Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Yellow-Sub.net · Encyclopédie Ringo Starr · Cinquième passe · 28 octobre 2026

Ringo Starr : 30 collaborations artistiques et métiers du studio, de Maurice Gibb à Nashville (1969–2026)

Six lots de cinq études : trente portraits documentaires qui interrogent les collaborations artistiques de Ringo Starr par le métier exercé, la chanson enregistrée et l’édition réellement publiée, de 1969 à 2026.

Une cinquième passe, et un nouveau point de vue. Après la quatrième passe, cinq lots et vingt-cinq concordances musicales, cette enquête porte le volume à six lots et trente dossiers et s’intéresse davantage aux arrangeurs, producteurs, auteurs, choristes et spécialistes du son. Elle prolonge aussi les quatorze enquêtes à l’image et les vingt études visuelles. Les trente monographies approfondies existaient déjà sur le site : ce nouveau texte est une concordance critique, et non la présentation trompeuse de trente fiches inédites.

Pourquoi les métiers de studio sont des collaborations artistiques

Dans les récits consacrés à Ringo Starr, une chanson devient vite une réunion de vedettes. Les documents donnent pourtant des tâches : un arrangeur écrit pour l’orchestre, un instrumentiste réalise la partie, un producteur définit le projet, un ingénieur capte et façonne le son, un auteur crée l’œuvre et un mixeur établit l’équilibre du master. Le même nom peut apparaître dans plusieurs colonnes, mais les fonctions ne deviennent pas interchangeables. Maurice Gibb n’est pas coauteur de « Bye Bye Blackbird » parce qu’il en signe l’arrangement. Scotty Moore n’est pas crédité guitariste sur Beaucoups of Blues parce qu’il fut le guitariste d’Elvis. Un entretien de Mark Hudson sur l’acoustique d’une batterie ne constitue pas une feuille technique universelle.

La méthode, définie dans le chapitre 01 des collaborations musicales, consiste à croiser l’œuvre, la séance, le rôle, le master et la publication. Les études ci-dessous utilisent des crédits de pochettes et d’éditions identifiées, des témoins de première main, les communiqués officiels de Ringo et de George Harrison, ainsi que les entretiens techniques de Mix. Les souvenirs oraux sont présentés comme tels. Lorsqu’un crédit est global ou qu’un détail de prise reste absent, la notice le signale sans attribuer les parties à l’oreille.

Tableau de concordance : trente partenaires, six lots, cinq métiers et davantage

La colonne « Monographie » ouvre l’étude approfondie correspondante. Le lien du numéro conduit à la notice synthétique dans cette page. Les années renvoient aux séances ou à leurs principales éditions et non à une présence ininterrompue.

Nº Période Monographie / partenaire Fonction
01 5 mars 1970 Maurice Gibb et Ringo Starr : Bye Bye Blackbird, Bee Gees et l’orchestre de 1970 Arrangement et direction d’orchestre
02 26 déc. 1969 – 5 fév. 1970 Quincy Jones et Ringo Starr : Love Is a Many-Splendored Thing, les séances 1969–1970 Arrangement, direction de séances
03 27 oct. – déc. 1969 Chico O’Farrill, Oliver Nelson et Ringo Starr : deux arrangements de jazz (1969–1970) Écriture orchestrale
04 25–27 juin 1970 Pete Drake et Ringo Starr : le pari de Nashville et Beaucoups of Blues (1970) Production, pedal steel guitar, coordination des musiciens
05 25–27 juin 1970 Scotty Moore et Ringo Starr : l’ingénieur de Beaucoups of Blues à Nashville (1970) Ingénierie du son
06 1973–1978 ; reprise 2012 Vini Poncia et Ringo Starr : de Oh My My à Bad Boy (1973–2012) Écriture, chant, production
07 6 mars 1973 Jim Horn et Ringo Starr : les arrangements de cuivres de Oh My My (1973) Coarrangement de cuivres avec Tom Scott
08 1973–1974 Bobby Keys et Ringo Starr : Photograph et les cuivres de Goodnight Vienna (1973–1974) Saxophone ténor soliste ; instrumentiste de cuivres
09 1973–1978 Ringo Starr (1973–1978) : Martha Reeves, Merry Clayton, Linda McCartney, Clydie King, Bette Midler et les créatrices des sessions Chœurs, coécriture, voix, contributions artistiques
10 1973–1978 Ringo Starr (1973–1978) : Richard Perry, Arif Mardin et Vini Poncia — cinq années de production et de collaborations Production discographique, réseau de studios
11 1982–2012 Joe Walsh et Ringo Starr : Old Wave, All-Starr Band et Analog Man (1982–2012) Production, guitares, composition, scène
12 1982–1983 Mo Foster et Ringo Starr : Old Wave, In My Car et les basses fretless (1982) Basse fretless, coécriture, témoignage de session
13 14 mars 1982 ; 29 nov. 2002 Ray Cooper et Ringo Starr : de Old Wave au Concert for George (1982–2002) Percussions, réseau de musiciens, concert
14 1982 ; 1997–1999 ; 2002 Gary Brooker et Ringo Starr : Old Wave, All-Starr Band et Concert for George (1982–2002) Piano, claviers, All-Starr Band, hommage
15 1978–1983 ; publication 1983 Jim Nipar et Ringo Starr : enregistrement et mixage de Old Wave (1982–1983) Prise de son, mixage
16 1991–2017 Don Was et Ringo Starr : de Time Takes Time à Give More Love (1991–2017) Production, basse, contrebasse
17 1991–2017 Jeff Lynne et Ringo Starr : Time Takes Time, Zoom et Back Off Boogaloo (1991–2017) Production, multi-instruments, chœurs, batterie accueillie
18 7 juin 1991 – 1992 Phil Ramone et Ringo Starr : les séances de Time Takes Time (1991–1992) Production, recrutement des équipes
19 9–13 sept. 1991 ; disque 1992 Peter Asher et Ringo Starr : Golden Blunders, les Posies et les séances de 1991 Production, tambourin, chœurs, choix de répertoire
20 1991–1992 Andy Sturmer et Roger Manning avec Ringo Starr : chansons et chœurs de Time Takes Time (1991–1992) Coécriture, harmonies vocales, guitares ponctuelles
21 1991–2008 Mark Hudson et Ringo Starr : la naissance et l’histoire des Roundheads (1991–2008) Production, écriture, guitares, chœurs
22 1998–2019 ; titre repris 2026 Gary Burr et Ringo Starr : écriture, Roundheads et chansons (1998–2019) Composition, guitares, chant, scène
23 1997–2008 Scott Gordon : ingénierie de Vertical Man et premiers Roundheads (1997–1998) Ingénierie, prises de son, montage
24 2003–2026 Bruce Sugar et Ringo Starr : ingénierie, production et coécriture (2003–2026) Enregistrement, mixage, coproduction, coécriture
25 1970–2009 Ringo Starr et Klaus Voormann : basse, arrangements et retrouvailles (1970–2009) Arrangement, basse, participation à des masters invités
26 2023–2026 Ringo Starr et T Bone Burnett : Look Up et Long Long Road, les collaborations country 2025–2026 Production, composition, guitares
27 2023–2026 Daniel Tashian et Ringo Starr : composition, production et chœurs (2023–2026) Coécriture, guitares, voix, coproduction
28 2025–2026 Ringo Starr et Dennis Crouch : les 21 contrebasses de Look Up et Long Long Road (2023–2026) Basse et contrebasse
29 2024–2026 Ringo Starr et Paul Franklin : onze enregistrements de pedal steel (2024–2026) Pedal steel guitar
30 2024–2026 Michael Piersante et Ringo Starr : le mixage de Look Up et Long Long Road (2024–2026) Mixage stéréo, enregistrement à Los Angeles, percussions ponctuelles

Lot I — Arrangeurs, orchestres et Nashville (1969–1970)

Cinq métiers et cinq responsabilités dans les deux premiers albums solo : arrangements, production, jeu de steel et ingénierie.

