Treize séances au Studio Three d’Abbey Road, du 26 septembre au 29 octobre 1970. Le journal de production de l’album le plus nu de John Lennon dit ce que la légende ne dit pas : soixante et une prises de « Mother » le premier jour, un producteur crédité qui arrive entre la prise 37 et la prise 38, des cris doublés, un couplet oublié rattrapé au montage.
Il faut toujours se méfier des grandes phrases de John Lennon, surtout lorsqu’elles semblent lâchées comme des vérités définitives au milieu des ruines encore chaudes des Beatles. En 1970, au moment de défendre John Lennon/Plastic Ono Band, Lennon affirme qu’il chante probablement mieux parce qu’il n’a plus Paul McCartney et George Harrison face à lui, ces frères, rivaux et juges intimes qui l’avaient porté autant qu’ils l’avaient parfois inhibé. La formule est brutale, injuste peut-être, mais elle ouvre une question passionnante : que devient une voix lorsqu’elle quitte la plus belle cage du monde ? Sur Plastic Ono Band, Lennon ne chante pas forcément mieux qu’au temps de Twist and Shout, Help!, Strawberry Fields Forever ou Come Together. Il chante autrement. Sans les harmonies protectrices, sans la magie collective, sans la politesse du mythe Beatles. Avec Yoko Ono, Phil Spector, Ringo Starr et Klaus Voormann autour de lui, il trouve un espace où sa gorge peut crier, murmurer, accuser, pleurer, sans demander l’autorisation de sa propre légende. Ce disque n’est pas seulement son grand album solo : c’est le moment où John Lennon cesse de devenir Beatles pour redevenir une voix seule, abîmée, arrogante, enfantine et magnifique.
On a tous entendu la blague : Ringo, le Beatle « sympa », le moins doué, celui qu’on garde pour chanter « Yellow Submarine ». À force de la répéter, on a fini par oublier le plus simple : la batterie n’est pas un concours de grimaces, c’est l’art de tenir le monde debout. Et Ringo, derrière ses airs de camarade de pub, est un arrangeur qui se cache. Un musicien qui écrit des rôles plutôt que des fills, qui sait quand un coup de caisse claire dit plus qu’un solo. Pour s’en convaincre, il suffit d’aller là où rien ne pardonne : John Lennon/Plastic Ono Band. Automne 1970, Abbey Road, un trio réduit à l’os — Lennon, Klaus Voormann, Ringo — et des chansons qui saignent. Ici, pas de décors, pas de chœurs, pas d’alibi : la moindre intention sonne vrai ou sonne faux. Et dans ce champ de ruines émotionnel, Ringo fait exactement ce qu’il faut : marcher lourd dans « Mother », tenir la rage d’« I Found Out », sculpter le vide d’« Isolation », encadrer le chaos de « Well Well Well ». Un compagnon plus qu’un sideman, un socle vivant qui laisse Lennon s’effondrer sans que la musique s’écroule. Si vous pensez encore connaître Ringo, cet album risque de vous apprendre à écouter.
En 1970, John Lennon publie Plastic Ono Band, un album radical et intimiste, tournant décisif après les Beatles. Porté par une mise à nu émotionnelle et une esthétique minimaliste, ce disque-manifeste explore la douleur, la mémoire et l’amour, influencé par la thérapie primale et la complicité avec Yoko Ono. Refusant les artifices, Lennon y affirme une vérité brute et bouleversante qui résonne encore aujourd’hui.
Avec Plastic Ono Band (1970), John Lennon livre un album cru, direct, influencé par la thérapie primale. Soutenu par Ringo Starr et Klaus Voormann, il expose sa douleur, ses doutes et ses convictions. Entre cri et silence, ce disque marque une rupture avec les Beatles et fonde une nouvelle grammaire de l’honnêteté musicale. Gêné par son intensité, Lennon en changera souvent l’avis, là où Ringo y verra un sommet de son art.
En 1970, « I Found Out » de John Lennon marque une rupture profonde avec son passé et ses illusions. Dans un cri de rébellion, il rejette la religion, les drogues, et même ses propres parents. Le morceau, issu de son album « John Lennon/Plastic Ono Band », incarne sa quête de vérité à travers le Primal Therapy. Musiquement intense et intime, « I Found Out » devient un manifeste de liberté personnelle, provoquant et sans concessions, dévoilant un Lennon qui cherche à se libérer de ses chaînes.
Beaucoup d’artistes ont des fans toxiques, mais peu les dénoncent dans leur propre musique. John Lennon était l’un de ces rares artistes. Dans une seule chanson, il a attaqué le christianisme, le mouvement Hare Krishna et les fans délirants qui se présentaient à sa porte. Quand John Lennon a assimilé la Beatlemania à la religion […]
Informations sur l’album Pays : Angleterre Support : 33 Tours Label : Apple Numéro de série : PCS 7124 /TCPCS 7124 Mixage : Mono Date de publication : 12/11/1970 Track-listing de l’album Face A Mother Hold On I Found Out Working Class Hero Isolation Face B Remember Love Well Well Well Look At Me God […]












