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Yellow-Sub.net · Dossier Ringo Starr · Sixième passe · 28 octobre 2026
Ringo Starr invité chez les autres : 35 collaborations vérifiées, du Plastic Ono Band à Dolly Parton (1969–2023)
Sept lots de cinq notices encyclopédiques : batterie, chant, coécriture et percussions, avec le crédit par master, l’histoire de la publication et les pièges d’attribution.
Sixième passe : 35 cas nouveaux. Les cinq premières passes ont abordé les crédits, l’image, les masters, puis les métiers du studio. Cette enquête inverse la perspective : Ringo chez les autres, lorsqu’il joue, chante ou cosigne une chanson dont un autre artiste est l’interprète principal. Elle s’appuie sur les trois registres des 162 entrées documentaires, dont 35 sont ici rapprochées et réinterrogées, sans prétendre constituer 35 sessions distinctes.
Définition du lot : cinq œuvres ou enregistrements étudiés, et non cinq personnalités ni nécessairement cinq dates de studio. Une collaboration déjà étudiée sous l’angle d’un producteur peut ici donner lieu à une notice seulement lorsqu’un autre master, rôle ou contexte inédit dans les passes précédentes est établi. Revoir la cinquième passe (30 métiers et partenaires) →.
Méthode : hiérarchiser la preuve sans gonfler les chiffres
Nous séparons l’œuvre (auteur), le master (version commercialisée), la prise (document de session), le support (45 tours, album, réédition ou bande originale) et la représentation (scène ou image). Le crédit d’un livret de première édition, une archive officielle de bandes, le relevé d’un producteur et les paroles d’un participant n’ont pas exactement la même portée ; une attribution en ligne isolée ne suffit pas à réécrire une session.
Les libellés « confirmé », « version à distinguer » et « datation discutée » indiquent ce que l’on peut établir. Les informations individuelles doivent être relues dans les règles du dossier et la sessionographie principale.
Table de concordance : 35 études et 35 masters ou œuvres
Chaque numéro conduit à la notice de cette passe, chaque titre à sa monographie de référence. Les deux entrées sur un même album ne signifient pas deux dates de séance prouvées.
Lot 1 / 7 — Plastic Ono Band et rock britannique · 1969–1972
Les cinq notices ci-dessous conservent leur unité documentaire : la chanson ou l’enregistrement publié, sa fonction précise et les attributions qui doivent rester distinctes.
NOTICE 01 · LOT 1 · 1969
« Cold Turkey » : Lennon enregistre sans les Beatles
Fonction de Ringo : Batterie de studio. État de la preuve : Confirmé par la pochette officielle du single.
Le 45 tours Cold Turkey, publié sous le nom de Plastic Ono Band, marque l’autonomie artistique de John Lennon alors que les Beatles n’ont pas encore annoncé leur séparation. La formation enregistrée réunit Lennon à la voix et à la guitare, Eric Clapton à la guitare, Klaus Voormann à la basse et Ringo Starr à la batterie. Ce personnel resserré permet à Lennon de rechercher une tension expressive directe, différente de la logique d’un disque des Beatles. Le nom de Ringo figure explicitement dans les notes historiques publiées par le site officiel de Lennon.
La vérification indispensable
Le concert de Toronto du 13 septembre 1969 présente déjà cette chanson, mais Alan White y tient la batterie. Il faut donc distinguer l’avant-première scénique du single de studio et des bandes ultérieures ; une œuvre commune ne signifie pas un personnel inchangé. Le statut de « batteur du Plastic Ono Band » désigne ici une session précise, pas une appartenance à une formation permanente.
Lire la monographie, le personnel et les sources de cette collaboration → · Tableau des 35 cas ↑
NOTICE 02 · LOT 1 · 1969
« Don’t Worry Kyoko » : Yoko Ono, plusieurs Plastic Ono Band
Fonction de Ringo : Batterie sur le master du 45 tours. État de la preuve : Confirmé pour la version de studio ; autres versions distinctes.
Face B de Cold Turkey, la composition de Yoko Ono paraît sous le nom complet Don’t Worry Kyoko (Mummy’s Only Looking for Her Hand in the Snow). Elle met en jeu l’écriture vocale et expérimentale propre à Ono, épaulée par Lennon, Clapton, Voormann et Starr. Les notes du 45 tours attribuent la batterie à Ringo, attestant sa participation à un enregistrement de Yoko Ono et non seulement à une chanson de Lennon.
La vérification indispensable
Trois contextes ne doivent pas être amalgamés : la séance de studio à Londres en octobre 1969, l’interprétation du festival de Toronto avec Alan White, puis les performances publiques et les enregistrements réutilisés sur Fly. Les titres et sous-titres varient légèrement selon les supports. La méthode consiste à identifier le master, l’édition et les musiciens de chaque version avant d’additionner des « collaborations ».
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NOTICE 03 · LOT 1 · 1970
« To a Flame » : l’orchestre de Stephen Stills
Fonction de Ringo : Batterie, crédit « Ritchie ». État de la preuve : Crédit individualisé, séance sans date précise établie.
Sur le premier album solo de Stephen Stills, paru chez Atlantic en 1970, To a Flame occupe la seconde plage de la face B. Ringo accompagne un Stills qui assure chant, guitare et piano, au sein d’un arrangement où interviennent des cordes. Arif Mardin est associé à la conception et à la direction orchestrales, Bill Halverson au travail de production. L’invité n’est donc pas placé dans un simple quartet rock : sa batterie prend place à l’intérieur d’une architecture orchestrale soigneusement organisée.
La vérification indispensable
Les reproductions de crédits utilisent la graphie « Ritchie ». L’identifier correctement comme Richard Starkey demande de vérifier le contexte du pressage et le personnel par piste. Aucun jour de session irréfutable n’est établi par les sources consultées : mieux vaut conserver la date de l’album, 1970, que lui attribuer une séance imaginaire. Les autres vedettes présentes sur l’album ne sont pas nécessairement présentes sur cette chanson.
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NOTICE 04 · LOT 1 · 1970
« We Are Not Helpless » : batterie et grand chœur chez Stills
Fonction de Ringo : Batterie, crédit « Ritchie ». État de la preuve : Crédit individualisé sur la dixième plage.