Étude 01 / 30 · 5 mars 1970

Maurice Gibb : un arrangement orchestral, pas un duo avec les Bee Gees

Fonction identifiée : Arrangement et direction d’orchestre

Le premier disque solo de Ringo Starr, Sentimental Journey, réunit douze standards et autant de personnalités chargées de leur donner une couleur nouvelle. Maurice Gibb, connu pour les Bee Gees, est crédité pour l’arrangement de « Bye Bye Blackbird », œuvre composée bien avant la naissance des deux groupes. La séance de Londres du 5 mars 1970 aux Morgan Studios est associée à la direction d’un orchestre par Gibb, tandis que Starr tient la voix principale et George Martin produit le disque. Le prestige du musicien invité ne doit pas effacer cette division des tâches.

Un générique d’arrangement ne transforme pas Gibb en coauteur de « Bye Bye Blackbird », ni les Bee Gees en accompagnateurs collectifs de Ringo. L’effectif global d’une journée chez Morgan n’autorise pas davantage à attribuer chaque instrumentiste au morceau sans feuille de prise. C’est précisément ce que ce cas nous apprend : un arrangeur est un collaborateur artistique, même s’il ne chante pas et n’interprète pas une note sur le master.

Point critique : vérifier le crédit imprimé, distinguer direction et écriture orchestrale, conserver la date de séance sans inventer la liste nominale complète de l’orchestre.

Évaluation documentaire : B — crédits Apple, chronologie de séance

Pièces de recoupement : P1 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Maurice Gibb et Ringo Starr : Bye Bye Blackbird, Bee Gees et l’orchestre de 1970 →

Étude 02 / 30 · 26 déc. 1969 – 5 fév. 1970

Quincy Jones : de la première bande américaine au remake d’Abbey Road

Fonction identifiée : Arrangement, direction de séances

« Love Is a Many-Splendored Thing » est le meilleur antidote aux biographies qui réduisent les séances de Sentimental Journey à une série d’orchestrations achevées d’un trait. Quincy Jones dirige un premier accompagnement le 26 décembre 1969 aux studios A&M de Los Angeles, sur lequel Ringo pose ensuite un chant à Londres en janvier 1970. Le dispositif est reconstruit le 3 février aux studios EMI d’Abbey Road : huit prises instrumentales avec un ensemble plus réduit, des ajouts de Billy Preston à l’orgue, puis une reprise du chant de Starr le 5 février. L’histoire documentée de la chanson est celle de plusieurs essais et d’un choix éditorial.

Le titre publié n’équivaut donc pas au transfert intact de la bande californienne. Jones demeure l’arrangeur déterminant, George Martin le producteur de l’album, et les ingénieurs de Londres interviennent sur les nouvelles prises. Cette coopération transatlantique illustre une production en couches, bien avant le montage numérique moderne, mais il faut éviter de prêter à Jones des décisions dont aucun témoignage conservé ne restitue le détail.

Point critique : ne pas additionner deux accompagnements comme deux chansons publiées ; séparer l’essai de Los Angeles du master achevé à Londres.

Évaluation documentaire : B — chronologies EMI et discographie Apple

Pièces de recoupement : P1 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Quincy Jones et Ringo Starr : Love Is a Many-Splendored Thing, les séances 1969–1970 →

Étude 03 / 30 · 27 oct. – déc. 1969

Chico O’Farrill et Oliver Nelson : deux arrangements de jazz, deux séances distinctes

Fonction identifiée : Écriture orchestrale

Deux noms majeurs de l’arrangement de jazz contribuent au premier disque solo de Ringo, mais ils ne travaillent pas sur une même chanson. Chico O’Farrill signe « Night and Day », le standard de Cole Porter par lequel débute le projet aux studios EMI le 27 octobre 1969. Les relevés indiquent un ensemble d’environ dix-sept musiciens : George Martin dirige la séance et Ringo enregistre la voix dans la soirée. L’orchestre d’O’Farrill n’est ni une nouvelle composition de Cole Porter ni la preuve que l’arrangeur lui-même joue de tous les instruments.

Oliver Nelson est lié à « Blue, Turning Grey Over You », de Fats Waller et Andy Razaf. Une maquette préparatoire est consignée le 28 novembre ; elle doit être isolée de la réalisation orchestrale ultérieure. Cette succession de documents montre comment l’arrangeur peut travailler à partir d’une base qui n’est pas destinée à la publication commerciale. L’étiquette générale de « jazz » décrit l’expérience professionnelle des deux hommes, sans prouver qu’un sous-genre précis domine chaque master.

Point critique : conserver deux fiches d’œuvre, deux dates et deux chaînes de production ; ne jamais attribuer la même orchestration aux deux noms.

Évaluation documentaire : B — relevés EMI et crédits du LP

Pièces de recoupement : P1 ; et crédits développés dans la monographie.

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Étude 04 / 30 · 25–27 juin 1970

Pete Drake : producteur, pedal steel et organisateur du réseau de Nashville

Fonction identifiée : Production, pedal steel guitar, coordination des musiciens

Quelques mois après le disque de standards, Ringo Starr part enregistrer Beaucoups of Blues à Nashville. Le producteur Pete Drake, rencontré dans l’entourage des sessions de George Harrison, orchestre trois journées centrales de travail, les 25, 26 et 27 juin 1970, aux Music City Recorders. Il est à la fois responsable de la réalisation musicale et steel guitariste, au sein d’un groupe comprenant des professionnels de la country. Ringo est avant tout le chanteur : D. J. Fontana et Buddy Harman assurent selon les titres des batteries que la célébrité de l’ancien Beatle pourrait faire croire siennes.

Cette première expérience américaine préfigure, par le choix de musiciens spécialisés et d’une organisation de studio efficace, le retour à la country des albums produits par T Bone Burnett en 2025 et 2026. La parenté est stylistique et méthodologique, non une identité de personnel. Il faut également distinguer les douze chansons du 33-tours original des suppléments « Coochy Coochy » ou « Nashville Jam » apparus dans d’autres éditions.

Point critique : séparer le rôle du producteur de ses interventions instrumentales, et Ringo chanteur de Ringo batteur.

Évaluation documentaire : A/B — crédit Apple et entretien de participants

Pièces de recoupement : P2 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Pete Drake et Ringo Starr : le pari de Nashville et Beaucoups of Blues (1970) →

Étude 05 / 30 · 25–27 juin 1970

Scotty Moore : le guitariste d’Elvis derrière la console, non au pupitre de guitare

Fonction identifiée : Ingénierie du son

La présence de Scotty Moore au générique de Beaucoups of Blues possède une portée symbolique évidente : le guitariste historique d’Elvis Presley collabore avec un ancien Beatle. Mais en juin 1970, son rôle documenté est celui d’ingénieur du son, à Music City Recorders, sous la production de Pete Drake. Il ne faut donc pas ajouter Moore à la liste des guitaristes interprètes du disque en raison de sa carrière antérieure. Les parties de guitare sont attribuées à des professionnels comme Jerry Kennedy, Dave Kirby ou Charlie Daniels selon les sessions.

Les enregistrements sont concentrés sur trois jours, mais le crédit d’ingénieur de l’album ne démontre ni que Moore a assuré chaque étape de fabrication industrielle ni qu’il a participé aux remixes futurs. L’attribution est forte au niveau de la chaîne d’enregistrement des titres originaux. Elle ne permet pas de reconstituer sans document le plan de microphones ou la répartition de toutes les tâches techniques.

Point critique : une collaboration artistique peut être essentiellement technique. Vérifier la graphie « Scotty » ou « Scottie » dans les pressages sans créer deux personnes.

Évaluation documentaire : A/B — crédit de pochette Apple

Pièces de recoupement : P2 ; et crédits développés dans la monographie.

