De « Some People Never Know » à « Getting Closer » : vingt titres pour comprendre les Wings, le groupe de Paul McCartney, ses sept formations et ses dix années (1971-1981).
De « Maybe I’m Amazed » à « Home to Us » avec Ringo Starr : vingt titres solo et Wings, en cinq actes, pour découvrir la carrière post-Beatles de Paul McCartney.
En 2016, Paul McCartney lâche une phrase qui sonne comme un souvenir physique : vendre 100 000 exemplaires par jour, « sur un truc comme Mull of Kintyre ». Pas une fanfaronnade, plutôt la photo d’un monde disparu, celui où la popularité se mesurait en piles de 45-tours, en camions de livraison et en réflexes nationaux. Car Mull of Kintyre n’est pas seulement une ballade pastorale à la cornemuse : c’est un phénomène britannique, une chanson devenue rituel au cœur de 1977, quand l’Angleterre punk prétendait brûler les dinosaures. McCartney, lui, oppose la douceur sans s’excuser, et le pays répond par une marée. Reste le paradoxe : triomphe au Royaume-Uni, presque fantôme aux États-Unis. Marchés, radios, imaginaires, géographie affective… le tube est une rencontre, pas une équation. À travers ce chiffre indécent et ce hit dissymétrique, on lit surtout la bascule d’une époque : du blockbuster vinyle au streaming fragmenté, des ventes qui claquent aux données qui flottent. Et McCartney, lucide, continue : moins pour “faire un score” que pour écrire, encore, la mélodie qui tient debout.
On parierait sa dernière livre que le plus gros carton solo de Paul McCartney répond au cahier des charges du tube parfait : un refrain solaire, une basse bondissante, un air qui passe partout. Et pourtant, son single record au Royaume-Uni s’avance à contre-courant, en kilt et à pas lents : « Mull of Kintyre ». Une ballade ample, enracinée dans la péninsule écossaise où McCartney se réfugie depuis High Park Farm, portée par le souffle d’un pipe band et ce drone de cornemuses qui remplit l’air comme une marée. Sorti fin 1977, en plein bruit punk, le disque joue le double visage avec « Girls’ School » et devient un phénomène de Noël : numéro un pendant neuf semaines et premier 45-tours britannique à dépasser les deux millions d’exemplaires, au point de détrôner un ancien record… détenu par les Beatles. Derrière le paradoxe, une histoire de lieu, de timing et de sincérité : une chanson écrite depuis la brume, devenue chant de pub, rituel de stade, patrimoine populaire. Comment McCartney a-t-il transformé un bout du monde en centre du Royaume ?
En décembre 1977, Paul McCartney crée la surprise avec « Mull Of Kintyre », une ballade écossaise aux sonorités folk interprétée avec Wings. Ce titre devient un phénomène au Royaume-Uni, surpassant même les ventes des Beatles. Enracinée dans la péninsule de Kintyre, cette chanson sincère et communautaire incarne un attachement profond à une terre et marque l’histoire de la pop britannique par sa simplicité et son universalité.
Supervisée par Paul McCartney, la compilation WINGS (sortie le 7 novembre 2025) propose une anthologie purement dédiée au groupe Wings. Offrant 32 titres en formats variés (CD, vinyle, Blu-ray Atmos), elle exclut les morceaux solo pour se concentrer sur l’identité du groupe. Entre classiques, raretés et mixages Atmos inédits, ce projet veut réévaluer l’héritage musical de Wings avec exigence sonore et direction artistique soignée.
En 1977, Paul McCartney surprend le monde avec « Mull of Kintyre », ballade aux cornemuses enregistrée avec la Campbeltown Pipe Band. Contre toute attente, le titre devient le premier single à dépasser deux millions de ventes au Royaume-Uni, détrônant les Beatles eux-mêmes. Derrière ce succès record : une ode sincère à la nature écossaise et l’un des plus grands triomphes de Wings.
Sorti en mars 1978, « London Town » est un album clé dans la discographie de Wings, marqué par une production longue et chaotique. Enregistré entre Londres, les Îles Vierges et l’Écosse, il reflète une période de transition pour Paul McCartney, confronté à des départs au sein du groupe et à des contraintes personnelles. Malgré son succès mitigé, l’album dévoile des morceaux emblématiques comme « With a Little Luck » et « London Town ». Entre influences pop, folk et rock, ce disque témoigne de l’évolution musicale de McCartney après les Beatles.
Sorti en 1977 en double face A avec Mull Of Kintyre, Girls School est un morceau rock audacieux où Paul McCartney mêle humour, énergie et provocation. Inspiré par des titres de films, il construit un univers musical décalé, porté par des guitares acérées et une production soignée. Moins populaire que son pendant folk, ce titre énergique illustre la diversité musicale de Wings et l’esprit rebelle de McCartney dans sa période post-Beatles.
Il ne faut généralement pas grand-chose à Paul McCartney pour transformer une idée en musique. Bien que chaque membre des Beatles possédait un talent hors du commun lorsqu’ils prenaient leurs instruments, Macca semblait incarner la musique dès qu’il jouait, prenant souvent les bases du rock and roll et les transformant en pure beauté, que ce […]
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