La conclusion du premier album de Stephen Stills associe une section instrumentale et un groupe de choristes particulièrement fourni. Les crédits rassemblent autour de Stills des voix telles que David Crosby, Graham Nash, Cass Elliot ou Rita Coolidge, ainsi que des collaborateurs venus de la soul et du folk-rock. Ringo Starr figure à la batterie sous le prénom « Ritchie ». À l’inverse de l’atmosphère plus arrangée de To a Flame, cette pièce propose une conclusion collective et expansive.
La vérification indispensable
Deux chansons d’un même LP ne constituent pas automatiquement une même séance. La répartition de la basse, des guitares et des chœurs résulte de crédits qui doivent être recopiés chanson par chanson. Le disque de Stills invite aussi Hendrix et Clapton, mais l’énumération promotionnelle des invités ne prouve pas leur présence sur cette plage. Le dossier isole donc le rôle instrumental de Starr, distinct des apparitions vocales et des arrangements.
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NOTICE 05 · LOT 1 · 1972
« The Lodger » : Peter Frampton avant l’immense succès
Fonction de Ringo : Batterie sur Wind of Change. État de la preuve : Crédit par piste des éditions A&M.
À peine séparé de Humble Pie, Peter Frampton présente avec Wind of Change une première définition de sa carrière solo. Sur The Lodger, huitième titre du disque, il reçoit Ringo Starr à la batterie. Les crédits réunissent notamment Frank Carillo à la guitare, Andy Bown à la basse et Jim Price aux cuivres. La présence du saxophone et des guitares construit une couleur différente d’un enregistrement du seul Frampton à la guitare acoustique.
La vérification indispensable
La discographie A&M et les catalogues de pressages permettent de localiser le morceau dans le programme original. Il serait erroné de transformer la présence de Ringo sur Wind of Change en une participation à tout le disque : d’autres batteurs y jouent. Une date d’enregistrement parfois donnée pour l’ensemble de l’album ne doit pas être appliquée sans preuve à cette prise particulière.
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Lot 2 / 7 — Albums d’amis et prises anciennes · 1972–1975
Les cinq notices ci-dessous conservent leur unité documentaire : la chanson ou l’enregistrement publié, sa fonction précise et les attributions qui doivent rester distinctes.
NOTICE 06 · LOT 2 · 1972
« Alright » : deuxième batterie sur Wind of Change
Fonction de Ringo : Batterie chez Peter Frampton. État de la preuve : Crédit identifié sur un deuxième master.
Alright constitue la seconde chanson du premier album de Peter Frampton pour laquelle une partie de batterie est attribuée à Ringo. Le guitariste britannique cherche alors sa propre voie entre rock, pop et ballade, avec l’aide de musiciens de studio expérimentés. La contribution de Starr est à lire aux côtés de celle des autres instrumentistes, sans la réduire à une apparition amicale dépourvue de fonction musicale. La comparaison avec The Lodger montre qu’un même invité peut remplir plusieurs engagements distincts sur un même disque.
La vérification indispensable
Les deux titres doivent être enregistrés comme deux masters, mais cela ne prouve ni deux dates de session ni deux rémunérations séparées. Leurs crédits doivent rester indépendants : on ne déduit pas la formation de Alright à partir de celle de The Lodger. L’album, publié en 1972, peut rassembler du travail effectué antérieurement.
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NOTICE 07 · LOT 2 · 1972
« Take 54 » : Harry Nilsson et l’alias Richie Snare
Fonction de Ringo : Batterie sous pseudonyme. État de la preuve : Crédits RCA de Son of Schmilsson.
Take 54 ouvre Son of Schmilsson, le disque de Harry Nilsson produit par Richard Perry. Ringo n’y apparaît pas simplement sous son nom de scène habituel : le générique le présente comme « Richie Snare ». Il soutient une formation comprenant Klaus Voormann à la basse, Lowell George à la guitare et une section de cuivres où l’on retrouve Bobby Keys et Jim Price. Cette combinaison prolonge l’intense réseau musical de Los Angeles au début des années 1970.
La vérification indispensable
La variante du nom n’ajoute pas un artiste supplémentaire à la sessionographie. Cinq plages de l’album créditent Richie Snare, mais la réédition de 2006 et le coffret RCA ultérieur proposent une prise alternative de Take 54. Une publication d’archive doit être distinguée du master original de 1972 : la présence de deux versions ne démontre pas deux séances différentes sans document de bande.
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NOTICE 08 · LOT 2 · 1973
« The Day the World Gets ’Round » : le chantier de Harrison
Fonction de Ringo : Batterie avec Jim Keltner. État de la preuve : Bandes et notes de sessions, rééditions officielles.
George Harrison entreprend à l’automne 1972 les séances de Living in the Material World, disque paru en 1973. Le 4 octobre, The Day the World Gets ’Round fait l’objet d’un travail abondant, avec une quarantaine de prises documentées dans les notes de production. Ringo Starr et Jim Keltner se partagent les responsabilités rythmiques de plusieurs chansons de l’album ; cette pièce appartient au groupe de titres pour lesquels leur présence est individualisée. La collaboration s’inscrit dans le réseau post-Beatles sans reconstituer la formation des années 1960.
La vérification indispensable
La réédition officielle de 2024 propose notamment une Take 22 acoustique, qui ne doit pas être assimilée au master de 1973. Les carnets de bandes permettent d’approcher le déroulement de la session, mais une prise alternative peut avoir un personnel ou des ajouts différents. Il faut donc préciser « version originale » lorsqu’on parle de la double batterie attribuée au disque commercial.
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NOTICE 09 · LOT 2 · 1975
« More and More » : Carly Simon, Dr. John et Ringo
Fonction de Ringo : Batterie sur une plage de Playing Possum. État de la preuve : Crédit du site officiel de Carly Simon.