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Lot II — Coécritures, cuivres et production (1973–1978)

La fabrication de cinq albums, de Ringo à Bad Boy : les auteurs, les chanteuses et les sections orchestrales ne travaillent pas tous sur les mêmes masters.

Étude 06 / 30 · 1973–1978 ; reprise 2012

Vini Poncia : coauteur de chansons, choriste et finalement producteur

Fonction identifiée : Écriture, chant, production

Vini Poncia entre dans l’histoire solo de Ringo Starr au moment où Richard Perry produit l’album Ringo (1973). Avec Richard Starkey, il cosigne « Oh My My » et « Devil Woman », puis retrouve ce travail d’écriture sur Goodnight Vienna avec « Oo-Wee » et « All by Myself ». La continuité se poursuit à travers Ringo’s Rotogravure et Ringo the 4th, avant que Poncia ne devienne producteur principal de Bad Boy (1978). La relation ne se résume donc pas à une liste de duos vocaux : elle change de fonction sur cinq albums.

Les éditions tardives renforcent l’importance de la datation. Une nouvelle version de « Wings » en 2012 fait revivre une composition initialement publiée en 1977 ; elle ne prouve pas que les mêmes instrumentistes se soient réunis trente-cinq ans plus tard. De même, les chœurs attribués à Poncia sur « Oh My My » ne lui donnent pas le crédit d’arrangement des cuivres, relevant d’autres professionnels. L’histoire de ce duo est celle de l’écriture réitérée, du passage à la production et de la circulation des œuvres.

Point critique : séparer droits d’auteur, personnel des masters de 1973–1978 et reprises ultérieures.

Évaluation documentaire : B — cinq génériques d’albums et témoignages de Starr

Pièces de recoupement : P3 · P4 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Vini Poncia et Ringo Starr : de Oh My My à Bad Boy (1973–2012) →

Étude 07 / 30 · 6 mars 1973

Jim Horn : coauteur des parties de cuivres d’« Oh My My », non saxophone soliste

Fonction identifiée : Coarrangement de cuivres avec Tom Scott

Sur « Oh My My », composition Starkey–Poncia publiée dans Ringo (1973), le saxophone attire l’attention mais ne doit pas conduire à une attribution erronée. Le générique crédite Jim Horn et Tom Scott pour l’arrangement des cuivres, tandis que le solo de saxophone revient à Tom Scott. Horn est donc un acteur essentiel de l’écriture des parties collectives, sans être le soliste identifié sur la bande publiée. Cette différence entre orchestration et exécution est l’un des exemples les plus utiles du dossier.

La base du morceau est située au 6 mars 1973 à Sunset Sound : Ringo et Jim Keltner aux batteries, Klaus Voormann à la basse, Billy Preston aux claviers, Martha Reeves et Merry Clayton aux voix additionnelles, entre autres. Le travail de Horn s’inscrit au sein de cette équipe, sans qu’un crédit global permette de dater au jour près chaque pupitre ou chaque ajout. Attribuer à un arrangeur une note particulière, faute de partition ou de bande isolée, excéderait le document.

Point critique : distinguer l’auteur des lignes de cuivres, le soliste, les instrumentistes de section et la production de Richard Perry.

Évaluation documentaire : A/B — crédit détaillé du LP Ringo

Pièces de recoupement : P3 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Jim Horn et Ringo Starr : les arrangements de cuivres de Oh My My (1973) →

Étude 08 / 30 · 1973–1974

Bobby Keys : un solo sur « Photograph », six crédits de section ailleurs

Fonction identifiée : Saxophone ténor soliste ; instrumentiste de cuivres

Il faut au moins deux lignes pour rendre justice au travail de Bobby Keys avec Ringo Starr. Sur « Photograph » (1973), chanson écrite par Ringo et George Harrison, Keys est crédité pour un solo de saxophone ténor. Le master associe également deux batteries, des guitares et les arrangements de Jack Nitzsche. Sa participation n’en fait pas l’auteur des cordes ni le responsable de tous les vents du disque.

Sur Goodnight Vienna (1974), sa présence relève plutôt de sections de cuivres. Les crédits le situent sur six chansons, dont « (It’s All Down to) Goodnight Vienna », « Occapella », « Oo-Wee », « Snookeroo », « All by Myself » et « No No Song ». Ces six participations ne sont pas six solos désignés. Les sections comprennent différents musiciens, sous des arrangements spécifiques, notamment ceux de Trevor Lawrence. L’histoire pourrait commencer plus tôt avec un disque solo de Keys de 1972 auquel Ringo est lié : c’est une troisième collaboration discographique à ne pas confondre avec les masters des albums de Ringo.

Point critique : un crédit générique « horns » n’identifie ni l’instrument précis ni la phrase jouée ; garder séparées 1972, 1973 et 1974.

Évaluation documentaire : A/B — crédits des albums Apple

Pièces de recoupement : P3 · P4 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Bobby Keys et Ringo Starr : Photograph et les cuivres de Goodnight Vienna (1973–1974) →

Étude 09 / 30 · 1973–1978

Martha Reeves, Merry Clayton et les autres créatrices : des fonctions qui ne se recouvrent pas

Fonction identifiée : Chœurs, coécriture, voix, contributions artistiques

La sessionographie solo de Ringo Starr entre 1973 et 1978 a souvent été racontée par les noms de Lennon, Harrison, McCartney ou Keltner. Pourtant, les voix et interventions de Martha Reeves, Merry Clayton, Linda McCartney, Clydie King, Bette Midler, Melissa Manchester et Nancy Lee Andrews méritent une place de premier plan. Sur « Oh My My », Reeves et Clayton apportent des voix d’accompagnement identifiables ; elles ne cosignent pas pour autant la chanson de Starkey et Poncia. À l’inverse, Linda McCartney participe à l’écriture de « Six O’Clock » avec Paul, tout en appartenant au personnel vocal des enregistrements concernés.

L’unité « les femmes des albums de Ringo » est donc un objet d’étude comparatif, pas la preuve d’une même session réunissant toutes ces artistes. Il faut travailler album par album et titre par titre, puis distinguer les voix effectivement enregistrées, les droits d’écriture, les présences à l’image et les témoignages périphériques. La célébrité de certaines interprètes soul comme Reeves et Clayton éclaire la couleur musicale des disques sans modifier le crédit des compositions.

Point critique : ne pas remplacer les rôles individuels par la mention anonyme « choristes » ; refuser aussi d’inventer un ensemble vocal permanent.

Évaluation documentaire : B — crédits par chanson des cinq albums

Pièces de recoupement : P3 · P4 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Ringo Starr (1973–1978) : Martha Reeves, Merry Clayton, Linda McCartney, Clydie King, Bette Midler et les créatrices des sessions →

Étude 10 / 30 · 1973–1978

Richard Perry, Arif Mardin et Vini Poncia : trois producteurs, cinq albums

Fonction identifiée : Production discographique, réseau de studios

De Ringo (1973) à Bad Boy (1978), cinq albums permettent d’observer un véritable changement d’organisation. Richard Perry produit les disques de 1973 et 1974 ; Arif Mardin prend en charge Ringo’s Rotogravure (1976) puis Ringo the 4th (1977) ; Vini Poncia produit Bad Boy (1978). Cette chronologie est plus éclairante qu’un palmarès de noms célèbres. Elle accompagne les déplacements entre studios, les sections rythmiques, les méthodes d’arrangement, les équipes vocales et les ambitions commerciales.

La période Perry réunit des invités de l’univers Beatles, sans master auquel participeraient les quatre membres ensemble. Mardin travaille avec des formations évolutives dans un contexte sonore différent ; Poncia prolonge son compagnonnage d’auteur tout en assumant la direction du disque final. Les ingénieurs comme Bill Schnee, les arrangeurs Tom Scott ou Jack Nitzsche et les spécialistes du mastering apportent des fonctions qui ne se confondent pas avec celle du producteur. Le modèle encyclopédique consiste à inscrire un crédit par album et, lorsque possible, par master.

