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Chaos and Creation in the Backyard : le jour où Paul McCartney accepta d’être contredit

Le 12 septembre 2005, Paul McCartney publiait Chaos and Creation in the Backyard, l’un des albums les plus singuliers de sa carrière solo. Produit par Nigel Godrich, recommandé par George Martin, le disque naît d’une collaboration parfois tendue : pour une fois, McCartney accepte qu’un producteur conteste ses choix, écarte son groupe et lui demande de jouer presque tous les instruments. Vingt et un ans plus tard, retour sur les séances, les chansons, les musiciens, les chiffres, les Grammy Awards et les secrets d’un disque devenu une référence de son œuvre tardive.

Les producteurs de Paul McCartney et les métamorphoses de sa carrière solo

Paul McCartney a souvent produit lui-même ses disques. Pourquoi a-t-il alors sollicité George Martin, Jeff Lynne, Nigel Godrich ou Greg Kurstin ? De ses premiers enregistrements domestiques aux séances avec Andrew Watt, ce dossier examine le rôle de ses producteurs dans sa carrière solo, Wings compris. Crédits originaux, témoignages et exemples musicaux éclairent les méthodes de travail, les désaccords et les choix qui ont transformé les chansons. Une plongée dans les studios de McCartney pour comprendre ce que chaque collaboration apporte, sans oublier la place de Linda et les expériences de The Fireman.

Paul McCartney album par album : la discographie solo complète, de « McCartney » (1970) à « The Boys of Dungeon Lane » (2026)

L’œuvre solo de Paul McCartney, de 1970 à aujourd’hui, est un laboratoire d’inventions et d’émotions : analyse d’un musicien inépuisable, de ses chansons cultes à ses choix artistiques, entre mémoire et modernité.

Vingt-six albums studio en cinquante-six ans, plus cinq œuvres classiques, quatre disques électroniques et deux publications sous pseudonyme : la discographie solo complète de Paul McCartney, dans l’ordre, avec les classements, les correctifs et les dossiers associés.

20 chansons pour découvrir Paul McCartney en solo

De « Maybe I’m Amazed » à « Find My Way » : vingt chansons commentées, avec dates de séances, classements et correctifs, pour entrer dans la carrière solo de Paul McCartney.

Paul McCartney, le perfectionnisme avant tout

Comment Paul McCartney a fait du travail, de la remise en question et des collaborations une méthode. De Hambourg à Andrew Watt, enquête sur un perfectionnisme.

C’est l’été : 20 chansons pour découvrir Paul McCartney

De « Maybe I’m Amazed » à « Home to Us » avec Ringo Starr : vingt titres solo et Wings, en cinq actes, pour découvrir la carrière post-Beatles de Paul McCartney.

Dragonflies : Dhani Harrison et Nigel Godrich scellent l’alliance la plus inattendue de 2026

L’information est tombée le mercredi 22 juillet 2026, relayée en quelques heures par l’ensemble de la presse musicale anglo-saxonne, de Rolling Stone à Stereogum, de Consequence au Line of Best Fit, en passant par SPIN, Glide Magazine, Far Out et Rock Cellar. Deux noms, une association que personne n’attendait : Dhani Harrison, fils unique de […]

Egypt Station (2018) : anatomie d’un retour en gare

Dans Egypt Station, Paul McCartney livre un album intime et sincère, où chaque chanson est une escale émotionnelle. À 76 ans, l’ancien Beatle signe une œuvre discrète mais poignante, reflet d’un musicien en paix avec lui-même et son époque.

En 2018, Paul McCartney a soixante-seize ans, une discographie longue comme plusieurs vies et, sur le papier, plus grand-chose à prouver. C’est pourtant à ce moment précis qu’il choisit de repartir en voyage avec Egypt Station, son dix-septième album solo, publié cinq ans après New. Conçu par étapes entre Los Angeles, le Sussex, Abbey Road et São Paulo, le disque avance comme un train qui s’arrêterait dans des gares aux paysages très différents : ballades acoustiques, rock garage, pop contemporaine, longues suites en plusieurs mouvements et échappées orchestrales s’y croisent sans jamais tout à fait se heurter. Aux commandes, Greg Kurstin agit moins comme un directeur autoritaire que comme un miroir attentif, laissant McCartney puiser dans soixante ans de savoir-faire tout en l’entraînant vers des sonorités plus actuelles. Autour de l’album, la campagne de teasing, le retour à Liverpool, le Carpool Karaoke avec James Corden et le concert surprise au Philharmonic Dining Rooms prolongent cette idée de voyage à travers les lieux et la mémoire. Numéro un aux États-Unis dès sa sortie, Egypt Station n’est ni un disque-testament ni une simple démonstration de longévité : c’est l’œuvre d’un musicien qui, à l’âge où d’autres regardent les trains passer, préfère encore monter dedans.

Paul McCartney, les garçons de Dungeon Lane et l’art de regarder en arrière sans devenir une statue

Il y a quelque chose d’assez miraculeux à entendre Paul McCartney revenir encore avec un album neuf, non pas pour entretenir le musée Beatles, mais pour continuer à fabriquer des chansons comme on ouvre une porte sur une pièce longtemps fermée. Avec The Boys of Dungeon Lane, Macca retourne vers Liverpool, les parents, George Harrison, Ringo Starr, les rues d’avant la gloire et ces garçons qui ne savaient pas encore qu’ils allaient déplacer l’histoire de la pop. Le disque aurait pu sombrer dans le sépia, la carte postale ou le testament solennel. Il fait mieux que cela : il regarde en arrière sans se transformer en statue. La voix de Paul n’a plus l’insolence d’autrefois, mais elle possède désormais autre chose, une fragilité narrative qui donne aux souvenirs un poids que la jeunesse n’aurait pas su porter. Tout n’est pas impérissable, certains titres restent mineurs, mais l’ensemble respire, surtout lorsqu’il cesse de vouloir prouver quoi que ce soit et accepte simplement d’être un album de mémoire, de gratitude et d’artisanat pop. À bientôt 84 ans, Paul McCartney ne refuse pas de vieillir : il vieillit en musicien, et cela change tout.

Paul McCartney, The Boys of Dungeon Lane : Le vieil homme et la Mersey

On croyait connaître par cœur l’histoire de Paul McCartney, de Liverpool aux Beatles, de Forthlin Road aux stades américains, de la chambre d’adolescent où naissaient les premières chansons jusqu’au monument mondial qu’il est devenu. Mais chez McCartney, le passé n’est jamais un musée fermé à double tour. C’est un atelier où l’on revient déplacer les meubles, ouvrir les tiroirs, retrouver une vieille photo, une voix, une rue, un ami disparu, et tenter d’en tirer encore une mélodie. Avec The Boys of Dungeon Lane, Paul retourne vers Speke, la Mersey, les garçons d’avant la légende, avant John Lennon l’icône, George Harrison le mystique et Ringo Starr le survivant solaire. Ce nouvel album regarde en arrière, bien sûr, mais sans se figer dans la carte postale. Il parle de l’enfance, des parents, des maisons modestes, de l’amour qui tient debout, de la voix qui vieillit et des chansons qui restent quand tout le reste s’éloigne. Un disque imparfait peut-être, mais profondément nécessaire, où McCartney ne cherche plus à prouver qu’il fut immense : il essaie simplement de rejoindre le garçon qu’il a été.

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