Lennon, McCartney, Harrison, Starr : les dix meilleurs albums solo des Beatles, classés selon cinq critères, avec dates, producteurs, classements, coulisses et correctifs. Et les dix grands absents.
Le 12 septembre 2005, Paul McCartney publiait Chaos and Creation in the Backyard, l’un des albums les plus singuliers de sa carrière solo. Produit par Nigel Godrich, recommandé par George Martin, le disque naît d’une collaboration parfois tendue : pour une fois, McCartney accepte qu’un producteur conteste ses choix, écarte son groupe et lui demande de jouer presque tous les instruments. Vingt et un ans plus tard, retour sur les séances, les chansons, les musiciens, les chiffres, les Grammy Awards et les secrets d’un disque devenu une référence de son œuvre tardive.
Paul McCartney a souvent produit lui-même ses disques. Pourquoi a-t-il alors sollicité George Martin, Jeff Lynne, Nigel Godrich ou Greg Kurstin ? De ses premiers enregistrements domestiques aux séances avec Andrew Watt, ce dossier examine le rôle de ses producteurs dans sa carrière solo, Wings compris. Crédits originaux, témoignages et exemples musicaux éclairent les méthodes de travail, les désaccords et les choix qui ont transformé les chansons. Une plongée dans les studios de McCartney pour comprendre ce que chaque collaboration apporte, sans oublier la place de Linda et les expériences de The Fireman.
Écrite au début de 1969, « Run of the Mill » ferme le premier disque d’All Things Must Pass. Harrison y a nommé son destinataire. Genèse, contexte d’Apple, anatomie musicale, séances de 1970 et cinq erreurs à corriger.
Vingt-six albums studio en cinquante-six ans, plus cinq œuvres classiques, quatre disques électroniques et deux publications sous pseudonyme : la discographie solo complète de Paul McCartney, dans l’ordre, avec les classements, les correctifs et les dossiers associés.
De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.
Le 31 décembre 1970, McCartney assigne les trois autres Beatles et Apple Corps. Contrairement à ce qu’on lit partout, le jugement du 12 mars 1971 n’a pas dissous le groupe : il a nommé un administrateur judiciaire. Enquête complète sur Beatles & Co, les six motifs, le jugement du juge Stamp, et la dissolution réelle du 9 janvier 1975.
On répète depuis cinquante ans que le premier album des Wings a été bâclé en trois jours. Les relevés de séance disent autre chose : du 24 juillet au 16 octobre 1971, orchestration comprise. Enquête complète sur la méthode empruntée à Dylan, le pseudonyme « Sam Browne », la naissance de Stella qui a donné son nom au groupe, « Dear Friend » adressée à Lennon — et sept idées reçues corrigées, à commencer par les classements, systématiquement inversés.
Jouée devant les Beatles le 14 janvier 1969 et laissée de côté, enregistrée à New York en octobre 1970, orchestrée par le Philharmonique et mixée six semaines en Californie : histoire complète du final de « Ram », du single britannique à trente-neuvième place et de la phrase où John Lennon a cru se reconnaître. Sept idées reçues corrigées.
Enregistré le 6 novembre 1970 à New York, assemblé au montage à partir de fragments inachevés, publié en single aux seuls États-Unis le 2 août 1971 : « Uncle Albert/Admiral Halsey » devient numéro un du Billboard le 4 septembre 1971. Enquête complète sur la séance, les musiciens recrutés dans une cave du Bronx, l’oncle de Liverpool, l’amiral américain, l’orage prélevé sur une bande de film, le procès d’édition, le massacre critique de 1971 et la réhabilitation.