Point critique : la succession des producteurs n’implique pas une rupture immédiate de tous les réseaux de musiciens.

Évaluation documentaire : B — génériques des cinq LP originaux

Pièces de recoupement : P3 · P4 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Ringo Starr (1973–1978) : Richard Perry, Arif Mardin et Vini Poncia — cinq années de production et de collaborations →

Lot III — Old Wave et les réseaux de scène (1982–2002)

Du groupe de travail de Joe Walsh à l’hommage pour Harrison : reconnaître les bassistes, claviéristes, ingénieurs et percussionnistes.

Étude 11 / 30 · 1982–2012

Joe Walsh : de producteur d’Old Wave à partenaire réciproque

Fonction identifiée : Production, guitares, composition, scène

La relation Ringo Starr–Joe Walsh change d’échelle avec Old Wave, enregistré en 1982 et publié sur certains marchés en 1983. Walsh y exerce une responsabilité de producteur, joue des instruments et participe à l’écriture, mais cela ne signifie pas qu’il tient toutes les guitares de tous les titres. L’ingénieur Jim Nipar, les bassistes et les claviéristes forment un réseau évolutif entre Startling Studios, dans l’ancien domaine de John Lennon à Tittenhurst Park, et Santa Barbara Sound Recording. « In My Car » montre qu’une proposition apportée par Mo Foster et Kim Goody peut devenir une composition à quatre noms, avec Ringo et Walsh.

Le partenariat ne s’arrête pas à l’album : Walsh rejoint l’univers du All-Starr Band, puis les deux artistes se retrouvent dans des projets de studio, notamment autour de Ringo 2012 et d’Analog Man de Walsh. Ces épisodes doivent être rangés par direction artistique : qui invite qui, sur quel disque, avec quelle fonction ? La notion de collaboration réciproque ne dispense pas de documenter le master exact. Elle révèle aussi les risques d’une chronologie qui mêlerait concerts et enregistrements sans les qualifier.

Point critique : distinguer le rôle de producteur de 1982, les présences instrumentales ultérieures et les prestations de scène.

Évaluation documentaire : A/B — crédits Old Wave et monographie des sessions

Pièces de recoupement : P5 · P7 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Joe Walsh et Ringo Starr : Old Wave, All-Starr Band et Analog Man (1982–2012) →

Étude 12 / 30 · 1982–1983

Mo Foster : un bassiste qui apporte la chanson « In My Car »

Fonction identifiée : Basse fretless, coécriture, témoignage de session

Mo Foster demeure un témoin rare d’Old Wave. Dans un entretien de janvier 2004, il situe son séjour aux studios Startling et évoque une recommandation possible de Ray Cooper ; il se souvient de Joe Walsh, Gary Brooker et Chris Stainton au travail avec Ringo. La formule prudente « je crois que Ray Cooper m’a recommandé » doit être conservée telle quelle dans le raisonnement, car elle représente un souvenir, non une preuve administrative. Un autre entretien raconte la genèse d’« In My Car » : Foster et Kim Goody possédaient « Stop the Car », que le travail avec Walsh et Starr transforma en la version publiée.

Cette double contribution est décisive : Foster est à la fois bassiste de studio et auteur. Les crédits de guitare, de batterie et de claviers restent à identifier sur chaque master. La mention de cinq interventions de basse dans sa monographie ne doit pas être transposée à toutes les chansons du disque ; les bases instrumentales, overdubs et variantes de 1982–1983 peuvent posséder des formations différentes.

Point critique : confronter l’histoire orale de la chanson aux noms imprimés de l’œuvre et aux prises de basse réellement publiées.

Évaluation documentaire : A — témoignages directs de 2004 et d’Innerviews ; B — crédits du LP

Pièces de recoupement : P5 · P7 · P8 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Mo Foster et Ringo Starr : Old Wave, In My Car et les basses fretless (1982) →

Étude 13 / 30 · 14 mars 1982 ; 29 nov. 2002

Ray Cooper : de la jam de Startling au Concert for George

Fonction identifiée : Percussions, réseau de musiciens, concert

Le percussionniste Ray Cooper relie deux épisodes distants de vingt ans. Le 14 mars 1982, une improvisation aux studios Startling associe son nom aux sessions d’Old Wave ; le 29 novembre 2002, il se retrouve dans l’équipe du Concert for George au Royal Albert Hall, avec Ringo et d’autres musiciens rendant hommage à Harrison. Le premier dossier est une prise de studio spécifique, le second un événement scénique et filmé. Il serait erroné de transformer cette proximité en présence constante de Cooper sur les disques de Ringo entre les deux dates.

Le nom de Cooper surgit aussi dans le récit de Mo Foster, qui pense lui devoir sa recommandation pour Old Wave. Il s’agit d’un témoignage direct, mais formulé avec réserve. Le statut de Cooper comme percussionniste ne se confond pas avec celui de Starr comme batteur principal ; les instruments frappés exacts varient selon les morceaux et ne peuvent être attribués sans générique propre. La documentation officielle du concert de 2002 distingue en outre les prestations filmées des bonus et interviews ultérieurs.

Point critique : enregistrer deux rencontres attestées et une médiation possible, sans fabriquer une collaboration continue.

Évaluation documentaire : A/B — document de concert officiel, sessionographie et témoignage Foster

Pièces de recoupement : P7 · P9 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Ray Cooper et Ringo Starr : de Old Wave au Concert for George (1982–2002) →

Étude 14 / 30 · 1982 ; 1997–1999 ; 2002

Gary Brooker : trois métiers autour de Ringo, de la séance au concert

Fonction identifiée : Piano, claviers, All-Starr Band, hommage

Le chanteur et pianiste de Procol Harum croise la carrière de Ringo Starr sous trois formes. En 1982, Gary Brooker participe aux séances d’Old Wave : la prise de base d’« Alibi », datée du 7 mars aux studios Startling, lui attribue le piano aux côtés de Ringo, Joe Walsh et Mo Foster. Des tableaux généraux mentionnent aussi Chris Stainton ; ils ne prouvent pas que les deux claviéristes jouent simultanément sur chaque titre. La fiche d’« Alibi » offre un point de départ plus solide que la liste globale des invités.

Brooker rejoint ensuite les formations du All-Starr Band à la fin des années 1990, où il tient des claviers et chante son répertoire, puis contribue au Concert for George en 2002, notamment autour d’« Old Brown Shoe ». Ces concerts peuvent être documentés par programmes, captations et éditions, mais ne doivent pas être inscrits comme trois nouveaux masters de studio. La continuité personnelle traverse ainsi une séance datée, un groupe de tournée et un hommage collectif, qui relèvent de catalogues différents.

Point critique : vérifier la distribution de chaque prise d’Old Wave et garder séparées les dates de scène et les éditions filmiques.

Évaluation documentaire : A/B — album de 1983 et Concert for George officiel

Pièces de recoupement : P5 · P9 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Gary Brooker et Ringo Starr : Old Wave, All-Starr Band et Concert for George (1982–2002) →

Étude 15 / 30 · 1978–1983 ; publication 1983

Jim Nipar : la signature technique d’Old Wave et ses limites temporelles

Fonction identifiée : Prise de son, mixage

Old Wave se présente comme un disque rock de Ringo Starr produit avec Joe Walsh, mais sa cohésion sonore repose aussi sur le travail de Jim Nipar. Le générique le crédite comme ingénieur de la réalisation du LP, dix chansons au programme original. Les bandes ont circulé entre les studios Startling à Tittenhurst Park et Santa Barbara Sound Recording en Californie ; une même chanson peut donc réunir des sessions de base, des ajouts et des traitements répartis dans le temps. L’ingénieur n’est pas un spectateur : les décisions de prise et de mixage participent à la forme finale que reçoit le public.

