Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Yellow-Sub.net · Fiche d’enregistrement · 1971

« Ghetto Woman » : Ringo Starr et B.B. King en studio

un blues ample, renforcé par des cordes et une section rythmique à deux batteurs. Les crédits de la chanson et ses musiciens, sans confusion avec les autres pistes de l’album.

Édition complémentaire — fiche principale : notice de référence Ghetto Woman, avec Jim Gordon et les crédits complets →

Cette ancienne lecture complémentaire est conservée sans concurrence d’indexation : les deux textes parlent du même enregistrement de 1971.

Pour approfondir : cette fiche consacrée à la prise particulière se complète par l’étude discographique détaillée « Ghetto Woman : Ringo Starr et Jim Gordon à la batterie avec B.B. King », notamment sur la chronologie et les crédits.

Ghetto Woman : la participation de Ringo Starr à B.B. King in London

L’album B.B. King in London, publié en 1971, témoigne d’une rencontre entre le bluesman américain et un large cercle de musiciens britanniques et américains. Au lieu de constituer un groupe stable, les séances mobilisent différentes sections rythmiques selon les chansons. Ringo Starr apparaît explicitement sur trois titres, « Ghetto Woman », « Wet Hayshark » et « Part-Time Love ». La présente fiche traite « Ghetto Woman » en isolant les crédits particuliers de cette plage et en les replaçant dans l’histoire de la production.

Une notice générale de l’album peut donner l’impression qu’un même groupe accompagne B.B. King sur toutes les plages. Or les relevés de personnel décrivent plusieurs batteurs, plusieurs bassistes et des formations très différentes. L’intérêt de ce disque pour l’encyclopédie de Ringo Starr réside précisément dans cette précision : une intervention ponctuelle doit être attribuée au titre sur lequel elle figure, et non à l’ensemble du catalogue.

L’œuvre et sa place dans l’album

« Ghetto Woman » est crédité à B.B. King et Dave Clark. La présence de B.B. King comme artiste principal ne transforme pas automatiquement chaque chanson du disque en une composition de sa main. Les auteurs doivent être conservés séparément des interprètes, et une éventuelle reprise doit garder son histoire antérieure. Ici, le titre représente un blues ample, renforcé par des cordes et une section rythmique à deux batteurs. L’édition originale le place dans une suite de chansons alternant blues électrique, arrangements de studio et contributions instrumentales de plusieurs invités.

La date de sortie de 1971 n’est pas, en elle-même, une date de séance. Les enregistrements ont été réalisés à Londres, notamment aux studios Command, tandis que les disques ont été préparés et distribués ultérieurement. Pour la sessionographie, il faudra relever un jour précis de prise seulement lorsqu’une feuille de studio ou une chronologie suffisamment documentée l’établira. Une simple année de copyright ou un numéro de catalogue ne doit pas être utilisé comme substitut.

Le personnel de « Ghetto Woman »

Le relevé par plage identifie B.B. King à la guitare et au chant, Jim Price au piano électrique, Gary Wright au piano, Mac Rebennack (Dr. John) à la guitare, Klaus Voormann à la basse et Jimmie Haskell à la direction des cordes, et Ringo Starr ainsi que Jim Gordon à la batterie. Ringo Starr et Jim Gordon sont tous deux crédités à la batterie. Le personnel partagé ne permet pas d’attribuer à chacun chaque mesure, ni d’affirmer que leurs prises ont nécessairement été captées simultanément.

Cette distribution révèle un environnement musical plus riche qu’une rencontre entre deux célébrités. Les cuivres, claviers et instruments de la section rythmique contribuent ensemble à la texture. Une analyse honnête ne réduira pas le morceau à la seule performance du batteur des Beatles. Le véritable sujet est la collaboration de Ringo au service de l’interprétation de B.B. King et des autres musiciens crédités, avec une place précisément délimitée.

Ringo et Klaus Voormann : une familiarité acquise dans d’autres studios

Klaus Voormann est présent à la basse. Ringo et lui ont déjà fréquenté l’entourage des Beatles, de John Lennon et de George Harrison ; leur nouvelle réunion dans une production de B.B. King illustre la circulation des mêmes professionnels entre des répertoires très éloignés. Elle ne fait pas de l’album un projet des Beatles. Au contraire, elle montre que des musiciens connus pour leur activité dans le rock britannique travaillent aussi avec un artiste dont l’œuvre précède leur célébrité.

La relation entre basse et batterie sera l’un des axes d’écoute comparative du dossier. Mais les crédits ne décrivent pas à eux seuls chaque échange rythmique. La cohésion musicale peut être analysée à partir de la version publiée sans inventer de conversation de studio ni attribuer à Ringo la décision d’un tempo ou d’un arrangement dont la source ne donne pas le responsable.

Une batterie partagée avec Jim Gordon

La présence des arrangements de cordes empêche de réduire ce titre à un blues joué par un quatuor : la prestation de Ringo s’inscrit dans une production élaborée, dont le travail orchestral est confié à Jimmie Haskell. Le personnel doit être enregistré au niveau de cette chanson. Les grands relevés discographiques qui attribuent l’ensemble des batteries de B.B. King in London à un seul invité effacent des différences que les pochettes et les catalogues détaillés permettent pourtant de retrouver.

