John Lennon à la basse : la Fender Bass VI des Beatles, de Helter Skelter à The Long and Winding Road, l’histoire complète séance par séance

John Lennon à la basse : pourquoi et quand il prend la Fender Bass VI chez les Beatles, du White Album à Let It Be. Titres, sessions, tensions et accidents sonores qui racontent la fin du groupe. À lire et à réécouter.

Fender vient d’en sortir une réplique à 9 500 dollars : la Bass VI des Beatles est l’instrument que John Lennon empoignait quand Paul McCartney passait au piano. Rocky Raccoon, Back in the U.S.S.R., Helter Skelter, Dig It, The Long and Winding Road et la basse effacée de Let It Be : ce qui est documenté, ce qui reste discuté.

« One After 909 » : la chanson que les Beatles ont ratée en 1963 et réussie sur un toit en 1969 — enquête sur onze ans d’écart

« One After 909 » : histoire complète, de 1957 au toit d'Apple | Yellow-Sub

Écrite vers 1957, enregistrée sans conviction le 5 mars 1963 puis abandonnée, ressortie en janvier 1969 et publiée dans la seule prise jouée sur le toit d’Apple : histoire complète de « One After 909 », avec les dates de séance, le personnel, les mixages et huit correctifs factuels — à commencer par sa place réelle sur « Let It Be ».

Le procès de 1971 : ce que Paul McCartney a vraiment demandé aux juges — et ce que le tribunal a vraiment décidé

Procès McCartney 1971 : ce que le tribunal a vraiment décidé | Yellow-Sub

Le 31 décembre 1970, McCartney assigne les trois autres Beatles et Apple Corps. Contrairement à ce qu’on lit partout, le jugement du 12 mars 1971 n’a pas dissous le groupe : il a nommé un administrateur judiciaire. Enquête complète sur Beatles & Co, les six motifs, le jugement du juge Stamp, et la dissolution réelle du 9 janvier 1975.

Il y a 30 ans, les Beatles publiaient Anthology : l’histoire du coffret qui a ressuscité leur légende

Beatles Anthology : il y a 30 ans, le coffret historique

Le 5 septembre 1996, quelques mois après le phénomène télévisuel et discographique Anthology, l’histoire des Beatles arrivait dans les foyers sous la forme d’un imposant coffret de huit VHS et huit LaserDiscs. Mais derrière cette publication se cachait un projet vieux de plus de vingt ans, imaginé par Neil Aspinall sous le titre The Long and Winding Road. Retour sur la longue gestation de l’une des entreprises patrimoniales les plus ambitieuses de l’histoire du groupe.

« Give My Regards to Broad Street » : anatomie du film que Paul McCartney a écrit, produit, financé — et que personne n’a voulu voir

Give My Regards to Broad Street : anatomie de l'échec de Paul McCartney

Give My Regards to Broad Street (1984) : genèse, synopsis, distribution, bande son titre par titre, box-office, critiques et postérité du film écrit par Paul McCartney. Analyse experte et 12 correctifs factuels.

La Fender Bass VI de George Harrison : histoire vraie de la basse à six cordes qui a changé le son des Beatles — et ce que la réédition 2026 raconte de travers

Fender Bass VI de George Harrison : histoire vraie et réédition 2026

Le 25 août 2026, le Fender Custom Shop a dévoilé la Limited Edition George Harrison 1967 Bass VI : une reproduction main dans les moindres détails, construite à Corona (Californie), vieillie au procédé Relic, vendue 9 500 dollars et réservée aux revendeurs Showcase de la marque. L’argumentaire tient en une phrase, reprise mot pour mot par toute la presse spécialisée : la Bass VI sunburst de George Harrison serait devenue « une voix essentielle aux studios d’Abbey Road », fournissant les contrechants mélodiques et les couches de texture qui ont façonné quelques-uns des arrangements les plus admirés de la musique populaire. La phrase est belle. Elle est aussi, sur au moins trois points vérifiables, inexacte.

« Nous ne réalisions pas que nous étions en train de nous séparer » : Let It Be, autopsie de l’album né sous le nom de Get Back

Let It Be : l'histoire complète de l'album né sous le nom de Get Back

Il y a une phrase de Paul McCartney qui résume mieux que toute analyse ce qui s’est joué en janvier 1969 : ils ne se rendaient pas compte, sur le moment, qu’ils étaient en train de se séparer. C’est là toute l’étrangeté de Let It Be — un disque conçu comme un retour aux sources, filmé de bout en bout, et devenu par accident le document le plus complet jamais réalisé sur la désagrégation d’un groupe de rock. Le projet s’appelait Get Back. L’idée tenait en une ligne : quatre musiciens, une pièce, pas d’artifices, pas de superpositions, un retour à la scène filmé pour la télévision.

George Harrison : comment un désastre financier a offert au monde The Beatles Anthology

George Harrison ruiné par son manager : l'histoire vraie de l'Anthology

Sans l’effondrement de HandMade Films et l’affaire Denis O’Brien, George Harrison n’aurait jamais accepté The Beatles Anthology. Chronologie complète, jugement, 9 correctifs factuels.

Billy Preston et les Beatles : Le cinquième Beatle : comment un claviériste texan a sauvé les sessions Let It Be (janvier 1969)

Comment Billy Preston, claviériste virtuose, a transformé l’ambiance des sessions Let It Be et signé l’unique single partagé avec les Beatles : l’histoire d’un sauveur discret.

En janvier 1969, George Harrison invite Billy Preston à rejoindre les Beatles en pleine crise. Son jeu au clavier et sa bonne humeur apaisent les tensions durant les sessions de Let It Be, redonnant au groupe cohésion et plaisir de jouer. Crédité officiellement sur « Get Back », il devient le seul musicien extérieur mentionné aux côtés des Beatles sur un single. Sa contribution sonore et humaine marque profondément l’album et inspire la pratique moderne des featurings. Aujourd’hui, son rôle est reconnu comme déterminant dans la dernière phase créative du groupe.

Paul McCartney rêve d’un duo posthume avec Prince : quand The Long and Winding Road croise la route pourpre

Paul McCartney et Prince : le duo posthume rêvé

Il y a des histoires qui semblent trop belles pour avoir attendu aussi longtemps dans l’ombre. Paul McCartney a récemment confié avoir découvert, après la mort de Prince, une version de The Long and Winding Road chantée par le Kid de Minneapolis, apparemment captée en répétition, avec cette guitare que l’on imagine déjà prête à fissurer la grande ballade blessée des Beatles. Rien n’est encore fait, bien sûr : il faudrait l’accord des ayants droit, une bande exploitable, et surtout la délicatesse nécessaire pour ne pas transformer ce miracle d’archive en bibelot patrimonial. Mais l’idée suffit à faire trembler toute la mythologie. Car cette chanson n’est pas n’importe quelle chanson : c’est l’un des grands points sensibles de McCartney, ce morceau recouvert par Phil Spector, repris plus tard à nu, et qui revient aujourd’hui vers lui par une route pourpre inattendue. Entre la mélancolie mélodique de Paul et l’électricité mystique de Prince, il y aurait là autre chose qu’un simple duo posthume : une conversation impossible entre deux génies de la pop, deux hommes-orchestres, deux fantômes du XXe siècle parlant encore au présent. À condition de laisser respirer la prise, de ne pas lisser Prince, et de faire confiance à ce que les grandes chansons savent faire mieux que nous : continuer leur chemin.

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