Après une rupture particulièrement confuse en 2025, Zak Starkey a retrouvé Roger Daltrey et Pete Townshend pour une répétition de The Who. Le batteur affirme que le groupe était « en feu », tandis que Daltrey reconnaît envisager plusieurs concerts en Europe afin de faire ses adieux au public. Aucune date n’est encore officiellement annoncée, mais cette séance confirme la réconciliation entre The Who et leur batteur historique, fils de Ringo Starr.
Il y a quarante ans jour pour jour, le 25 août 1986, paraissait aux États-Unis un disque que la plupart des discographies de Paul McCartney franchissent en courant. Press to Play : dix titres sur vinyle, treize sur compact disc, une pochette en noir et blanc léchée comme un portrait de studio hollywoodien, et un […]
Zak, Jason et Lee Starkey, les beaux-enfants Gregorini, les huit petits-enfants : le dossier complet sur les enfants de Ringo Starr, avec dates vérifiées, citations et correctifs factuels.
Pourquoi McCartney a voulu battre les Who, la prise de 27 minutes du 18 juillet, la nuit du 9 septembre 1968, le cendrier enflammé de Harrison et le cri de Ringo : l’histoire complète de « Helter Skelter ».
Enquête sur le solo de David Gilmour pour Paul McCartney en 1984 : la vraie guitare, la vraie séance, le cachet reversé — et dix erreurs corrigées.
On a souvent résumé Paul McCartney au mélodiste lumineux, à l’homme de Yesterday, de Hey Jude et des refrains capables de consoler la planète entière. C’est oublier un peu vite qu’avant d’être ce Beatle élégant et souriant, Paul était aussi un gamin de Liverpool nourri à Little Richard, un compétiteur féroce, et un musicien que la moindre fanfaronnade pouvait pousser dans ses derniers retranchements. Quand Pete Townshend affirme, à la fin de 1967, que les Who viennent d’enregistrer le disque rock le plus sale, le plus bruyant et le plus déchaîné jamais entendu, McCartney ne se contente pas de hausser les épaules : il encaisse le défi, le retourne, et décide que les Beatles peuvent aller plus loin.
De cette vexation presque enfantine naîtra Helter Skelter, morceau-monstre du White Album, enregistré dans la sueur, le vacarme et la démesure : jams interminables, guitares saturées, cendrier enflammé, hurlements de Paul, batterie martyrisée de Ringo et cri final entré dans la légende. Mais l’histoire ne s’arrête pas au studio d’Abbey Road. Proto-hard rock, matrice du heavy metal, chanson maudite par l’appropriation délirante de Charles Manson, puis reprise par le punk, le metal et McCartney lui-même sur scène, Helter Skelter reste l’un des sommets les plus inquiétants et les plus fascinants de l’histoire des Beatles.
On a beau connaître par cœur la légende McCartney, il existe des scènes qui gardent un parfum d’irréel. Le 3 octobre 1978, à Abbey Road, Paul fait fermer la porte derrière Wings et invite le rock à s’asseoir à la même table : Pete Townshend, David Gilmour, John Paul Jones, John Bonham, Hank Marvin, Ronnie Lane… une « Rockestra » de quatorze musiciens, réunis pour enregistrer « So Glad To See You Here », l’un des derniers coups d’éclat de Back To The Egg. Sur le papier, ça devrait être un chaos de décibels et d’ego. Dans la cabine, c’est l’inverse : une mécanique qui se met à tourner comme si elle avait toujours existé, portée par un groove massif, des guitares qui se répondent, des cuivres qui surgissent, et McCartney en chef d’orchestre, maître du tempo autant que de l’ambiance. Derrière l’anecdote de supergroupe, il y a un geste : clore l’histoire de Wings en collectif, capter l’esprit de la fin des seventies et prouver qu’un simple morceau peut devenir un événement. Retour sur cette journée hors normes, ses coulisses, ses tensions, et la manière dont une jam planifiée s’est transformée en instant de grâce gravé sur bande.
Dans les années 80, Paul McCartney avance souvent comme sur un tapis de velours : refrains impeccables, basses souriantes, angles arrondis par une production qui veut briller. Et puis, presque au bout de Press To Play (1986), il lâche un caillou dans la vitrine : « Angry ». Trois minutes pressées, nerveuses, qui claquent comme une porte, où Paul cesse de négocier avec l’époque et choisit l’énergie. Le plus beau, c’est que cette colère n’est pas un numéro de rockstar : elle naît d’une collision de talents et d’un contexte tendu, celui d’un ex-Beatle sommé de prouver qu’il peut encore sonner contemporain. À ses côtés, Eric Stewart co-signe, Hugh Padgham verrouille le son, Pete Townshend mord la guitare, Phil Collins propulse la machine — et l’ensemble se joue à la vitesse d’un sprint, comme si l’urgence faisait loi. Derrière la brillance eighties et ses petites bizarreries de synthés, « Angry » révèle un McCartney plus physique, plus groupe, plus tranchant que l’image d’aimable mélodiste qu’on lui colle. Pourquoi ce morceau n’a jamais été le single évident, comment il a été reconstruit, et ce qu’il dit de Press To Play : retour sur une rareté qui cogne encore.
En 1967, Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band révolutionne la musique. L’album conceptuel des Beatles marque une rupture avec le passé et inspire toute une génération d’artistes, dont Pete Townshend des Who. Son influence reste indélébile et continue de fasciner plus de 50 ans après sa sortie.
En 1986, Paul McCartney tente un virage moderne avec Press To Play, un album marqué par l’usage intensif des synthétiseurs et la production de Hugh Padgham. Malgré des collaborations prestigieuses (Pete Townshend, Phil Collins), l’album peine à convaincre le public et la critique. Son esthétique trop technologique éloigne McCartney de ses racines mélodiques, le poussant à une remise en question qui aboutira à son retour en force avec Flowers In The Dirt en 1989.












