Vingt-six albums studio en cinquante-six ans, plus cinq œuvres classiques, quatre disques électroniques et deux publications sous pseudonyme : la discographie solo complète de Paul McCartney, dans l’ordre, avec les classements, les correctifs et les dossiers associés.
Le 23 octobre 1987, McCartney et Elvis Costello enregistrent une démo acoustique à Hog Hill Mill. Dix-neuf mois plus tard, « My Brave Face » relance une carrière — et signe le dernier Top 40 américain de McCartney pendant vingt-cinq ans. Séances, crédits, pressages, classements et correctifs factuels.
De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.
Rêvée en 1980 sous les traits d’une chanson des Rolling Stones, répétée le 30 novembre 1980, retravaillée en février 1981, écartée de « Tug of War » puis de « Pipes of Peace », enregistrée au début de 1983 avec Ringo Starr, Dave Edmunds et Chris Spedding, publiée en octobre 1984 sur la bande originale la plus mal-aimée de sa carrière. Enquête complète sur « No Values » : la chronologie réelle, le groupe éphémère, les différences entre vinyle et CD, et sept idées reçues à corriger.
Give My Regards to Broad Street (1984) : genèse, synopsis, distribution, bande son titre par titre, box-office, critiques et postérité du film écrit par Paul McCartney. Analyse experte et 12 correctifs factuels.
Il existe une accusation qui poursuit Paul McCartney depuis un demi-siècle, et il a eu l’élégance de la transformer en numéro un mondial : celle d’écrire des chansons d’amour idiotes. L’accusation est fausse pour une raison très simple, que ce classement voudrait démontrer pas à pas — non pas parce que les chansons seraient plus […]
Il y a quarante ans jour pour jour, le 25 août 1986, paraissait aux États-Unis un disque que la plupart des discographies de Paul McCartney franchissent en courant. Press to Play : dix titres sur vinyle, treize sur compact disc, une pochette en noir et blanc léchée comme un portrait de studio hollywoodien, et un […]
Pire classement de sa carrière, seize titres, deux semaines d’enregistrement : pourquoi Driving Rain de Paul McCartney mérite d’être réécouté en 2026.
Cela fait partie des grands malentendus de la carrière solo de Paul McCartney : on parle souvent de ses chansons, de ses basses bondissantes, de son génie mélodique, de sa facilité presque insolente à faire naître une évidence pop en quelques accords, mais beaucoup plus rarement de celles et ceux qui l’ont accompagné en studio. Or regarder McCartney à travers ses producteurs, c’est observer de très près la mécanique intime de son œuvre après les Beatles. Car chez lui, le producteur n’est jamais un simple habilleur sonore. Il est tour à tour contradicteur, complice, révélateur, garde-fou ou, parfois, figure presque inutile tant Paul sait depuis toujours bâtir seul l’architecture de ses disques. De George Martin à Nigel Godrich, de Jeff Lynne à Greg Kurstin, de Youth à David Kahne, chaque collaboration raconte une manière différente de cadrer un artiste qui n’a jamais cessé d’hésiter entre l’autosuffisance et le désir d’être bousculé. Et c’est bien ce qui rend cette discographie si passionnante : derrière chaque album, il y a moins la question de savoir qui produit McCartney que celle de comprendre quelle part de lui-même il décide, cette fois, de laisser apparaître.
Dans les années 80, Paul McCartney avance souvent comme sur un tapis de velours : refrains impeccables, basses souriantes, angles arrondis par une production qui veut briller. Et puis, presque au bout de Press To Play (1986), il lâche un caillou dans la vitrine : « Angry ». Trois minutes pressées, nerveuses, qui claquent comme une porte, où Paul cesse de négocier avec l’époque et choisit l’énergie. Le plus beau, c’est que cette colère n’est pas un numéro de rockstar : elle naît d’une collision de talents et d’un contexte tendu, celui d’un ex-Beatle sommé de prouver qu’il peut encore sonner contemporain. À ses côtés, Eric Stewart co-signe, Hugh Padgham verrouille le son, Pete Townshend mord la guitare, Phil Collins propulse la machine — et l’ensemble se joue à la vitesse d’un sprint, comme si l’urgence faisait loi. Derrière la brillance eighties et ses petites bizarreries de synthés, « Angry » révèle un McCartney plus physique, plus groupe, plus tranchant que l’image d’aimable mélodiste qu’on lui colle. Pourquoi ce morceau n’a jamais été le single évident, comment il a été reconstruit, et ce qu’il dit de Press To Play : retour sur une rareté qui cogne encore.












