Paul McCartney a souvent produit lui-même ses disques. Pourquoi a-t-il alors sollicité George Martin, Jeff Lynne, Nigel Godrich ou Greg Kurstin ? De ses premiers enregistrements domestiques aux séances avec Andrew Watt, ce dossier examine le rôle de ses producteurs dans sa carrière solo, Wings compris. Crédits originaux, témoignages et exemples musicaux éclairent les méthodes de travail, les désaccords et les choix qui ont transformé les chansons. Une plongée dans les studios de McCartney pour comprendre ce que chaque collaboration apporte, sans oublier la place de Linda et les expériences de The Fireman.
Vingt-six albums studio en cinquante-six ans, plus cinq œuvres classiques, quatre disques électroniques et deux publications sous pseudonyme : la discographie solo complète de Paul McCartney, dans l’ordre, avec les classements, les correctifs et les dossiers associés.
De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.
De Denny Seiwell à Abe Laboriel Jr., une vingtaine de musiciens ont accompagné Paul McCartney sur scène depuis les Beatles. Cinq batteurs de Wings, la reconstruction de 1989 avec Hamish Stuart et Robbie McIntosh, les trente-sept ans de Paul « Wix » Wickens, le groupe le plus durable de sa vie depuis 2002 et les Hot City Horns depuis 2018. Enquête complète, correctifs factuels, chronologie et guide d’écoute — et la question que pose la rumeur d’un départ d’Abe Laboriel Jr. vers Pearl Jam : McCartney reconstruira-t-il un groupe une fois de plus, à quatre-vingt-quatre ans ?
Comment Paul McCartney a fait du travail, de la remise en question et des collaborations une méthode. De Hambourg à Andrew Watt, enquête sur un perfectionnisme.
Pire classement de sa carrière, seize titres, deux semaines d’enregistrement : pourquoi Driving Rain de Paul McCartney mérite d’être réécouté en 2026.
Enquête sur le solo de David Gilmour pour Paul McCartney en 1984 : la vraie guitare, la vraie séance, le cachet reversé — et dix erreurs corrigées.
En 1999, Paul McCartney ne signe pas seulement un album de reprises : il cherche un point d’appui. Un an après la mort de Linda, il s’offre Run Devil Run comme on se prescrit un remède à base de trois accords, de sueur et de tempo. Au milieu des standards, une anomalie brille : “Fabulous”, deux minutes d’électricité enregistrées dès la première journée à Abbey Road, avec une dream team improbable — David Gilmour, Ian Paice, Mick Green, Pete Wingfield. Le plus beau, c’est son destin clandestin : pas sur l’album standard, d’abord face B, puis bonus, puis pièce de collection ressortie au gré des rééditions. Et sur scène ? Une seule apparition, un seul tir, au Cavern Club de Liverpool, là où tout a commencé à brûler. Pourquoi cette reprise d’un single de 1957 de Charlie Gracie sonne-t-elle comme quelque chose de plus intime qu’un simple hommage ? Que dit-elle du McCartney performeur, du goût des faces B, et de cette joie obstinée qui tient lieu de discipline quand la vie pèse trop lourd ? C’est ce fil secret, entre deuil et rock’n’roll, que l’article déroule.
En 1999, Paul McCartney entre à Abbey Road comme on revient dans une maison d’enfance après un deuil : les mains tremblent, mais la mémoire sait où poser les doigts. Run Devil Run naît dans l’ombre de Linda, et ce n’est pas un simple disque de reprises : c’est un disque de survie, un moyen de rallumer la mèche du rock’n’roll primitif qui a fabriqué les Beatles. Au cœur de cette cavalcade, All Shook Up n’est ni polie ni muséifiée : McCartney la joue vite, fort, sale juste ce qu’il faut, comme si deux minutes pouvaient remettre du courant dans les veines. Autour de lui, un commando (David Gilmour, Mick Green, Geraint Watkins…) et, derrière la console, des noms chargés d’histoire, pour retrouver le son d’un groupe dans une pièce, sans vernis. On remonte ensuite le fil : Elvis dans le transistor, les caves de Hambourg, les bandes de Twickenham, puis le retour brûlant au Cavern Club. Pourquoi cette reprise compte encore ? Parce qu’elle dit d’où vient McCartney — et comment une chanson peut, parfois, vous aider à continuer d’avancer.
Avec Movie Magg, Paul McCartney revisite un classique de Carl Perkins pour son album Run Devil Run en 1999. Ce morceau rockabilly, écrit par Perkins à 13 ans, raconte une anecdote authentique de son enfance. Admirateur et ami du pionnier du rock, McCartney enregistre sa propre version avec une approche minimaliste, capturant l’essence brute et sincère du morceau. Un hommage vibrant à l’un de ses héros musicaux.