La nuance la plus importante concerne les sources anciennes. « As Far as We Can Go » possède une origine antérieure, autour de 1978 ; créditer Nipar sur l’album de 1983 ne prouve pas qu’il était présent à chacune des prises primitives. En sens inverse, l’existence de plusieurs techniciens assistants n’invalide pas sa fonction générale d’ingénieur. Le rôle doit être circonscrit par étape : captation, montage, mix et préparation du master sont des responsabilités liées mais non identiques.

Point critique : éviter de transférer le crédit d’ingénierie de la version publiée à toute la préhistoire des bandes.

Évaluation documentaire : A/B — crédit original et archives des studios

Pièces de recoupement : P5 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Jim Nipar et Ringo Starr : enregistrement et mixage de Old Wave (1982–1983) →

Lot IV — Quatre ateliers de production (1991–2017)

Le disque Time Takes Time de 1992 devient la matrice d’une étude sur les rôles de Don Was, Jeff Lynne, Phil Ramone, Peter Asher et de Jellyfish.

Étude 16 / 30 · 1991–2017

Don Was : cinq productions en 1992, puis le retour à la basse

Fonction identifiée : Production, basse, contrebasse

Le nom de Don Was figure au cœur du retour discographique de Ringo Starr avec Time Takes Time. Sur les dix chansons de l’édition standard de 1992, cinq lui sont attribuées à la production : « Weight of the World », « Don’t Know a Thing About Love », « I Don’t Believe You », « In a Heartbeat » et « What Goes Around ». Les deux titres de Jeff Lynne, les deux de Phil Ramone et celui de Peter Asher ne sont pas des productions Was. Ses équipes de studio associent notamment James « Hutch » Hutchinson, Benmont Tench et différents guitaristes ou choristes selon le master.

Plus tard, Was revient comme instrumentiste, notamment sur Y Not puis sur Give More Love en 2017, où les crédits officiels situent ses basses parmi les invités de titres particuliers. Le mouvement inverse d’un producteur vers le pupitre d’instrumentiste illustre la souplesse de ces réseaux de célébrités. Il interdit surtout d’ajouter de la basse à une chanson de 1991 au seul motif que son producteur est bassiste de métier.

Point critique : comparer la liste des cinq masters de 1992 avec celle des enregistrements où Was intervient réellement à la basse.

Évaluation documentaire : A/B — édition Private Music de 1992 et communiqué Ringo de 2017

Pièces de recoupement : P6 · P13 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Don Was et Ringo Starr : de Time Takes Time à Give More Love (1991–2017) →

Étude 17 / 30 · 1991–2017

Jeff Lynne : producteur de deux masters, puis collaborateur réciproque

Fonction identifiée : Production, multi-instruments, chœurs, batterie accueillie

Les sessions de Time Takes Time avec Jeff Lynne débutent en 1991 et embrassent davantage de travaux que les deux chansons retenues au LP : « Don’t Go Where the Road Don’t Go » et « After All These Years ». Des bandes comme « Don’t Be Cruel » ont leur propre histoire d’édition, tandis que d’autres essais ne deviennent pas des masters publics. Cette distinction évite deux erreurs symétriques : compter tout travail de studio comme piste de l’album, ou oublier les sessions non retenues. Sur « Don’t Go Where the Road Don’t Go », Lynne ajoute notamment plusieurs instruments et chœurs autour de la voix et de la batterie de Ringo.

Le partenariat change de direction lorsque Starr intervient sur Zoom de Lynne/ELO en 2001. Il se prolonge à travers des projets de Noël, des rencontres liées à Anthology et une nouvelle interprétation de « Back Off Boogaloo » en 2017. Une relation unique est donc répartie entre plusieurs discographies, sans devenir une session ininterrompue. La présence de Lynne parmi les producteurs historiques des Beatles ne transforme pas chaque chanson commune avec Ringo en enregistrement des Beatles.

Point critique : distinguer les titres publiés en 1992, les bonus, les essais d’archives et les participations où Ringo est l’invité.

Évaluation documentaire : A/B — Time Takes Time et éditions ultérieures

Pièces de recoupement : P6 · P13 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Jeff Lynne et Ringo Starr : Time Takes Time, Zoom et Back Off Boogaloo (1991–2017) →

Étude 18 / 30 · 7 juin 1991 – 1992

Phil Ramone : deux chansons retenues, une troisième archivée

Fonction identifiée : Production, recrutement des équipes

Phil Ramone intervient auprès de Ringo Starr dans un cadre plus étroit que ne le suggère le prestige de son nom. Pour Time Takes Time, il produit « All in the Name of Love » et « Runaways ». Une séance située au 7 juin 1991 aux Capitol Studios associe aussi « Love Is Gonna Get Ya », chanson demeurée hors du programme original. La troisième bande ne doit pas être décomptée comme une troisième production de l’album de dix titres ; elle relève de l’archive des séances. Bill Drescher intervient à l’ingénierie, et des musiciens de studio de Los Angeles sont recrutés pour les arrangements.

« All in the Name of Love » fait appel à des guitares de Michael Thompson et Jeff « Skunk » Baxter, à la basse de Neil Stubenhaus et aux claviers de C. J. Vanston, tandis que « Runaways » réunit une autre distribution vocale incluant Harry Nilsson et Mark Hudson. Ramone exerce la direction de ces enregistrements sans être l’auteur de leurs compositions. Le cas est important parce qu’il situe aussi l’une des premières rencontres professionnelles entre Ringo et Hudson, futur partenaire durable.

Point critique : ne pas projeter la relation Hudson–Ringo des Roundheads sur la séance de 1991, alors produite par Ramone.

Évaluation documentaire : B — générique 1992 et relevé des sessions Capitol

Pièces de recoupement : P6 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Phil Ramone et Ringo Starr : les séances de Time Takes Time (1991–1992) →

Étude 19 / 30 · 9–13 sept. 1991 ; disque 1992

Peter Asher : « Golden Blunders », une reprise des Posies reconfigurée

Fonction identifiée : Production, tambourin, chœurs, choix de répertoire

Peter Asher, dont l’itinéraire traverse Apple Records et la pop américaine, ne produit qu’un titre du programme standard de Time Takes Time : « Golden Blunders ». La chanson, composée par Jon Auer et Ken Stringfellow, appartient à l’origine au répertoire des Posies, sur Dear 23 (1990). Asher favorise son passage vers la voix de Ringo. Ce transfert artistique ne change pas les auteurs de l’œuvre et ne transforme pas le morceau en composition des Beatles ou de Ringo Starr.

Les séances des Conway Recording Studios de Los Angeles commencent le 9 septembre 1991, avec des ajouts enregistrés dans les jours suivants. Ringo chante et joue la batterie ; Waddy Wachtel, Bob Glaub, Andrew Gold et Robbie Buchanan font partie de la formation, tandis qu’Asher est aussi crédité pour le tambourin et les voix additionnelles. Un même professionnel peut donc diriger une prise et intervenir comme musicien, sans que toutes les tâches lui reviennent. La chronologie doit dissocier la date de création par les Posies, celle de la reprise de Ringo et celle de l’édition de 1992.

Point critique : créditer correctement les auteurs des Posies et la fonction d’Asher sur cette seule chanson.

Évaluation documentaire : B — crédits du titre et récit d’entourage des Posies

Pièces de recoupement : P6 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Peter Asher et Ringo Starr : Golden Blunders, les Posies et les séances de 1991 →

Étude 20 / 30 · 1991–1992

Andy Sturmer et Roger Manning : Jellyfish dans cinq chansons de Don Was

Fonction identifiée : Coécriture, harmonies vocales, guitares ponctuelles

Les musiciens Andy Sturmer et Roger Manning, liés au groupe Jellyfish, apportent à Time Takes Time une pop harmonisée issue d’une nouvelle génération. Leur collaboration se lit d’abord dans la composition « I Don’t Believe You », qu’ils signent tous les deux ; Ringo en assure le chant et la batterie, Don Was la production. Les auteurs participent aussi aux guitares acoustiques et aux chœurs sur cette piste. La présence de deux membres d’un groupe ne suffit pas à faire de l’enregistrement un master de Jellyfish.