Sur l’album Playing Possum, paru chez Elektra en 1975, Carly Simon reçoit Ringo à la batterie pour More and More, quatrième morceau du programme. La chanson est signée notamment Mac Rebennack, alias Dr. John, qui joue également du piano. Klaus Voormann tient la basse, Jeff « Skunk » Baxter et Alvin Robinson figurent aux guitares, tandis que Richard Perry assure la production et participe au tambourin. Cette séance relie les univers de la pop de Simon, de la soul de La Nouvelle-Orléans et des collaborateurs habituels de Starr.
La vérification indispensable
Le site officiel de Carly Simon donne explicitement le nom de Starr pour cette seule chanson. Le personnel général d’un album produit avec de nombreux musiciens n’autorise pas une attribution aux neuf autres titres. Dr. John est à la fois auteur et instrumentiste : ce double statut doit être relevé, alors que Ringo n’est ni crédité comme auteur ni comme producteur de la pièce.
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NOTICE 10 · LOT 2 · 1975
« As I Come of Age » : la différence entre séance et publication
Fonction de Ringo : Batterie sur un enregistrement antérieur. État de la preuve : Attribution admise ; datation 1970/1971 discutée.
As I Come of Age figure sur Stills, troisième album solo de Stephen Stills, publié par Columbia en juin 1975. Les sources situent pourtant une partie de sa préparation au tournant de 1970–1971. Ringo joue de la batterie sur une chanson où les harmonies vocales associées à David Crosby et Graham Nash occupent une place importante. Le cas illustre une caractéristique fréquente des carrières de studio : une piste enregistrée pendant une phase de travail peut attendre plusieurs années avant de rejoindre le programme d’un album.
La vérification indispensable
La date de commercialisation du LP est solide, mais les chronologies secondaires ne s’accordent pas entièrement sur l’année précise de la prise. On évitera par conséquent d’écrire que Ringo « retourne en studio avec Stills en 1975 ». Une même période artistique de Stills peut produire des titres répartis sur plusieurs albums ; la sessionographie doit distinguer date de prise, éventuels ajouts et date du support publié.
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Lot 3 / 7 — Groupes vocaux, country et Dark Horse · 1976–1977
Les cinq notices ci-dessous conservent leur unité documentaire : la chanson ou l’enregistrement publié, sa fonction précise et les attributions qui doivent rester distinctes.
NOTICE 11 · LOT 3 · 1976
« Zindy Lou » : Manhattan Transfer et deux batteurs
Fonction de Ringo : Batterie partagée avec Jim Keltner. État de la preuve : Crédit piste par piste de Coming Out.
Le Manhattan Transfer, ensemble vocal formé autour de Tim Hauser, Janis Siegel, Alan Paul et Laurel Massé, publie Coming Out chez Atlantic en 1976 sous la production de Richard Perry. Zindy Lou, deuxième morceau du LP, accueille Ringo Starr et Jim Keltner à la batterie. L’articulation entre la polyphonie du quartet et une section rythmique de studio témoigne de l’intérêt de Perry pour des arrangements où la voix demeure au premier plan tandis que les musiciens façonnent les accents et les couleurs.
La vérification indispensable
La présence simultanée de deux batteurs dans les crédits ne permet pas, à elle seule, de reconstituer leur emplacement ou leurs éventuelles overdubs. Il faut aussi distinguer ce groupe vocal américain d’un disque solo de Ringo : il intervient comme instrumentiste invité sur un master individualisé. Coming Out contient d’autres équipes rythmiques selon les plages.
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NOTICE 12 · LOT 3 · 1976
« S.O.S. » : une autre formation pour Manhattan Transfer
Fonction de Ringo : Deuxième batterie partagée avec Jim Keltner. État de la preuve : Crédit de la face B de Coming Out.
Sur la face B de Coming Out, S.O.S. renouvelle la collaboration avec Ringo Starr et Jim Keltner à la batterie. Pourtant, l’équipe des autres instrumentistes n’est pas une simple copie de celle de Zindy Lou : Clarence McDonald figure au piano, Andy Muson à la basse et Jackie Kelso au saxophone ténor. Le changement de formation rappelle le mode de fabrication d’un album de studio de cette période, où un arrangeur ou un producteur choisit les participants à l’échelle du morceau.
La vérification indispensable
L’existence de deux titres avec le même duo de batteurs ne démontre pas qu’ils aient été captés le même jour. L’analyse ne prétend pas isoler à l’oreille la frappe de chaque homme ; elle consigne les personnes réellement créditées. La distinction est importante dans un catalogue d’œuvres : deux masters prouvés, aucune date de séance supplémentaire inventée.
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NOTICE 13 · LOT 3 · 1976
« Men’s Room, L.A. » : le Ringo comédien de Kinky Friedman
Fonction de Ringo : Voix d’un personnage, pas batterie. État de la preuve : Crédit vocal des éditions Epic.
Avec Lasso from El Paso, publié chez Epic, Kinky Friedman poursuit une forme de country satirique nourrie de personnages et de dialogues. Sur Men’s Room, L.A., huitième morceau du LP, la contribution de Ringo relève de la voix : il incarne un personnage dans la scénographie de la chanson. Le titre est crédité à Buck Fowler comme auteur. Le disque attire également des musiciens issus de la Rolling Thunder Revue et du rock britannique, ce qui explique la tentation de le présenter comme un immense supergroupe.
La vérification indispensable
Le classement « Ringo apparaît sur l’album » n’est pas assez précis pour une encyclopédie musicale. Les relevés identifient voice, sans crédit de batterie sur la chanson. Les listes générales de grands noms figurant sur Lasso from El Paso ne doivent pas être projetées sur chaque morceau ; l’enregistrement doit être documenté comme une prestation de comédien vocal, distincte d’une session de batteur.
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NOTICE 14 · LOT 3 · 1977
« Born in Captivity » : le lien de la Rolling Thunder Revue
Fonction de Ringo : Batterie avec Matt Betton. État de la preuve : Crédit du LP Arista Spark in the Dark.
The Alpha Band réunit T Bone Burnett, Steven Soles et David Mansfield, musiciens passés par l’environnement de la Rolling Thunder Revue de Bob Dylan. Leur second album, Spark in the Dark, publié par Arista en 1977, contient Born in Captivity en deuxième position. Les crédits attribuent la batterie à Ringo Starr et Matt Betton, la basse à David Miner et le piano à K. O. Thomas. L’album relie donc indirectement Starr à une génération d’accompagnateurs et de compositeurs de l’americana naissante.
