Ils faisaient des choses que personne ne faisait, leurs accords étaient scandaleux, leurs harmonies validaient tout : enquête sur le jugement de Bob Dylan sur les Beatles, sa source réelle, et ce qu’il vaut soixante ans après.
En 1980, John Lennon explique qu’il écrivait alors de façon obscure, à la manière de Dylan, et que les intellectuels avaient lu dans ces textes bien plus qu’ils n’en contenaient. I Am the Walrus est le produit de ce raisonnement, et son mobile est une lettre reçue de son ancien lycée, où l’on analysait les paroles des Beatles en classe. Dossier complet : les trois fragments soudés, la comptine de Liverpool, le morse de Lewis Carroll et le contresens reconnu, les quatre séances de septembre 1967, l’orchestre sans altos, les seize choristes, le Roi Lear capté en direct à la BBC, les écarts entre mono et stéréo, et seize ans de relation avec Dylan.
Apple Records a mis en ligne le 14 septembre 2026 un enregistrement inédit de Norwegian Wood (This Bird Has Flown), premier extrait du coffret Rubber Soul: Special Edition attendu le 2 octobre. Décryptage de cette prise du 21 octobre 1965 et histoire complète de la chanson : écriture à Saint-Moritz, liaison cachée, sitar de George Harrison, réception et postérité.
Commencée en Australie en marge du Grand Prix d’Adélaïde sous le titre Aussie Fab, coécrite avec Jeff Lynne, jouée avec Ringo Starr, When We Was Fab (1988) est le pastiche affectueux des Beatles de 1967 par George Harrison. Genèse, enregistrement à Friar Park, références, déclarations datées, clip de Godley et Creme, classements et correctifs : l’enquête complète.
Écrite au début de 1969, « Run of the Mill » ferme le premier disque d’All Things Must Pass. Harrison y a nommé son destinataire. Genèse, contexte d’Apple, anatomie musicale, séances de 1970 et cinq erreurs à corriger.
Le 1er août 1971, George Harrison invente le concert caritatif de rock. Puis il passe onze ans à essayer de faire parvenir l’argent aux réfugiés. Enquête complète sur la déroute financière et fiscale : le statut d’exonération jamais demandé, le séquestre de l’IRS, le refus du Trésor britannique sur la purchase tax, la guerre des trois maisons de disques, l’enquête de New York Magazine sur les 1,14 dollar manquants par exemplaire, le procès à 150 millions abandonné, la condamnation pénale d’Allen Klein en 1979 — et les 8,8 millions enfin libérés en 1981-1982.
On répète depuis cinquante ans que le premier album des Wings a été bâclé en trois jours. Les relevés de séance disent autre chose : du 24 juillet au 16 octobre 1971, orchestration comprise. Enquête complète sur la méthode empruntée à Dylan, le pseudonyme « Sam Browne », la naissance de Stella qui a donné son nom au groupe, « Dear Friend » adressée à Lennon — et sept idées reçues corrigées, à commencer par les classements, systématiquement inversés.
Deux minutes et une seconde, une ligne de guitare harmonisée à deux voix que les professionnels mettent des semaines à relever, un texte que soixante ans d’exégèse n’ont pas réussi à attribuer — et un auteur qui parlait de « papier fantaisie autour d’une boîte vide ». Enquête complète : les séances des 20 et 26 avril 1966, la version abandonnée au fou rire, la vérité sur le prétendu solo de George Harrison, les cinq hypothèses sur le destinataire et l’exil américain du morceau sur « Yesterday and Today ».
Portrait complet et documenté de l’homme le plus contesté de l’histoire de la musique. La méthode Klein décomposée en quatre gestes, le contrat Sam Cooke de 1963 qui a inventé la propriété des masters, l’avance Decca des Rolling Stones, la nuit du Dorchester avec John Lennon, le contrat que Paul McCartney n’a jamais signé, le jugement du 12 mars 1971 et sa phrase assassine, l’affaire ABKCO contre Harrisongs devenue un cas d’école du droit américain, la condamnation pénale de 1979, El Topo et l’invention du midnight movie, « Bitter Sweet Symphony » — et les quatre héritages qui structurent encore l’industrie du disque en 2026.
En 1992, pendant qu’il réenregistrait « This Guitar (Can’t Keep From Crying) » avec Dave Stewart, George Harrison a été interrogé par Bob Geldof sur « Around the World » de Neil Young. Sa réponse — il n’est pas fan, il ne peut pas supporter ce titre — circule aujourd’hui avec trois erreurs factuelles greffées dessus. Enquête complète : la chanson n’est pas sur Dark Horse mais sur Extra Texture, « Around the World » n’est pas une rareté live mais une plage de l’album Life (1987), et Harrison n’a pas pu la voir jouée sur scène. Avec le récit de « Bobfest » du 16 octobre 1992, l’analyse de deux écoles de guitare opposées, et la dette jamais démentie de Neil Young envers les Beatles.