Leurs voix apparaissent dans les cinq chansons produites par Was : « Weight of the World », « Don’t Know a Thing About Love », « I Don’t Believe You », « In a Heartbeat » et « What Goes Around ». Sur les quatre autres titres, ils sont principalement intervenants vocaux et non les auteurs de toutes les compositions. Le même binôme peut donc être à la fois créateur d’une œuvre et fournisseur d’harmonies pour des chansons écrites par d’autres. Cet exemple donne une raison concrète de produire des tableaux où les colonnes composition, voix, guitares et production restent séparées.

Point critique : cinq participations vocales ne valent pas cinq coécritures ; les crédits varient de morceau en morceau.

Évaluation documentaire : B — crédits piste par piste de l’album Private Music

Pièces de recoupement : P6 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Andy Sturmer et Roger Manning avec Ringo Starr : chansons et chœurs de Time Takes Time (1991–1992) →

Lot V — Les Roundheads et les fidélités du studio (1991–2026)

De l’écriture collective à l’enregistrement dans le studio personnel de Ringo : producteurs, auteurs, ingénieurs et retrouvailles.

Étude 21 / 30 · 1991–2008

Mark Hudson : de choriste invité à pilier de production des Roundheads

Fonction identifiée : Production, écriture, guitares, chœurs

La collaboration de Mark Hudson avec Ringo Starr est souvent datée de Vertical Man (1998), alors qu’il participe déjà en juin 1991 aux séances de Time Takes Time conduites par Phil Ramone. Son crédit initial est celui d’un intervenant, non d’un producteur de l’album. Lors des sessions de Vertical Man, en revanche, il prend une responsabilité de réalisation et travaille avec un cercle d’auteurs et de musiciens que Starr nomme les Roundheads : Steve Dudas, Dean Grakal, Jim Cox et des collaborateurs évolutifs. L’histoire doit donc distinguer première rencontre, début de la production commune et stabilisation de l’équipe.

Dans un entretien technique de 2003, Hudson décrit un atelier où les chansons naissent souvent d’un travail de groupe, parfois autour d’une batterie électronique de travail que Ringo peut jouer en discutant des arrangements. Le témoignage éclaire la méthode créative mais ne prouve pas que la batterie électronique figure sur chaque master final. Les disques publiés jusqu’en 2008 prolongent cette relation, avec des responsabilités différentes pour les ingénieurs et musiciens invités. Le récit de la séparation professionnelle ne saurait effacer les réalisations ni modifier rétroactivement les crédits originaux.

Point critique : dater distinctement la contribution de 1991 et la production à partir de 1997–1998.

Évaluation documentaire : A — entretien Mix de 2003 ; B — discographie des albums

Pièces de recoupement : P10 · P11 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Mark Hudson et Ringo Starr : la naissance et l’histoire des Roundheads (1991–2008) →

Étude 22 / 30 · 1998–2019 ; titre repris 2026

Gary Burr : coauteur, guitariste et témoin de la naissance des Roundheads

Fonction identifiée : Composition, guitares, chant, scène

Gary Burr rejoint l’environnement de Mark Hudson et de Ringo Starr dans la seconde moitié des années 1990, à l’époque où les Roundheads se constituent comme groupe capable d’accompagner le chanteur aussi bien sur scène qu’en studio. Guitariste et auteur, il ne se contente pas de fournir une chanson de l’extérieur. Son témoignage d’histoire orale évoque les premières prestations promotionnelles, dont les rendez-vous de VH1 Storytellers et du Bottom Line, puis une méthode collective d’écriture que l’équipe emploiera pour de nombreux projets.

Le récit de l’apparition du nom Roundheads, tel qu’il est rapporté par Burr, doit être traité comme un souvenir de témoin à confronter aux programmes d’époque. Les crédits de composition restent les preuves les plus fermes des œuvres : « Choose Love » porte notamment les noms Starkey, Hudson et Burr. Sa nouvelle interprétation sur Long Long Road en 2026 montre qu’une chanson peut traverser les décennies tout en changeant d’équipe instrumentale. Une coécriture ancienne n’implique pas la participation personnelle de tous les auteurs à la nouvelle prise.

Point critique : ne pas confondre l’origine d’un nom de groupe racontée par un participant avec la première attestation documentaire.

Évaluation documentaire : B — crédits de disques et entretien d’histoire orale

Pièces de recoupement : P10 · P16 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Gary Burr et Ringo Starr : écriture, Roundheads et chansons (1998–2019) →

Étude 23 / 30 · 1997–2008

Scott Gordon : la création d’un son de batterie dans l’atelier des Roundheads

Fonction identifiée : Ingénierie, prises de son, montage

Le producteur Mark Hudson raconte avoir rencontré Scott Gordon lors d’un atelier d’écriture en France, puis l’avoir intégré à son environnement de travail en Californie. Pour les Roundheads, sa présence répond à un problème concret : Hudson ne peut simultanément jouer, guider les auteurs, produire et surveiller toutes les prises. Gordon devient l’un des ingénieurs qui donnent une organisation technique à ce petit atelier et contribue à des disques de Ringo, à commencer par l’environnement de Vertical Man.

L’entretien de Mix en 2003 lui attribue un rôle majeur dans la façon de capter la grosse caisse de Starr ; Hudson mentionne notamment l’emploi d’un microphone AKG D-30. Ce témoignage précis est plus utile qu’une formule vague sur la « magie » du son des Roundheads. Il reste toutefois le souvenir d’un producteur, et non le dossier complet des feuilles de pistes de chaque morceau. Gordon ne doit pas être crédité à tous les overdubs ou mixes simplement parce qu’il appartient à l’équipe ; Bruce Sugar et d’autres techniciens interviennent progressivement à des étapes différentes.

Point critique : distinguer ingénierie de prise, choix de microphones rapporté et attribution générale d’un album.

Évaluation documentaire : A — Mark Hudson interrogé par Mix en 2003

Pièces de recoupement : P10 · P11 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Scott Gordon : ingénierie de Vertical Man et premiers Roundheads (1997–1998) →

Étude 24 / 30 · 2003–2026

Bruce Sugar : de l’ingénierie des Roundheads à la coproduction country

Fonction identifiée : Enregistrement, mixage, coproduction, coécriture

Bruce Sugar fournit une continuité technique rare dans la discographie de Ringo Starr. Présent dans l’entourage des Roundheads au début des années 2000, il devient un proche collaborateur du studio personnel de Starr, participe aux albums et EP des années 2010 et assume des responsabilités de coproduction. Les entretiens techniques permettent de décrire un partage de travail réel : le chanteur écoute et décide de l’orientation des mixes, tandis que l’ingénieur manipule et assemble les pistes. Ce rôle ne signifie pas que Sugar détient seul chaque décision artistique.

La période country apporte de nouveaux crédits d’œuvre : « Thankful » sur Look Up (2025), puis « You and I (Wave of Love) » et « Long Long Road » en 2026, associent Starkey et Sugar à l’écriture. Burnett produit les deux albums, avec Sugar et Daniel Tashian à la coproduction ; une note distincte concerne « Thankful ». Le réseau relie Nashville et la Californie, et les prises de voix et de batterie effectuées chez Ringo ne doivent pas être confondues avec les instruments captés dans le Tennessee.

Point critique : conserver séparés crédits d’écriture, de captation, de mixage et de coproduction, selon les disques et les chansons.