La vérification indispensable
Les autres titres du disque emploient plusieurs batteurs, dont Joe Correro, Bill Maxwell et Geoffrey Hales. La présence de Ringo n’implique aucune appartenance permanente à The Alpha Band, ni une batterie sur toutes les plages. Son crédit sur Born in Captivity constitue un fait circonscrit, différent d’un témoignage personnel sur la Rolling Thunder Revue.
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NOTICE 15 · LOT 3 · 1977
« Good News » : Ringo et le label Dark Horse
Fonction de Ringo : Batterie sur la dernière plage. État de la preuve : Crédit du pressage Dark Horse DH 3021.
Attitudes est un quatuor de studio associé à David Foster, Danny Kortchmar, Paul Stallworth et Jim Keltner. Sur l’album Good News publié chez Dark Horse Records, le titre homonyme clôt le LP et fait intervenir Ringo Starr à la batterie. Paul Stallworth signe la chanson, tandis que Booker T. Jones apporte un orgue issu de l’héritage soul et que des cuivres liés à Tower of Power étoffent le dispositif. La rencontre illustre l’activité de Ringo dans les réseaux californiens autour de George Harrison sans constituer un disque de Harrison lui-même.
La vérification indispensable
Le fait que Dark Horse soit le label de Harrison ne prouve pas sa participation instrumentale à cette chanson. Jim Keltner demeure le batteur associé au groupe ; il ne faut pas transférer automatiquement ses crédits de groupe au dernier morceau. Le relevé porte sur la plage B5, pas sur l’intégralité des activités d’Attitudes. La date de juin 1977 des pressages britanniques ne doit pas être présentée comme un jour de séance.
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Lot 4 / 7 — Les rôles changent · 1980–1989
Les cinq notices ci-dessous conservent leur unité documentaire : la chanson ou l’enregistrement publié, sa fonction précise et les attributions qui doivent rester distinctes.
NOTICE 16 · LOT 4 · 1980
« Drumming Is My Madness » : deux batteries pour Nilsson
Fonction de Ringo : Batterie avec Jim Keltner. État de la preuve : Crédit des bandes et entretien de Ringo.
Harry Nilsson conçoit Drumming Is My Madness comme une pièce de revue teintée d’humour sur la batterie. Une séance est documentée le 4 novembre 1980 aux studios Evergreen de Los Angeles, sous la direction de Nilsson et avec l’ingénieur Rick Riccio. Ringo Starr et Jim Keltner se retrouvent derrière deux batteries ; Dennis Budimir, Ritchie Zito et Fred Tackett forment une équipe de guitares, les cuivres contribuant à l’allure orchestrale du titre. L’œuvre est ensuite intégrée à Stop and Smell the Roses, paru en 1981.
La vérification indispensable
La présence d’un Jim Gordon au saxophone baryton dans le personnel ne doit pas faire apparaître, par homonymie ou automatisme, une troisième batterie. Ringo évoque lui-même cette collaboration dans un entretien accordé à Modern Drummer en 2005. La séance de novembre 1980, l’album paru en 1981 et le single dont le morceau devient une face B renvoient à des événements discographiques distincts.
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NOTICE 17 · LOT 4 · 1985
« California Calling » : une batterie chez les Beach Boys
Fonction de Ringo : Batterie et timbales. État de la preuve : Crédit individualisé de l’album The Beach Boys.
L’album éponyme des Beach Boys, publié en juin 1985 sous la production de Steve Levine, propose California Calling, écrit par Al Jardine et Brian Wilson. Al Jardine et Mike Love assurent le chant principal, tandis que Ringo Starr apparaît à la batterie et aux timbales. Autour d’eux interviennent notamment Brian Wilson au piano et au Yamaha DX1, Al Jardine aux guitares et une équipe de musiciens de studio. La chanson associe ainsi l’imaginaire californien du groupe à une technologie de production pleinement ancrée dans les années 1980.
La vérification indispensable
Il ne faut pas confondre ce master studio de 1985 avec la prestation de Ringo auprès des Beach Boys le 4 juillet 1984 à Washington, où il accompagne Back in the U.S.S.R. en concert. La seconde est une performance scénique dont l’édition est postérieure ; la première correspond à un crédit de studio distinct. Rien ne permet de lui attribuer toute la batterie du LP.
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NOTICE 18 · LOT 4 · 1988
« When You Wish Upon a Star » : Ringo chante Disney
Fonction de Ringo : Chant principal ; Jim Keltner à la batterie. État de la preuve : Personnel de Stay Awake et production Hal Willner.
Le producteur Hal Willner commande pour Stay Awake des interprétations nouvelles de thèmes des films Disney. Ringo y chante When You Wish Upon a Star, composition de Leigh Harline et Ned Washington connue depuis Pinocchio. L’enregistrement accueille Herb Alpert à la trompette et une formation où apparaissent notamment Buell Neidlinger à la basse, Terry Adams au piano, Bill Frisell à la guitare électrique et Jim Keltner à la batterie. La voix de Starr y fonctionne comme une signature de personnalité plutôt que comme une évocation d’un disque des Beatles.
La vérification indispensable
La documentation précise une séance orchestrale de grande ampleur, mais l’étendue exacte du personnel varie entre crédits de morceau et personnel général de l’album. Le titre doit être classé comme collaboration vocale et non comme nouvelle batterie. Le fait que Keltner et Starr se retrouvent sur le même master ne rend pas interchangeables leurs fonctions.
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NOTICE 19 · LOT 4 · 1989
« Act Naturally » : Buck Owens retrouve son interprète beatle
Fonction de Ringo : Duo vocal ; batterie de Jim McCarty. État de la preuve : Single Capitol B-44409, séance Abbey Road datée.
