La promenade au bord de la Tamise, le nain déguisé en Frank Zappa, le barman de That’ll Be the Day, le pape de Ken Russell : les quatre films où Ringo Starr montre son vrai talent de comédien, ce qu’en ont dit Lester, Connolly, Essex et Ebert, et le guide de ses autres rôles, de Candy à Caveman.
De Lubbock à Clear Lake, la vie de Buddy Holly, les secrets de That’ll Be the Day, Peggy Sue ou Words of Love, la tragédie du 3 février 1959 avec Ritchie Valens et le Big Bopper, et tout ce que les Beatles lui doivent : leur nom, leur premier disque, leur méthode d’écriture et le catalogue racheté par Paul McCartney.
Audition ratée, faux noms, album vendu qu’en URSS, nomination Grammy face à Kid A, procès contre Sony : 20 faits vérifiés sur Paul McCartney, sources à l’appui.
On raconte volontiers l’histoire des Beatles comme celle d’une génération spontanée : deux adolescents de Liverpool se rencontrent lors d’une fête paroissiale, décident d’écrire des chansons, et le vingtième siècle musical bascule. C’est une belle histoire. C’est aussi une histoire fausse — ou plutôt, une histoire amputée de sa première moitié. Avant d’être des auteurs, John Lennon et Paul McCartney ont été des lecteurs.
Demander quelle fut « la première composition de Paul McCartney et John Lennon », c’est en réalité poser trois questions distinctes, que la littérature beatlesienne confond trop souvent. Première question : quelle est la première chanson écrite par Paul McCartney seul ? Réponse documentée : « I Lost My Little Girl », fin 1956. Deuxième question : quelle est la première chanson écrite par John Lennon seul ?
Anniversaire du 12 juillet 1958 : retour sur la première séance des Quarrymen chez Percy Phillips, « That’ll Be The Day » et « In Spite Of All The Danger », premier titre McCartney-Harrison.
Le 14 juin 2024, Paul McCartney dévoile une version inédite de « Peggy Sue », enregistrée en 1974, dans l’album « One Hand Clapping ». Ce morceau, hommage vibrant à Buddy Holly, marque une redécouverte essentielle pour les fans. McCartney, fidèle admirateur de l’icône du rock’n’roll, poursuit l’héritage musical de Holly, avec une reprise brute et émotionnelle de ce classique. Un retour aux racines du rock’n’roll et un hommage perpétuel à celui qui a influencé les Beatles dès leurs débuts.
Comment RAM (1971) et la chanson « Eat At Home » révèlent la dette éternelle de Paul McCartney envers Buddy Holly, de 1958 au rachat de son catalogue.
Il y a chez Paul McCartney une manière très particulière de regarder dans le rétroviseur. Chez d’autres, l’exercice tournerait vite au musée, à la célébration convenue d’une légende qui n’aurait plus grand-chose à prouver. Chez lui, le passé reste une matière vive, presque inflammable, une réserve de sons, de visages et de secousses capables d’éclairer encore le présent. Alors que se profile The Boys of Dungeon Lane, nouvel album annoncé comme un retour vers le Liverpool des origines, McCartney s’est prêté au jeu de l’autoportrait en dix chansons. Non pas dix titres à sa gloire, non pas une parade de classiques signés Beatles ou Wings, mais dix morceaux des autres : Gene Vincent, Chuck Berry, Buddy Holly, Elvis Presley, The Kinks, Bob Dylan, les Beach Boys, The Human League, Prince et, bien sûr, John Lennon. Une simple playlist ? Plutôt une carte intime, où chaque chanson révèle une couche de l’homme et du musicien : le choc du rock’n’roll, la science de la mélodie, l’ouverture poétique, la modernité des années 80, puis l’ombre fraternelle d’Imagine. À travers ces choix, c’est moins la légende McCartney qui parle que l’auditeur émerveillé qu’il n’a jamais cessé d’être.
« That’ll Be the Day » de Buddy Holly fut bien plus qu’un coup de cœur pour George Harrison : c’est le modèle fondateur qui l’a guidé dans son rapport à la guitare, à l’écriture et à l’idée même de groupe. Cette influence discrète mais décisive a laissé son empreinte sur les Beatles dès 1958 et tout au long du parcours d’Harrison.
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