Évaluation documentaire : A — entretiens de Sugar et dossiers Ringo 2017–2026

Pièces de recoupement : P11 · P12 · P13 · P15 · P16 · P19 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Bruce Sugar et Ringo Starr : ingénierie, production et coécriture (2003–2026) →

Étude 25 / 30 · 1970–2009

Klaus Voormann : de l’orchestre de Sentimental Journey aux retrouvailles de 2008

Fonction identifiée : Arrangement, basse, participation à des masters invités

Klaus Voormann est un collaborateur de longue durée dont la réputation de graphiste, née de la pochette de Revolver, tend à masquer les métiers musicaux. En 1970, il participe à Sentimental Journey comme arrangeur de « I’m a Fool to Care », et non automatiquement comme bassiste de ce standard. On le retrouve ensuite à la basse auprès de Ringo sur des singles et des sessions de Lennon ou Harrison, puis sur des titres de Ringo et de disques ultérieurs. La notice doit conserver un crédit localisé pour chaque titre ; le nom sur l’album n’est pas un laissez-passer pour toutes les pistes.

Le projet A Sideman’s Journey, élaboré autour de 2008 et publié en 2009, renouvelle cette relation en inversant le sens de l’invitation : cette fois, Voormann est l’initiateur du projet, et Ringo participe à des enregistrements dont les instruments et versions doivent être documentés. Les activités picturales de Voormann et ses basses appartiennent à deux registres du dossier ; elles peuvent être reliées historiquement, mais non décomptées comme des performances musicales identiques.

Point critique : distinguer un crédit d’arrangement de 1970 d’un crédit de basse et un projet où Voormann est l’artiste principal.

Évaluation documentaire : B — crédits Apple et projet A Sideman’s Journey

Pièces de recoupement : P1 · P3 · P4 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Ringo Starr et Klaus Voormann : basse, arrangements et retrouvailles (1970–2009) →

Lot VI — La chaîne country, de la maquette au master (2023–2026)

Vingt et une chansons sur Look Up et Long Long Road : composition, basse, pedal steel, mixage et captation entre Nashville et Los Angeles.

Étude 26 / 30 · 2023–2026

T Bone Burnett : vingt et un masters country et deux cycles de production

Fonction identifiée : Production, composition, guitares

Une conversation entre Ringo Starr et T Bone Burnett relance au début des années 2020 l’intérêt du chanteur pour un album country. D’abord sollicité pour une chanson destinée à un EP, Burnett propose suffisamment de compositions pour former Look Up, onze titres publiés le 10 janvier 2025. Neuf chansons sont écrites ou coécrites par lui ; le disque est produit sous sa direction avec Daniel Tashian et Bruce Sugar à la coproduction, et une note spécifique pour « Thankful ». La relation se poursuit avec Long Long Road (24 avril 2026), dix nouvelles chansons.

Les deux albums représentent donc vingt et un masters commerciaux, pas vingt et une séances distinctes. Les enregistrements mobilisent plusieurs studios à Nashville et Los Angeles. Burnett intervient également aux guitares sur des chansons précises ; son statut de producteur ne permet pas de lui attribuer toutes les parties acoustiques du disque. Les témoignages postérieurs aux représentations du Ryman en janvier 2025 situent le second cycle de chansons après le premier album, sans en faire simplement les chutes des prises antérieures.

Point critique : cataloguer deux œuvres originales successives, répartir neuf crédits d’écriture de 2025 et isoler les musiciens des deux personnels piste par piste.

Évaluation documentaire : A — annonces et personnel officiel 2024–2026

Pièces de recoupement : P14 · P15 · P16 · P17 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Ringo Starr et T Bone Burnett : Look Up et Long Long Road, les collaborations country 2025–2026 →

Étude 27 / 30 · 2023–2026

Daniel Tashian : de la maquette à l’arrangement des chœurs

Fonction identifiée : Coécriture, guitares, voix, coproduction

Le travail de Daniel Tashian explique une partie de la méthode contemporaine de Ringo Starr : composer avec T Bone Burnett, préparer des maquettes dans des studios de Nashville, puis compléter les chansons avec les voix et la batterie de Ringo enregistrées en Californie. Tashian cosigne notamment « Look Up », « Time on My Hands » et « String Theory » sur l’album de 2025 ; il apporte guitares, claviers et harmonies selon les titres. Burnett demeure le producteur principal, tandis que Tashian et Bruce Sugar occupent des rôles de coproduction clairement annoncés.

En 2026, Tashian chante et arrange des parties chorales sur plusieurs morceaux de Long Long Road, parfois en complément d’invitées comme Sarah Jarosz et Molly Tuttle. Les génériques nomment ses voix sur « It’s Been Too Long », « Why » ou le titre éponyme, avec des fonctions différentes. Il faut donc éviter de le réduire à un simple « guitariste de Nashville » ou, à l’inverse, d’étendre ses crédits de composition à toutes les chansons. Les entretiens dans Mix décrivent la circulation des fichiers et le travail préalable des maquettes.

Point critique : une démo envoyée à Los Angeles ne constitue pas nécessairement le master final, ni l’équipe qui y figure la distribution définitive.

Évaluation documentaire : A — dossiers officiels et entretiens de Tashian avec Mix

Pièces de recoupement : P15 · P16 · P17 · P18 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Daniel Tashian et Ringo Starr : composition, production et chœurs (2023–2026) →

Étude 28 / 30 · 2025–2026

Dennis Crouch : la basse sur les vingt et un titres des deux albums

Fonction identifiée : Basse et contrebasse

Alors que les communiqués de Look Up et Long Long Road mettent en avant des invités comme Billy Strings ou Sheryl Crow, le bassiste Dennis Crouch constitue un point de continuité essentiel. Son nom apparaît dans les onze génériques du disque de 2025 et dans les dix de celui de 2026, généralement à la basse ou à la contrebasse ; « Choose Love » précise « string bass ». C’est donc un total discographique de vingt et une chansons créditées, non vingt et une séances enregistrées ensemble ni vingt et un albums.

La constance d’un musicien n’implique pas celle du groupe qui l’entoure. « Breathless » associe Crouch aux guitares de Burnett, Tashian et Billy Strings ; « You Want Some » fait intervenir Paul Franklin à la pedal steel et Rory Hoffman à la clarinette ; « Long Long Road » accueille Sheryl Crow et une autre orchestration. La batterie de Ringo, parfois captée à distance, doit également être datée séparément de la base de Nashville. On peut parler d’un tandem rythmique sur les masters, pas prouver une même prise simultanée sans feuille de studio.

Point critique : distinguer la continuité des crédits des lieux et dates de captation réellement attestés.

Évaluation documentaire : A — personnel officiel piste par piste des deux albums

Pièces de recoupement : P15 · P16 · P17 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Ringo Starr et Dennis Crouch : les 21 contrebasses de Look Up et Long Long Road (2023–2026) →

Étude 29 / 30 · 2024–2026

Paul Franklin : onze crédits de pedal steel, une filiation avec Pete Drake

Fonction identifiée : Pedal steel guitar

Paul Franklin prolonge, sans le reproduire à l’identique, le rapport de Ringo à la country inauguré en 1970 avec Pete Drake. Les deux albums récents lui attribuent la pedal steel guitar sur onze chansons au total : six sur Look Up et cinq sur Long Long Road selon la ventilation des crédits. L’instrument intervient par exemple sur « Look Up », « Time on My Hands », « I Live for Your Love », « You Want Some », « String Theory » et « Thankful » en 2025, puis sur plusieurs masters du second album dont le titre éponyme. Il ne joue donc pas sur les vingt et un titres.

La nuance instrumentale importe. Une pedal steel n’est pas le même objet qu’un dobro, une guitare slide ou une six-cordes normale ; leur présence simultanée dans certains arrangements ne rend pas les contributions interchangeables. La filiation avec Drake est historique — deux générations de spécialistes de Nashville accompagnant Ringo — et non une continuité de personnel. La documentation officielle donne les chansons concernées mais ne décrit pas nécessairement le jour exact de tous les overdubs.

Point critique : conserver le décompte par titre, identifier l’instrument exact et refuser les attributions faites uniquement à l’oreille.