Le 27 mars 1989, Buck Owens rejoint Ringo Starr aux studios Abbey Road pour réenregistrer Act Naturally, chanson de Johnny Russell et Voni Morrison. Ringo l’avait déjà chantée avec les Beatles en 1965, après le succès country de Buck Owens. Leur duo est produit par Jerry Crutchfield et Jim Shaw ; il revient au classement américain de country, où le single atteint le Top 30. Les deux interprètes partagent le chant, réactivant sur un disque contemporain le pont entre Bakersfield et Liverpool.
La vérification indispensable
Le master de 1989 ne reprend ni les bandes du disque des Beatles ni celles du succès initial d’Owens. La batterie est attribuée à Jim McCarty : Ringo est ici chanteur et non batteur. Le clip, dont le décor joue avec le cinéma western, constitue encore un objet différent ; les coffrets de 1992 et de 1996 reprennent la chanson sous des présentations éditoriales à vérifier individuellement.
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NOTICE 20 · LOT 4 · 1987–1988
« When We Was Fab » : batterie et mémoire des Beatles
Fonction de Ringo : Batterie et voix d’accompagnement. État de la preuve : Album Cloud Nine, 45 tours et témoignage Harrison.
George Harrison et Jeff Lynne écrivent When We Was Fab pour Cloud Nine, publié en novembre 1987. Harrison a expliqué avoir imaginé une figure rythmique rappelant la manière de jouer de Ringo dès les premières idées du morceau. Starr apporte effectivement sa batterie et des voix, dans un arrangement volontairement chargé de souvenirs psychédéliques : guitare, sitar, violoncelle et effets renvoient à la période tardive des Beatles. La chanson paraît également en single en janvier 1988 avec une pochette illustrée par Klaus Voormann.
La vérification indispensable
La présence de Starr dans le clip réalisé par Godley & Creme ne constitue pas, à elle seule, la preuve du crédit instrumental : celui-ci est établi par la documentation du morceau. Le titre ne doit pas faire attribuer à Ringo les autres batteries de l’album, notamment celles de Jim Keltner. Les remixes, faces B et pressages du single relèvent de la discographie des éditions, non de sessions supplémentaires démontrées.
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Lot 5 / 7 — Duos et Heartbreakers · 1991–1996
Les cinq notices ci-dessous conservent leur unité documentaire : la chanson ou l’enregistrement publié, sa fonction précise et les attributions qui doivent rester distinctes.
NOTICE 21 · LOT 5 · 1991
« Walkin’ Nerve » : retour au rock avec Nils Lofgren
Fonction de Ringo : Batterie sur Silver Lining. État de la preuve : Crédit individualisé Rykodisc.
Nils Lofgren, guitariste passé par le groupe de Neil Young et le E Street Band de Bruce Springsteen, publie Silver Lining chez Rykodisc en 1991. La troisième plage, Walkin’ Nerve, est l’une de ses compositions les plus directement rock. Les crédits y identifient Ringo à la batterie, dans un album où Bruce Springsteen, Billy Preston et d’autres invités remplissent des fonctions réparties selon les titres. La rencontre montre que Starr reste actif dans les séances des artistes américains entre ses propres tournées.
La vérification indispensable
Le générique d’un album à invités ne suffit pas pour distribuer tous les instruments sur toutes les chansons. Walkin’ Nerve et Bein’ Angry présentent des contributions distinctes de Ringo : une batterie sur la première, une voix sur la seconde. Rykodisc et les relevés MusicBrainz permettent de conserver cette dualité dans les notices.
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NOTICE 22 · LOT 5 · 1994
« To Find a Friend » : le vrai Ringo chez Tom Petty
Fonction de Ringo : Batterie sur Wildflowers. État de la preuve : Crédit du master produit avec Rick Rubin.
Sur Wildflowers, publié par Tom Petty en 1994, To Find a Friend offre un environnement sobre à la batterie de Ringo Starr. La chanson, écrite par Petty, se situe au milieu d’un album dont l’équipe de production comprend Rick Rubin et Mike Campbell. Lenny Castro est crédité aux percussions sur le morceau : les gestes de la batterie et les autres accents rythmiques ne doivent donc pas être confondus. La présence de Starr répond à l’intimité d’une écriture centrée sur les relations et la fragilité humaine.
La vérification indispensable
Le clip de I Won’t Back Down, tourné avec Ringo en 1989, avait déjà montré le Beatle derrière une batterie, mais le master audio de cette chanson est joué par Phil Jones. Cette apparition d’image ne prouve aucune session de disque. Le crédit pertinent pour Tom Petty est bien To Find a Friend (1994), auquel s’ajoute une autre chanson enregistrée plus tard.
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NOTICE 23 · LOT 5 · 1996
« Hung Up and Overdue » : une seconde rencontre Petty–Starr
Fonction de Ringo : Batterie sur la musique de She’s the One. État de la preuve : Crédit enregistré de Tom Petty and the Heartbreakers.
Deux ans après To Find a Friend, Ringo intervient sur Hung Up and Overdue, chanson rattachée au disque She’s the One, publié en 1996 en relation avec le film du même nom. L’œuvre appartient au répertoire de Tom Petty, mais le mode de diffusion mêle album et bande originale : un rappel utile de la diversité des supports sur lesquels paraissent les prestations d’un même musicien. Le travail de Starr s’inscrit dans les formations variables réunies par Petty autour des Heartbreakers.
La vérification indispensable
La chanson doit être cataloguée séparément de To Find a Friend, puisque le support, la date de publication et la composition musicale diffèrent. Son crédit de batterie ne découle pas de l’apparition de Ringo dans le clip de 1989 : c’est la documentation de She’s the One qui constitue la preuve pertinente. La forme « soundtrack » ne doit pas non plus conduire à présumer une prestation filmée.
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NOTICE 24 · LOT 5 · 1994
« My Little Grass Shack » : le duo rétro avec Leon Redbone
Fonction de Ringo : Duo vocal sur Whistling in the Wind. État de la preuve : Presse contemporaine et crédits du disque.
Leon Redbone cultive une esthétique empruntée aux premiers répertoires enregistrés de la musique populaire américaine. Pour Whistling in the Wind, publié par Private Music en 1994, il invite Ringo Starr à partager My Little Grass Shack in Kealakekua, Hawaii, standard des années 1930. L’association sort des registres habituels du rock et des collaborations de batterie : elle fait entendre le goût de Ringo pour la chanson d’avant les Beatles, proche de ses propres incursions dans les standards en 1970. La presse de juin 1994 relève la présence de l’invité.
