaniquement avec la tentative interrompue du 7 octobre, faute de numérotation explicite dans les listes publiques.
9 octobre 1970 : treize prises, la treizième devient le master
Le 9 octobre, Lennon vient d’avoir trente ans. La séance commence dans l’après-midi et se prolonge jusqu’aux premières heures du lendemain. Au studio 3 d’Abbey Road, John Lennon joue du piano et chante ; Klaus Voormann tient la basse ; Ringo Starr la batterie. Billy Preston rejoint le groupe pour une partie du travail sur « God », mais il n’est pas crédité sur « Remember ». Son rôle ailleurs durant la même journée ne doit pas contaminer le personnel de cette plage.
La session aborde aussi « Isolation », « God » et « Love ». Après les dernières tentatives consacrées à ces morceaux, le trio revient longuement à « Remember » : treize nouvelles prises sont effectuées. La prise 13 est choisie comme fondement de la version définitive. Les sources décrivent aussi deux overdubs vocaux enregistrés le jour même, auxquels s’ajouteront d’autres interventions les 18 et 19 octobre. La batterie de Ringo appartient donc à la performance instrumentale de cette journée, tandis que les étapes ultérieures concernent la finition de la chanson.
Dans le catalogue de 2021, l’édition Raw Studio Mixes identifie justement la prise principale comme « Remember (Take 13) ». Cette concordance entre le récit des sessions et l’étiquetage moderne est un point d’ancrage précieux. En revanche, l’existence de cette plage d’archives ne signifie pas qu’une nouvelle batterie a été enregistrée en 2021 : il s’agit de la relecture sonore de la bande de 1970.
L’anniversaire : la plaisanterie musicale et l’arrivée de George Harrison
La séance du 9 octobre est aussi documentée par de brefs incidents humains. Sur une prise alternative, Lennon remplace temporairement les mots de sa chanson par un souhait d’anniversaire adressé à lui-même, tandis que Starr et Voormann poursuivent leur accompagnement. Cette plaisanterie contraste avec la gravité des thèmes développés sur le disque. Elle révèle un contexte de travail moins uniformément sombre que l’image parfois figée des sessions du Plastic Ono Band.
Le même jour, George Harrison arrive aux studios au volant de sa Ferrari et offre à Lennon une fleur en plastique. L’ingénieur Andy Stephens en a laissé un récit repris dans les chronologies spécialisées. L’épisode est un témoignage de proximité personnelle, mais non la preuve que Harrison joue de la guitare sur « Remember ». Dans une sessionographie, être présent dans le studio, passer saluer un ami et être musicien crédité sur une bande sont trois choses différentes.
La nuance prend toute son importance dans l’histoire des Beatles après leur séparation. Le passage de George aux studios et la présence de Ringo sur la batterie montrent que les relations entre certains anciens membres se poursuivent. Elles ne justifient pourtant pas de décrire « Remember » comme une réunion clandestine des Beatles. Paul McCartney n’y participe pas et George Harrison n’y est pas crédité comme instrumentiste. La chanson appartient à l’œuvre personnelle de Lennon.
Lennon au piano, Voormann à la basse, Ringo à la batterie
La dynamique de « Remember » dépend du rapport entre le piano de Lennon et la section rythmique. Le piano donne à la pièce ses articulations harmoniques et ses accents ; la basse de Voormann amplifie son mouvement ; la batterie de Starr organise les changements de tension. La chanson ne repose pas sur un arrangement orchestral complexe. Elle réclame plutôt que les trois musiciens sachent doser leurs interventions et préserver le caractère propulsif de l’ensemble.
Dans cette configuration, les frappes de caisse claire ne cherchent pas nécessairement à mettre le batteur au premier plan. Elles placent la voix et le piano dans un cadre reconnaissable. Le morceau paraît aller de l’avant, mais sa construction laisse encore des irrégularités et une sensation de jeu collectif vivant. Ce type d’accompagnement correspond bien au vocabulaire de Ringo, qui avait appris avec les Beatles à utiliser la batterie comme instrument de dialogue et de ponctuation plutôt que comme démonstration permanente.
Il s’agit ici d’une analyse de l’enregistrement, non de la transcription d’instructions prononcées au studio. Les fiches de personnel ne précisent pas quelle figure rythmique Lennon aurait demandée à Starr à chaque section. Nous pouvons commenter l’effet musical de la partie ; nous ne devons pas fabriquer un récit d’intention. Cette distinction est particulièrement utile dans un dossier encyclopédique où les faits de session, l’histoire du mixage et l’écoute critique coexistent.
18 et 19 octobre : orgue provisoire puis guimbarde
Le 18 octobre, une partie d’orgue est ajoutée à « Remember » ; elle ne subsiste toutefois pas dans le même état jusqu’à la conclusion du travail. Le lendemain, 19 octobre, deux parties de guimbarde viennent la remplacer. Le personnel du morceau donne précisément à Lennon le chant, le piano et cet instrument. La présence de la guimbarde est souvent omise dans les résumés qui réduisent la chanson au trio piano–basse–batterie.
