Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Yellow-Sub.net · Ringo Starr · B.B. King, 1971

Ringo Starr et B.B. King : Ghetto Woman, Wet Hayshark et Part-Time Love

Les trois chansons de B.B. King in London auxquelles Ringo participe : crédits piste par piste, Jim Gordon et Klaus Voormann.

Trois chansons, deux configurations de batterie

L’album B.B. King in London publié en 1971 comporte trois chansons sur lesquelles Ringo Starr est crédité : « Ghetto Woman », « Wet Hayshark » et « Part-Time Love ». Sur les deux premières, Jim Gordon apparaît également à la batterie. Sur la troisième, Ringo est seul batteur crédité. Cette distinction est essentielle : une liste de musiciens à l’échelle d’un album ne suffit pas à déterminer le personnel de chaque plage. Les différents titres ont leurs propres auteurs, arrangeurs et instrumentistes.

Ghetto Woman : deux batteurs et un arrangement de cordes

« Ghetto Woman » est signé B.B. King et Dave Clark. L’interprète principal chante et joue de la guitare. Ringo Starr et Jim Gordon sont tous deux à la batterie, Klaus Voormann à la basse, Gary Wright au piano, Jim Price au piano électrique et Mac Rebennack, connu comme Dr. John, à la guitare. La présence de cordes arrangées et dirigées par Jimmie Haskell distingue ce morceau d’un blues de petite formation. Les notes ne permettent pas de répartir chaque coup de batterie entre Gordon et Starr. Il faut donc conserver deux crédits sans inventer une distribution temporelle.

Wet Hayshark : la composition instrumentale de Gary Wright

« Wet Hayshark » est une composition instrumentale de Gary Wright. Celui-ci tient le piano, avec Klaus Voormann à la basse, Ringo Starr et Jim Gordon à la batterie, Bobby Keys au saxophone ténor, Jim Price à la trompette et B.B. King à la guitare. Il serait incorrect de décrire une interprétation vocale de King sur cette piste : le morceau est instrumental. Le jeu de deux batteurs y participe à une architecture où les cuivres et le clavier occupent également une place importante. Le titre est parfois confondu avec « Wet Haystack », une variante évoquée par les notices : la graphie du disque doit rester la référence.

Part-Time Love : Ringo seul à la batterie

Le troisième titre constitue une exception très instructive. « Part-Time Love », écrit par Clay Hammond, attribue la batterie à Ringo Starr sans Jim Gordon. B.B. King assure la guitare et le chant, Klaus Voormann joue la basse Fender, Gary Wright l’orgue, Bobby Keys le saxophone ténor et Jim Price la trompette. Cette répartition individualisée permet d’affirmer que Ringo est le seul batteur nommé dans les crédits de cette version, sans prétendre que tous les événements rythmiques entendus sur le disque proviennent obligatoirement de lui.

Le contexte londonien et les sessions de blues

Le projet rapproche le guitariste américain et une équipe transatlantique à une époque où plusieurs stars du rock britannique rendent publiquement hommage aux bluesmen qui les ont influencées. Les séances sont liées aux studios Command de Londres et à une production collective dont la distribution varie au fil du programme. Ringo n’est pas l’artiste principal et ne devient pas membre permanent du groupe de B.B. King. Sa contribution doit être envisagée comme celle d’un instrumentiste invité, venant avec un savoir-faire de musicien de studio déjà expérimenté.

Ringo et Klaus Voormann après les Beatles

La présence de Klaus Voormann sur les trois titres relie ces séances à une partie du cercle artistique des anciens Beatles, sans transformer l’album en projet Beatles. Voormann et Ringo ont travaillé sur plusieurs disques de John Lennon ou de George Harrison. Ici, leur section rythmique sert le répertoire de B.B. King. Les mêmes musiciens peuvent accompagner une chanson de blues, une composition rock et une œuvre pop dans la même période, sans que les crédits d’un projet puissent être appliqués mécaniquement à l’autre.