La vérification indispensable
Le personnel général de l’album comprend d’autres partenaires prestigieux, dont Merle Haggard et Roger McGuinn, mais ceux-ci participent à d’autres titres. L’objet documentaire est un duo avec Redbone, non une séance commune de tous les invités. Aucune batterie de Starr n’est établie sur ce morceau ; il convient de préserver le statut vocal dans la base.
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NOTICE 25 · LOT 5 · 1991
« Bein’ Angry » : Nils Lofgren fait chanter Ringo
Fonction de Ringo : Voix, pas batterie. État de la preuve : Crédit spécifique du CD Silver Lining.
Huitième plage de Silver Lining, Bein’ Angry donne à Ringo un rôle différent de celui qu’il occupe sur Walkin’ Nerve, quelques chansons plus tôt. Le chanteur et guitariste Nils Lofgren s’entoure ici de voix invitées, tandis que la batterie est attribuée à Andy Newmark et que Billy Preston participe à l’orgue. La contribution de Starr témoigne de ses capacités d’interprète vocal au sein d’un disque d’autrui, sans qu’il faille chercher systématiquement une partie de caisse claire derrière sa présence.
La vérification indispensable
La tentation du décompte peut produire un double crédit de batterie à partir d’un seul nom présent au générique. Le cas de Silver Lining appelle au contraire une lecture dissymétrique : un titre où Ringo joue, un autre où il chante. Les catalogues d’édition et les crédits par piste font foi ; aucun orchestre fictivement permanent ne doit être reconstruit.
Lire la monographie, le personnel et les sources de cette collaboration → · Tableau des 35 cas ↑
Lot 6 / 7 — Invitations et coécriture · 2000–2011
Les cinq notices ci-dessous conservent leur unité documentaire : la chanson ou l’enregistrement publié, sa fonction précise et les attributions qui doivent rester distinctes.
NOTICE 26 · LOT 6 · 2000
« Power to the People » : une reprise pour Steal This Movie!
Fonction de Ringo : Batterie auprès d’Eric Burdon et Billy Preston. État de la preuve : Crédit individualisé de la bande originale.
La bande originale de Steal This Movie!, film de Robert Greenwald consacré à l’activiste Abbie Hoffman, reprend des chansons associées aux mouvements contestataires des années 1960 et 1970. Eric Burdon et Billy Preston enregistrent une nouvelle version de Power to the People, titre de John Lennon, avec Ringo Starr à la batterie. Le morceau apparaît sur le CD Artemis publié en 2000. C’est une rencontre de l’histoire du rhythm and blues britannique, de l’orgue soul américain et de l’ancien Plastic Ono Band, mais sur un master fabriqué trente ans après l’original.
La vérification indispensable
Il est essentiel de ne pas transférer ce crédit au single de John Lennon de 1971 : le batteur de l’original est Jim Gordon. La présence de Ringo se rapporte à la reprise pour le cinéma. Une reprise ne change pas l’identité de l’auteur, et le lien biographique entre Lennon et Starr ne prouve aucunement la participation de ce dernier au master Lennon.
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NOTICE 27 · LOT 6 · 2003
« Cuz You Do » : le clin d’œil pop de Liam Lynch
Fonction de Ringo : Batterie sur la cinquième plage de Fake Songs. État de la preuve : Crédit du livret CD et catalogues.
Le musicien et vidéaste Liam Lynch publie Fake Songs en 2003, album qui détourne et imite avec humour les codes du rock et de la pop. Sur Cuz You Do, cinquième titre, il accueille Ringo à la batterie. Le morceau prend place parmi des pastiches et des références à la culture musicale que Lynch connaît intimement. La participation se lit comme une véritable prestation instrumentale dans une chanson précise, non comme une simple caution d’image destinée au clip de l’artiste.
La vérification indispensable
Les éditions CD+DVD et les inventaires de livret attribuent à Ringo deux plages, les numéros 5 et 16 : Cuz You Do et Try Me. Certaines plateformes numériques affichent des années de mise en ligne ou de copyright hétérogènes, qu’il faut distinguer de l’édition S-Curve de 2003. Le crédit ne s’étend pas aux autres pastiches du disque.
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NOTICE 28 · LOT 6 · 2003
« Boys » avec Jools Holland : le chanteur des débuts revient
Fonction de Ringo : Voix invitée ; Gilson Lavis à la batterie. État de la preuve : Crédits du programme Jack O the Green.
Le troisième volet de la série Small World Big Band de Jools Holland, Jack O the Green, offre à Ringo Starr une reprise de Boys. La chanson, associée au répertoire des Shirelles puis à celui des Beatles sur Please Please Me, avait été l’un des premiers numéros vocaux confiés à Ringo au sein du groupe. En 2003, elle se transforme en prestation devant le Rhythm & Blues Orchestra de Holland. La chanson figure en onzième position du programme, dans une formation britannique de rhythm and blues orchestral.
La vérification indispensable
Les crédits du morceau attribuent le piano à Jools Holland et les fûts à Gilson Lavis, partenaire de longue date de son orchestre. Ringo y est invité comme chanteur : ce n’est pas une réédition de la prise Beatles de 1963 ni une nouvelle batterie. Les droits d’auteur reviennent aux compositeurs de la chanson, indépendamment de l’identité de son interprète le plus connu.
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NOTICE 29 · LOT 6 · 2006
« Sweet Little Sixteen » : le duo avec Jerry Lee Lewis
Fonction de Ringo : Chant invité ; Jim Keltner à la batterie. État de la preuve : Crédits de Last Man Standing.
Pour Last Man Standing, paru en 2006, Jerry Lee Lewis réunit des dizaines de partenaires de plusieurs générations. Ringo Starr partage avec lui Sweet Little Sixteen, chanson écrite par Chuck Berry. Les catalogues de l’album désignent Ringo comme invité vocal ; l’accompagnement comprend Jim Keltner à la batterie, James Hutchinson à la basse, Ivan Neville à l’orgue et plusieurs guitaristes. La rencontre prend donc place dans l’histoire des interprétations du rock’n’roll, plutôt que dans celle des doubles batteries.
