En bref — Au mois d’août 1963, les Beatles tiennent six soirs d’affilée l’affiche du Gaumont de Bournemouth. George Harrison, cloué au lit par un médecin dans une chambre du Palace Court Hotel, prend une guitare et écrit une chanson pour voir s’il en est capable. Elle s’appellera Don’t Bother Me. Trois semaines plus tard, […]
Give My Regards to Broad Street (1984) : genèse, synopsis, distribution, bande son titre par titre, box-office, critiques et postérité du film écrit par Paul McCartney. Analyse experte et 12 correctifs factuels.
Le 27 août 1967, Brian Epstein meurt à trente-deux ans dans sa chambre de Chapel Street. Cinquante-neuf ans plus tard, l’anniversaire est l’occasion de poser la seule question qui vaille : qu’a-t-il concrètement fait pour les Beatles ? Non pas une biographie, mais l’inventaire raisonné d’une action — ses coups de génie, ses erreurs colossales, et ce que personne d’autre n’aurait su faire à sa place.
De Murray the K à Billy Preston, d’Epstein à un logiciel nommé MAL : enquête sur l’origine, la mécanique et la nécessité du mythe du cinquième Beatle.
Aigus interdits, faders chaînés, règlement EMI enfreint : comment les séances de Rubber Soul ont poussé Norman Smith vers la sortie — et amené Geoff Emerick.
Naissance du crédit Lennon-McCartney, Northern Songs, ATV, Michael Jackson, Sony, la bataille de McCartney pour ses droits, l’inversion des noms et les chansons disputées : dossier complet.
Combien vaut vraiment Paul McCartney ? Sunday Times, Forbes, MPL Communications, tournée Got Back : l’enquête chiffrée et sourcée.
Comment l’arrêt des tournées des Beatles en 1966 a précipité la chute de Brian Epstein : erreurs stratégiques, addictions, isolement et mort en 1967.
John Lennon a admis regretter d’avoir crédité Paul McCartney pour Give Peace a Chance, une chanson qu’il avait créée avec Yoko Ono. Ce choix, issu d’un accord moral adolescent Lennon–McCartney et non d’un contrat légal, reflète les tensions, les rituels du duo et la transition vers sa carrière solo avec Yoko. L’évolution des crédits montre que la paternité musicale peut être fluide et que la musique transcende toujours les noms imprimés.
En 1967, au beau milieu des sessions de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, George Harrison enregistre l’une des chansons les plus étranges et les plus corrosives du répertoire des Beatles. « Only a Northern Song » ressemble d’abord à une fantaisie psychédélique volontairement bancale, traversée de trompettes fausses, de dissonances et de ruptures. Mais derrière ce chaos soigneusement organisé se cache une attaque précise contre Northern Songs, la société qui administrait les droits du groupe et dans laquelle Harrison ne détenait qu’une part dérisoire. En répétant que les accords, les paroles ou même l’heure à laquelle la chanson est jouée importent peu, Harrison transforme son propre morceau en commentaire sarcastique sur la dépossession des artistes. Écartée de Sgt. Pepper’s par George Martin, la chanson trouvera finalement sa place dans Yellow Submarine, dont l’univers absurde et kaléidoscopique semble avoir été conçu pour elle. Longtemps considérée comme une curiosité mineure, « Only a Northern Song » apparaît aujourd’hui comme un jalon essentiel de l’émancipation artistique de George Harrison. Elle annonce ses combats pour le contrôle de ses œuvres, son humour acide et cette manière très personnelle de faire de la pop un espace de contestation. Sous ses airs de morceau désinvolte, elle pose une question qui n’a rien perdu de son actualité : à qui appartient vraiment une chanson ?
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