Le rôle de Starr ne change pas pour autant : les ajouts d’orgue et de guimbarde sont des interventions distinctes effectuées après l’enregistrement principal. Il serait erroné de dater sa batterie du 19 octobre simplement parce que certaines sources donnent cette date comme celle de l’achèvement des overdubs. Une sessionographie a besoin de lignes d’intervention détaillées pour éviter de confondre les présences de studio et les éléments qui se superposent sur la bande.
Le travail vocal est aussi repris à ces dates. Lennon ajoute des parties supplémentaires, puis l’enregistrement est préparé pour le mixage. Un titre qui sonne relativement immédiat sur le LP a donc traversé plusieurs états techniques. Le mot « spontané », lorsqu’il est utilisé pour caractériser l’effet esthétique du Plastic Ono Band, ne saurait effacer ces étapes de production.
24 octobre : le montage abrège huit minutes et provoque l’explosion
Le 24 octobre 1970, « Remember » est mixé. Les sources expliquent que l’enregistrement original se poursuit pendant environ huit minutes, avant qu’un montage raccourcisse le morceau et se termine par le bruit d’une explosion prélevé dans les archives d’effets sonores d’EMI. La version publiée sur le premier album de Lennon dure approximativement 4 min 32. Ces durées décrivent des états distincts du matériau, non deux séances de groupe.
L’effet sonore renvoie à la conspiration des Poudres de 1605 et à Guy Fawkes, commémoré en Grande-Bretagne le 5 novembre. Il accompagne la formule « Remember, remember » et son association culturelle avec cette date. Lennon a présenté la trouvaille comme une plaisanterie improvisée, ensuite rendue définitive au montage. L’explosion n’est donc pas produite par une percussion spectaculaire de Starr. C’est une insertion sonore, un objet de production placé après le travail instrumental du trio.
Cette distinction protège de nombreuses erreurs de commentaire musical. Une écoute inattentive pourrait attribuer à la batterie le caractère explosif de la fin ; un inventaire documentaire ne doit pas traduire un effet de montage en geste d’instrumentiste. Les prises de Ringo s’arrêtent là où se trouve la performance enregistrée. La façon dont le morceau est coupé, prolongé ou ponctué par la bande d’effets appartient à une autre catégorie d’informations.
Pourquoi « Remember » n’est pas « God » ni « Love »
L’album est souvent cité comme un bloc homogène de chansons accompagnées par Ringo. Pourtant, le travail piste par piste impose des nuances. « God » comporte Billy Preston sur le master, avec deux pianos ; « Love » possède une histoire de studio centrée sur Lennon et Phil Spector ; « Remember » repose sur Lennon au piano, Voormann et Starr, avec une guimbarde ajoutée ensuite. Une simple liste du personnel global de la pochette ne suffit donc pas.
La distinction s’applique aussi aux archives du disque. Lorsque le coffret de 2021 présente une démo de « Remember », il faut vérifier si elle vient de l’enregistrement solo initial ou d’une répétition de groupe. La présence d’une batterie dans la version de 1970 ne transfère pas automatiquement Ringo dans la maquette. De la même façon, le personnel d’une prise de « Love » ne peut pas être déduit du seul nom de Phil Spector imprimé parmi les producteurs de l’album.
Dans notre encyclopédie, la relation Lennon–Starr est donc décomposée en fiches de titres, et, lorsque les documents le justifient, en fiches de prises. « Remember » est une collaboration instrumentale de Ringo avec Lennon ; l’explosion est un ajout éditorial ; la visite de George Harrison est un événement biographique. L’intérêt scientifique de cette séparation est qu’elle reste valable quelles que soient les rééditions futures.
2021 : répétition lente, prise 13 et formats différents du coffret
John Lennon/Plastic Ono Band – The Ultimate Collection, publié en avril 2021, constitue une source de première importance. Les programmes officiels distinguent « Remember (Rehearsal 1) », inclus dans les sélections d’outtakes des éditions 2 CD et 2 LP, de « Remember (Take 13) », présent dans la série Raw Studio Mixes des coffrets plus développés. Une troisième entrée, « Remember (Take 1) », figure dans la série des Raw Studio Out-takes des éditions Blu-ray.
La répétition initiale est décrite par les éditeurs comme plus lente et plus retenue. Son intérêt est de montrer le chemin parcouru jusqu’à la chanson rythmée et énergique du master. La prise 13, quant à elle, renvoie au numéro de la performance enregistrée le 9 octobre : elle permet d’entendre dans un contexte de mixage moins traité l’interaction du piano et de la section rythmique. Les pistes désignées sous des numéros voisins doivent être associées à leurs dates et supports, sans en supposer les détails de montage.