Évaluation documentaire : A — programme officiel des 21 morceaux

Pièces de recoupement : P15 · P16 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Ringo Starr et Paul Franklin : onze enregistrements de pedal steel (2024–2026) →

Étude 30 / 30 · 2024–2026

Michael Piersante : le mixage de deux albums et deux gestes instrumentaux

Fonction identifiée : Mixage stéréo, enregistrement à Los Angeles, percussions ponctuelles

Michael Piersante, collaborateur de longue date de T Bone Burnett, assure la mise en forme sonore des disques country récents de Ringo Starr. Les crédits le désignent au mixage stéréo de Look Up et de Long Long Road, et précisent pour le second une opération à The Village Studio Z, Los Angeles. Les instruments ont été captés en plusieurs lieux : Nashville pour de nombreux accompagnements, le studio Roccabella de Ringo pour une partie des voix et batteries, et d’autres postes techniques pour les compléments. Le mixeur ne saurait être nommé auteur de toutes les prises initiales.

Une précision amusante mais démontrable accompagne l’album de 2026 : Piersante est crédité aux claquements de mains sur « Why » et au tambourin sur « You and I (Wave of Love) ». Ce sont des interventions musicales distinctes de son métier principal. Le même générique cite aussi Michael Stankiewicz pour d’autres percussions ; confondre les deux Michael créerait une erreur nominale. La contribution d’un ingénieur est donc double ici, mais chaque geste doit être rattaché à sa propre piste.

Point critique : isoler captation, mixage et performance instrumentale ; ne pas attribuer à Piersante les overdubs effectués par Bruce Sugar ou Stankiewicz.

Évaluation documentaire : A — crédit Long Long Road 2026 et enquête Mix sur Look Up

Pièces de recoupement : P16 · P19 · P20 ; et crédits développés dans la monographie.

Lire la monographie complète : Michael Piersante et Ringo Starr : le mixage de Look Up et Long Long Road (2024–2026) →

Synthèse : ce que trente cas changent dans la sessionographie

  1. Ne pas transformer la compétence connue d’un artiste en fonction supposée sur un disque : Scotty Moore est ici ingénieur, Maurice Gibb arrangeur, et Jim Horn cosigne des cuivres sans jouer le solo désigné.
  2. Un crédit d’œuvre n’est pas un crédit de présence : Poncia, Gary Burr et Bruce Sugar peuvent rester auteurs de chansons reprises longtemps après leurs sessions d’origine.
  3. Un titre peut vivre plusieurs tentatives : la réalisation de Quincy Jones sur « Love Is a Many-Splendored Thing » et les chansons écartées de Time Takes Time imposent une chronologie à plusieurs niveaux.
  4. Il existe des collaborateurs invisibles mais fondamentaux : Nipar, Gordon, Sugar et Piersante participent à l’esthétique d’un master par des actes de captation ou de mixage attestés.
  5. Une tournée ne constitue pas un album : Brooker et Cooper sont associés à des concerts et à des studios distincts, qui exigent des notices séparées.
  6. Un chiffre de titres n’est pas un nombre de journées de studio : les vingt et un crédits de Dennis Crouch ne prouvent pas vingt et une séances communes avec Ringo.
  7. Le crédit général a des limites : Was produit cinq masters de 1992, Asher un seul, Ramone deux, Lynne deux ; Franklin joue sur onze chansons de deux disques récents, pas sur l’ensemble des vingt et une.
  8. Les témoignages de première main restent des témoignages : le souvenir de Foster sur sa recommandation par Cooper ou l’histoire racontée par Hudson sur le son de batterie demandent des recoupements.

Références documentaires (21 sources)

Chaque source est identifiée selon sa nature : crédit d’objet (reproduction de livret ou d’édition commerciale), archive officielle, témoignage direct d’un participant, ou enquête technique recoupant plusieurs intervenants. Les données communautaires de réédition sont des transcriptions de supports qui demandent, en cas de contradiction, vérification sur le livret ou le pressage original. Une règle de catalogage est essentielle : un crédit ne doit pas être copié d’un pressage vers un autre sans examen.

  1. Sentimental Journey — reproduction de crédits d’une édition Apple/EMI, arrangeurs et ordre des titres (Crédits d’objet).
  2. Beaucoups of Blues — édition Apple et crédits originaux de Pete Drake et Scotty Moore (Crédits d’objet).
  3. Ringo (1973) — édition vinyle Apple, personnel de « Oh My My » et production Richard Perry (Crédits d’objet).
  4. Goodnight Vienna (1974) — reproduction des crédits de l’édition Apple (Crédits d’objet).
  5. Old Wave (1983) — personnel et crédits de Joe Walsh et Jim Nipar (Crédits d’objet).
  6. Time Takes Time (1992) — crédits piste par piste des quatre producteurs (Crédits d’objet).
  7. Mo Foster — entretien de janvier 2004, souvenirs de Ringo et de Startling Studios (Témoignage direct).
  8. Mo Foster — entretien Innerviews : genèse de « Stop the Car » / « In My Car » (Témoignage direct).
  9. George Harrison — Concert for George : programme, Ringo, Ray Cooper et Gary Brooker (Archive officielle).
  10. Mix, juillet 2003 — entretien de Mark Hudson sur les Roundheads et Scott Gordon (Témoignage direct).
  11. Mix, mars 2008 — Bruce Sugar, enregistrement et mixage des albums des Roundheads (Enquête technique).
  12. SonicScoop — entretien de Bruce Sugar sur sa méthode et ses collaborations (Témoignage direct).
  13. Ringo Starr — Give More Love (2017), crédits d’invités et titres par rôle (Archive officielle).
  14. Ringo Starr — annonce de Look Up (2024), composition et production de Burnett (Archive officielle).
  15. Ringo Starr — Look Up (2025), onze pistes et personnel instrumental complet (Archive officielle).
  16. Ringo Starr — Long Long Road (2026), dix pistes et personnel détaillé (Archive officielle).
  17. Mix — Matt Hurwitz, fabrication de Look Up, volet 1 (Burnett et le contexte) (Entretiens de session).
  18. Mix — Matt Hurwitz, fabrication de Look Up, volet 2 (Daniel Tashian) (Entretiens de session).
  19. Mix — Matt Hurwitz, fabrication de Look Up, volet 4 (Roccabella et Bruce Sugar) (Entretiens de session).
  20. Mix — Matt Hurwitz, fabrication de Look Up, volet 5 (overdubs, mixage et invités) (Entretiens de session).
  21. Discogs — règles de saisie des crédits par version (méthodologie de référence) (Méthode).

Continuité du dossier et méthode de correction

Cette synthèse appartient à l’architecture des 18 chapitres, en particulier les chapitres 01 (sources), 10 (country), 11 (concerts), 12 (1980–1999), 13 (2000–2026), 14 (sessionographie), 16 (coécriture) et 18 (archives). Le renvoi aux trente études existantes permet de retrouver les tableaux individuels de crédits et leurs contextes, sans les recopier intégralement. Les prochaines vérifications porteront sur les feuilles de session, les états de bande, les variantes des livrets et les archives orales non publiées. Une correction n’est considérée acquise que lorsqu’elle identifie un document, une piste et une édition.

État de vérification arrêté au 28 octobre 2026. Les dates de première publication sont distinguées de celles de l’enregistrement lorsque les documents les donnent.

À lire ensuite — sixième passe : 35 interventions de Ringo comme invité sur les disques d’autres artistes, regroupées en sept lots. Cette suite déplace l’attention des producteurs et ingénieurs vers les œuvres et les fonctions exercées par Ringo.

Suite encyclopédique — septième passe : 40 cas en huit lots, sur les masters de Lennon, Nilsson, McCartney et d’autres artistes (1970–2024), avec identification exacte des fonctions instrumentales et vocales et des éditions.

↑ Revenir au début · Consulter la quatrième passe (25 collaborations)