L’importance des auteurs

Les trois morceaux ont des signatures différentes : B.B. King et Dave Clark pour « Ghetto Woman », Gary Wright pour « Wet Hayshark » et Clay Hammond pour « Part-Time Love ». Il faut enregistrer les auteurs séparément des instrumentistes. Un batteur présent sur un master ne devient pas coauteur par son seul jeu. Inversement, un compositeur qui ne chante pas peut avoir un rôle créatif fondamental. Ce découpage permet de préserver l’histoire de chacune des trois œuvres sans surestimer le rôle de la vedette invitée.

Ringo et Jim Gordon : deux musiciens crédités, pas une compétition

L’existence de deux batteries sur « Ghetto Woman » et « Wet Hayshark » ne dit pas laquelle mène le rythme ni quels accents appartiennent à tel instrumentiste. Les crédits montrent une collaboration mais ne prouvent pas une performance entièrement simultanée. Des overdubs sont possibles dans un enregistrement de studio. Une analyse musicale pourra décrire la densité de la section rythmique, mais il serait abusif d’attribuer des passages à Ringo ou Gordon uniquement parce qu’ils semblent correspondre à un style connu.

La place des cuivres et des claviers

Bobby Keys et Jim Price interviennent sur plusieurs titres du programme, tandis que Gary Wright assure une partie de l’accompagnement au piano ou à l’orgue. Les cuivres ajoutent des réponses et des accents qui contribuent à la dynamique rythmique. Il ne faut donc pas analyser le disque comme si la batterie était son seul moteur. Les arrangements montrent comment B.B. King peut dialoguer avec une équipe étoffée sans abandonner sa manière très personnelle de chanter et de jouer de la guitare.

Les éditions et le catalogue des pressages

Les premiers LP et les CD ultérieurs peuvent présenter des références différentes selon les territoires. Des variations de durée ou d’ordre des pistes demandent un contrôle, mais ne constituent pas à elles seules une preuve de nouvelles prises. Il faut séparer l’année de l’enregistrement, l’année de la publication et les dates de remastering. La sessionographie doit garder une seule notice de performance par version réellement distincte, tandis que les pressages physiques sont recensés dans une branche discographique.

Ce qui reste à vérifier avant les fiches définitives

Les instruments et auteurs des trois titres sont suffisamment détaillés pour être enregistrés dans l’index. En revanche, l’heure et le jour exacts de chaque prise, ainsi que la répartition précise entre les batteries de Ringo et Jim Gordon, demandent des documents supplémentaires. La future étude pourra s’appuyer sur les feuilles de studio, les bandes conservées ou les notes d’une réédition critique. Il serait moins rigoureux de combler ces lacunes par des descriptions inventées que de les laisser explicitement ouvertes.

Pourquoi ce trio de chansons compte pour l’histoire de Ringo

Les trois participations montrent Ringo au service d’un guitariste et chanteur dont l’œuvre a profondément influencé le rock. Elles permettent également de comparer plusieurs façons de l’utiliser : un dispositif à deux batteurs sur deux morceaux, puis une batterie créditée seule sur le troisième. Le dossier ne cherche pas à établir une hiérarchie entre les musiciens, mais à restituer exactement ce que les crédits permettent de dire. Cette précision, chanson après chanson, est le fondement d’une encyclopédie fiable.

Photographie d’ambiance ; elle ne représente pas nécessairement les séances de B.B. King.

Photographie d'ambiance de Ringo Starr pour les études de collaborations musicales de Yellow-Sub.net

Tableau de comparaison des trois sessions

Le relevé du personnel piste par piste constitue la clef de cette étude. Dans l’édition originale, les trois chansons se suivent aux positions 5, 6 et 7, mais l’équipe instrumentale évolue d’une plage à l’autre. Voici une synthèse destinée à la lecture sur ordinateur comme sur téléphone : chaque enregistrement possède une fiche autonome qui conserve les détails de production et les sources.

