Films, clips, concerts filmés et documentaires de Paul McCartney depuis 1970 : Rockshow, Broad Street, Rupert, McCartney 3,2,1, Man on the Run. Inventaire complet et correctifs.
Le 3 août 1971, McCartney présentait un groupe encore sans nom. Wings, de Wild Life au Kingdome : formation, ruptures, chronologie et correctifs factuels.
Le 14 juin 2024, Paul McCartney dévoile une version inédite de « Peggy Sue », enregistrée en 1974, dans l’album « One Hand Clapping ». Ce morceau, hommage vibrant à Buddy Holly, marque une redécouverte essentielle pour les fans. McCartney, fidèle admirateur de l’icône du rock’n’roll, poursuit l’héritage musical de Holly, avec une reprise brute et émotionnelle de ce classique. Un retour aux racines du rock’n’roll et un hommage perpétuel à celui qui a influencé les Beatles dès leurs débuts.
Il y a des morceaux qui concluent un album en refermant poliment la porte, et d’autres qui choisissent de tout faire exploser avant le générique. Nineteen Hundred and Eighty-Five appartient évidemment à la seconde catégorie. Placé à la fin de Band On The Run, le titre ne se contente pas d’offrir à Paul McCartney et Wings une sortie spectaculaire : il condense toute l’énergie de fuite, de reconstruction et de revanche qui traverse le disque. Un piano martelé comme une alarme, une voix au bord de la rupture, une orchestration de Tony Visconti qui gonfle jusqu’à la démesure, puis ce retour final au thème de Band On The Run comme si l’album entier venait de trouver sa boucle secrète. Longtemps resté dans l’ombre des évidences que sont Jet ou le morceau-titre, Nineteen Hundred and Eighty-Five a fini par gagner son statut de classique caché, notamment grâce aux archives, à One Hand Clapping et à sa redécouverte sur scène. Derrière son titre futuriste et sa phrase énigmatique, McCartney n’écrivait pourtant pas une dystopie, mais une chanson d’amour sous masque de science-fiction : une promesse lancée vers un avenir déjà périmé, mais que la musique, elle, continue de faire courir.
On se souvient de 1972 pour les coups de sang et les polémiques, mais Paul McCartney a aussi gagné la bataille par le sourire. Face B devenue presque face A, C Moon est ce petit miracle « reggaeish » où Wings avance sur un contretemps de travers, comme s’il découvrait un autre tempo en gardant l’accent mélodique de Liverpool. Née dans l’ombre d’un voyage en Jamaïque et d’une obsession pour les 45-tours, la chanson transforme un gag d’argot (« ne soyons pas L7 ») en philosophie pop : rester rond, rester cool, ne pas se figer. En studio, tout respire la liberté : instruments échangés, prises imparfaites conservées, éclats de voix laissés dans le mix. Et quand la BBC s’emmêle avec Hi, Hi, Hi, c’est C Moon qui passe en boucle, consolidant Wings au moment où le groupe devait prouver qu’il n’était pas un simple projet domestique. Derrière la comptine, il y a un McCartney vulnérable et joueur, qui rappelle une vérité simple : la légèreté peut être une forme d’élégance — et parfois, une stratégie de survie.
Il suffit parfois d’un vieux standard pour fissurer le marbre de la légende. Baby Face, bluette de Tin Pan Alley née en 1926, aurait pu rester au rayon des curiosités poussiéreuses. Sauf qu’un jour, au milieu des années 70, Paul McCartney la cueille comme on ramasse une pièce brillante sur le trottoir : pour le simple plaisir de la faire sonner. D’abord seul au piano à Abbey Road, dans le décor de One Hand Clapping, il la chante sans costume, avec cette élégance de music-hall qui lui colle à la peau. Puis il pousse le jeu plus loin : direction La Nouvelle-Orléans, Sea-Saint Studios, Allen Toussaint dans l’air et une fanfare de rue — le Young Tuxedo Brass Band — invitée à recouvrir la prise londonienne de cuivres éclatants. Tempo flottant, chaos joyeux, sourire immense : la chanson traverse l’Atlantique et redevient populaire au sens littéral. Longtemps fantôme de bootlegs, cette parenthèse finit par retrouver la lumière. Et si Baby Face n’est pas un “grand” McCartney, elle raconte peut-être mieux que bien des hymnes ce qui le tient debout : l’art de jouer, encore et toujours.
Après 50 ans d’attente, One Hand Clapping de Paul McCartney et Wings voit enfin le jour. Enregistré en 1974 aux studios Abbey Road, cet album live en studio capture l’énergie et la créativité du groupe post-Beatles. Longtemps resté inédit, il bénéficie en 2024 d’une restauration soignée, révélant une session intime où McCartney revisite ses classiques. Un témoignage vibrant de l’âge d’or de Wings et un trésor musical enfin accessible aux fans.
One Hand Clapping, sorti en 2024, révèle l’enregistrement live-in-studio inédit de Wings, réalisé en 1974-1975 à Abbey Road. Véritable capsule temporelle, l’album offre un Paul McCartney en quête de renouveau, mêlant énergie brute et cohésion du groupe. Bootlegs, interviews et restaurations en 4K dévoilent tensions, complicité et moments intimes d’une époque charnière du rock, entre succès retentissant et doutes artistiques.
« Soily », chanson emblématique de Wings, est un condensé de l’audace et de la liberté créative qui marquaient l’ère post-Beatles de Paul McCartney. Né dans les années 70, le morceau a traversé les époques en évoluant de la scène live aux projets cinématographiques, devenant un véritable symbole de l’expérimentation. Entre improvisation, humour décalé et performances live explosivement énergiques, « Soily » incarne l’esprit rebelle des Wings, offrant un témoignage vibrant de l’effervescence d’une époque où la musique se réinvente sans cesse.
À 83 ans, Paul McCartney rappelle que l’influence ne se mesure pas à une entrée dans le TIME100. Absent de 2025, il a pourtant rythmé l’année : concerts surprises au Bowery Ballroom en février (575 places, billets à 50$), annonce d’un livre clé, Wings: The Story of a Band on the Run (4 novembre 2025), et relectures exigeantes avec le film/album One Hand Clapping (2024) et la réédition half-speed de Venus and Mars (21 mars 2025). À l’automne, la tournée nord-américaine Got Back 2025 prolonge l’élan. De « Now and Then » aux clubs intimistes, McCartney agit en passeur : il relie mémoire et innovation, et maintient un dialogue vivant entre générations. Plus qu’un palmarès, ses actes racontent une influence concrète, partagée sur scène et au disque. Le présent s’y conjugue à la mémoire.












