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Yellow-Sub.net · Sessionographie Ringo Starr · 2 mai 1970
« I Ain’t Superstitious » : Ringo Starr batteur de Howlin’ Wolf en 1970
Comment un simple crédit « Richie » sur la pochette de The London Howlin’ Wolf Sessions révèle une prestation de Ringo avec Clapton, Winwood et Klaus Voormann.
« I Ain’t Superstitious » : Ringo Starr rejoint Howlin’ Wolf à Londres
En mai 1970, un projet discographique exceptionnel réunit à Londres l’une des grandes voix du Chicago blues et plusieurs musiciens britanniques issus du rock. Howlin’ Wolf, né Chester Burnett, y enregistre un programme destiné à l’album The London Howlin’ Wolf Sessions, publié par Chess en 1971. Parmi les chansons figure « I Ain’t Superstitious », une composition de Willie Dixon dont l’interprétation londonienne contient une contribution très précise de Ringo Starr : la batterie, créditée sur la pochette sous le prénom « Richie ».
Le détail est presque une énigme de sessionographe. Charlie Watts est le batteur mis en évidence dans la liste générale des musiciens de l’album, aux côtés de membres des Rolling Stones et d’Eric Clapton. Pourtant, le livret original comporte une rubrique d’invités supplémentaires qui précise la présence de « Richie » sur « I Ain’t Superstitious », avec Klaus Voormann à la basse. Les discographies spécialisées permettent d’identifier ce Richie à Richard Starkey, alias Ringo Starr. Une simple lecture du titre de l’album et de la liste principale des artistes aurait facilement conduit à attribuer la mauvaise batterie à cette chanson.
Howlin’ Wolf, un artiste majeur avant l’arrivée du rock britannique
La carrière de Howlin’ Wolf est déjà considérable en 1970. Son œuvre enregistrée pour Chess Records a contribué à définir le blues électrique de Chicago, tant par l’originalité de son chant que par la puissance de son répertoire. Des chansons comme « Smokestack Lightnin’ » ou « Spoonful » ont marqué plusieurs générations d’instrumentistes. La venue de Wolf dans un studio londonien n’est donc pas une découverte offerte par les jeunes musiciens européens : elle est la rencontre entre un artiste fondateur et des interprètes qui ont appris une partie de leur langage musical en écoutant ses disques.
Il importe de conserver cette hiérarchie artistique. Le disque appartient au catalogue de Howlin’ Wolf ; Ringo, Eric Clapton, Steve Winwood et les autres invités l’accompagnent. Une fiche Beatles qui présenterait la séance seulement comme « le jour où Ringo joue avec Clapton » laisserait disparaître son véritable centre. Le répertoire, la voix et les habitudes du bluesman américain sont l’élément autour duquel les musiciens britanniques doivent travailler.
Willie Dixon, auteur de « I Ain’t Superstitious »
La composition est signée Willie Dixon, dont le rôle dans l’histoire du blues de Chicago dépasse largement son activité d’instrumentiste. Dixon est à la fois auteur, producteur, bassiste et organisateur de nombreuses séances. Ses chansons deviennent des standards repris à travers plusieurs genres. « I Ain’t Superstitious » appartient à cette circulation du répertoire, et la version londonienne de Howlin’ Wolf s’inscrit dans une histoire antérieure à celle du rock anglais.
Ringo n’est donc ni l’auteur ni l’interprète principal de la chanson. Il contribue à une performance particulière d’une œuvre existante. Cette distinction évite de donner à un crédit instrumental une portée qui n’est pas la sienne. Les droits d’auteur, l’enregistrement et la publication sont trois niveaux séparés : Dixon signe la composition, Wolf chante le master, Ringo joue la batterie dans la version londonienne documentée.
2 mai 1970 : une séance aux Olympic Sound Studios
Les relevés de personnel par piste situent « I Ain’t Superstitious » le 2 mai 1970, aux Olympic Sound Studios de Londres. Le livret d’origine donne le lieu des enregistrements et distingue les opérations ultérieures de remixage à Chicago et de mastering à New York. Cette chaîne de fabrication transatlantique est caractéristique du projet : les instrumentistes se rencontrent à Londres, tandis que le disque est ensuite préparé pour le marché américain dans l’environnement de Chess Records.
