Une tombe à Woolton, une enseigne à Bristol, une actrice de Help!, un registre de 1911 vendu 115 000 livres et une vieille dame anonyme : enquête complète sur les personnes réelles derrière Eleanor Rigby, et sur la mémoire cachée de Paul McCartney.
Vingt-six albums studio en cinquante-six ans, plus cinq œuvres classiques, quatre disques électroniques et deux publications sous pseudonyme : la discographie solo complète de Paul McCartney, dans l’ordre, avec les classements, les correctifs et les dossiers associés.
Rêvée en 1980 sous les traits d’une chanson des Rolling Stones, répétée le 30 novembre 1980, retravaillée en février 1981, écartée de « Tug of War » puis de « Pipes of Peace », enregistrée au début de 1983 avec Ringo Starr, Dave Edmunds et Chris Spedding, publiée en octobre 1984 sur la bande originale la plus mal-aimée de sa carrière. Enquête complète sur « No Values » : la chronologie réelle, le groupe éphémère, les différences entre vinyle et CD, et sept idées reçues à corriger.
Give My Regards to Broad Street (1984) : genèse, synopsis, distribution, bande son titre par titre, box-office, critiques et postérité du film écrit par Paul McCartney. Analyse experte et 12 correctifs factuels.
Films, clips, concerts filmés et documentaires de Paul McCartney depuis 1970 : Rockshow, Broad Street, Rupert, McCartney 3,2,1, Man on the Run. Inventaire complet et correctifs.
On lui a collé une étiquette dont il n’a jamais voulu — “le cinquième Beatle” — et cette étiquette a produit un effet pervers : elle a réduit soixante ans de travail à huit années de collaboration. Comme si George Martin était né en juin 1962 dans le studio deux d’Abbey Road et mort en avril 1970 avec le medley d’Abbey Road. C’est faux dans les deux sens. Avant les Beatles, Martin dirigeait depuis sept ans un label et avait déjà inventé, dans le laboratoire improbable du disque comique, la moitié des procédés qui feraient plus tard la réputation de Revolver et de Sgt.
Il y a quarante ans jour pour jour, le 25 août 1986, paraissait aux États-Unis un disque que la plupart des discographies de Paul McCartney franchissent en courant. Press to Play : dix titres sur vinyle, treize sur compact disc, une pochette en noir et blanc léchée comme un portrait de studio hollywoodien, et un producteur star chargé de faire entrer le plus célèbre mélodiste vivant dans la décennie du réverbe numérique et de la boîte à rythmes. L’affaire s’est mal passée. Press to Play est le plus mauvais vendeur de la carrière solo de McCartney à cette date : 250 000 exemplaires aux États-Unis, une trentième place au Billboard 200, un huitième rang britannique sans durée, un disque d’or de la BPI et rien d’autre.
Un soir, dans l’appartement du Dakota, John Lennon confie à George Martin qu’il aimerait réenregistrer l’intégralité du catalogue des Beatles. Le producteur, incrédule, avance le titre qu’il croit inattaquable : « Même Strawberry Fields ? » Réponse de Lennon : « Surtout Strawberry Fields. » L’anecdote circule depuis quarante ans comme une curiosité. Elle est en réalité la clé de voûte du rapport que Lennon entretenait avec sa propre œuvre — et, accessoirement, l’explication la plus économique de tout ce que les Beatles sont devenus depuis sa mort : les remixages, les démixages, Love, Now and Then. Enquête sur une phrase que personne n’a enregistrée, à propos du disque le plus laborieusement fabriqué de l’histoire du groupe.
Enquête sur le solo de David Gilmour pour Paul McCartney en 1984 : la vraie guitare, la vraie séance, le cachet reversé — et dix erreurs corrigées.
Sortie en 1984, No More Lonely Nights illustre le talent mélodique de Paul McCartney tout en restant associée à l’échec du film Give My Regards To Broad Street. Produit par George Martin et sublimé par un solo magistral de David Gilmour, ce titre a conquis les charts et traversé les décennies. Malgré le revers cinématographique, cette ballade intemporelle demeure un incontournable du répertoire de McCartney, prouvant une fois de plus son génie musical.