La vérification indispensable
Une confusion est possible avec Roll Over Beethoven, autre composition de Chuck Berry reprise par Jerry Lee Lewis en 2010 sur Mean Old Man : Ringo y contribue cette fois à la batterie. Les deux disques, années, chansons et fonctions doivent être séparés. L’expression « duo avec Jerry Lee » suffit pour le chant de 2006, mais non pour décrire la formation instrumentale complète.
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NOTICE 30 · LOT 6 · 2011
« Spilling Faith » : Ben Harper et Richard Starkey coauteurs
Fonction de Ringo : Batterie et coécriture. État de la preuve : Crédit d’auteur du site officiel Ben Harper.
Sur Give Till It’s Gone, publié par Ben Harper en mai 2011, Spilling Faith associe Ringo Starr à la fois à l’exécution instrumentale et à la création de l’œuvre. Le site officiel de Harper donne cinq signataires : Ben Harper, Richard Starkey, Jason Mozersky, Jesse Ingalls et Jordan Richardson. Cette mention est particulièrement importante : elle élargit le rôle de Ringo au-delà de l’accompagnement, sans le transformer en auteur solitaire. La chanson précède Get There From Here, seconde pièce née de la rencontre, elle aussi documentée séparément.
La vérification indispensable
Le nom civil « Starkey » ne désigne pas ici une autre personne que Ringo. Le crédit d’auteur appartient à l’œuvre et ne doit pas être confondu avec la liste des interprètes du master. Les versions de répétition de tournée publiées ultérieurement par Harper ne sont pas, par leur seule existence, de nouvelles séances de Ringo. L’album original et ses formats de 2011 fournissent le cadre discographique.
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Lot 7 / 7 — Nouveaux langages rythmiques · 2019–2023
Les cinq notices ci-dessous conservent leur unité documentaire : la chanson ou l’enregistrement publié, sa fonction précise et les attributions qui doivent rester distinctes.
NOTICE 31 · LOT 7 · 2019
« Heads Gonna Roll » : une batterie au Capitol pour Jenny Lewis
Fonction de Ringo : Batterie sur la piste d’ouverture d’On the Line. État de la preuve : Crédits de session et presse d’enregistrement.
Jenny Lewis ouvre On the Line, publié en mars 2019, avec Heads Gonna Roll. Le personnel documenté réunit Ringo Starr à la batterie, Don Was à la basse, Benmont Tench à l’orgue Hammond B3, Ryan Adams à la guitare et Lewis au piano et au chant principal. Les séances aux studios Capitol inscrivent la chanson dans un réseau où se croisent des générations de rock américain. La présence de Starr ne repose pas sur un bref passage publicitaire : elle correspond à un instrument précis sur un master identifié.
La vérification indispensable
Sur Red Bull & Hennessy, autre morceau de Jenny Lewis, les crédits font intervenir à la batterie Ringo et Jim Keltner ensemble. Il serait donc inexact d’attribuer à Heads Gonna Roll cette double batterie par extrapolation. Les deux chansons de 2019 ont le même album pour support, mais une répartition de personnel différente.
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NOTICE 32 · LOT 7 · 2020
« Three Little Birds » : Ringo passe au tambourin reggae
Fonction de Ringo : Tambourin, non batterie. État de la preuve : Crédits de Got to Be Tough.
Toots & the Maytals revisitent en 2020 Three Little Birds, composition de Bob Marley publiée à l’origine sur Exodus. Le morceau réunit Toots Hibbert, Ziggy Marley et une équipe instrumentale comprenant Sly Dunbar à la batterie. Ringo Starr intervient au tambourin, tandis que son fils Zak Starkey participe notamment à la guitare et à la production dans l’environnement de Trojan Jamaica. Cette rencontre met en évidence une génération de liens artistiques et familiaux entre la musique jamaïcaine et le rock britannique.
La vérification indispensable
Il serait tentant de mentionner les deux Starkey comme « deux batteurs » par leur réputation, mais cela contredirait la distribution du titre. Le crédit de tambourin de Ringo est distinct des autres percussions du disque. La chanson n’est pas une coécriture de l’ancien Beatle ; son statut d’œuvre de Bob Marley demeure. Le single d’août 2020 précède l’album Got to Be Tough paru le même mois.
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NOTICE 33 · LOT 7 · 2022
« Mrs. Mills » : Eddie Vedder et la mémoire d’Abbey Road
Fonction de Ringo : Batterie et percussions sur Earthling. État de la preuve : Crédits Universal Music du morceau.
Eddie Vedder publie Earthling en 2022 avec le producteur Andrew Watt. Mrs. Mills, qui rend hommage au célèbre piano Steinway utilisé dans les studios d’Abbey Road et associé à la pianiste Gladys Mills, convie Ringo Starr à la batterie et aux percussions. Les crédits donnent Vedder au piano et au chant, Watt aux guitares et à la basse, Josh Klinghoffer aux claviers. Cette formation réactive une mémoire sonore des Beatles au service d’une composition contemporaine de Vedder, sans reprendre un enregistrement ancien.
La vérification indispensable
Le titre renvoie à un instrument historique, mais les témoignages indiquent que les musiciens ont travaillé avec un piano du même type plutôt qu’avec le piano original d’Abbey Road transporté au studio. Cette distinction entre référence culturelle et objet matériel est importante. De même, la présence du batteur des Beatles ne doit pas transformer Earthling en disque enregistré à Londres.
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NOTICE 34 · LOT 7 · 2023
« Let It Be » : Dolly Parton réunit Paul et Ringo
Fonction de Ringo : Batterie sur le master Rockstar. État de la preuve : Communiqué officiel Dolly Parton du 18 août 2023.