Le jour du 2 mai constitue une date documentaire importante pour la carrière de Ringo. Nous devons cependant éviter de déduire de cette seule information l’heure à laquelle il entre au studio, le nombre exact de prises qu’il joue ou les instructions qui lui sont données. Les livrets établissent un personnel et un lieu ; la reconstitution des échanges demanderait des bandes de travail ou des témoignages directement rattachés à cette séance.
Le livret original : « Richie » et Klaus Voormann en invités supplémentaires
La pochette de 1971 possède deux couches de crédits. La liste principale mentionne Howlin’ Wolf, Hubert Sumlin, Eric Clapton, Steve Winwood, Bill Wyman et Charlie Watts. Une rubrique complémentaire attribue expressément la batterie de « I Ain’t Superstitious » à « Richie » et la basse de ce même titre à Klaus Voormann. Les archives discographiques identifient ce prénom abrégé à Ringo Starr, dont le nom civil est Richard Starkey.
L’intérêt de cette source primaire tient à sa précision. Il n’est pas nécessaire de déduire la présence de Ringo d’un témoignage vague sur ses fréquentations de Clapton. Le livret établit l’exception instrumentale pour un morceau déterminé. Il évite également de considérer Watts comme le batteur de toutes les pistes simplement parce qu’il figure parmi les participants les plus visibles sur la pochette.
Pourquoi les crédits généraux peuvent tromper
Un album enregistré sur plusieurs jours avec des formations changeantes peut présenter une liste récapitulative de tous les contributeurs. Celle-ci est correcte à l’échelle de l’objet, mais insuffisante pour décrire une chanson. Dans le cas de The London Howlin’ Wolf Sessions, Charlie Watts apparaît sur de nombreux titres et possède une place importante dans le projet. Pourtant, « I Ain’t Superstitious » est précisément celui où l’on peut documenter Ringo à la batterie.
La règle de notre encyclopédie est donc de lire les exceptions et les notes de bas de pochette, puis de les relier aux relevés de session. Une publicité ou un résumé commercial mettant en avant les Rolling Stones ne permet pas d’effacer un crédit individuel de Ringo. À l’inverse, la présence de ce dernier sur un titre ne doit pas conduire à lui attribuer les autres batteries du disque.
Le personnel de la chanson : un réseau transatlantique
Les listes détaillées de la version londonienne associent Howlin’ Wolf au chant, Hubert Sumlin à la guitare rythmique, Eric Clapton à la guitare principale, Steve Winwood au piano, Klaus Voormann à la basse et Ringo Starr à la batterie. Des cuivres complètent l’ensemble : Jordan Sandke, Dennis Lansing et Joe Miller figurent dans les notes originales. Bill Wyman est crédité à la cloche sur la piste dans les relevés de personnel plus détaillés.
Cette composition réunit des musiciens venus de traditions différentes. Sumlin appartient à l’histoire intime du blues de Wolf. Clapton représente un courant du blues-rock britannique. Winwood a grandi musicalement au contact du rhythm and blues et de la soul. Voormann lie cet univers aux disques des anciens Beatles. Ringo apporte son jeu dans une formation dont la vedette est un chanteur américain plus âgé, possédant une personnalité musicale déjà établie.
Ringo et Klaus Voormann : une nouvelle rencontre de section rythmique
Voormann connaît déjà Ringo depuis l’entourage des Beatles et participe aux projets de John Lennon et George Harrison à la fin des années 1960. Leur réunion avec Howlin’ Wolf témoigne de la continuité d’un réseau professionnel qui commence à travailler pour des artistes très différents. La même année, on retrouve les deux musiciens dans d’autres contextes, parfois auprès de Lennon ou de Harrison, parfois au sein de projets indépendants.
Il serait toutefois excessif de présenter « I Ain’t Superstitious » comme une séance du Plastic Ono Band déguisée. Les personnalités communes ne transforment pas un enregistrement de Wolf en projet Beatles. La chanson appartient au catalogue Chess, et la direction musicale doit être rapportée au bluesman et à l’équipe de production chargée de son album. La section rythmique met ses qualités au service d’un autre répertoire.
