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L’album qu’il fallait aussi regarder : enquête sur le film d’« Imagine », tourné en même temps que le disque

Le 9 septembre 1971 paraissait « Imagine ». Ce que l’histoire a oublié : l’album a été tourné en même temps qu’il était enregistré. Enquête sur le long métrage réalisé et monté par John Lennon et Yoko Ono — tournage jour par jour, équipe, segments, mutilations vidéo et restauration.

Dans les séances d’« All Things Must Pass » : trente démos, vingt musiciens, un pistolet sur la console et cinq mois de studio

Mai-octobre 1970 : la fabrication du disque, jour par jour et personne par personne. Les trente démos des 26 et 27 mai, l’effondrement de Phil Spector, l’interruption d’un deuil, le passage aux seize pistes de Trident, Badfinger en section acoustique, Phil Collins coupé du disque — et pourquoi personne n’a tenu le registre des musiciens.

La période préférée de John Lennon chez les Beatles : ce que sa phrase la plus citée dit vraiment — et les deux mots qu’on lui coupe

Lennon a bien désigné une « meilleure période » — mais il a précisé « en matière de célébrité », et il situe le sommet musical du groupe ailleurs, dans le même entretien. Enquête sur une citation de 1970, les clubs londoniens de 1964-1966, la contradiction avec Hambourg, et les réponses des trois autres Beatles à la même question.

« One After 909 » : la chanson que les Beatles ont ratée en 1963 et réussie sur un toit en 1969 — enquête sur onze ans d’écart

Écrite vers 1957, enregistrée sans conviction le 5 mars 1963 puis abandonnée, ressortie en janvier 1969 et publiée dans la seule prise jouée sur le toit d’Apple : histoire complète de « One After 909 », avec les dates de séance, le personnel, les mixages et huit correctifs factuels — à commencer par sa place réelle sur « Let It Be ».

« Revolution 9 » : enquête sur les huit minutes que John Lennon a montées en une nuit dans trois studios

Le 20 juin 1968, de 19 h à 3 h 30, John Lennon mobilise les trois studios d’Abbey Road pour mixer en direct le morceau le plus long jamais publié par les Beatles. Paul McCartney avait décollé une heure plus tôt. Enquête complète : d’où vient la matière, ce qu’on a identifié dans le collage, qui a fait quoi, et sept idées reçues corrigées — à commencer par les « cassettes » du titre.

Le procès de 1971 : ce que Paul McCartney a vraiment demandé aux juges — et ce que le tribunal a vraiment décidé

Le 31 décembre 1970, McCartney assigne les trois autres Beatles et Apple Corps. Contrairement à ce qu’on lit partout, le jugement du 12 mars 1971 n’a pas dissous le groupe : il a nommé un administrateur judiciaire. Enquête complète sur Beatles & Co, les six motifs, le jugement du juge Stamp, et la dissolution réelle du 9 janvier 1975.

Concert for Bangladesh : anatomie d’une déroute fiscale — onze ans de séquestre, un dossier jamais déposé et 1,14 dollar manquant

Le 1er août 1971, George Harrison invente le concert caritatif de rock. Puis il passe onze ans à essayer de faire parvenir l’argent aux réfugiés. Enquête complète sur la déroute financière et fiscale : le statut d’exonération jamais demandé, le séquestre de l’IRS, le refus du Trésor britannique sur la purchase tax, la guerre des trois maisons de disques, l’enquête de New York Magazine sur les 1,14 dollar manquants par exemplaire, le procès à 150 millions abandonné, la condamnation pénale d’Allen Klein en 1979 — et les 8,8 millions enfin libérés en 1981-1982.

« Something » : l’histoire vraie de la ligne de basse que George Harrison n’a jamais voulue

Dans « Something », Paul McCartney élève la basse au rang d’art narratif : glissés, chromatismes et lignes mélodiques font de ce morceau la démonstration ultime de son génie discret.

Harrison a demandé à McCartney de simplifier sa partie ; McCartney a refusé. Cinq ans plus tard, Harrison déclarait publiquement préférer Willie Weeks à la basse. Enquête complète : la chanson qu’il a failli donner à Joe Cocker, les six séances de 1969, la basse réenregistrée à Olympic le 5 mai, la coda de huit minutes coupée — et sept idées reçues corrigées, à commencer par les détails de matériel que rien ne documente.

« Getting Better » : la chanson la plus optimiste des Beatles cache l’aveu le plus dur de John Lennon

Une phrase empruntée à Jimmie Nicol en 1964, un piano peint, quatre séances en mars 1967, une nuit de LSD sur le toit d’Abbey Road — et, au milieu du refrain le plus joyeux de « Sgt. Pepper », un aveu de violence conjugale que Lennon revendiquera en 1980. Dossier complet, avec six idées reçues corrigées.

« And Your Bird Can Sing » : deux séances, deux guitares et cinq hypothèses — enquête sur le chef-d’œuvre que Lennon détestait

Deux minutes et une seconde, une ligne de guitare harmonisée à deux voix que les professionnels mettent des semaines à relever, un texte que soixante ans d’exégèse n’ont pas réussi à attribuer — et un auteur qui parlait de « papier fantaisie autour d’une boîte vide ». Enquête complète : les séances des 20 et 26 avril 1966, la version abandonnée au fou rire, la vérité sur le prétendu solo de George Harrison, les cinq hypothèses sur le destinataire et l’exil américain du morceau sur « Yesterday and Today ».

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