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3 septembre 1968 : les fleurs sur la batterie de Ringo Starr — histoire complète des douze jours où les Beatles ont perdu leur batteur

Douze jours en août-septembre 1968 : pourquoi Ringo Starr a quitté les Beatles, ce que les trois autres ont enregistré sans lui, le télégramme, les fleurs de George Harrison et sa vraie rentrée.

La Fender Bass VI de George Harrison : histoire vraie de la basse à six cordes qui a changé le son des Beatles — et ce que la réédition 2026 raconte de travers

Le 25 août 2026, le Fender Custom Shop a dévoilé la Limited Edition George Harrison 1967 Bass VI : une reproduction main dans les moindres détails, construite à Corona (Californie), vieillie au procédé Relic, vendue 9 500 dollars et réservée aux revendeurs Showcase de la marque. L’argumentaire tient en une phrase, reprise mot pour mot […]

Les 10 chansons les plus rock des Beatles : anatomie du bruit, de « Ticket to Ride » à « Helter Skelter »

De « Ticket to Ride » à « Helter Skelter » : les 10 chansons les plus rock des Beatles, classées selon quatre critères, avec dates de séance, citations et 12 correctifs factuels.

Ils sont partis avant la fin : Ringo, George, John et les trois démissions qui ont précédé la séparation des Beatles

Avant le communiqué du 10 avril 1970, trois Beatles avaient déjà quitté le groupe : Ringo Starr en août 1968, George Harrison en janvier 1969, John Lennon en septembre 1969. Enquête sur les trois démissions que l’histoire officielle a longtemps rangées au rayon des anecdotes.

Les Beatles en Inde : anatomie des huit semaines de Rishikesh qui ont produit l’Album blanc et fissuré le groupe

Huit semaines. Une clairière de dix-huit acres au-dessus du Gange. Quatre-vingt-quatre huttes de pierre en forme d’igloo, une soixantaine d’élèves venus de Suède, du Danemark, d’Allemagne, des États-Unis, et un régime végétarien strict. Entre le 16 février et le 12 avril 1968 — quatre mois avant le premier des trois départs qui précéderont la séparation […]

Album blanc des Beatles : 10 faits méconnus qui changent l’écoute du double disque de 1968

Il existe peu d’albums sur lesquels on ait autant écrit. Mark Lewisohn en a reconstitué les séances jour par jour dans The Complete Beatles Recording Sessions. Ian MacDonald en a disséqué les trente titres dans Revolution in the Head. Kenneth Womack en a raconté les coulisses du côté de George Martin. L’édition du cinquantenaire de […]

Qui joue vraiment de la batterie sur « Dear Prudence » ? L’enquête qui pourrait réécrire une page du White Album

Paul McCartney à la batterie sur « Dear Prudence » ? Carnets de Mal Evans, photos inédites et redatation du voyage de Ringo rouvrent l’enquête. Décryptage.

Pet Sounds, soixante ans après : anatomie d’un dialogue artistique entre Brian Wilson et les Beatles

Il y a des anniversaires qui ressemblent moins à des commémorations qu’à des vertiges. Le 16 mai 2026, Pet Sounds fête ses soixante ans, et l’on mesure à nouveau l’étrangeté de ce disque paru sous le nom des Beach Boys mais rêvé, assemblé et presque porté seul par Brian Wilson. Soixante ans plus tard, l’affaire n’a rien perdu de sa charge : treize chansons, à peine plus d’une demi-heure, et pourtant l’impression persistante d’entendre la pop basculer d’un monde à l’autre. Car Pet Sounds n’est pas seulement le grand disque mélancolique d’un jeune Californien épuisé par les tournées et fasciné par Rubber Soul ; c’est aussi l’une des pièces centrales du dialogue le plus fécond de l’histoire du rock, cette conversation à distance entre Los Angeles et Londres qui mènera bientôt les Beatles vers Sgt. Pepper’s. En 1966, Brian Wilson voulait répondre aux Beatles. Un an plus tard, Paul McCartney reconnaîtrait que les Beatles avaient tenté, à leur tour, d’atteindre la hauteur de Pet Sounds. Entre ces deux gestes, il y a des chiens qui aboient, des basses qui chantent, des clavecins, des prières, des bandes magnétiques et l’effondrement annoncé de SMiLE. Soixante ans après, et quelques mois après la mort de Wilson, Pet Sounds demeure ce miracle fragile : le moment où la pop adolescente devint un art adulte sans perdre son tremblement.

Pourquoi le White Album est peut-être le plus grand album des Beatles

Il y a des albums qui se présentent comme des monuments, et d’autres qui finissent par le devenir précisément parce qu’ils refusent d’en avoir l’air. Le White Album appartient à cette seconde famille : une pochette blanche presque muette, trente chansons jetées dans le même brasier, quatre Beatles qui ne regardent déjà plus exactement dans la même direction, et pourtant une force collective encore assez puissante pour transformer la dispersion en chef-d’œuvre. Après Sgt. Pepper, le groupe aurait pu refaire la parade psychédélique, empiler les couleurs, consolider sa légende. Il choisit au contraire de tout retirer, de laisser les murs apparents, les nerfs visibles, les chansons bancales côtoyer les sommets absolus. C’est peut-être pour cela que ce double album continue de fasciner plus que les œuvres trop parfaites : il ne se laisse pas ranger. On y trouve la grâce de Blackbird, la douleur nue de Julia, le fracas de Helter Skelter, la noblesse blessée de While My Guitar Gently Weeps, le cauchemar sonore de Revolution 9 et cette tendresse étrange qui survit même au milieu des ruines. Le White Album n’est pas seulement un disque des Beatles. C’est une ville entière, avec ses avenues, ses caves, ses chambres fermées, ses éclats de rire et ses fantômes. Un album trop long, trop libre, trop contradictoire — donc absolument vivant.

Pourquoi Ringo Starr a toujours préféré le chaos magnifique du White Album à Sgt. Pepper’s

On a tellement sacralisé Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band qu’il est presque devenu interdit de lui préférer un autre disque des Beatles. Et pourtant, Ringo Starr n’a jamais vraiment joué ce jeu-là. Le batteur le plus discret du quatuor, celui qu’on a trop longtemps réduit à sa bonhomie et à son rôle de métronome humain, a toujours gardé une tendresse particulière pour The White Album, ce double album immense, bancal, contradictoire, parfois épuisant, mais traversé par une liberté que le groupe n’avait peut-être jamais connue avec une telle intensité. Là où Sgt. Pepper’s relevait de l’orfèvrerie de studio, avec ses arrangements millimétrés et ses concepts brillamment agencés, le disque blanc ressemble à une maison dont toutes les portes seraient restées ouvertes : on y entre par le vacarme de Back in the U.S.S.R., on s’y perd entre les éclats de Helter Skelter, la mélancolie de Long, Long, Long, les rêveries de Julia, la tendresse de Good Night et la première vraie chanson signée Ringo, Don’t Pass Me By. Pour Starr, ce chaos n’était pas un défaut. C’était la preuve qu’il y avait encore, derrière les ego, les tensions et les départs, quelque chose comme un groupe. Et peut-être même, au fond, la raison pour laquelle il s’y est senti plus Beatle que jamais.

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