En février 1988, une intérimaire chargée de vider le sous-sol d’un éditeur new-yorkais découvre quatre cartons : le manuscrit inachevé des mémoires de Mal Evans, ses journaux intimes, des milliers de photographies et dix bobines Super 8. Sa direction hésite ; elle dépose une lettre au portier du Dakota. Un mois plus tard, tout est chez la veuve d’Evans. Dossier complet : le sauvetage jour par jour, la mort de l’assistant des Beatles en janvier 1976, la question de la propriété d’une archive d’employé, le livre qui en est sorti en 2023, et la seconde intervention de Yoko Ono, celle qui a fini par produire Now and Then.
Joy Hall, violoncelliste britannique, fut la première femme à jouer sur un disque des Beatles avec « Strawberry Fields Forever », sorti en février 1967. Trois mois plus tard, Sheila Bromberg devient la première femme entendue sur un album du groupe grâce à sa harpe dans « She’s Leaving Home » sur Sgt. Pepper’s. Ces deux contributions féminines, longtemps méconnues, ont enrichi la palette sonore des Beatles à une période de transformation musicale.
D’Ob-La-Di à Maxwell’s Silver Hammer : d’où vient la formule sur la musique de grand-mère, ce qui s’est réellement passé pendant les deux séances qui ont failli faire éclater le groupe, et pourquoi ces chansons méprisées ont été des succès.
Treize mois de studio, quatre studios, deux versions jetées, une chanson coécrite et produite par George Harrison sans être crédité — et le 45 tours qui, en 1971, a battu ceux des trois autres ex-Beatles.
Treize séances au Studio Three d’Abbey Road, du 26 septembre au 29 octobre 1970. Le journal de production de l’album le plus nu de John Lennon dit ce que la légende ne dit pas : soixante et une prises de « Mother » le premier jour, un producteur crédité qui arrive entre la prise 37 et la prise 38, des cris doublés, un couplet oublié rattrapé au montage.
Mai-octobre 1970 : la fabrication du disque, jour par jour et personne par personne. Les trente démos des 26 et 27 mai, l’effondrement de Phil Spector, l’interruption d’un deuil, le passage aux seize pistes de Trident, Badfinger en section acoustique, Phil Collins coupé du disque — et pourquoi personne n’a tenu le registre des musiciens.
Douze jours en août-septembre 1968 : pourquoi Ringo Starr a quitté les Beatles, ce que les trois autres ont enregistré sans lui, le télégramme, les fleurs de George Harrison et sa vraie rentrée.
Cinq jours après la mort de Brian Epstein, McCartney réunit les Beatles chez lui et dessine le plan de Magical Mystery Tour. Récit et vérifications.
Le 10 avril 1970, un communiqué de presse glissé dans les exemplaires promotionnels de l’album McCartney apprend au monde que Paul McCartney ne travaille plus avec les Beatles. La légende retient de cette date une porte qui claque, quatre hommes qui se tournent le dos et vingt-cinq ans de silence jusqu’à l’Anthology. C’est une belle histoire. Elle est fausse.
Les deux Höfner 500/1 de Paul McCartney : achat à Hambourg en 1961, cadeau de 1963, vol de 1972, retour en 2024 et sauvetage de la marque en 2026.