Le rôle d’Eric Clapton et de Hubert Sumlin
Eric Clapton figure parmi les grandes vedettes britanniques mobilisées pour le disque, mais l’importance de Hubert Sumlin ne saurait être réduite à une partie de guitare rythmique accessoire. Sumlin possède une longue histoire avec Howlin’ Wolf et participe à l’identité de son accompagnement. La guitare de Clapton s’ajoute à cet univers plutôt que de le remplacer. La relation entre ces deux instrumentistes est l’une des dimensions les plus intéressantes du projet.
Pour Ringo, ce cadre musical appelle un accompagnement qui soutient le chant et les réponses de guitare. Une batterie démonstrative pourrait détourner l’attention de la voix de Wolf. Nous pouvons analyser cette logique générale d’accompagnement sans prétendre que Ringo a décidé seul de l’arrangement ou que les guitaristes lui ont dicté chaque accent. Les bandes et les crédits font apparaître une construction collective.
Une section de cuivres dans un blues électrique
La présence de Jordan Sandke, Dennis Lansing et Joe Miller rappelle que les sessions ne se limitent pas à une rencontre entre guitare et batterie. Les cuivres ajoutent des réponses et des accents qui participent à l’organisation rythmique. Leurs interventions compliquent parfois l’identification, à l’oreille, des différents coups percussifs. Une ponctuation d’orchestre peut produire une impression de puissance sans que le batteur joue nécessairement davantage de notes.
Les crédits de Bill Wyman à la cloche montrent de même que des sons percussifs peuvent provenir d’un autre musicien que le batteur. Pour analyser le résultat avec précision, il faut distinguer les instruments dans la mesure où les archives l’autorisent. L’attribution du moindre bruit rythmique à Ringo serait aussi trompeuse que son exclusion complète de la piste.
Le rôle de Norman Dayron et de Glyn Johns
Le livret original attribue la production à Norman Dayron et l’ingénierie sonore à Glyn Johns. Ces deux noms expliquent une partie de l’organisation du projet. Une session de blues enregistrée pour un label américain et réunissant des musiciens britanniques exige des décisions sur le personnel, les prises, le son et la manière dont le disque sera ensuite publié. Le travail technique ne peut pas être considéré comme une simple opération secondaire à laquelle les artistes célèbres n’auraient pas participé indirectement.
Les enregistrements sont effectués à Londres, puis remixés chez RCA à Chicago et masterisés à Sterling Sound à New York. Ce parcours permet de distinguer la séance instrumentale du 2 mai des traitements ultérieurs. Ringo joue sur la bande de studio ; sa présence n’est pas pour autant requise lors du remixage américain. Une date de mastering ne doit jamais être enregistrée comme la date d’une nouvelle performance du batteur.
L’album de 1971 : une publication postérieure aux prises
The London Howlin’ Wolf Sessions paraît en 1971 chez Chess Records. Les notes de la première édition identifient une référence américaine CH-60008. Le morceau « I Ain’t Superstitious » apparaît en deuxième position de la face A. Cette donnée de première publication est distincte de la séance londonienne du printemps 1970 et de l’histoire beaucoup plus ancienne de la composition de Willie Dixon.
La discographie du site pourra relever les éditions britanniques, américaines et les rééditions sur CD, sans transformer chaque variante de support en enregistrement supplémentaire. Pour l’instant, la priorité est d’identifier la version publiée et son crédit instrumental. Les changements de durée entre éditions demandent un examen technique : un silence ajouté ou un fondu différent ne constitue pas une nouvelle séance de Ringo.
Charlie Watts n’est pas le batteur de cette piste
Le prestige de Charlie Watts, lui aussi associé aux Rolling Stones, peut conduire à une erreur fréquente. Watts joue bien sur plusieurs titres de l’album, mais le livret originel précise « Richie » pour « I Ain’t Superstitious ». Notre fiche ne doit pas répéter les généralités qui assimilent toutes les chansons du disque à une formation unique. Elle doit mettre en évidence cette exception et montrer au lecteur la source d’où elle provient.
