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Elvis et les Beatles : anatomie d’une dette, d’une rivalité et d’une trahison

Q : Les Beatles ont-ils rencontré Elvis Presley ?
R : Une seule fois, le 27 août 1965, au domicile d’Elvis à Bel Air (Los Angeles). La rencontre s’est tenue sans presse, sans photographie et sans aucun enregistrement, à la demande du colonel Tom Parker et avec l’accord de Brian Epstein. George Harrison a revu Elvis seul à New York en juin 1972.

Q : Elvis Presley a-t-il critiqué les Beatles auprès de Richard Nixon ?
R : Oui. Le mémorandum rédigé le 21 décembre 1970 par Egil « Bud » Krogh consigne qu’Elvis considérait les Beatles comme une force au service d’un esprit antiaméricain. Le document, déclassifié en 1986, est conservé aux Archives nationales américaines. La démarche n’a eu aucune conséquence pour le groupe, dissous depuis huit mois.

Q : Elvis a-t-il chanté des chansons des Beatles ?
R : Cinq : « Hey Jude » (studio, janvier 1969, publié en 1972 sur Elvis Now), « Yesterday » (scène, Las Vegas, 1969), « Something » (notamment lors d’Aloha from Hawaii en 1973), « Lady Madonna » et « Get Back » (versions informelles). Quatre sont signées McCartney, une Harrison, aucune Lennon.

Q : Lennon a-t-il dit « Avant Elvis, il n’y avait rien » ?
R : Cette formule est classée comme disputée et n’a jamais été rattachée à une source primaire. La déclaration authentifiée, faite au lendemain de la rencontre de 1965 et publiée dès 1968, dit que rien ne l’avait touché avant Elvis et que sans Elvis il n’y aurait pas eu de Beatles.

« Ça n’arrivera pas » : ce que Paul McCartney entend vraiment quand il écoute Imagine

Le 25 mai 2026, sur BBC Radio 2, Paul McCartney a refermé une émission de dix chansons par le titre le plus célèbre de John Lennon — et par une phrase que la plupart des reprises de presse ont escamotée. Enquête sur une confidence de trente secondes, sur la chanson qu’elle vise, et sur les […]

Paul McCartney raconte sa vie en dix chansons, et c’est toute l’histoire secrète des Beatles qui remonte à la surface

Il y a chez Paul McCartney une manière très particulière de regarder dans le rétroviseur. Chez d’autres, l’exercice tournerait vite au musée, à la célébration convenue d’une légende qui n’aurait plus grand-chose à prouver. Chez lui, le passé reste une matière vive, presque inflammable, une réserve de sons, de visages et de secousses capables d’éclairer encore le présent. Alors que se profile The Boys of Dungeon Lane, nouvel album annoncé comme un retour vers le Liverpool des origines, McCartney s’est prêté au jeu de l’autoportrait en dix chansons. Non pas dix titres à sa gloire, non pas une parade de classiques signés Beatles ou Wings, mais dix morceaux des autres : Gene Vincent, Chuck Berry, Buddy Holly, Elvis Presley, The Kinks, Bob Dylan, les Beach Boys, The Human League, Prince et, bien sûr, John Lennon. Une simple playlist ? Plutôt une carte intime, où chaque chanson révèle une couche de l’homme et du musicien : le choc du rock’n’roll, la science de la mélodie, l’ouverture poétique, la modernité des années 80, puis l’ombre fraternelle d’Imagine. À travers ces choix, c’est moins la légende McCartney qui parle que l’auditeur émerveillé qu’il n’a jamais cessé d’être.

All Shook Up : quand McCartney rejoue Elvis pour rester debout

En 1999, Paul McCartney entre à Abbey Road comme on revient dans une maison d’enfance après un deuil : les mains tremblent, mais la mémoire sait où poser les doigts. Run Devil Run naît dans l’ombre de Linda, et ce n’est pas un simple disque de reprises : c’est un disque de survie, un moyen de rallumer la mèche du rock’n’roll primitif qui a fabriqué les Beatles. Au cœur de cette cavalcade, All Shook Up n’est ni polie ni muséifiée : McCartney la joue vite, fort, sale juste ce qu’il faut, comme si deux minutes pouvaient remettre du courant dans les veines. Autour de lui, un commando (David Gilmour, Mick Green, Geraint Watkins…) et, derrière la console, des noms chargés d’histoire, pour retrouver le son d’un groupe dans une pièce, sans vernis. On remonte ensuite le fil : Elvis dans le transistor, les caves de Hambourg, les bandes de Twickenham, puis le retour brûlant au Cavern Club. Pourquoi cette reprise compte encore ? Parce qu’elle dit d’où vient McCartney — et comment une chanson peut, parfois, vous aider à continuer d’avancer.

