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Paul McCartney collaborateur : cinquante-huit ans de duos, de séances volées et de rencontres improbables (1968-2026)

De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.

20 chansons pour découvrir les Wings

De « Some People Never Know » à « Getting Closer » : vingt titres pour comprendre les Wings, le groupe de Paul McCartney, ses sept formations et ses dix années (1971-1981).

Les Beatles en Inde : anatomie des huit semaines de Rishikesh qui ont produit l’Album blanc et fissuré le groupe

Huit semaines. Une clairière de dix-huit acres au-dessus du Gange. Quatre-vingt-quatre huttes de pierre en forme d’igloo, une soixantaine d’élèves venus de Suède, du Danemark, d’Allemagne, des États-Unis, et un régime végétarien strict. Entre le 16 février et le 12 avril 1968 — quatre mois avant le premier des trois départs qui précéderont la séparation […]

10 août 1968 : le jour où les Beatles ont signé Apple sur une petite table du Royal Lancaster

Le 10 août 1968, les Beatles et Stanley Gortikov signent les contrats Apple dans une suite du Royal Lancaster. Disques gravés à la main, pomme de cristal manquante, concert improvisé : le récit complet.

Numéro un, puis le vide : ce que les classements de McCartney et des Rolling Stones révèlent de l’industrie du disque en 2026

McCartney n°1 puis 18e au Royaume-Uni, 5e puis 145e aux États-Unis ; les Stones n°1 et 7e. Analyse experte des chiffres et du modèle économique qui les produit.

Brainwashed : le dernier voyage musical de George Harrison

Brainwashed, ultime album de George Harrison sorti en 2002, est un disque posthume pensé et presque finalisé par l’ex-Beatle avant sa disparition. Achevé par son fils Dhani et Jeff Lynne, il incarne un testament musical empreint de spiritualité, d’humilité et d’élégance. Sa production sobre, ses compositions cohérentes et sa slide reconnaissable font de cet album un adieu apaisé et profondément humain, salué par la critique et aimé du public.

George Harrison, Brainwashed et le dernier sourire au ukulélé

Il y a des albums posthumes qui donnent l’impression de classer les affaires d’un mort, et d’autres qui réussissent, par miracle ou par pudeur, à laisser une pièce encore habitée. Brainwashed, publié en novembre 2002 presque un an après la disparition de George Harrison, appartient à cette seconde catégorie. Terminé par Dhani Harrison et Jeff Lynne à partir des indications, des carnets et des chansons laissés par George, le disque ne ressemble ni à un mausolée ni à une opération patrimoniale. Il respire au contraire comme une maison ouverte, traversée par la voix fragile, l’humour sec, la colère spirituelle et la tendresse domestique de l’ex-Beatle. Au cœur de cet album d’adieu qui refuse obstinément de se prendre pour un tombeau, une reprise presque modeste déplace tout : Between The Devil And The Deep Blue Sea. Pour Dhani, ce vieux standard au ukulélé était le morceau qui « sentait » le plus son père. Une formule magnifique, parce qu’elle ramène George Harrison à ce qu’il fut aussi, loin des mythes et des biographies : un homme dans sa maison, jouant de vieilles chansons avec un sourire de biais. C’est peut-être là que Brainwashed trouve son secret le plus bouleversant.

Apple Records, l’utopie musicale des Beatles

En mai 1968, à New York, Paul McCartney lâche une phrase qui ressemble à un manifeste : Apple sera ce « communisme occidental » où, pour une fois, les patrons ne courent pas après l’argent. Derrière le slogan, il y a un vertige : quelques mois après la mort de Brian Epstein, les Beatles se retrouvent seuls aux commandes et décident de transformer leur gloire en rampe de lancement pour les autres. Au 3 Savile Row, la pomme verte devient un passeport : Mary Hopkin passe de l’anonymat au triomphe mondial, Badfinger hérite d’un tube signé McCartney, George Harrison ouvre les portes à Billy Preston, Ravi Shankar ou au Radha Krishna Temple, tandis que Lennon pousse l’expérience jusqu’aux frontières de l’avant-garde avec Zapple. Mais l’utopie a son revers : dépenses folles, employés opportunistes, rêves trop grands pour une comptabilité. L’arrivée d’Allen Klein, la séparation du groupe, puis l’extinction progressive du label achèvent le tableau. Entre coups de génie, destins brisés et mythologie pop, Apple Records raconte la dernière grande aventure collective des Fab Four. Plongez dans cette histoire où une simple étiquette sur un vinyle suffit encore à faire briller les yeux.

Baby Face : le sourire vintage de McCartney, d’Abbey Road aux cuivres de La Nouvelle-Orléans

Il suffit parfois d’un vieux standard pour fissurer le marbre de la légende. Baby Face, bluette de Tin Pan Alley née en 1926, aurait pu rester au rayon des curiosités poussiéreuses. Sauf qu’un jour, au milieu des années 70, Paul McCartney la cueille comme on ramasse une pièce brillante sur le trottoir : pour le simple plaisir de la faire sonner. D’abord seul au piano à Abbey Road, dans le décor de One Hand Clapping, il la chante sans costume, avec cette élégance de music-hall qui lui colle à la peau. Puis il pousse le jeu plus loin : direction La Nouvelle-Orléans, Sea-Saint Studios, Allen Toussaint dans l’air et une fanfare de rue — le Young Tuxedo Brass Band — invitée à recouvrir la prise londonienne de cuivres éclatants. Tempo flottant, chaos joyeux, sourire immense : la chanson traverse l’Atlantique et redevient populaire au sens littéral. Longtemps fantôme de bootlegs, cette parenthèse finit par retrouver la lumière. Et si Baby Face n’est pas un “grand” McCartney, elle raconte peut-être mieux que bien des hymnes ce qui le tient debout : l’art de jouer, encore et toujours.

Sour Milk Sea : le morceau que George Harrison a donné (et ce que ça révèle de lui)

Sour Milk Sea : pourquoi George Harrison a offert ce titre à Jackie Lomax, et ce que ce flop d’Apple Records révèle de sa générosité, de son pouvoir en studio et de l’année 1968. Plongez dans les coulisses sur Yellow-Sub.net.

Il y a des faits divers beatlesiens qui ont l’air secondaires, et qui pourtant résument tout. En 1968, George Harrison écrit Sour Milk Sea en Inde, au milieu des ashrams et des mantras, puis choisit de ne pas la garder pour lui. Il l’offre à Jackie Lomax, un Liverpudlien de l’ombre, et transforme le morceau en déclaration Apple Records : une chanson peut servir à déplacer la lumière, pas seulement à la capter. Harrison produit, cadre, supervise, convoque une équipe de luxe pour une journée – McCartney, Ringo, Clapton, Nicky Hopkins – et emballe ce message spirituel dans un rock tendu, électrique, presque martial. Le disque, pourtant, s’écrase commercialement : pas de hit, pas de miracle, juste un joli flop au milieu du chaos utopique d’Apple. Alors la question revient, obsédante : et si George l’avait chantée lui-même ? White Album, single, futur solo… aurait-on enfin vu Harrison autrement qu’en « troisième auteur » ? Cette histoire de chanson donnée, de studio pris en main et d’échec net raconte mieux que bien des discours la morale harrisonienne : utiliser le pouvoir pour faire circuler la musique, même quand la gloire ne suit pas.

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