05 · Ghetto Woman — 5 min 12 s environ

Compositeurs : B.B. King et Dave Clark. Batterie : Ringo Starr et Jim Gordon. Basse : Klaus Voormann. Autres rôles notables : Gary Wright (piano), Jim Price (piano électrique), Mac Rebennack (guitare), Jimmie Haskell (arrangement et direction des cordes). Lire la fiche individuelle →

06 · Wet Hayshark — 2 min 28 s environ

Compositeur : Gary Wright. Batterie : Ringo Starr et Jim Gordon. Basse : Klaus Voormann. Autres rôles notables : Gary Wright (piano), Bobby Keys (saxophone ténor), Jim Price (trompette), B.B. King (guitare). Particularité : instrumental. Lire la fiche individuelle →

07 · Part-Time Love — 3 min 15 s environ

Compositeur : Clay Hammond. Batterie : Ringo Starr seul dans la distribution de cette plage. Basse : Klaus Voormann. Autres rôles notables : Gary Wright (orgue), Bobby Keys (saxophone ténor), Jim Price (trompette), B.B. King (chant et guitare). Lire la fiche individuelle →

Ce que l’ordre de l’album ne permet pas de déduire

L’enchaînement des plages 5, 6 et 7 peut donner l’impression d’un unique passage ininterrompu en studio. Or une séquence de montage sur un disque n’est pas forcément une chronologie de séances. Les travaux de B.B. King in London se répartissent sur plusieurs jours de juin 1971, et les crédits instrumentaux montrent des changements dans les formations. Sans relevé détaillé des prises, on ne peut pas décider que Ringo a enregistré ces trois chansons successivement, ni donner une date de séance particulière à chacune à partir de sa seule place dans le programme.

Le disque connaît également des opérations de postproduction et de montage après les séances londoniennes. Certains crédits concernent les studios d’overdubs ou de mastering, non le lieu où Ringo a joué. La sessionographie doit conserver plusieurs champs distincts : date de capture, studio, personnel de la prise, ajouts ultérieurs, mixage et première publication commerciale. Une confusion entre ces étapes transformerait les données techniques en biographie imaginaire.

Une comparaison révélatrice des choix de section rythmique

« Ghetto Woman » et « Wet Hayshark » créditent deux batteurs, mais ils ne sont pas construits dans la même perspective. Le premier met en avant une œuvre chantée signée par B.B. King et Dave Clark, avec des cordes dirigées par Jimmie Haskell. Le second est un instrumental composé par Gary Wright dans lequel la guitare de King dialogue avec les claviers et les cuivres. « Part-Time Love » revient à une interprétation chantée, avec une section de soufflants plus concise et un seul batteur nommé. Ces différences offrent un terrain de comparaison intéressant à condition de ne pas inventer la répartition des interventions des deux batteries lorsque le disque ne la précise pas.

La présence de Ringo doit être replacée au sein de cette diversité : il ne joue pas sur les plages 1 à 4 ni sur les pistes finales simplement parce qu’il est invité sur trois morceaux successifs. Les autres titres font appel à Jim Keltner, Jerry Shirley, Barry Ford ou Jim Gordon selon les cas. L’intérêt historique réside dans ces formations changeantes. B.B. King reçoit la contribution d’instrumentistes réputés sans renoncer à sa propre identité artistique.

Les principales erreurs à éviter dans les bases de données

La première consiste à écrire « Ringo et Jim Gordon » comme personnel de batterie des trois titres, alors que « Part-Time Love » ne crédite que Ringo. La deuxième serait d’attribuer le chant de « Wet Hayshark » à B.B. King, puisque cette plage est instrumentale. La troisième est d’inscrire Ringo comme auteur d’une des chansons : leurs signatures sont précisément documentées et ne comprennent pas Richard Starkey. Enfin, il ne faut pas déduire de la publication de l’album en octobre ou novembre 1971 que les séances ont eu lieu à ces dates.

La rubrique sessionographie générale sert à retrouver les titres par année et instrument. Les fiches individuelles sont les lieux où vérifier les éléments du personnel. Cette organisation évite les pages presque identiques : l’étude transversale explique les différences entre trois prises, tandis que chacune des pages consacrées à une chanson analyse son œuvre, ses auteurs et son enregistrement.

Sources

Le relevé discographique distingue la distribution des trois pistes.

  1. Crédits détaillés de B.B. King in London.
  2. Historique et personnel général du disque.