Cette précision n’est pas une compétition entre batteurs. Elle permet de reconnaître le travail réel de chacun. On ne rend pas hommage à Ringo en le plaçant sur des chansons jouées par Watts ; on ne rend pas hommage à Watts en effaçant une prestation documentée de Ringo. Les deux musiciens appartiennent à l’histoire du projet, mais leur distribution varie selon les titres.
Les prises et les mixages alternatifs : deux objets distincts
Les éditions de luxe présentent notamment une prise alternative de « I Ain’t Superstitious » et un mixage alternatif. Cette distinction mérite une notice. Une prise alternative correspond à une exécution différente enregistrée au cours des sessions ; un mixage alternatif peut employer la même bande d’origine en modifiant l’équilibre, la place ou la durée des éléments. Ces deux catégories n’entraînent pas les mêmes conséquences dans une sessionographie.
La prise alternative pourrait documenter un jeu différent de Ringo, mais il faut examiner les crédits propres à cette version avant de le présenter comme certain. Le mixage alternatif peut rendre sa batterie plus ou moins audible sans changer la performance. Les bonus doivent donc être identifiés par leur nature et leur provenance, plutôt que regroupés sous une formule générale qui ferait croire à plusieurs rencontres distinctes avec Howlin’ Wolf.
L’importance des éditions de luxe
Une réédition enrichie peut révéler des informations absentes de la pochette originale, mais elle peut aussi reprendre des crédits globaux qui ne correspondent pas exactement à tous les bonus. Le catalogue MusicBrainz de l’édition de luxe recense la prise alternative et le mixage supplémentaire, mais les variations de personnel doivent être vérifiées à l’échelle des documents audio concernés. Tant qu’un batteur différent n’est pas attesté sur une variante, nous conserverons une note de prudence plutôt qu’une attribution automatique.
Pour les collectionneurs, ces différences justifient une présentation par édition avec la durée, la référence et la version du morceau. Le même titre existe dans plusieurs formes, mais elles ne constituent pas forcément plusieurs compositions ou plusieurs collaborations indépendantes.
La valeur musicale d’une contribution discrète
Ringo n’est pas invité pour transformer Howlin’ Wolf en artiste des Beatles. Il intervient sur un blues de Willie Dixon, avec un chanteur dont le style demande un accompagnement attentif à la respiration et aux réponses instrumentales. L’écoute du morceau doit tenir compte de ce cadre. La batterie contribue à une dynamique collective où le chant de Wolf demeure la force principale.
Les qualités de Ringo se manifestent souvent dans sa capacité à ne pas surcharger une chanson. Mais il serait réducteur d’en faire l’unique caractéristique de son jeu, ou d’affirmer qu’il invente à lui seul le rythme du blues londonien. Les autres musiciens possèdent une expérience considérable. La vraie réussite de cette rencontre est qu’ils travaillent ensemble dans un projet dont l’identité appartient clairement à Howlin’ Wolf.
Une collaboration majeure dans l’histoire des anciens Beatles
La séance se situe quelques semaines après l’annonce publique de la séparation des Beatles. Ringo participe déjà à des projets de George Harrison et de John Lennon, mais sa présence derrière Howlin’ Wolf lui permet d’étendre son activité bien au-delà de leur cercle. Le même batteur peut se retrouver sur un enregistrement de blues américain, puis dans la grande formation d’All Things Must Pass. La chronologie révèle une activité extérieure qui ne naît pas soudainement d’un plan de carrière solo.
L’intérêt de la séance du 2 mai tient aussi à la circulation de musiciens qui travaillent dans plusieurs univers du rock. Voormann, Clapton et Winwood relient les scènes britanniques entre elles, tandis que Wolf et Sumlin incarnent une tradition américaine plus ancienne. Ringo intervient dans cette rencontre sans en occuper le centre, mais sa contribution est suffisamment documentée pour figurer dans les grandes étapes de sa sessionographie.