La playlist de McCartney pour les jours sans : Elvis, Ray Charles et un aveu

Paul McCartney jours sans : les chansons qui le remettent d’aplomb. De “I Don’t Know” (Egypt Station) à Elvis et Ray Charles, avec Help! en toile de fond et sa face B Beatles préférée. Une mini-playlist qui dit tout.

On a beau être Paul McCartney, avoir passé sa vie à fabriquer des refrains qui redressent la nuque, il existe encore des journées où rien ne prend. Un “bad day” banal, sournois, où l’on se sent trop lourd dans son propre corps, trop loin de sa propre lumière. Et c’est là que la question devient délicieuse : qu’est-ce qu’écoute McCartney quand il a besoin qu’on le relève ? Pas un sermon, pas une morale, mais une poignée de chansons-médicaments qui révèlent son ADN. D’abord un titre récent, né d’une période difficile — l’ombre lucide de “I Don’t Know” (Egypt Station) — comme si dire “je ne sais pas” pouvait déjà calmer. Puis retour aux fondamentaux, ceux qui remettent le sang en circulation : Elvis (All Shook Up, Don’t Be Cruel), Ray Charles (What’d I Say), et tout ce rock’n’roll primitif qui agit comme une secousse plutôt qu’un pansement. Au passage, McCartney rappelle que l’écriture sert aussi à vider le sac — Lennon écrivant Help! “en pleine crise” — et qu’un refrain peut être une sortie de secours. Et il glisse enfin une pirouette merveilleuse : sa chanson préférée des Beatles n’est pas un monument, mais une blague sonore, You Know My Name…, preuve que parfois, pour survivre, il suffit d’un peu de musique… et d’un vrai rire.

George Martin après les Beatles : trois chansons qui racontent son génie

George Martin, souvent appelé « cinquième Beatle », a marqué aussi America, Céline Dion et Shirley Bassey par sa patte unique : clarté, émotion et équilibre sonore.

Souvent réduit à son rôle auprès des Beatles, George Martin a mené une carrière foisonnante qui dépasse largement Abbey Road. Producteur et arrangeur d’exception, il a su révéler la force de nombreux artistes grâce à son sens du son clair et équilibré. De la douceur folk de Sister Golden Hair avec America, à la puissance orchestrale de The Reason de Céline Dion, en passant par l’intensité dramatique de Shirley Bassey dans I (Who Have Nothing), son empreinte reste celle d’un artisan du détail au service de la chanson. Ces jalons rappellent que le « cinquième Beatle » fut surtout un maître de l’écoute et de l’épure.

Run Devil Run : Paul McCartney ressuscite le rock ‘n’ roll avec passion

Avec Run Devil Run, Paul McCartney retrouve l’essence du rock ‘n’ roll en revisitant des classiques des années 50 et en y ajoutant trois compositions originales. Enregistré rapidement à Abbey Road, l’album marque son retour après la perte de Linda, capturant une énergie brute et authentique. Entouré de musiciens légendaires comme David Gilmour et Ian Paice, McCartney livre un hommage sincère à ses influences musicales, mêlant nostalgie et renouveau avec une spontanéité rafraîchissante.

Paul McCartney, Elvis Presley et le pouvoir de la musique : une révélation à Dingle

Adolescent à Liverpool, Paul McCartney découvre "All Shook Up" d'Elvis Presley, une révélation qui transforme sa perception de la musique. Ce moment marque le début de sa vocation artistique, illustrant le pouvoir transformateur de la musique et l'influence d'Elvis sur les Beatles.

Adolescent à Liverpool, Paul McCartney découvre « All Shook Up » d’Elvis Presley, une révélation qui transforme sa perception de la musique. Ce moment marque le début de sa vocation artistique, illustrant le pouvoir transformateur de la musique et l’influence d’Elvis sur les Beatles.

Paul McCartney et Elvis Presley : Une relation musicale entre admiration et émotion

Lorsque les Beatles ont conquis le monde dans les années 1960, ils portaient avec eux l’empreinte indélébile d’Elvis Presley. Comme des millions de jeunes de leur génération, John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr ont grandi au son du King du rock’n’roll, absorbant son énergie brute et son charisme envoûtant. Mais parmi eux, […]

Les trois chansons d’Elvis Presley qui ont façonné Paul McCartney

Les trois chansons d'Elvis Presley qui ont façonné Paul McCartney

L’amour des Beatles pour Elvis Presley est tout à fait normal. Roi du rock and roll, Presley a ouvert la voie au quatuor de Liverpool. Si les quatre membres ont d’abord été inspirés par le rocker, c’est Paul McCartney, au visage poupon, qui a été particulièrement séduit par son œuvre. Si l’on se penche sur […]

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