Le programme du coffret distingue en outre Ultimate Mixes, Raw Studio, Out-takes, Elements, Demos et Evolution. Chaque catégorie répond à une question différente. Un Ultimate Mix réinterprète techniquement le master existant ; une prise alternative fait entendre une performance différente ; un documentaire d’évolution rapproche des extraits de travail ; une démo signale une étape préalable de composition. Le collectionneur qui souhaite « tout ce qu’a joué Ringo » doit connaître ces différences, plutôt que de considérer l’ensemble des 159 plages haute résolution d’un coffret comme autant de nouvelles séances.
Il faut enfin tenir compte des configurations commerciales. Un double CD standard ne reprend pas tout ce que proposent les six CD et les deux Blu-ray de la version super deluxe. Le travail exhaustif supposera un inventaire par édition, disque, programme et plage. La présence de « Remember (Take 13) » dans la série Raw Studio ne doit pas être annoncée sur le même disque que « Rehearsal 1 » sans vérifier la configuration précise.
La place de Ringo dans le langage de « Remember »
Le morceau occupe une place particulière dans le premier album de Lennon. Son écriture remonte à une matière antérieure, parfois rapprochée du thème inachevé « Across The Great Water », mais son identité sonore se révèle dans la version de trio. Le texte renvoie à l’enfance, aux figures de l’autorité et aux déceptions que Lennon réévalue à la lumière de son expérience personnelle. La batterie ne traduit pas ce contenu par un programme narratif : elle donne à la chanson une énergie physique qui empêche l’introspection de devenir immobilité.
Ringo joue ainsi un rôle de médiateur entre deux aspects du disque. Il doit soutenir une chanson fortement personnelle, tout en conservant cette solidité collective du rock que Lennon connaît depuis Liverpool. La retenue n’exclut pas la puissance. Le 9 octobre, le trio cherche visiblement une version capable d’avancer avec assurance. Cette recherche est attestée par les prises multiples et par la comparaison possible avec la répétition de 2021, pas par quelque souvenir imaginaire que l’on prêterait aux participants.
Notice de sessionographie définitive
Œuvre : « Remember ». Auteur : John Lennon. Artiste principal : John Lennon. Premier album : John Lennon/Plastic Ono Band, paru le 11 décembre 1970. Personnel de la version publiée : Lennon, chant, piano et guimbarde ; Voormann, basse ; Ringo Starr, batterie. Producteurs : Lennon, Yoko Ono et Phil Spector selon le crédit général du disque.
6 octobre 1970 : deux démos solo, à ne pas attribuer à Starr. 7 octobre : un essai de groupe interrompu. 9 octobre : treize prises, la treizième choisie comme master, avec Lennon, Voormann et Ringo. 18 et 19 octobre : travail vocal, ajout d’orgue puis remplacement par la guimbarde. 24 octobre : mixage final, réduction d’un matériau plus long, insertion d’un bruit d’explosion indépendant de la batterie.
Archives vérifiables : Ultimate Collection (2021), « Rehearsal 1 » ; « Take 13 » dans les Raw Studio Mixes ; « Take 1 » dans les archives Blu-ray. Ce qui reste à contrôler : comparaison des minutages mesurés, des numéros de prises et des feuilles de bande pour les répétitions les moins bien identifiées. Ne pas inventer de nouveaux musiciens sur la base d’une présence dans les studios le jour de l’anniversaire.
Sources et documentation
Source discographique officielle : John Lennon Official Website, John Lennon/Plastic Ono Band (1970), crédits généraux, programme du LP et date de parution du 11 décembre. John Lennon Official Website, John Lennon/Plastic Ono Band – The Ultimate Collection (2021), distinction entre Rehearsal 1, Take 13 et les séries d’archives.
Chronologie des séances : The Beatles Bible, « Remember » et comptes rendus des séances des 6, 7, 9, 18 et 19 octobre 1970 ; récit d’Andy Stephens sur la visite de George Harrison ; origine de l’explosion ajoutée au mixage le 24 octobre.
Documentation des éditions : Universal Music, annonce et programme détaillé de The Ultimate Collection : présence des versions alternatives sur 2 CD, 2 LP, 6 CD et Blu-ray, avec leurs différences d’accès et d’identification.
Références : https://www.johnlennon.com/music/albums/john-lennon-plastic-ono-band/ ; https://www.johnlennon.com/music/albums/john-lennon-plastic-ono-band-the-ultimate-collection/ ; https://www.beatlesbible.com/people/john-lennon/songs/remember/ ; https://www.beatlesbible.com/1970/10/09/recording-mixing-isolation-god-love-remember-john-lennon/ ; https://www.beatlesbible.com/1970/10/18/recording-mixing-look-at-me-god-well-well-well-remember-mother-john-lennon/ ; https://www.universalmusic.ca/2021/04/23/john-lennon-plastic-ono-band-the-ultimate-collection-available-now/ .
Prolonger la lecture
Lire aussi « Isolation » : la prise 29 et le dialogue de session avec Ringo Starr.
Étude de la même période : « Well Well Well » : du trio avec Ringo aux versions de 1972 sans Ringo et aux rééditions de 2025.
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