Du 30 mai au 14 octobre 1968, les Beatles occupent les studios d’Abbey Road comme jamais, s’échappent à Trident pour son huit-pistes, perdent leur ingénieur du son, voient leur producteur partir en vacances et leur batteur claquer la porte. Le White Album raconté depuis la cabine : les salles, les machines, les hommes et le calendrier exact d’une fabrication hors norme.
Des Everly Brothers aux neuf voix de Because, l’histoire complète des harmonies vocales des Beatles : leurs sources, leur grammaire, qui chantait quoi, les grandes chansons de This Boy à Nowhere Man, l’ADT, la rivalité avec les Beach Boys, l’enregistrement de Because en août 1969, son retour dans Now and Then, et six correctifs factuels.
Les chœurs de My Sweet Lord sont crédités aux George O’Hara-Smith Singers : Harrison seul démultiplié, Bobby Whitlock, Clapton, Spector ? Enquête sur la chanson écrite à Copenhague en 1969, enregistrée à Abbey Road en 1970, premier numéro un d’un ex-Beatle, et sur le procès He’s So Fine.
Harmonium, orgues enregistrés à demi-vitesse, quatuor d’harmonicas, glockenspiel et dix-neuf fragments de bandes d’orgue à vapeur jetés en l’air puis recollés au hasard : l’histoire complète de l’enregistrement de Being for the Benefit of Mr. Kite!, des séances de février-mars 1967 au remix de 2017.
Fender vient d’en sortir une réplique à 9 500 dollars : la Bass VI des Beatles est l’instrument que John Lennon empoignait quand Paul McCartney passait au piano. Rocky Raccoon, Back in the U.S.S.R., Helter Skelter, Dig It, The Long and Winding Road et la basse effacée de Let It Be : ce qui est documenté, ce qui reste discuté.
Le 3 octobre 1978, McCartney réunit à Abbey Road Townshend, Gilmour, Bonham, John Paul Jones, Hank Marvin et une vingtaine de musiciens. Les invités, les absents, le film secret, le Grammy et l’unique concert de 1979 : l’histoire complète du Rockestra.
De She’s Not There en 1964 à Time of the Season, numéro 3 américain alors que le groupe n’existait plus : l’histoire complète des Zombies, l’enregistrement d’Odessey and Oracle à Abbey Road en 1967 avec le Mellotron laissé par les Beatles, l’album chanson par chanson, les faux Zombies, Argent, Colin Blunstone et la consécration du Rock and Roll Hall of Fame.
Les Beatles ont joué quatre fois à l’Oasis Club de Manchester en 1962-1963, trente ans avant que les Gallagher ne choisissent ce nom. De Liverpool à Manchester : deux villes rivales, deux découvreurs, deux manias, deux séparations, et le code visuel qu’Oasis a emprunté aux Beatles, démêlé pochette par pochette.
Le 1er janvier 1962, les Beatles enregistrent quinze chansons pour Decca. Trois compositions Lennon-McCartney, des Coasters, du Chuck Berry, du Buddy Holly et des standards d’avant-guerre choisis par Brian Epstein. Qui chante quoi, d’où vient chaque titre, ce qu’il est devenu, où l’écouter légalement : le guide complet des chansons de l’audition Decca.
Ni cinq, ni une poignée : Ringo Starr a chanté onze chansons publiées par les Beatles, de “Boys” en 1963 à “Octopus’s Garden” en 1969, plus un inédit exhumé en 1996. Dates, séances, crédits, numéro un et correctifs : l’inventaire complet du batteur qui chantait une chanson par album.