Les données que Yellow-Sub conservera comme établies
La fiche d’enregistrement pourra identifier la chanson de Willie Dixon, Howlin’ Wolf comme interprète principal, la séance du 2 mai 1970 à Londres, Norman Dayron comme producteur et Glyn Johns comme ingénieur. Elle conservera le crédit « Richie » à la batterie, relié à Ringo Starr, ainsi que Klaus Voormann à la basse et les autres instrumentistes du morceau. Le disque d’origine sera identifié comme une publication Chess de 1971, suivie des principales rééditions.
Restent à éclaircir les prises précises des bonus et les différences de mixage. Si les archives détaillent un jour la répartition des overdubs ou la présence d’autres batteurs sur les variantes, la notice pourra être enrichie sans modifier la distribution du master original. L’important est de ne pas confondre les enregistrements, les publications et les gestes techniques de postproduction.
« Richie » : un petit crédit, une grande histoire
La carrière discographique de Ringo Starr comporte plusieurs apparitions sous des noms abrégés ou sous son identité civile. Ici, une mention discrète au bas de la pochette relie le batteur des Beatles à une des grandes voix du blues américain. Ce détail suffirait déjà à justifier une recherche. Mais le replacer dans l’histoire du répertoire, du personnel et des éditions permet de comprendre beaucoup plus qu’une simple curiosité.
« I Ain’t Superstitious » rappelle ainsi ce qu’une sessionographie peut apporter à l’histoire populaire : non pas multiplier les associations spectaculaires entre vedettes, mais retrouver la contribution précise d’un musicien au sein d’un travail collectif. La page consacrée au blues et à la soul fournit le contexte général ; la présente fiche identifie l’enregistrement, ses interprètes et les éléments documentaires qui prouvent la présence de Ringo.
Photographie d’ambiance de la photothèque Yellow-Sub.net, sans attribution à la séance de Howlin’ Wolf du 2 mai 1970.
Les deux variantes de 2003 : prise alternative et mix alternatif
Le programme original du LP The London Howlin’ Wolf Sessions paraît en 1971 avec « I Ain’t Superstitious » dans la version retenue pour l’album. L’édition Deluxe double CD de 2003 permet une lecture plus fine de la séance du 2 mai 1970 : son second disque donne une prise alternative d’environ 4 min 10, à la plage 6, ainsi qu’un mix alternatif d’environ 3 min 53, à la plage 10. Ces deux documents restent rattachés à la session avec Ringo Starr à la batterie et Klaus Voormann à la basse.
Les libellés ne désignent pas la même opération. Une prise alternative correspond à une autre exécution retenue parmi les bandes de studio ; elle peut donc constituer un enregistrement instrumental distinct. Un mix alternatif réassemble des parties enregistrées et peut révéler des instruments qui étaient en retrait dans une précédente présentation ; il ne constitue pas, à lui seul, une preuve de nouvelle prestation du batteur. L’inventaire de Ringo ne doit ni confondre ces deux objets ni les ajouter comme deux nouvelles chansons de Howlin’ Wolf.
Le triptyque du 2 mai 1970 : une seule journée, trois œuvres
La documentation Chess réunit désormais trois chansons identifiées avec la batterie de Ringo Starr au sein des séances de Howlin’ Wolf : « I Ain’t Superstitious », retenue pour le LP initial de 1971 ; « Goin’ Down Slow » et « I Want to Have a Word with You », publiées pour la première fois sur London Revisited en 1974, puis intégrées au premier disque de la Deluxe Edition de 2003. Il est ainsi possible de décrire une journée cohérente de studio, le 2 mai 1970, sans étendre les crédits à toutes les séances de la semaine ni aux enregistrements avec Charlie Watts des jours suivants.
Pour vérifier les éditions et le personnel titre par titre, consulter les trois études nouvelles : Goin’ Down Slow : les crédits de Ringo et les rééditions →, I Want to Have a Word with You : la séance du 2 mai → et London Revisited : Ringo et Charlie Watts, pressages Chess →.
Documents discographiques
Le crédit original « Richie » à la batterie sur « I Ain’t Superstitious » constitue la preuve de référence. Les relevés spécialisés permettent l’identification à Ringo Starr et la datation de la séance.












