Il y a quarante ans jour pour jour, le 25 août 1986, paraissait aux États-Unis un disque que la plupart des discographies de Paul McCartney franchissent en courant. Press to Play : dix titres sur vinyle, treize sur compact disc, une pochette en noir et blanc léchée comme un portrait de studio hollywoodien, et un producteur star chargé de faire entrer le plus célèbre mélodiste vivant dans la décennie du réverbe numérique et de la boîte à rythmes. L’affaire s’est mal passée. Press to Play est le plus mauvais vendeur de la carrière solo de McCartney à cette date : 250 000 exemplaires aux États-Unis, une trentième place au Billboard 200, un huitième rang britannique sans durée, un disque d’or de la BPI et rien d’autre.
Avec However Absurd, Paul McCartney signe un final envoûtant pour Press to Play, où il mêle orchestration grandiose et paroles énigmatiques. Inspiré par le surréalisme et le cinéma d’avant-garde, il explore l’absurdité de l’existence à travers un morceau à la fois expérimental et introspectif. Collaborant avec Eric Stewart et Anne Dudley, McCartney transcende les conventions pop pour livrer une œuvre hybride, oscillant entre hommage aux Beatles et quête d’émancipation artistique.