Les deux batteurs ont chacun une histoire de sessions en rock, blues et pop. Un crédit partagé peut correspondre à une exécution conjointe ou à des éléments enregistrés en plusieurs fois. Sans bande isolée ou témoignage individualisé, la fiche n’attribuera ni les roulements, ni les interventions de cymbales, ni les passages de transition à l’un plutôt qu’à l’autre.

Le rôle du blues américain dans la carrière du batteur

Ringo découvre une grande partie des traditions du rock’n’roll et du rhythm and blues bien avant son succès avec les Beatles. Travailler aux côtés de B.B. King ne constitue donc pas une conversion soudaine, mais le prolongement d’une familiarité avec des répertoires américains qui ont profondément nourri le Merseybeat. La différence est qu’il intervient désormais comme musicien invité auprès d’une des figures majeures de cette tradition. L’artiste principal conserve naturellement la responsabilité de l’expression musicale.

Cette collaboration se déroule dans un contexte voisin de ses séances avec Howlin’ Wolf, mais les deux disques doivent rester distincts. Les dates, les labels, les auteurs et les personnels diffèrent. Une simple rubrique « Ringo et les bluesmen » pourrait en donner un aperçu, mais seule la sessionographie par titre évite de mélanger des prestations qui n’ont pas été réalisées au cours des mêmes séances.

Les crédits instrumentaux ne sont pas des crédits de composition

Ringo n’est pas indiqué comme auteur de « Ghetto Woman ». B.B. King et Dave Clark sont crédités pour l’œuvre. Une contribution à la batterie, même essentielle au son du master, n’entraîne pas automatiquement un droit d’auteur sur la chanson. Il serait donc faux d’ajouter le nom de Richard Starkey à la rubrique compositeurs simplement parce qu’il a joué sur l’enregistrement.

Cette précision est particulièrement utile lorsque l’album réunit des personnalités ayant elles-mêmes écrit de nombreuses chansons dans leurs carrières respectives. Le catalogue de Yellow-Sub devra posséder des champs distincts : auteur, interprète principal, instrumentiste, producteur et éditeur du support. C’est la seule manière d’obtenir des données cohérentes d’un dossier à l’autre.

Les éditions commerciales et la question des variantes

Les différents pressages de B.B. King in London présentent des références de catalogue, des durées et des supports qui varient selon les pays. Une réédition peut aussi modifier le son par remastering ou ajouter des titres. Ces opérations ne signifient pas nécessairement que Ringo est revenu au studio. La chanson doit conserver l’identité de son enregistrement d’origine, et chaque version commerciale doit être décrite comme une manifestation de cette bande tant qu’aucune nouvelle prise n’est attestée.

Le prochain travail sur les pressages consistera à confronter les pochettes des premières éditions et les crédits reproduits dans les CD. Un écart d’orthographe, de durée ou d’ordre des morceaux peut provenir d’une erreur de saisie ou d’une modification de présentation. Nous ne créerons une fiche de prise supplémentaire que lorsque la documentation identifiera réellement un autre enregistrement.

À quoi servira la fiche dans la sessionographie générale ?

La notice de « Ghetto Woman » enregistrera B.B. King comme artiste principal, le compositeur indiqué dans la source, l’année 1971 pour la première publication et une séance londonienne dont la datation précise restera à confirmer. Elle associera Ringo Starr à la batterie et Jim Gordon également à la batterie. Les autres musiciens seront conservés avec leurs instruments afin qu’une étude ultérieure puisse vérifier les arrangements.

Elle sera liée à la grande étude sur les collaborations blues et soul et à la sessionographie chronologique. Les deux autres chansons de King enregistrées avec Ringo recevront leurs propres notices, plutôt qu’un copier-coller du personnel. Le lecteur pourra ainsi comprendre, d’un seul coup d’œil, ce qui change d’une prise à l’autre.

Une participation concrète, au-delà de l’anecdote

La valeur de cette collaboration ne réside pas seulement dans la réunion de deux noms célèbres sur une pochette. Elle montre Ringo travaillant dans une formation définie par une chanson de blues, aux côtés de musiciens dont les parcours traversent la soul, le jazz et le rock. Le relevé précis des instruments éclaire le résultat sonore sans diminuer l’importance du chanteur et guitariste américain qui dirige le projet.

En conservant les noms, les fonctions et les questions encore ouvertes, Yellow-Sub propose une histoire qui pourra être enrichie sans être réécrite de fond en comble. Ce travail est moins spectaculaire qu’une liste de vedettes, mais il constitue le fondement nécessaire d’une encyclopédie de référence consacrée aux collaborations de Ringo Starr.

Photographie d’ambiance de Yellow-Sub.net ; elle ne documente pas la séance de B.B. King.

Photographie d'ambiance de Ringo Starr pour les études de collaborations musicales de Yellow-Sub.net

Notice éditoriale : ce contenu fait l’objet d’une consolidation. L’étude principale, plus complète et régulièrement vérifiée, se trouve ici : « Ghetto Woman » : étude de référence.

Sources et vérifications

Les crédits par chanson, notamment la répartition entre Jim Gordon et Ringo Starr, sont distingués des listes générales de personnel de l’album.

  1. B.B. King in London, relevé des musiciens piste par piste.
  2. B.B. King in London, historique de l’album et distribution.