Dolly Parton publie le 18 août 2023 une nouvelle lecture de Let It Be en préparation de son album Rockstar. Elle invite Paul McCartney au piano et au chant, Ringo Starr à la batterie, Peter Frampton à la guitare et Mick Fleetwood aux percussions supplémentaires. Les fonctions sont précisément distinguées dans son communiqué officiel. Le projet constitue une relecture menée par Parton et non une réunion discographique des Beatles : ce sont ses choix d’interprétation et de production qui organisent le master.
La vérification indispensable
La chanson conserve son crédit de composition Lennon–McCartney, indépendamment du nom des invités sur la reprise. Le single du mois d’août et l’album de novembre 2023 sont des supports distincts d’une même interprétation. Le rappel du duo Paul–Ringo ne doit pas effacer les rôles de Dolly Parton, Peter Frampton et Mick Fleetwood, ni faire passer le résultat pour un enregistrement des Beatles.
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NOTICE 35 · LOT 7 · 2023
« Bed of Roses » : Ian Hunter et les pistes envoyées à distance
Fonction de Ringo : Batterie sur Defiance Part 1. État de la preuve : Personnel détaillé publié par Ian Hunter.
Ian Hunter prépare Defiance Part 1 avec Andy York pendant les restrictions sanitaires et ouvre ses pistes à des musiciens invités. Le premier single, Bed of Roses, paraît en janvier 2023 avec Ringo Starr à la batterie et Mike Campbell aux guitares, slide et mandoline. Le générique publié par Hunter cite aussi Tony Shanahan à la basse, Andy Burton à l’orgue, Rich Pagano au tambourin, Andy York aux chœurs et Hunter au piano. Les interventions se construisent sur une chanson dont le chanteur rattache le thème à ses souvenirs du Star-Club de Hambourg.
La vérification indispensable
Le témoignage du musicien explique la circulation de fichiers et l’ajout ultérieur de parties instrumentales ; cela ne prouve pas que tous les invités aient joué ensemble dans une pièce. Dans sa liste piste par piste, Ian Hunter réserve explicitement la batterie de Ringo à Bed of Roses, au milieu d’autres titres joués par Dane Clark, Taylor Hawkins ou Eric Kretz. Le cas illustre la sessionographie à distance au XXIe siècle.
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Sources de contrôle : livrets, archives, catalogues et témoignages
Ces 23 références documentaires complètent les monographies individuelles. Les premières sources sont celles émanant des artistes et maisons d’édition, puis les répertoires de crédits ou archives de presse. Les éventuelles contradictions sont signalées dans les notices et jamais résolues par simple vote entre bases de données.
- John Lennon, livret historique de Cold Turkey, personnel des deux faces (1969)
- John Lennon, dossier Don’t Worry Kyoko, œuvre de Yoko Ono et variantes
- Le catalogue Atlantic/MusicBrainz, édition de Stephen Stills (1970)
- A&M Records, documentation discographique de Wind of Change (1972)
- Harry Nilsson, collection des albums RCA et versions d’archives
- George Harrison, annonce de Living in the Material World, édition 2024 et prises alternatives
- George Harrison, parution de l’édition anniversaire et notes d’archives
- Carly Simon, crédits officiels de l’album Playing Possum (1975)
- Discographie Atlantic, Coming Out du Manhattan Transfer (1976), crédits
- Arista, Spark in the Dark de The Alpha Band : pressage et personnel
- Dark Horse Records, discographie d’Attitudes et des éditions 1977
- The Beach Boys, crédits reproduits de The Beach Boys (1985)
- A&M Records, Stay Awake produit par Hal Willner (1988)
- Presse d’époque, Musician, avril 1991, annonces de Silver Lining
- The Petty Archives, documents consacrés aux séances et éditions Petty (1996)
- Le site officiel de Ben Harper, Give Till It’s Gone, discographie et formats
- Ben Harper, crédits de composition de Spilling Faith
- Le site des Beatles, histoire et attribution de l’œuvre Boys
- Jerry Lee Lewis, discographie de Mean Old Man (pour distinguer 2010 de 2006)
- Mix, reportage d’enregistrement autour de On the Line de Jenny Lewis
- Universal Music, Earthling d’Eddie Vedder et crédits de Mrs. Mills
- Dolly Parton, communiqué du 18 août 2023 : distribution de Let It Be
- Ian Hunter, communiqué du 20 janvier 2023 et personnel complet de Bed of Roses
Ce que les 35 cas changent dans le portrait musical de Ringo Starr
Entre le single de Lennon de 1969 et les albums de 2023, Ringo n’intervient pas comme un « ancien Beatle invité » au sens uniforme du terme. Il joue parfois deux batteries avec Jim Keltner ; il chante avec un orchestre de jazz, un chanteur country ou Jerry Lee Lewis ; il se contente d’un tambourin dans une production reggae ; il cosigne une composition avec Ben Harper. La diversité de ces tâches rend particulièrement trompeuse toute liste qui ne conserverait que le nom des artistes rencontrés.
Deux lignes de force se dégagent. D’abord, des fidélités professionnelles : Keltner, Voormann, Preston, Richard Perry ou les réseaux autour de George Harrison réapparaissent à plusieurs décennies de distance, mais pas nécessairement sur les mêmes titres. Ensuite, la circulation des enregistrements : rééditions de Son of Schmilsson, archives Harrison, bandes originales, singles séparés de l’album et transferts de pistes à distance. Une encyclopédie des collaborations doit ainsi être autant une histoire des supports et versions qu’une histoire des rencontres.
Portée du décompte : 35 notices sur 35 objets sonores ; 30 monographies de contrôle, plusieurs couvrant deux titres ; 7 lots. Ce nombre n’établit ni 35 jours de séance, ni 35 crédits de batterie, ni 35 collaborations inédites. La suite en huit lots de cinq est publiée, puis prolongée par la huitième passe de neuf lots.
La huitième passe est désormais disponible : 45 études en neuf lots, avec une table par master et 24 sources externes, dans la continuité des 35 et 40 cas précédents.
La suite est désormais publiée : septième passe, huit lots de cinq, 40 nouveaux cas documentaires. Les 40 études réunissent notamment les cinq masters de John Lennon/Plastic Ono Band, les archives de Harrison, les quatre autres batteries de Son of Schmilsson et les collaborations jusqu’en 2024.
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